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31/10/2020

Strategika 51

 Πάντα ῥεῖ…

Après l’adoption d’une résolution sur la Syrie à l’ONU, vendredi dernier (27/09),qui contente à la fois les russes et les américains, la prochaine étape serait une table ronde entre les représentants des différentes factions. La fameuse conférence de Genève II que la Russie et la Chine appellent de leurs voeux depuis quelques mois déjà.

Outre le fait que les pays occidentaux n’ont jamais été très chauds pour trouver une solution diplomatique au conflit, l’Armée Syrienne Libre refusait de s’asseoir à la même table que les représentants du gouvernement de Bashar al ASSAD; ce qui ne faisait pas avancer les choses…

Or, suite à l’accord onusien, rien n’empêche plus la tenue de cette conférence, une date aurait été avancée, on parle de la mi-Novembre.

Si la délégation du gouvernement syrien sera présente – avec l’aide de la Russie et plus particulièrement de son ministre des affaires étrangères: Sergueï Lavrov – il semblerait que John Kerry ait plus de mal à rassembler ses « troupes ». Les différentes factions constituant l’ASL (EIIL, Front al-Nusra, tous plus ou moins affiliés à al-Qaïda) commencent à avoir des velléités d’indépendance. On a vu les combats entre l’Armée Syrienne Libre et l’EIIL à Azaz. Depuis, les défections sont de plus en plus nombreuses, et al-Qaïda voudrait bien pouvoir contrôler le Nord du pays, ses champs pétrolifères, et son eau.

Du coup une guerre a lieu au sein des composantes de l’ASL, et si les modérés venaient à perdre, Kerry n’aurait que deux choix possibles:

– inviter les vainqueurs – al-Qaïda en l’occurence – à négocier à Genève,

– reporter, sine die, la conférence.

Choix cornélien, s’il en est!

Cet état de fait n’a pas échappé à Lavrov, qui a déclaré:

Lavrov, stressing that this needs to happen, suggested that getting “rational members” of the opposition on board is a priority, RIA Novosti reports.

He said there is still a lack of clarity regarding who will participate in the anticipated peace talks, « which is a big problem. »

Speaking at a Tuesday press conference in Moscow, Lavrov confirmed that a substantial number of the opposition’s commanders have broken free of Syrian National Coalition control.

“While this whole business drags on, the radical, Jihadist elements of the opposition, like Al-Nusra Front and others, are gaining in strength.” 

Russia Today

Reste encore l’opposition non-violente, mais elle a été vite bâillonnée, idem pour l’opposition extérieure.

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