Stats

  • 6 236 487 Hits
360TotalSecurity WW
Paradox [CPS] WW
Paradox [CPS] WW
27/10/2020

Strategika 51

 Πάντα ῥεῖ…

L’absence du président russe Vladimir Poutine à la Réunion du G8 à Camp David où il a délégué son premier ministre Dimitry Medvedev souligne les nouvelles priorités de la Russie, résolument tournée vers l’Est et probablement une sorte de mépris envers un des plus mauvais présidents que les Etats-Unis ont jamais eu depuis leur indépendance: Barack Obama.

C’est un signe fort qu’envoie le nouvel homme fort du Kremlin au lendemain de son investiture à la présidence de la fédération pour la troisième fois au terme d’un roque avec Medvedev.

Poutine sait que l’administration américaine actuelle n’est pas étrangères à la vague de contestation qui secoue quelques milieux russes protestant contre sa ré élection. Comme il doit certainement garder en tête les tentatives de sabotage de la transition de pouvoir en Chine à travers l’incroyable feuilleton de Bo Xilai autour duquel gravitaient des proches de l’ex-ambassadeur US en Chine et des « conseillers » britanniques ou encore la tension maritime avec Manille, à l’instigation de Washington.

Sur un plan plus personnel, le soutien inédit et  risqué du président Obama au mariage homosexuel-thème très controversé aux Etats-Unis- a fini par complètement déconsidérer le « falot » personnage aux yeux de Poutine.

Depuis son élection grâce à un usage exceptionnel des réseaux sociaux et l’internet, Barak Obama n’a pu tenir aucun engagement et malgré le prix Nobel de la paix que lui a attribué arbitrairement le Comité d’Oslo dés le début de son mandat, il a continué à cautionner la guerre d’Afghanistan, même si les forces US se sont formellement retiré d’Irak pour mieux se repositionner en Israël, en Jordanie, dans les monarchies du Golfe arabo-persique et au Pacifique. Il a été le premier président US à user du double langage en lançant une offensive sous-traitée par ses alliés britannique et français sur la Libye et cherchant à se positionner autour de la Syrie et par dessus tout l’Iran avec en arrière-plan, les plaines de l’Asie centrale. Plus encore, Obama ne cache plus ses visées sur la région Pacifique en annonçant une concentration des forces dans cette région du monde pour contrer la montée fulgurante de la Chine populaire et son alliance énergétique avec la Russie.

%d blogueurs aiment cette page :