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29/10/2020

Strategika 51

 Πάντα ῥεῖ…

La marine syrienne tente de chasser les submersibles étrangers de son littoral

Alors que l’armée syrienne continue sa reconquête de la province centrale de Homs visant la ruptures des lignes d’approvisionnement de la rébellion à partir du Liban voisin tout en assurant ses propres lignes d’appui logistique entre Damas et le littoral, une autre guerre plus silencieuse a lieu en mer près des côtes entre Chypre et le littoral syro-palestinien.

Au début de la crise syrienne, des unités navales de la marine syrienne, l’arme la plus faiblement dotée des forces armées de ce pays, a harcelé un navire d’écoute allemand qui s’était trop rapproché des côtes syriennes. Avec l’intensification des engagements au sol face à une rébellion de plus en plus féroce et bien orientée, l’armée syrienne, débordée sur plus d’un front, ne put surveiller son littoral sans une aide discrète mais efficace des russes. Notre blog a déjà évoqué la multiplication de navires et de submersibles non identifiés à proximité ou à l’intérieur des eaux territoriales syriennes. Une information gardée secrète jusqu’à hier fait maintenant état de multiples incidents navals depuis des mois dont un impliquant un submersible israélien. Ce dernier aurait été détecté par la marine russe et aurait été pris en chasse à 0230 (heure locale) de la matinée du 02 mai 2013 par deux unités de surface de la marine syrienne appuyées par des hélicoptères de lutte anti sous-marine de type Kamov KA 25 .

D’autres informations émanant de « volontaires » étrangers venus combattre le régime syrien laissent entendre que certains « officiers de liaison » ont été débarqués en Syrie à partir d’un ou de plusieurs sous-marins. Le commandement des forces aériennes syriennes a ordonné il y a plus de trois mois de chasser tout submersible suspect des eaux territoriales après avoir détecté la présence de l’un d’ente-eux près du littoral de Lattaquié à quelques 150 mètres de profondeur.

Ce qui est certain est que la Méditerranée orientale est depuis 18 mois infestée de navires d’écoute et de guerre électronique appartenant à des pays de l’Otan. La marine russe s’y renforce également de manière significative.

Israël dont les activités navales sont en hausse constante, utilise des submersibles perfectionnés et modifiés de fabrication allemande (classe Dolphin). Certains de ces sous-marins font partie du dispositif de « dissuasion » nucléaire de Tel-Aviv.

Des sources proches de la base navale de Tartous évoquent la découverte de « faux rochers maquillés » contenant du matériel d’écoute (information publique rapportée par les médias) près des principaux ports, notamment à Lattaquié. Ils parlent également de drones marins et sous marins de plus en plus nombreux. En parallèle, des centaines de ballons-sonde d’espionnage « piégés » survolent la Syrie depuis Israël.

La Russie, l’un des principaux alliés de Damas, lui fournit des missiles anti-navires 3M55 Yakhont. Une cargaison de systèmes de missiles anti-aériens de type S-300 est en route vers la Syrie. Au Liban, le Hezbollah libanais est accrédité d’une certaine capacité navale, notamment après que ses éléments aient réussi, lors de la guerre de juillet 2006, à atteindre une frégate israélienne au large du Liban à l’aide d’un missile doté d’anti contre-mesures électroniques.

Par ailleurs, le Secrétaire d’Etat US, John Kerry, qui a reconnu les progrès réalisés par l’armée syrienne au sol a bien averti que ces progrès sont « temporaires ». En langage clair, cela signifie qu’après avoir observé et tenté d’identifier les tactiques du Hezbollah libanais à Al-Qussayr, Washington ne restera pas les bras croisés en cas où l’armée syrienne continue sur sa lancée vers Alep pour anéantir les voies d’approvisionnement venant de Turquie. Le Sénat US a d’ailleurs presque achevé les formalités visant à « légaliser » la fourniture massive d’armes à la rébellion syrienne et les groupes radicaux étrangers qui se battent à ses côtés.

 

Image illustrant la bataille pour le contrôle de la localité stratégique d'Al-Qussayr. Les forces loyalistes sont représentées par le drapeau syrien. Celles du Hezbollah libanais sont sous pavillon jaune.
Image illustrant la bataille pour le contrôle de la localité stratégique d’Al-Qussayr. Les forces loyalistes sont représentées par le drapeau syrien. Celles du Hezbollah libanais sont sous pavillon jaune.
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