Archives mensuelles : décembre 2013

L’obscurantisme n’est pas l’apanage des Wahhabites.

En allumant mon ordinateur, ce matin, je suis tombé sur une dépêche qui m’a laissé sans voix. C’est le résultat d’un sondage effectué aux USA par le Pew Research Center, et qui traite de la théorie de l’évolution.

D’après ce sondage – effectué par téléphone auprès d’environ 2000 adultes dans les 50 Etats – un tiers des américains rejetteraient la-dite théorie. Un tiers! C’est énorme. Pour ce tiers, appelé créationnistes, l’homme et les animaux vivent ensemble depuis la création (du monde, par Dieu). Ce sont sûrement les mêmes qui prônent – de temps en temps – le retour à l’age de pierre pour certains pays.

Voyons le bon côté des choses. 1/Ce n’est qu’un sondage et je ne pense pas que l’opinion de 2 000 américains reflètent l’opinion nationale. Surtout que les interrogés ont peut-être la même manie que moi, à savoir répondre systématiquement le contraire de ce que je pense…(je n’aime pas les sondeurs, ils ont toujours le chic pour me déranger au mauvais moment). 2/Le résultat de ce sondage ne montre pas d’évolution depuis celui qui avait été fait en 2009, on peut donc en conclure, qu’effectivement, les créationnistes sont le résultat d’une…création.

Cependant, sans aller jusqu’à être attiré par ce courant obscurantiste, je ne peux m’empêcher de penser que certains dirigeants sont – pour le moins – de parfaits descendants de ces hommes ayant été chassés du paradis originel. Bush fils, par exemple, je n’ai aucun mal à l’imaginer chevauchant un Tyranosaure et criant sus aux dangereux Homos Moyenorientis coupable selon lui de posséder des troupeaux de Diplodocus (assimilés à des armes de destruction massive).

Plus sérieusement, des nouvelles de ce genre m’effrayent, car elles vont à l’encontre des sciences modernes. L’obscurantisme ne gagne pas de terrain pour l’instant, c’est déjà ça, mais il est néanmoins présent en Occident. Et au sein même de la première puissance mondiale, ceci, pour le coup, me fait peur, pour le moins…

La quenelle vue d’Arabie Saoudite…

Selon la chaine d’information en continu “Al-Arabya”, une sorte de Fox News en version Arabe, détenue par des magnats de la famille des Saoud, la quenelle est un geste antisémite et nazi pire que celui adopté par les fascistes italiens et les Nazis Allemands durant les années 1930.

Sur une autre chaîne saoudienne, ce phénomène ou épiphénomène observé en France chez des “dégénérés” est une insulte contre Dieu et les hommes de bonne volonté et doit donc être combattue avec la plus grande vigueur…Et s’ensuit inévitablement un appel de quelques éditorialistes bien-pensants aux autorités religieuses pour l’édit d’une Fatwa (avis religieux musulman) jetant l’anathème sur toute personne sympathisant avec cette gestuelle immonde.

Ironie à part, c’est pratiquement la même attitude adoptée en Israël.  Il ne serait en rien étonnant si demain, le “Docteur” Ayman Al-Zawahry, chef de cette fiction de bande dessinée co-produite par Washington et Ryad  appellée Al-Qaïda inc. apparaisse sur une vidéo vite recensée par l’officine US SITE en train de vilipender Dieudonné et ses “disciples” en leur promettant les feux de la Géhenne et quelques voitures piégées.

Après avoir dirigé les “barbus” contre l’ogre soviétique durant les années 80, puis contre les gouvernements jugés non coopératifs, avant d’être instrumentalisés dans des guerres-éclairs pour abattre des régimes rétifs à la domination du Nouvel ordre mondial,  voilà maintenant que les puissants de ce monde dirigent ces mêmes barbus en carton pâte  contre un humouriste marginalisé dont l’activisme a fini par agacer un gouvernement français totalement soumis aux puissances de l’argent.

On le répétera sans doute jamais assez, sous peine d’embarrasser pas mal d’idées reçues et de stéréotypes bien ancrés, que  le Royaume d’Arabie Saoudite est le coeur battant de cette construction sémantique connue sous l’appellation convenue d’Occident.

L’Arabie Saoudite, la France et Israël font cause commune

L’Arabie Saoudite Wahabbite et la France socialiste, les deux meilleurs alliés du monde, et également les pires mauvais perdants en cette fin d’année 2013, ont décidé d’agir en solo pour influer sur le conflit en cours en Syrie. C’est au Liban, un pays ouvert aux quatre vents, que nos deux compères ont décidé d’investir sous bonne supervision israélienne.

Les Saoudiens qui tiennent une bonne partie du Liban sous leur coupe ont décidé d’offrir au gouvernement libanais trois milliards de dollars US que ce dernier doit échanger sur le champ contre des armes françaises. L’enjeu est de renforcer le monopole des armes par l’Etat libanais. Dans le collimateur: le Hezbollah libanais. Cela commence à devenir plus clair.

François Hollande court et ne s’empêche pas de faire des courbettes malvenues aux souverains impotents du Royaume saoudien. Ces derniers sont très mécontents des Etats-Unis de Barack Obama et son incapacité à agir en Syrie. Et ils le font savoir. Ce mécontentement est partagé par Tel-Aviv.

Déstabiliser le Liban en vue de désarmer le Hezbollah est une voie sans retour vers une guerre civile au Liban. Les assassinats ciblés ayant eu pour cible un ancien ministre des finances proche des Hariri (pro-Saoudiens) n’aurait pas d’autres objectifs. Une guerre civile au Liban en plus de la Syrie détruite et ruinée feraient parfaitement les affaires des israéliens et des saoudiens. Et la France? Rien. Au mieux elle aura deux contrats d’armements.

A Damas, plus rien n’étonne. “la France sioniste et l’Arabie Saoudite terroriste aident Al-Qaïda depuis longtemps…”  titre un journal local. Diantre! François Hollande aurait-il vendu la France, notre belle France à Al-Qaïda? Peut-être mais on oublie trop que Hollande est autiste.

Décidément, François Hollande a de l’humour…

Dans l’article intitulé “France ta fierté fout le camp, ta diplomatie aussi”, je me désolais de voir la-dite diplomatie française se déliter. Mais je crois que l’on vient d’atteindre un nouveau palier. Asseyez-vous, on ne sait jamais.

