Selon le réseau Voltaire, la Syrie aurait éliminé le prince saoudien Bandar ben Sultan en représailles de l’attentat terroriste de Damas du 18 juillet dernier dans lequel quatre très hauts responsables sécuritaires syriens ont été tués. Pas encore annoncée par les autorités saoudiennes, la mort du prince Bandar ben Sultan ben Abdelaziz Al Saoud vient d’être confirmée au Réseau Voltaire de source officieuse.

Selon cette source, le prince Bandar venait d’être nommé le 24 juillet chef des services secrets saoudiens, une promotion vue comme une récompense pour avoir co-organisé avec la CIA l’attentat du 18 juillet à Damas. Le prince Bandar, connu pour ses très fortes accointances avec les milieux des affaires et la haute finance américano-britannique, serait liés à tous les scandales de corruption et de trafics d’armes et de stupéfiants organisés par la CIA dans le monde durant les trente dernières années.

Le prince Bandar aurait été victime d’un attentat à la bombe le 26 juillet ainsi que l’avaient annoncé les médias yéménites. Il aurait succombé par la suite à ses blessures. Le prince Bandar était âgé de 63 ans, il était le fils du prince Sultan. Homme de confiance du roi Fadh, il avait été son ambassadeur à Washington tout au long de son règne (1983-2005).  Il représente la faction la plus dure et la plus pro-sioniste au sein du régime saoudien, tiraillé entre deux grandes factions rivales à couteaux tirés pour le contrôle du pouvoir dans un pays qui pèse très lourd dans la géopolitique mondiale.

Si cette information se confirme, la Syrie aurait non seulement mis moins d’une semaine pour venger l’attentat du 18 juillet  mais réussi à éliminer l’un des co-artisans d’Al-Qaida en tant qu’outil de domination géostratégique au service des factions les plus belliqueuses au sein du pouvoir réel en charge des Etats-Unis d’Amérique.

Lors d’une réunion à l’ONU, des émissaires saoudiens et qataris firent mine de pleurer le sort des populations civiles syriennes mais une source diplomatique au sein de l’ONU nous confirma non sans sarcasme que le plénipotentiaire saoudien pleurait son mentor à qui il devait sa nomination à l’ONU.

L’Arabie saoudite demeure acharnée sur tous les plans contre le régime de Damas qu’elle abhorre depuis toujours. Sur le plan diplomatique en tentant de présenter un projet de résolution à l’Assemblée générale des Nations Unis visant à clouer Damas au pilori après les trois échecs au Conseil de sécurité; sur le plan militaire en déboursant sans compter pour l’achat d’armement aux rebelles syriens, faisant le bonheur des sociétés d’armement belges, britanniques, allemandes, italiennes, tchèques, polonaises, et autres. Ryad aurait commencé à acheminer des missiles Sol-Air en Turquie afin de les faire passer à Alep où se déroule une violente confrontation entre l’armée régulière syrienne et la rébellion armée soutenue par des « conseillers » étrangers.

 

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