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31/10/2020

Strategika 51

 Πάντα ῥεῖ…

Strategika 51 change de ton

Vu les récents développements tragi-comiques de l’actualité stratégique dans le monde, la profonde décadence affectant les relations internationales et la prédominance imposée d’une nouvelle langue de bois (ou une novlangue pour reprendre le terme d’Orwell) sous couvert du politiquement correct, Strategika 51 change de ton: désormais il abordera-toujours sélectivement-des faits de l’actualité stratégique avec humour et dérision. C’est le moins que l’on puisse faire en ces temps de fin du monde.

Donc le blog passe au mode Code Carbone. Il n’en demeure pas moins que les thèmes traités seront soumis à une froide analyse, sans prétention aucune toutefois, vu que la plupart des évènements obéissent à des ressorts cachés inconnus du grand public et de la plupart des observateurs (thèse défendue par Ibn Khaldoune au 14ème siècle déjà).

Pour ce qui est de l’actualité, on retiendra le feuilleton rocambolesque et quasiment comique de l’écartement du général David Petraeus, patron du renseignement US et l’un des plus brillants stratèges américains, le ciblage du général Allen, en charge du commandement militaire en Afghanistan (pour cause d’une relation…épistolaire!!!) et les échanges de tirs de plus en plus violents entre l’armée israélienne et les unités militaires syriennes au Golan sur le front occidental. Sur le front septentrional face à la Turquie, les duels continuent. La ré-élection fort prévisible d’Obama a donné le signal à un renforcement spectaculaire des réseaux d’armement des rebelles syriens, qui s’attaquent -et c’est inédit-aux radars de la défense aérienne de leur propre pays…Un cas d’anthologie.

Sur le plan politique, la constitution d’un front uni (en façade) de l’opposition syrienne sponsorisée par le Qatar et la Turquie a entrainé la reconnaissance trop prévisible de cette dernière par des pays comme la France et bientôt les trois-quart des pays de la Ligue arabe.

Sur le terrain, l’affaiblissement économique de l’Iran et le pourrissement de la situation aussi bien en Syrie qu’au Liban et en Turquie méridionale ne présagent rien de bon. Le risque d’une guerre régionale généralisée est plus élevé qu’on le croit et Israël, dont les dirigeants persistent à croire à la réussite de leur plan global, savent que la moindre erreur leur coûtera une guerre dont personne ne risque d’en sortir indemne.

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