Voici, vous avez peut-être lu, entendu ou vu que François Hollande est en visite officielle, aujourd’hui, en Arabie Saoudite. Lorsque j’ai lu cette info, je n’ai pas trouvé utile de faire un article là-dessus, il y en a déjà pléthore. Certaines mauvaises langues diront que c’est la période des étrennes, et que la France va chercher son chèque; mais ce sont sûrement de mauvaises langues…

Bref, le président doit rencontrer le roi Abdallah et s’entretenir avec lui de la paix au Proche-Orient. Il doit aussi rencontrer Saad Hariri – ex-Premier ministre libanais – afin de lui délivrer un message, rappelant que la France, amie des Libanais et du Liban, plaide pour l’intégrité et l’indépendance de ce pays. Je passerai très vite sur la phrase de François Hollande au quotidien arabophone Al-Hayat qui dit:

La France et l’Arabie saoudite partagent “la volonté d’oeuvrer pour la paix, la sécurité et la stabilité au Moyen-Orient”.

Humour, humour, quand tu nous tiens…

Mais ce n’est pas la perle du jour, elle émane toujours de Mr Hollande, mais parle du conflit syrien. Durant la même interview, il a déclaré:

M. Assad ne combat pas les extrémistes, mais les utilise pour faire pression sur l’opposition modérée.

C’est une façon de voir les choses. Mais pour quelqu’un qui ne combat pas les extrémistes, je trouve que l’armée syrienne se défend plutôt bien. Voire même très bien.

Retour sur la Route de la Soie et ses ornières.

Voici un complément à l’article de Strategika concernant la route de la Soie que Pékin voudrait restaurer. Il s’agit de la traduction d’un Op-Ed publié sur Globaltimes.

La Grande Route de la Soie se heurte à des obstacles.

Le discours en Septembre du président chinois Xi Jinping à l’Université Nazarbayev du Kazakhstan était une introduction à une politique étrangère majeur enracinée dans un précédent historique, en fonction des réalités nationales et visant à atteindre un grand objectif économique.
Dans sa première visite officielle en l’Asie centrale à la tête de la deuxième plus grande économie du monde, Xi n’a pas hésité à présenter son plan ambitieux de revitalisation de la Route de la Soie.
C’est un discours qui a attiré rapidement les louanges des amis de la Chine autant qu’il a attiré les critiques des antagonistes traditionnels. Plus important encore, cette initiative a suscité des discussions et des débats animés sur son sens et ses objectifs.

Cependant même si l’initiative est récente, la Chine a progressivement posé les blocs de construction nécessaires pour de nombreuses années. A partir de la résolution des questions frontalières avec ses quatre voisins – la Russie, le Kazakhstan, le Kirghizistan et le Tadjikistan – et à la suite des projets d’investissements massifs dans les Etats d’Asie centrale qui ont abouti à des relations stratégiques fortes, la Chine a insufflé une nouvelle vie dans les économies luttant contre leurs voisins occidentaux.
Le voyage de Septembre du président Xi en Asie centrale et son annonce n’auraient pas pu avoir un meilleur timing, surtout quand un grand nombre de projets d’infrastructure sont déjà sous le parrainage de la Chine grâce au grand afflux d’argent dans la région.

Les routes, les lignes électriques, les pipelines de gaz naturel et de pétrole, les projets en amont et en aval et d’autres investissements importants pour les économies nationales et régionales ont été le fer de lance de la Chine. Par conséquent, la Chine était convaincue que cette initiative se heurterait à une acceptation positive écrasante. Que ne peut-on pas aimer dans une initiative qui ouvrirait un chemin pour vos produits nationaux afin qu’ils puissent atteindre les ports; et que les produits chinois transit par votre pays? En théorie il s’agit d’un scénario gagnant-gagnant.
En pratique, cependant , il y a beaucoup de questions sans réponse et des obstacles difficiles avec lesquels la Chine est confrontée avant et pendant la mise en œuvre de l’initiative. Ici, je tiens à souligner certaines grandes questions qui doivent être abordées. L’un des défis les plus importants à l’initiative de Xi seront, les intérêts des pays d’Asie centrale, de la Chine et ceux des Russes.
Néanmoins, tout n’est pas rose dans les relations entre certains pays d’Asie centrale. L’influence de la Russie, bien que culturellement et économiquement importante encore, diminue progressivement. Cependant, la Russie reste le seul arbitre dans la région. La Chine sait qu’une ceinture économique Route de la soie sans la Russie est, claire, simple et…impossible.

Pour que l’initiative ait un avenir long et durable, l’Asie centrale a besoin de stabilité. Une des plus grandes menaces reste la question afghane, en particulier avec le retrait des forces de l’OTAN dés l’année prochaine. Le Tadjikistan et l’Ouzbékistan sont les pays les plus vulnérables de la région.  La Chine a une tâche très difficile, non seulement d’intégrer l’Afghanistan dans le projet, mais aussi de convaincre Les États-Unis et le Pakistan de contribuer à la stabilité politique et à la sécurité intérieure de ce pays très fragile.
La question de savoir par qui et comment vont être financés les projets en vertu de l’initiative, est une préoccupation pour beaucoup. Au cours de la dernière décennie, de nombreux pays d’Asie centrale ont reçu des crédits de la Chine pour un certain nombre de projets. Ceci, en grande partie, accable certains budgets nationaux en venant avoisiner ou dépasser la limite d’emprunt fixée par le Fonds Monétaire International. Déjà, les institutions financières internationales sont en contradiction avec le Tadjikistan et le Kirghizistan sur leur appétit pour le crédit. Il est évident qu’un plus grand afflux d’argent pas cher mettra ces pays dans une situation difficile et mettra l’initiative au point mort. Une solution commune devait être trouvée à travers le développement d’un mécanisme de financement sans ambiguïté, et avec des instruments efficaces.

Et bien que les responsables et experts chinois affirment que l’initiative viendra compléter plutôt que rivaliser avec les organisations régionales, certains pensent que ce projet peut les éclipser.
Le mois dernier, lors de la réunion annuelle des premiers ministres de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS ), le Premier ministre chinois Li Keqiang a proposé de mettre en place un fonds pour tous les membres de l’OCS, les observateurs et les partenaires du dialogue; peut-être une allusion sur l’incapacité de s’entendre sur le développement des fonds de l’OCS. La Chine doit jouer les funambules, éviter de marcher sur le pied de quelqu’un et s’efforçer de collaborer avec les parties concernées.

La Russie et l’Asie centrale sont les premiers partenaires de l’initiative Route de la Soie. Cependant, quand et comment la Chine entend impliquer d’autres acteurs? Qui va rester dehors et n’aura pas une part du gâteau? Les experts et dirigeants chinois devraient se préoccuper de ces questions.

