Ionic engines or thrusters will not break the current stagnation in outer space exploration.Ion thrusters use electrostatics as ions are accelerated by the Coulomb force along an electric field.

Fin janvier 2009, à Davos, le Premier ministre turc Tayep Reçep Erdögan et le Président israélien Shimon Perez ont joué à une petite comédie dans laquelle le très pusillanime turc a fait mine de quitter la salle avec fracas. Ce geste attira à M. Erdögan beaucoup d’estime au sein de son propre parti, l’AKP (Adalet ve Kalkınma Partisi ou Parti pour la justice et le développement) mais également au sein de sa mouvance, les Frères Musulmans. Une véritable organisation multinationale d’inspiration franc-maçonnique à laquelle appartiennent outre l’AKP d’Erdögan, le Président égyptien Mohamed Morsi, les dirigeants actuels du Hamas palestinien, le chef du gouvernement tunisien et une partie non négligeable de l’opposition syrienne.

En réalité, les relations entre la Turquie et Israël n’ont jamais été mauvaises. Même lors de l’incident du bateau Mavi Marmara du 31  mai 2010,  à l’issue duquel neuf activistes humanitaires turcs ont été abattus à bout portant  par des commandos de la marine israélienne. Les appels au boycott ayant suivi cet incident et l’annulation d’exercices militaires communs entre les deux pays n’ont jamais entravé la croissance soutenue du commerce bilatéral entre Ankara et Tel-Aviv.

Cette relation stratégique s’est renforcée depuis le début de la guerre en Syrie puisque les deux alliés sont engagés à fond contre un ennemi commun: le gouvernement de Bashar Al-Assad. Depuis le début des révoltes arabes, le Premier ministre turc n’a cessé d’appeler les dirigeants arabes contestés de quitter leur pays ou bien de démissionner. En Syrie, ces appels se sont transformés en appels au meurtre et au pillage. Or depuis deux semaines, Erdögan lui-même est confronté à une fronde populaire exigeant sa démission suite à une passation de marché douteux à l’un des grands financiers occultes de son parti portant sur la construction d’un projet commercial en lieu et place de l’actuel parc Gezi. Dirigeant autiste et complotiste, Erdögan accuse les manifestants d’être des agents de l’étranger tout en menaçant de les écraser. Cerise sur le gâteau: face à ses détracteurs, fustigeant sa trop grande collusion avec les banques et le néolibéralisme sauvage, il annonce que le projet de centre commercial controversé comportera …une mosquée! Une façon de laisser croire à ses partisans que celles et ceux qui sont sortis protester dans la rue sont animés par des sentiments anti-religieux.

L’opposition turque, notamment le parti républicain du peuple (Cumhuriet Halk Partisi ou CHP-tendance socialiste) que le Premier ministre a taxé d’ennemi à la nation, a révélé que le fils d’Erdogan, Ahmad Borak Erdögan, propriétaire de la compagnie MB  Shipping (transport maritime) , possède deux navires commerciaux qui faisaient la navette entre les ports de Turquie et d’Israël pour le transport de marchandises. Se référant aux révélations des autorités portuaires turques, les sources de l’opposition ont indiqué que le navire Safran 1 de longueur de 95 m a arraisonné dans le port d’Ashdod israélien la dernière fois le 12 janvier 2013,  soit trois mois avant la fin de la crise israélo-turque.

Le quotidien israélien à grand tirage, Yediot Aharonot,  a également évoqué cette affaire concernant le fils du Premier ministre turc Recep Tayep Erdogan, en soulignant que ce dernier a bien signé des transactions avec Israël couvrant les trois dernières années. Commentant cette nouvelle, le Yediot Aharonot a rappelé que même lorsque la crise entre les deux pays était à son apogée, « le commerce s’est nettement amélioré et a atteint près de 4 milliards de dollars, soit une hausse de 30%…

Le Premier ministre de la Turquie, membre de l’Otan et actuellement l’un des pays les plus acharnés à abattre l’Etat syrien n’en est pas à sa première contradiction près. L’ex-maire d’Istanbul est le président d’une formation politique l’AKP qui est née en 2001  d’une scission  “scientifique” ayant visé la destruction du Refah Partisi (Parti de la prospérité)  du dirigeant charismatique Necmettine Erbakan. Ce dernier a été jugé trop dangereux par la CIA pour les intérêts stratégiques américains dans un pays aussi important que la Turquie.

