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29/09/2021

Strategika51 Intelligence

 Πάντα ῥεῖ…

Conflit au Moyen-Orient: Damas proposera un cessez-le-feu mais pas question de désarmer

La Syrie proposera un cessez-le-feu non unilatéral en cas de la tenue hypothétique de la Conférence de Genève II. Mais il est hors de question de désarmement alors que les Etats-Unis et leurs alliés ont multiplié par vingt leurs livraisons d’armes et de munitions aux rebelles, toutes factions confondues. 
L’adhésion à la Convention sur l’interdiction des armes chimiques a été perçue comme une victoire diplomatique par une partie du pouvoir en Syrie. Le ministre de la défense y a été fermement opposé, Quant au démantèlement du vieux stock d’armes chimiques acquis au début des années 80 pour contrer les arsenaux nucléaire, bactériologique et chimique d’Israël, un sujet qu’aurait d’abord refusé le Président Assad avant de l’accepter en échange de garanties russes, il semble très peu probable dans les conditions actuelles.
On dispose de très peu sinon d’aucune donnée précise sur les armes chimiques en possession de la Syrie. Les estimations avancées par les médias dominants paraissent pour le moins exagérées. Ce que l’on sait est que la Syrie dispose de très peu d’usines chimiques en comparaison avec Israël, la Turquie ou l’Arabie Saoudite.
Damas sait que ces armes chimiques constituent un élément de dissuasion moins par leur usage (quasiment d’aucune utilité sur le plan militaire) que par la menace de leur transfert à une tierce partie. Inquiétude numéro un de Washington et Tel-Aviv.
Gardant à l’esprit le lent processus de démantèlement des vecteurs balistiques de l’Irak de Saddam Hussein après la deuxième guerre du Golfe et par dessus tout le résultat de ce processus, les syriens savent qu’un démantèlement d’une partie de leurs stocks chimiques nécessiterait une présence au sol d’une force de combat capable de sécuriser de vastes zones. Cela prendra des années prévient un officiel à Amman. De plus, Damas dispose d’une option “reset”: elle peut livrer ses stocks au Hezbollah libanais en cas d’intervention étrangère, ou encore à l’Iran via l’Irak, élargissant ainsi toute éventuelle intervention étrangère contre la Syrie  à l’ensemble de la région.

 

 

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