Grand Silk Road scheme faces barriers

Comme on le voit, la Route de la Soie est parsemée d’ornières. L’économie dynamique chinoise permet d’abolir les frontières terrestres, cependant, les organismes internationaux ne le voient pas du même oeil. Le FMI, l’OTAN tentent de ralentir un projet, qui, s’il venait à être concrétisé, sonnerait le glas des échanges commerciaux classiques – je pense, ici, au canal de Suez, par exemple, qui verrait une partie de son chiffre d’affaire s’envoler. Mais pire que tout – pour l’Occident – il n’aurait aucun moyen de contrôle sur les ventes, ni le transport, sans parler du contrôle visuel…

Guerre en Syrie: L’offensive gouvernementale continue, l’armée à l’assaut de Maloula…

Photo de l'embuscade tendue hier 27 décembre 2013 par l'armée syrienne à un détachement de l'organisation Ennosra et à l'issue de laquelle entre 80 et 150 rebelles auraient été éliminés.

Photo de l’embuscade tendue hier 27 décembre 2013 par l’armée syrienne à un détachement de l’organisation Ennosra près de Maaloula à Al-Castel et à l’issue de laquelle entre 80 et 150 rebelles auraient été éliminés.  Des éléments du FDN soutiennent l’armée syrienne dans ses opérations.

Soldats anonymes syriens posant près d'un char de bataille à l'intérieur de la gare de Dir Selmane à la Ghouta Orientale, près de Damas...

Soldats anonymes syriens posant près d’un char de bataille à l’intérieur de la gare de Dir Selmane à la Ghouta Orientale, près de Damas…

L'offensive générale des forces armées syriennes contre une guérilla urbaine a causé d'énormes dégâts collatéraux en milieu urbain. Des chars et l'artillerie sont désormais utilisés en concert au milieu des pâtés d'immeubles pour en déloger les combattants rebelles et surtout les snipers embusqués  pâté par pâté...

L’offensive générale des forces armées syriennes contre une guérilla urbaine a causé d’énormes dégâts collatéraux en milieu urbain. Des chars et l’artillerie sont désormais utilisés en concert au milieu des pâtés d’immeubles pour en déloger les combattants rebelles et surtout les snipers embusqués pâté par pâté…

La guerre en Syrie est aussi celle de l'aviation syrienne. Un antique Mig-21 syrien (appareil de deuxième ligne)  en action contre des positions rebelles en milieu urbain. On comprends que Damas entend préserver ses appareils plus récents.  D'autant plus que la rébellion dispose d'une DCA de plus en plus variée.

La guerre en Syrie est aussi celle de l’aviation syrienne. Un antique Mig-21 syrien (appareil de deuxième ligne) en action contre des positions rebelles en milieu urbain. On comprends que Damas entend préserver ses appareils plus récents. D’autant plus que la rébellion dispose d’une DCA de plus en plus variée.

L'aviation syrienne est très active au Nord et au centre du pays. Ici, un chasseur-bombardier tirant une salve de roquettes sur des positions rebelles.

L’aviation syrienne est très active au Nord et au centre du pays. Ici, un chasseur-bombardier tirant une salve de roquettes sur des positions rebelles.

Hélicoptères syriens en action. Cette arme massivement utilisée il y a un an et demi a pratiquement disparu du ciel depuis trois mois. L'acquisition par les rebelles de canons anti aériens de calibres 23 et 30 mm ainsi que les conditions météo ont rendu l'usage d'hélicoptères d'attaque au sol assez rares. Mais depuis quelques jours, des MI-17 et des Gazelle dont l'entretien est très couteux en termes de pièces de rechanges  ont brièvement refait leur apparition près de Damas.

Hélicoptère syrien en action. Cette arme massivement utilisée il y a un an et demi a pratiquement disparu au dessus des zones de combat depuis  trois mois. L’acquisition par les rebelles de canons anti aériens de calibres 23 et 30 mm ainsi que les conditions météo ont rendu l’usage d’hélicoptères d’attaque au sol une option risquée. Mais depuis quelques semaines, des MI-17 et des Gazelle dont l’entretien est très couteux en termes de pièces de rechanges ont brièvement refait leur apparition près de Damas.

Troupes syriennes durant un moment de repos. Au milieu, le journaliste syrien Hassan Murtaza.

Troupes syriennes durant un moment de repos. Au milieu, le journaliste syrien Hassan Murtaza.

Un BMP 1 d'une unité d'infanterie mécanisée de l'armée syrienne. Cette dernière a perdu un nombre impressionnant de véhicules blindés de combat d'infanterie au cours du conflit.

Un BMP 1 d’une unité d’infanterie mécanisée de l’armée syrienne. Cette dernière a perdu un nombre impressionnant de véhicules blindés de combat d’infanterie au cours du conflit.

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L’offensive généralisée des forces armées syriennes contre l’ensemble des fiefs de la rébellion a causé d’importantes pertes en vies humaines. Ici des funérailles militaires à des soldats syriens tombés au combat lors de différentes opérations. A noter que malgré la durée, la crise économique et les aléas de la guerre, les militaires syriens tiennent à garder leurs treillis et uniformes jusqu’au bout.

Les combats au Qalamoun au Nord de Damas se sont déroulés dans des conditions météorologiques extrêmes caractérisées par d'importantes chutes de neiges. Ici, des soldats syriens dans la neige gardant l'entrée d'une position quelque part au Qalamoun.

Les combats au Qalamoun au Nord de Damas se sont déroulés dans des conditions météorologiques extrêmes caractérisées par d’importantes chutes de neiges. Ici, des soldats syriens dans la neige gardant l’entrée d’une position quelque part au Qalamoun.

Des membres d'une unité de la Garde républicaine syrienne posant pour une photo souvenir dans la province d'Alep.

Des membres d’une unité de la Garde républicaine syrienne posant pour une photo souvenir dans la province d’Alep.

Pour pallier à leurs pertes  sur le terrain, certaines factions extrémistes de la rébellion telles Daesh ou Ennosra mais également les brigades du Tawhid et de Jeish Al-Islam recourent à des attentats suicide en usant de véhicules piégés. Ici, ce qui reste de l'hopital central Al-Kindi d'Alep après son ciblage par une douzaine de voitures et de camions piégés conduits par des kamikazes. le directeur de ce complexe, un général, est mort lors de cet attaque.

Pour pallier à leurs pertes sur le terrain face à l’armée syrienne, certaines factions extrémistes de la rébellion telles Daesh ou Ennosra mais également les brigades du Tawhid et de Jeish Al-Islam recourent à des attentats suicide en usant de véhicules piégés. Ici, ce qui reste de l’hopital central Al-Kindi d’Alep après son ciblage par une douzaine de voitures et de camions piégés  ainsi qu’un véhicule blindé BMP conduits par des kamikazes. le directeur de ce complexe, un général, est mort lors de cet attaque.

