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26/10/2020

Strategika 51

 Πάντα ῥεῖ…

Conflit au Moyen-Orient: l’ONU pour calmer le jeu

La commission d’enquête de l’Organisation des Nations Unies sur les violences en Syrie a déclaré avoir des «suspicions fortes et concrètes» de l’utilisation d’armes chimiques de la part des rebelles syriens, mais doit encore «approfondir» ses recherches. La commission n’a pas précisé quelle faction de la rébellion syrienne-et elles sont nombreuses- a utilisé en mars 2013 des obus de mortier au gaz Sarin contre les troupes régulière de l’armée syrienne près de Khan Al-Assal lors de la longue bataille pour le contrôle de la périphérie d’Alep, la grande ville industrielle du Nord de la Syrie. Ce gaz est sous le coup d’une interdiction internationale dans le cadre des instruments juridiques multilatéraux du désarmement.

Un ancien conseiller de l’administration Bush a évoqué un fort probable rôle du Mossad israélien dans cette affaire. Nos sources à Damas vont dans le même sens. L’attaque chimique serait l’oeuvre du Mossad dont les éléments sont bien infiltrés auprès des éléments islamistes les plus radicaux de Jobhet Ennosra. Une autre piste a également été évoqué: celle d’une connexion turque. A travers notamment une grande firme chimique turque. C’est de Turquie principalement qu’agissent les agents du Mossad en Syrie. L’un de leurs objectifs était de divertir le gros des forces syriennes du Golan et des frontières libanaises et irakiennes en focalisant sur le Nord. L’impatience de Tel-Aviv est ses bombardements à l’intérieur de la Syrie ont définitivement ruiné ce plan.

En tout état de cause, la déclaration de Carla Del Ponte, membre de la commission d’enquête n’est pas fortuite mais relève d’intenses efforts internationaux visant à éviter une escalade non contrôlée du conflit en Syrie et sa transformation en guerre régionale entre la Syrie et Israël. Ce qui déboucherait à coup sûr sur une troisième guerre mondiale dont personne n’en sortira indemne.

Ceci d’autant plus que la panique généralisée a gagné Israël, dont les dirigeants paranoïaques se préparent à une guerre généralisée avec la Syrie, le Hezbollah et l’Iran. L’annonce du déplacement d’éléments du bouclier antimissile « Iron Dome » vers Safad et le nord de l’Etat sioniste est une fausse information destinée à tromper l’opinion publique. En réalité, les israéliens ont concentré la majeure partie de leurs forces et de leurs ressources en face du Liban et de la Syrie. Toutes leurs unités d’élite sont positionnées face au Golan. Ce dispositif est appuyé in situ par des « milliers de militaires US » et s’étend en Jordanie et en Turquie.

A Damas, une réunion d’urgence du haut conseil de la sécurité nationale a débattu de la nécessité d’une riposte contre les récentes attaques israéliennes (et américaines puisque les missiles de croisière sont venus de la mer), a fortiori après les lourdes pertes occasionnées (un site syrien parle de 300 militaires syriens tués et de plus de 1750 blessés. D’autres sources syriennes ont avancé le chiffre de 2000 victimes dont des civils et parmi ces derniers des femmes et de enfants, principalement des familles de militaires)

Une riposte de Damas enclencherait une guerre mondiale. Le Hezbollah serait forcé d’utiliser son arsenal balistique estimé à plus de 60 000 roquettes et missiles. Israël en profitera pour s’attaquer à la Syrie et à l’Iran. Or, le silence total des iraniens n’augure de rien de bon. Une rumeur persistante circule au sein des cercles dirigeants iraniens sur l’acquisition de la dissuasion suprême. On en sait rien à ce sujet. Les grandes puissances sont conscientes de ces enjeux et tentent à tout prix à écarter Israël de l’équation syrienne et continuer à présenter à l’opinion mondiale ce qui se passe en Syrie comme une révolte pour la démocratie dans le cadre du plan d’un remodelage géostratégique s’étendant de l’Atlas à l’Himalaya.

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