Selon plusieurs médias internationaux, un McDonnell Douglas F-4 E Phantom II des Türk Hava Kuwetleri (forces aérienne turques) a été abattu par les défenses anti-aériennes syriennes au large du littoral de la Syrie.

Un F-4 turc au sol.

Selon les premières informations disponibles, l’appareil turc  a décollé de la base militaire d’Erhaç et  aurait été abattu au dessus de  Ras El-Basset près de la ville portuaire de Lattaquié. L’état-major des armées turques s’est contenté quant à lui d’annoncer avoir perdu le contact radar avec un des ses appareils au-dessus de la Méditerranée orientale.

De retour du Brésil où il a assisté à la réunion de Rio, le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a convoqué une réunion de crise avec le chef de l’état-major des armées et plusieurs ministres à Ankara après la disparition vendredi d’un avion de chasse turc près de la Syrie, a rapporté l’agence de presse turque Anatolie.

Le premier ministre turc Tayep Reçep Erdogan, l’un des plus fervents adversaires du président syrien Bashar Al-Assad et l’un des meilleurs soutiens de Washington dans la région pourrait exploiter cet incident pour déclencher  une nouvelle escalade et ouvrir la porte devant un scénario dans lequel la Russie et la Chine ne pourraient intervenir sur le plan diplomatique.

Cet incident qui intervient à peine une journée après la défection d’un Mig-21 syrien en Jordanie soulève bien des interrogations.  On sait depuis des mois que des unités militaires turques tentent de sonder les défenses syriennes au niveau des frontières terrestres mais également sur mer et dans les airs.  L’aviation turque a t-elle délibérément sacrifié un F-4 pour tâter les défenses syriennes? On a lieu de le penser. Cet appareil biplace n’est pas le fleuron de l’aviation de combat turque, laquelle compte sur une version récente du F-16; d’un autre côté, il se pourrait qu’Erdogan, qui a fort à faire avec la guérilla kurde  et l’opposition interne, y compris l’armée turque, tente de redorer son blason en provoquant un conflit limité avec la Turquie visant à déverrouiller le Nord syrien devant une incursion « humanitaire » de masse des légions Salafistes originaires de plusieurs pays arabes.

On ignore pour l’instant le type de missile Sol-Air utilisé par l’armée syrienne pour abattre le Phantom II turc. Des sources parlent d’un S-300 ou d’un Pantsyr mais cette hypothèse est à écarter pour l’instant puisque bien que l’appareil turc disposait de contre-mesures récentes de conception israélienne, il n’était pas invulnérable contre un type de missile SA plus ancien. Le sort des deux pilotes turcs du F-4 E demeure inconnu.

La Turquie, membre de l’OTAN,  possède 150 unités de cet avion de combat assez ancien dont une centaine ont été améliorés grâce à la coopération militaire américaine et israélienne.

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