Un camion doté d'un lance-roquettes multiple artisanal fabriqué par les rebelles à Alep. Ces roquettes sont prises du système de fabrication russe BM30 et renommées Flèches de l'Islam par les rebelles. Ils constituent une cible de choix pour l'aviation syrienne...

Un camion doté d’une espèce de pad  lance-roquettes multiples de fabrication  artisanale  monté par les rebelles à Alep. Ces roquettes sont prises du système de fabrication russe BM30 et renommées Flèches de l’Islam 3 par les rebelles.  Ils constituent une cible de choix pour l’aviation syrienne…

Un Sniper armé d'un fusil SVD Dragunov de la force de défense nationale syrienne. Ces anciens militaires déserteurs ont rejoint la rébellion au début du conflit puis se démarqués de l'ASL pour créer une force autonome qui se bat actuellement aux côtés des forces régulières syriennes. Cette évolution a définitivement miné l'ASL et précipité sa chute. Ici à Magdel Shemss.

Un Sniper armé d’un fusil SVD Dragunov de la force de défense nationale syrienne. Ces anciens militaires déserteurs ont rejoint la rébellion au début du conflit puis se sont démarqués de l’ASL pour créer une force autonome qui se bat actuellement aux côtés des forces régulières syriennes. Cette évolution a définitivement miné l’ASL et précipité sa chute. Ici à Magdel Shemss.

Des nouvelles de Centre-Afrique.

Alors que les soldats français de l’opération SANGARIS sont déployés au côté des soldats de la MISCA, il semblerait que la situation sur place ne va pas en s’arrangeant. Alors que le monde entier redoutait de voir le conflit dégénérer en guerre civile religieuse, il semblerait là aussi, que le pire est à craindre.

Lors du déploiement des troupes françaises, on a eu droit à une débauche d’images, toutes à la gloire des sauveurs tricolores. Cela à duré une grosse semaine, et puis, plus rien! Le silence quasi absolu… Quelques infos réussissent à passer aux travers des mailles du filet, mais elles suscitent plus d’interrogations qu’elles ne donnent de réponses. Par exemple, on a appris que les exactions commises par l’un ou l’autre camp ont fait plus de 1 00 morts et des centaines de blessés, et ce, depuis l’intervention de la France. Pire, il semblerait que les forces tchadiennes déployées au sein de la MISCA aient été redéployées au Nord du pays, afin de mettre fin à des accrochages avec d’autres unités de la MISCA, ou pour faire taire le ressentiment de la population envers eux.

Pour tenter d’apaiser les esprits, les représentants des deux principales religions – catholique et musulmane – ont envoyé des messages de paix, et continuent de le faire. Problème, les seules personnes que l’on entend pas sont les ministres du gouvernement provisoire présidé par Michel Am-Nondokro Djotodia. Lui-même ne parle pas beaucoup. Pourtant il a été à la tête des Seleka jusqu’à la chute du régime de François Bozizé. C’est lui aussi qui décida de dissoudre le mouvement, laissant ainsi des centaines de rebelles armés livrés à eux-même. De là à penser qu’il n’a plus aucun pouvoir sur eux…

Au Mali, la présidence de transition avait tenu  jusqu’à ce que l’armée française ait suffisamment déblayé le terrain pour pouvoir organiser des élections “libres”. Mais qu’en sera t-il en RCA? Visiblement, à la vitesse où vont les choses, Michel Djotodia risque de ne pas faire long-feu. Certains blogs/journalistes font état de fusillade entendues cette nuit près du palais présidentiel. Et si le gouvernement intérimaire vient à faire ces valises, n’assisterons-nous pas à des expéditions punitives qui risqueront de déraper à tous moments? Comme je l’écrivais plus haut, le contingent tchadien a été éloigné de la capitale, pour être redéployé dans le Nord; cette stratégie pourrait s’avérer dangereuse en cas de chute du pouvoir central. Si certains soldats tchadiens sont effectivement pro-Seleka, cela reviendrait à faire entrer le renard dans la bergerie. Le ressentiment de la population Centraficaine est tellement grand envers les ressortissants tchadiens civils qu’une partie d’entre-eux retourne au pays.

Tout n’est pas simple, et je ne suis pas sûr que le contingent français soit à la fête en RCA. Je pense même que son effectif va augmenter dans les semaines à venir.

China’s nuclear bomber can hit US military bases: Report

China’s new nuclear bomber can launch strategic missile attacks against US military facilities and those of its allies in the Western Pacific, according to Chinese state media.

H-6K strategic bombers have already been deployed with the 8th and 10th air divisions of the People’s Liberation Army’s Air Force, Watch China Times reports.

The strategic bomber can attack the Japanese mainland with CJ-10 cruise missiles without even leaving Chinese airspace.

With a range of between 1,500 and 2,000 kilometers, the CJ-10 meets the requirements of the PLA Air Force to target US military bases and those of its allies in the Western Pacific, according to the report.

The report notes that “the long-range cruise missile has become a crucial part of China’s nuclear arsenal.”

An H-6K would be able to take off from the air base of the PLA’s 10th air division in Anqing, Anhui province and “strike at all US military bases in South Korea.”

In November, Chinese media released a map showing the locations of major US cities and how they would be impacted by a nuclear attack launched from China’s strategic submarine force.

In addition, major cities in India, Russian, Vietnam, Malaysia and the Philippines are within the range of the Chinese nuclear bomber.

The United States is gravely concerned about China’s new long-range nuclear bomber.

The US-China Economic and Security Review Commission warned in its annual report in November that China is “rapidly expanding and diversifying” its ability to strike US bases, ships and aircraft throughout the Pacific, even places like Guam that were previously out of reach.

China’s H-6K strategic bombers can target US military facilities and those of its allies in the Western Pacific.

China’s H-6K strategic bombers can target US military facilities and those of its allies in the Western Pacific.

Press TV

Guerre en Syrie: le rapport des forces sur le terrain avant le 1er janvier 2014!

Selon des indications recueillies, l’armée syrienne est parvenue à un Accord avec l’armée syrienne libre pour pénétrer Moudhamiat Al-Sham après la remise de leurs armes par les rebelles. Cette fin d’année 2013 marque aussi la fin de l’armée syrienne libre (ASL) en tant que force pouvant influer sur le cours des choses en Syrie au profit d’autres organisations armée plus extrémistes d’obédience religieuse. Grand oubliés des médias, les supplétifs de l’armée gouvernementale jouent un rôle fondamental dans la série de points marqués par Damas sur le terrain. Ce que l’on ne sait pas est que ces supplétifs sont en majorité d’anciens rebelles ayant rejoint le camp gouvernemental. Les forces auxquelles se heurte l’armée syrienne sont désormais les redoutables légions Salafistes formées par une agrégation de volontaires issus de plus de 80 pays et dont la détermination à combattre jusqu’au bout est très vive et extrême.