La suite est connue: il fallait imposer Erdögan et surtout  “punir” le haut commandement militaire turc pour avoir osé exprimer son désaccord total et bruyant avec l’invasion de l’Irak en 2003.   Une opération complexe est montée, créant une autre affaire de complot connu sous le nom d’Ergenekon, un réseau qui aurait cherché à provoquer un putsch militaire contre Erdögan. Des centaines d’officiers de l’armée turque dont la plupart des commandants de l’armée seront mis derrière les barreaux. 11 % des généraux turcs sont écartés. Les chefs de l’armée turque, jadis très puissante, démissionnent. La voie est libre pour Erdögan. La Turquie est dans le giron du Nouvel Ordre Mondial. Ce n’est pas le cas de son voisin grec, dont le peuple est “puni” pour insubordination.

One thought on “Turquie-Israël: l’armateur MB du fils d’Erdögan n’a jamais boycotté Israël

  1. Bahar Kimyongür arrêté : La vérité dérange, Milquet se venge

    On vient d’arrêter à Madrid notre ami et collègue Bahar Kimyongür, auteur du livre Syriana et de nombreux articles démontrant l’hypocrisie des gouvernements européens sur la Syrie. Ces dernières semaines, il s’était activement mobilisé pour aider les parents désemparés de ces jeunes qui partent en Syrie. Il est attendu au débat que nous coorganisons sur ce thème à Bruxelles mardi 25 juin.

    Bahar est menacé d’extradition vers la très démocratique Turquie. Nous sommes très inquiets et convaincus que le gouvernement belge est complice : Bahar dérange, la vérité dérange.

    D’ailleurs, la chronologie est très claire :

    22 mai, communiqué de la ministre de l’Intérieur : “Joëlle Milquet a longuement rencontré ce matin, lors d’un déjeuner, le directeur de l’Organisation du renseignement national turc, Hakan Fidan. Lors de cet échange très constructif, plusieurs modalités de collaboration et d’échanges d’informations dans les différents dossiers évoqués ont été précisées et renforcées, en ce qui concerne notamment la présence de ressortissants belges en Syrie mais aussi le suivi et le contrôle des différents groupements terroristes”.

    28 mai : la Turquie délivre en secret un nouveau mandat d’arrêt international contre Bahar (qui avait été acquitté il y a dix ans par la Justice belge pour ces accusations arbitraires).

    13 juin : A la RTBF radio, la ministre Milquet soutient le “démocrate” turc Erdogan : “Je pense que les services secrets turcs sont sincères” (sic). (Et aussi ses tortionnaires et ceux qui emprisonnent des journalistes en masse ?) Elle diabolise Bahar comme “soutien d’Assad” alors que celui-ci a, dans son livre, dénoncé ses aspects dictatoriaux.

    17 juin : Bahar est arrêté par des civils alors qu’il visitait avec son épouse Deniz et ses deux petits enfants la cathédrale de Cordoue (Espagne). En présence de ses enfants pour bien marquer le coup !

    Ce jeudi 20 juin, il passe devant le juge à Madrid.

    Nous appelons chacun à dénoncer cette violation du droit d’expression, cette basse vengeance des politiciens qui s’alignent sur les Etats-Unis, Israël et la Turquie !

    Faites circuler ce message sur le Net, facebook et partout, interpellez vos mandataires politiques et les médias.

    Demandez des comptes à la ministre Milquet. Elle ne bouge pas pour aider les parents désemparés, mais se rend complice d’Erdogan pour arrêter Bahar :
    Cabinet du ministère de l’Intérieur, 2 rue de la Loi, 1000 Bruxelles
    Tél : 02 504 85 40
    http://www.milquet.belgium.be

    Liberté pour Bahar ! Liberté d’expression contre la guerre !

    Michel Collon

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