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21/10/2020

Strategika 51

 Πάντα ῥεῖ…

Stratégie en Méditerranée occidentale: L’Espagne et l’Italie réduisent leurs importations de gaz algérien

Anticipation stratégique, plan préconçu, stratagème, hausse des températures saisonnières, baisse de la demande  ou influence du Qatar, la réduction des importations de gaz naturel algérien par le royaume d’Espagne et la république italienne semble s’inscrire dans la durée et n’a donc rien de conjoncturel. Les deux pays  craignent en effet une détérioration subite de la situation politique en Algérie et par conséquent une crise énergétique. La réduction de la dépendance énergétique vis-à vis d’Alger relève d’un impératif stratégique.

Certains observateurs avancent également la thèse d’un règlement de comptes lié aux multiples affaires de corruption impliquant les sociétés italiennes SAIPEM, ENI et un différend entre Sonatrach et Repsol. Cependant, dès la guerre en Libye en 2011, des centre d’analyse en Italie avaient préconisé la réduction de la dépendance gazière avec l’Algérie. Certaines de ces recommandations étaient parrainées à l’époque par des centres financés par Qatar Gas.

L’Italie suit de près la situation politique  en Tunisie, appréhendant  un risque de payer plus cher les importations de gaz en provenance d’Algérie. Environ un tiers des importations de gaz en Italie provient de l »Algérie via la Tunisie. Les droits de transit de gaz payés à la compagnie tunisienne de pipelines (TTPC) appartenant à la compagnie italienne ENI ont été fixés à un niveau très faible. Mais la donne peut changer à tout moment.

 

L’Italie s’est passée sans grande difficulté du gaz libyen dont l’approvisionnement a été stoppé en février 2011 avec le début de la guerre civile suivie d’une intervention des forces de L’OTAN.  L’Italie a également essayé de se passer du gaz algérien, dans le cadre d’une politique d’expérimentation initiée par l’Union européenne. Cela s’est fait dans le cadre d’une expérimentation demandée par l’Union européenne à ses membres. L’objectif étant de se prémunir d’une nouvelle crise d’approvisionnement en gaz similaire à celle qui a suivi le conflit entre la Russie et l’Ukraine. En réalité, l’Union européenne cherche à connaître l’impact d’une rupture brutale d’approvisionnement de gaz algérien sur ses membres.

Les perspectives de changement de leadership en Algérie semblent  » inquiéter » l’Union européenne. Mais également la perception du pays par certains dirigeants du Conseil de Coopération du Golfe.  Jusqu’ici, c’est l’attaque du complexe gazier de Tiguentourine qui est utilisée comme prétexte.  Mais les véritables causes sont de nature stratégique. L’Algérie est un pays fortement dépendant de ses exportations en hydrocarbures. La révolution générée par l’exploitation du gaz de schiste américain et la volonté de certains pays-client à revoir les contrats gaziers à termes inquiètent Alger tout comme les autres capitales des pays exportateurs d’énergie fossile.

L’Espagne et l’Italie  importent environ 30% de leur gaz d’Algérie.

 

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