Le noyau de l’armée syrienne libre (Rébellion) a été constituée par des déserteurs de l’armée syrienne quoique les 25000 militaires (et non pas 70 000 comme avancé par certains médias) ayant fui les rangs de l’armée n’ont pas tous rejoint l’ASL mais se sont fondus dans la nature pour se retrouver en…Europe!

Il a fallu deux ans pour que l’ASL aligne 50 000 combattants tandis que les légions extrémistes n’ont mis que deux mois pour mobiliser une redoutable force combattante évaluée entre 30 000 et 50 000 hommes.

La fin de l’ASL a sonné le jour où un groupe de ses propres rebelles se proclamant  nationalistes s’est rallié sous une nouvelle bannière dirigée par le général dissident Ayoub. Cette force issue de la rébellion que la France ou le Royaume-Uni voulaient aider ont rejoint l’armée gouvernementale en tant que force supplétive dénommée Force la défense nationale ou FDN  (NDF en Anglais)

Actuellement, la force de défense nationale qui combat pour le gouvernement de Damas aligne un effectif de 60 000 à 85 000 membres. D’autres sources avancent le chiffre de 100 000 combattants.  Quoi qu’il en soit, ses escadrons sont actifs dans toutes les provinces syriennes. Les plus grands contingents du FDN se trouvent dans le gouvernorat de Homs (centre du pays) où ils sont déployés par dizaines de milliers et où ils ont joué un rôle de premier ordre dans la sauvegarde d’une paix relative en Syrie centrale permettant ainsi à l’armée régulière d’avoir les mains libres pour mener des opérations au Nord du pays et autour de la capitale Damas.

Dans les banlieues de Damas, les troupes syriennes ont donné l’assaut aux fiefs rebelles. L’action de l’armée gouvernementale est brutale, semblable à un rouleau compresseur puisque les militaires syriens n’avancent plus en zone urbaine  sans un très puissant soutien feu de l’artillerie lourde et de campagne. Ce sont les combattants de la FDN  qui occupent le terrain. Cette force est totalement ignorée par les médias dominants dont la fixation est portée sur les unités d’élite du Hezbollah ou les unités spéciales syriennes.

En réalité, c’est la force de défense nationale formée par d’ex-rebelles se battant pour le gouvernement qui représente aujourd’hui la deuxième plus grande force en Syrie. Elle est suivie par les autres factions de la rébellion et enfin un acteur inattendu: un noyau d’une armée kurde semble se former à l’extrême-Nord du pays causant bien plus que des urticaires au Premier ministre turc Tayep Reçep Erdögan.

Les FDN subissent le gros des pertes lors des combats. Ses membres subissent un entraînement sommaire au maniement des armes de deux semaines et se retrouvent sur le terrain avec des habits civils souvent sans protection pare-balles. Contrairement aux forces d’élite de l’armée syrienne qui disposent d’un bien meilleur équipement individuel emprunté des stocks US laissés en Irak.

Au Nord, des renforts militaires continuent à affluer pour soutenir l’opération “Etoile de Canopée” dans la province d’Alep. Depuis trois semaines, l’armée de l’air syrienne est en train de bombarder la zone industrielle dans laquelle les rebelles islamistes y ont enterré leurs centres de commandement avec des bombes anti-bunkers ainsi qu’avec des bombes de 200, 250 et 450 kilogrmmes dont un seul raid ayant causé l’élimination de 489 rebelles il y a trois jours. C’est également le cas dans les localités d’Hannanu et d’Anadaan. Malgré la pluie discontinue de bombes barométriques et autres FAE (Fuel Air Explosive), les rebelles tiennent bon dans cette zone stratégique. Cette situation pourrait changer puisque la 4e Division blindée mécanisée, l’une des mieux équipées, est en route vers cette région avec pour mission de faire sauter l’un des derniers verrous sur l’axe d’Alep.

Entre le 1er décembre et le 27 décembre 2013, près de 11 800 rebelles ont été éliminés dans les offensives de l’armée syriennes et de ses alliés. Un décompte établis par un collectif associatif syrien établi à Damas est arrivé à dénombrer un peu plus de 3600 combattants paramilitaires gouvernementaux tués durant cette période. Aucun bilan n’est disponible concernant l’armée régulière syrienne dont un dernier bilan officiel diffusé il y six mois faisait état de 23 000 morts depuis le début du conflit. Dans les deux cas, les pertes seraient bien plus élevées en réalité et devrait avoisiner le double. Ce qui se passe en Syrie est une véritable tragédie digne de celle décrite par Thucydide lors de la terrible guerre de Péloponnèse dans le monde Grec antique.

Au total, l’ONU estime à près de 120 000 le nombre de personnes tuées en Syrie depuis le début de la guerre en mars 2011. Depuis fin 2011 et les dirigeants des Etats-Unis, d’Israël et leurs alliés européens, turc et arabes crient hystériquement  au départ d’Assad. Or, à la veille du 1er janvier 2014, celui-ci dispose d’une assez large marge de manoeuvre au niveau régional et d’une des seules forces organisées sur le terrain. C’est le principe de réalité. C’est un jeu cynique mais c’est cela qui va déterminer toute future solution négociée à Genève ou ailleurs.

Le temple de la discorde…

Il est des agissements qui en disent plus qu’un long discourt. Le geste que vient de faire le premier ministre japonais Shinzo Abe en fait partie. Le geste en question pourrait paraître anodin, mais sa visite au temple Yasukuni n’est pas sans soulever des questions.

Petit rappel: le temple Yasukuni est un sanctuaire shinto situé en plein coeur de Tokyo, et qui rend hommage aux japonais ayant donné leur vie pour l’Empereur du Japon. Il y a ainsi quelques deux millions d’âmes qui y seraient sanctifiées. Dont celles des soldats de la deuxième guerre mondiale, celles des soldats ayant colonisé une partie de l’Asie (Chine, Corées…), et enfin celles d’hommes ayant été déclaré criminels de guerre soit par les alliés, soit par le Japon lui-même. D’où la polémique.

Plus simplement, la visite de ce temple peut se comprendre d’un point de vue purement religieux, mais faire le geste d’aller prier les âmes des guerriers morts pour le Japon en pleine tourmente avec la Chine sur les rivalités concernant les îles Senkaku/Diaoyu, peut paraître osé, voire provocateur. D’ailleurs, la communauté internationale n’a pas tardé à faire connaitre son incompréhension. La Chine, la Corée du Sud, la Russie et les USA n’ont pas apprécié, c’est le moins que l’on puisse dire.

Imaginez ce que pourrait penser cette même communauté internationale si François Hollande allait se recueillir sur la tombe du maréchal Pétain. Il aurait beau jeu de se justifier en disant vouloir rendre hommage au combattant de la première guerre mondiale, ces détracteurs n’y verraient qu’un hommage à celui qui dirigea la France occupée durant la seconde guerre mondiale.

Alors même si Shinzo Abe tente de se justifier en disant:

(…) qu’il est de pratique courante pour les dirigeants du monde entier de prier pour les âmes des personnes décédées dans des guerres.

Il n’en reste pas moins que cette vision n’est absolument pas partagée. Cette levée de boucliers avait été lancée au début des années 2 000, lorsque l’ancien premier ministre du Parti Libéral-Démocrate (droite) avait décidé d’aller honorer de sa visite le temple de Yasukuni tous les ans.

Est-ce une énième bravade du gouvernement Abe, ou bien s’agit-il d’une réminiscence d’un sentiment nationaliste qui ne dit pas -encore – son nom?

L’ouverture d’un livre scolaire aux USA peut-il apaiser un Typhon géopolitique en Asie?

Je ne peux pas résister à vous livrer cette nouvelle. Je l’ai lue hier, mais il m’a fallu un moment pour la digérer. Mais c’est promis, après ça je redeviens sérieux.

Voici l’info: Un sénateur de Virginie, aux USA, a déposé un projet de loi afin d’imposer l’utilisation de la double appellation – “mer de l’Est” et “mer du Japon” – dans les manuels scolaires des écoles publiques. Ce projet de loi sera examiné en début du mois de Janvier par le Congrès de l’état en question. Le sénateur Richard Black a affirmé qu’il ne voulait pas envenimer la tension entre Séoul et Tokyo et que le texte est important pour les immigrés coréens aux Etats-Unis.

Donc, à moins d’avoir mal compris l’information, les livres de géographie – et donc d’histoire – US vont être modifiés afin de na pas froisser les ressortissants coréens sur le sol américain, et afin de calmer les tensions en Asie…

Les immigrés coréens seraient-ils plus nombreux que les ressortissants nippons? A moins qu’ils représentent une plus grande part du lectorat de ce sénateur? Ou bien le sénateur aurait-il encore une dent contre les japonais? Et en quoi le fait de modifier des livres scolaires en Amérique du Nord va-t-il faire retomber les tensions en mer du Japon? Serait-ce que le battement d’une page d’un livre aux USA peut calmer un typhon en Asie?

Dans tous les cas, l’idée est lancée. Enfin, façon de parler, car l’année dernière aussi, un sénateur avait déposé une proposition identique, mais elle n’avait pas été adoptée.

Mais pourquoi ne pas aller plus loin? Après tout, en Corée du Nord, elle est appelée “mer orientale de Corée”. Pourquoi cette appellation ne figure pas sur le projet de loi? Et en cherchant bien, la Chine et la Russie ont peut-être, elles aussi, leur mot à dire…

En 2006 le président sud-coréen avait fait une proposition au premier ministre japonais de l’époque – Shinzo Abe – afin de l’appeler “Mer de la Paix”, mais il n’y a pas eu de suites.

Une concrétisation de l’alliance Russie-Syrie.

Sleimane Abbas, Ministre du Pétrole syrien vient de signer un accord de prospection pétrolière et gazière dans ses eaux territoriales. Ce contrat porte sur 25 ans et sera financé par la Russie. La prospection prend effet immédiatement, le coût est estimé à environ 100 millions de dollars. Elle sera conduite par la société russe Soyuzneftegaz company dont le président est Yuri Shafranik – ancien ministre de l’énergie de 1993 à 1996, et accessoirement président de l’Union des producteurs de pétrole et de gaz de la Russie.

D’après certains experts, la Syrie possèderait les plus grandes réserves de pétrole de la Méditerranée, avec 2,5 milliards de barils, soit les plus importantes à l’exception de l’Irak.

Mais le terrain peut sembler miné. Les réserves en question sont situées aux larges des côtes du Liban, de Chypre, de la Palestine, d’Israël et donc de la Syrie. Si le Liban de devrait pas poser de problèmes majeurs, il n’en va pas de même pour Chypre (qui voit le gouvernement turc s’y intéresser de plus en plus, avec un rapprochement  avec la Grèce après de nombreuses années de conflits), je ne parle pas d’Israël qui a commencé l’exploitation de gisements aux larges de ses (!) côtes. Quant à la Palestine, sa part est toute relative puisque qu’elle est sous embargo d’Israël…

On peut donc en déduire que les eaux territoriales de la Syrie ne verront pas la disparition de la marine russe de si tôt. D’autant plus que la surface à explorer fait – quand même – 2.190 km2…Une raison de plus pour Vladimir Poutine de laisser ses navires patrouiller dans le secteur.

Image du Jour: l’armée syrienne met le paquet!

Noël en Syrie était fêté avec faste-Jésus était avant tout un Palestinien habitant ce qui a été désigné comme le pays du Sham (le pays de Sem, fils de Noé) englobant aujourd’hui la Syrie, le Liban et la Palestine.  Jusqu’à ce que la guerre vienne y mettre un terme. Pas de trêve donc pour cette année. Les combats continuent. Chaque protagoniste escomptant y récolter quelques atouts à mettre sur une table de négociations fuyant vers l’horizon. L’armée syrienne met le paquet: elle sort en cette fin d’année 2013 ses meilleurs chars d’assaut pour ce que Damas considère désormais comme la bataille finale contre la rébellion soutenue par les USA, Israël  et leurs alliés Arabes et Européens.

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Corée du Nord: Kim Jong-Un appelle son armée à être prête à une guerre soudaine et sans préavis

Décidément, le dirigeant de la Corée du Nord, Kim Jong-Un tente de prouver au monde et surtout à ses ennemis qu’il tient plus de son grand-père que de son père. En visite au commandement de l’unité spéciale 526 de l’armée populaire (lles troupes spéciales représentent la plus grande proportion des forces armées), Kim Jong-Un a tenu à fêter d’une manière un peu particulière le jour anniversaire de la proclamation de son défunt père Kim Jong-Il comme “Guide suprême”  en appelant les parachutistes de l’unité à se tenir prêts à une guerre soudaine et sans préavis pouvant se déclencher à tout moment.   « N’oubliez pas qu’il est impossible d’annoncer quand nous commenceront la guerre, alors continuez la préparation au combat » a lancé Kim Jong-Un à ses soldats en leur rappelant que c’est grâce à son père que la Corée du Nord a accéder au rang des puissances nucléaires et devenir ainsi une redoutable puissance militaire.
La télévision d’Etat Nord-Coréenne a diffusé des images du jeune dirigeant au milieu d’une troupe galvanisée.
Kim Jong-Un en visite à l'unité 323 dans une photo diffusée en février 2013 par l'AFP provenant de l'agence Nord-Coréenne KCNA.

Kim Jong-Un en visite à l’unité 323 dans une photo diffusée en février 2013 par l’AFP provenant de l’agence Nord-Coréenne KCNA.

Cette nouvelle sortie de Kim Jong-Un n’est pas fortuite. Face à la montée des tensions en Mer de Chine Orientale et à l’activisme d’un Japon cherchant à se réarmer dans le cadre de la rivalité stratégique entre la Chine et les Etats-Unis d’Amérique, on s’attendait à un “mouvement” du côté de Pyongyang. D’autant plus que l’année 2013 n’a pas été de tout repos pour Kim. Entre deux coups fourrés des renseignements Sud-Coréens via son entourage proche et de multiples provocations américaines qui n’ont épargné personne. Pas même le puissant voisin chinois.
A moins que le jeune leader lise trop les rapports bidonnées de certains Think-tanks adverses…Et tente de réagir en conséquence!

Mon conte des milles et une nuits…

Oderint, dum metuant. Cette citation attribuée à l’empereur Caligula me poursuit depuis que je l’ai lue étant enfant. Régulièrement je tentais de l’oublier, mais toujours elle revenait à la charge. Elle m’avait marquée par ce qu’elle représentait: le pouvoir absolu. Que peut comprendre un enfant de onze ans d’une telle citation? Qu’ils me haïssent, pourvu qu’ils me craignent; c’est la traduction de cette expression. Avouez que cela peut marquer un gosse…

Bref, du temps a passé, cette phrase me tournait dans la tête, au point que j’ai envisagé – un moment – me la faire tatouer. Mais non, au lieu de cela je me suis assis, j’ai réfléchi, et j’en ai déduit que quoi que je fasse, je ne peut pas l’effacer des dictionnaires, et que d’autres que moi, de par le Monde, ont été beaucoup plus impressionnés, allant jusqu’à en faire leur devise. Ne craignant pas d’écraser ceux qui leur paraissent insignifiant, histoire d’arriver à leur fins.

Avec le temps, internet m’a permis d’aller voir ailleurs si d’autres hommes, ou femmes, avaient les mêmes idées que moi. Au début, je me contentais de lire les articles de certains blogs ou sites, dits alternatifs. Et l’année dernière, j’ai sauté le pas; j’ai commencé à poser des questions, à m’intéresser de plus près à ce qui se passait sur cette planète. Il m’a donc fallu un pseudo. Et quel autre pouvais-je prendre que celui de Caligula? Donc, me voici!

Au hasard de mes navigations sur la toile, en Avril dernier, je suis tombé sur un site que je qualifierai d’intimiste. Malgré ses deux années d’existence, il ne comptabilisait que 80 000 vues; alors que d’autres sites en affichaient dix fois plus. Après un rapide survol, le lendemain je me reconnectais et lisais la presque totalité des articles. Ce site, vous l’avez reconnu, n’est autre que celui-ci: Strategika51! Je me suis abonné par e-mail, et attendais les jours où ma boite de messageries m’annonçait un nouvel article.

La vision de Strategika m’a fait réfléchir sur bien des sujets, et donc j’ai étoffé la liste de mes sites, ne me contentant plus des sites francophones, mais allant toujours plus loin dans les recherches. Quand je pensais trouver des informations susceptibles d’intéresser les autres lecteurs de Strategika – voire même les administrateurs du site – je postais un commentaire.

Mais un jour de Septembre, je reçu un mail différent: Strategika51 m’invitait à les rejoindre! J’ai hésité à refuser, craignant de ne plus avoir mon libre arbitre. J’ai accepté, et je ne le regretterai jamais! Je dois avouer que je me suis retrouvé bien seul au moment d’écrire mon premier article. Je ne savais même pas comment utiliser WordPress…

Si j’écris cet “article”, c’est pour deux raisons. 1- Un jour que j’avais envoyé mon histoire a l’administrateur du site, celui-ci me dit que cela pourrait faire l’objet d’une publication. 2- En ouvrant le site, ce matin, je me suis aperçu qu’il y avait eu 1 001 articles de publiés; ainsi que 1 001 commentaires…le jour de Noël. Il y a des coïncidences, comme ça.

Enfin, je tiens à remercier Strategika51, ses collaborateurs – passés, présents et futurs – pour leur confiance. J’ai une pensée toute particulière pour son créateur, où qu’il se trouve, et lui souhaite une bonne santé, et j’espère qu’il pourra venir à bout de ses problèmes.

Bonne chance à toi. Gardes-toi bien.

Caligula.

A quoi ça sert un Think tank? A rien!

Le Bureau national de recherche asiatique (NBR) a pronostiqué que la Corée du Nord sera la menace la plus importante dans la région Asie-Pacifique l’année prochaine. Vous vous demandez sans doute ce que peut bien être ce NBR. C’est un think tank américain. Une sorte de boite à idées plus ou moins sérieuses. Car selon eux: “Le régime nord-coréen procédera à un 4e essai nucléaire ou à un test balistique intercontinental et il se livrera à des provocations contre son voisin du Sud.”
D’après des observateurs, cela montre bien les inquiétudes croissantes de la communauté internationale face à la Corée du Nord.

Seulement voilà, nous sommes en fin d’année et les instituts divers et variés y vont de leurs pronostiques pour 2014. En voici un autre – « 38 North », un site Internet de l’Institut coréano-américain de l’école supérieure des relations internationales de l’université Johns Hopkins – qui lui, par contre juge par l’analyse des récentes photos prises par satellite, les travaux pour aménager les entrées de deux tunnels supplémentaires sur son site nucléaire de Punggye-ri sont censés être en cours. Mais ils ne seraient pas entrés dans leur phase d’achèvement pour l’instant.
« 38 North » a également révélé que la longueur des tunnels en construction serait estimée à environ 500 mètres, au regard de la quantité d’amas de terre creusés depuis mai dernier. Ce chiffre correspond à la moitié de la longueur de la galerie nécessaire pour un tel test nucléaire.

Ouf, me direz-vous, on l’a échappé belle. Oui, mais toujours selon eux: “La Corée du Nord entamerait la fabrication de combustible pour le réacteur de 5 MW à uranium naturel graphite gaz et le réacteur expérimental à eau légère de sa centrale nucléaire à Yongbyon (…) le pays communiste mène de plus grands efforts qu’on ne le prévoyait pour moderniser et redémarrer ses réacteurs nucléaires à Yongbyon. Comme preuves, il cite les traces de fumée blanche ou de vapeur sur les toits des usines de fabrication du carburant. La production du combustible est la dernière étape préalable à l’utilisation d’un réacteur.”

Donc, pour résumer les tunnels ne sont pas assez long pour un essai, de la fumée s’échappe de l’usine de fabrication de carburant (étonnant en hiver!), et ils ne vont sûrement pas tarder à démarrer leur réacteur civil…Sûr! C’est la troisième guerre mondiale!

Heureusement, les pensées s’envolent…

Centrafrique: Le remède pire que le mal?

La République de Centre-Afrique est la proie de conflits inter-ethniques/religieux, comme tout le monde le sait. La résolution 2127 de l’ONU a mis en place – à partir du 15 Décembre – une mission de maintient de la paix (MISCA) en lieu et place de la MICOPAX. La MISCA est composée de troupes venant du Gabon, du Burundi, du Tchad et du Cameroun.

Or, il semblerait que la cohésion au sein de cette formation ne soit pas ce qui se fait de mieux. Pire les troupes du Tchad seraient soupçonnées de servir les intérêts des ex-rebelles de la Séléka (la rébellion qui a renversé le pouvoir en Mars). Officiellement la-dite Séléka (Musulmane) a été dissoute par son ancien chef Michel Am-Nondokro Djotodia auto-proclamé président après la chute du régime le 24 mars 2013.

Preuve en est; le Lundi 23 Décembre des échauffourées ont eu lieu, qui ont vu, à chaque fois, des ressortissants de l’armée tchadienne être aux premières loges.

Cela a commencé par des tirs dirigés contre un regroupement de manifestants chrétiens devant l’aéroport. Les militaires français ont été obligés d’intervenir afin de calmer la foule et de disperser les tchadiens. Un mort et de nombreux blessés sont à déplorer coté civil.

Dans l’après-midi, un convoi burundais a été attaqué à la grenade par – là aussi – des soldats tchadiens. Selon le lieutenant-colonel Pontien Hakizimana, les Tchadiens ont lancé une grenade en direction des Burundais alors que ceux-ci venaient d’intercepter six ex-rebelles Séléka dans le nord de la capitale centrafricaine. Le responsable militaire a indiqué que la grenade avait explosé sans faire de dégâts et assuré que le contingent burundais avait fait preuve de retenue mais que des soldats à l’avant-garde avaient tout de même essuyé des coups de feu et répliqué, blessant trois Tchadiens. Les soldats tchadiens sont repartis avec les six ex-Sélékas, en tirant dans tous les sens, puis ils sont revenus en force dans l’après-midi et ont attaqué nos positions, mais nous les avons repoussés sans aucun problème, a poursuivi le lieutenant-colonel.

Naturellement, le gouvernement du Tchad a nié en bloc les accusations d’actes de barbarie:

« Aucun soldat tchadien n’a tiré sur les manifestants. Nous apportons un démenti formel à cette information », a déclaré le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Hassan Sylla Bakari, dans un communiqué remis à l’AFP. « Cette information est une invention d’une certaine presse qui veut jeter l’anathème sur les forces tchadiennes au sein de la Misca », a assuré le porte-parole du gouvernement tchadien, accusant les médias d’ »attiser la haine entre les deux peuples frères (tchadien et centrafricain) qui ont toujours cohabité pacifiquement ».

 

Kalashnikov et les Allemands…

« Ce sont les Allemands qui sont coupables du fait que je suis devenu un fabricant d’armes. Sinon, j’aurais construit des machines agricoles. (…) Si on me demande comment je peux dormir calmement sachant que mes armes ont tué des millions de gens, je réponds que je n’ai aucun problème de sommeil, ma conscience est nette. J’ai construit des armes pour défendre ma patrie. »
Mikhaïl Kalachnikov

Déces de Mikhaïl Kalachnikov.

Les créateurs disparaissent, leurs inventions restent. Ainsi va la vie. Certains ont plus de chance que d’autres, leurs produits portant leur nom, ils deviennent quasi-éternels, tel Uzi Gal l’inventeur – israélien – de la mitraillette Uzi mort en 2002. Un de ces immortel vient de s’éteindre à l’age de 94 ans: Mikhaïl Kalachnikov.

Inventeur de génie, il a créé l’arme universel. Utilisée sur toute la planète elle a fait la renommée de l’URSS. Elle est l’arme des armées de plus de 80 pays, sa facilitée d’utilisation et sa robustesse en ont fait le nec plus ultra des armes de guerre. Déclinée en de nombreux modèles elle est devenue polyvalente. Le nombre exact en circulation est inconnu, car elle peut être fabriquée assez facilement. N’oublions pas sa principale caractéristique: son calibre 7.62 mm. A opposer au 5.56 de l’OTAN et de l’ONU.

La Kalach’ est devenu un symbole, plus qu’un produit manufacturé. Elle orne quelques drapeaux de par le monde; notamment celui du Hezboallah. Elle est surtout devenue la marque de la Lutte, de la rébellion…

Et même si son inventeur est mort, elle, elle continue à vivre. Un nouveau modèle vient de voir le jour: AK-12. Le vice-premier ministre russe – Dmitry Rogozin – a déclaré en Septembre que l’armée russe avait l’intention de se normaliser avec un seul fusil modernisé, l’AK-12, pour remplacer trois modèles de fusil vieillissant. Un peu plus tard le même mois, il a été signalé que l’AK-12 – à l’origine conçu comme un fusil d’infanterie a été adoptée par l’armée russe. Les commandants supérieurs ont dit qu’ils n’avaient pas besoin de l’AK-12, alors que l’armée avait des millions de AK-74 stocks. Pour l’instant le ministère de la défense russe n’a pas fait d’annonce allant – ou pas – dans ce sens.

Konstantin Busygin le directeur général de Kalachnikov Concern ( formé plus tôt cette année avec la fusion de Izhmash – le fabricant de fusils Kalachnikov basé à Izhevsk – avec plusieurs autres entreprises de défense) prévoit également de vendre le pistolet Yarygin MP- 443 – actuellement utilisé que par des unités spéciales – en grand nombre pour le ministère de la Défense. En outre, la société a plus que doublé la production de canons antiaériens par rapport à l’année dernière. En Juin la société a remporté un contrat de 400 millions de dollars pour fournir un nouveau missile anti-char de l’armée russe.

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