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30/10/2020

Strategika 51

 Πάντα ῥεῖ…

Conflit au Moyen-Orient: L’assassinat d’un commandant militaire du Hezbollah risque de plonger la région dans une guerre sans limites

L'assassinat par Israël à Beyrouth du commandant Hassan Hulu Alakiss, spécialiste de la guerre asymétrique et des technologies militaires alternatives au sein du Hezbollah libanais risque d'avoir de terribles conséquences dans les semaines à venir.
L’assassinat par Israël à Beyrouth du commandant Hassan Hulu Alakiss, spécialiste de la guerre asymétrique et des technologies militaires alternatives au sein du Hezbollah libanais risque d’avoir de terribles conséquences dans les semaines à venir.

Une journée après un entretien télévisé du Chef charismatique du Hezbollah libanais, Sayyed Hassan Nasrallah où il a accusé l’Arabie Saoudite d’être derrière le groupe terroriste Abdallah Azzam, affilié à Al-Qaïda et lequel a mené des attaques à l’explosif contre l’ambassade de la République islamique d’Iran à Beyrouth, un nouvel attentat très sophistiqué a ciblé l’un des commandants militaires du mouvement de la résistance libanaise: Hassan Hulu Alakiss. Ce dernier, un expert de la guerre asymétrique contre Israël et l’un des spécialistes des technologies militaires alternatives à faible cout a été assassiné près de son domicile à Beyrouth.

Immédiatement, le Hezbollah n’est pas allé par quatre chemins pour désigner le coupable. Doté d’un des plus performants services de renseignements au Moyen-Orient, le mouvement libanais a nommément accusé Tel-Aviv et le Mossad d’être derrière cette opération d’assassinat ciblé.

« L’accusation directe est dirigée contre l’ennemi sioniste qui a tenté d’éliminer notre frère martyr à maintes reprises mais ses tentatives avaient échoué jusqu’à hier soir », a déclaré  le Hezbollah dans un communiqué diffusé mercredi. « Cet ennemi doit assumer l’entière responsabilité et les conséquences de ce crime ignoble ».

Ce n’est pas la première fois que les chefs militaires du Hezbollah libanais font l’objet d’assassinats ciblés. En 2008, son chef militaire, Imad Mognia a été assassiné à Damas à l’aide d’une voiture piégée. En ce temps-là, la Syrie était un pays entièrement sécurisé et calme où il n’y avait quasiment pas d’attentat de ce genre. L’attentat terroriste mené par Israël avait réussi grâce à une coopération efficace avec les services secrets turcs exploitant le haut niveau de confiance à sens unique (au détriment de Damas) qu’avait atteint les relations bilatérales syro-turque en cette année.

Comme de coutume, Tel-Aviv menace tout en faisant semblant de démentir toute implication. « Si le Hezbollah se livre à une attaque contre le territoire israélien, notre réplique sera ferme et douloureuse », a prévenu à la radio militaire le vice-ministre de la Défense, Danny Danon. En réalité, les israéliens connaissent assez bien les capacités miltaires et balistiques du Hezbollah et savent que ce dernier a les moyens de faire très mal en cas de conflit ouvert. Cependant, ils savent également que compte tenu de la guerre en Syrie entre l’ensemble des protagonistes au Moyen-Orient, Israël compris, ni le Hezbollah, ni les israéliens n’ont intérêt que la guerre souterraine et sanglante des barbouzes ne se transforme en une guerre régionale ouverte dont personne ne peut connaitre les contours ni surtout les conséquences.

La guerre au Moyen-Orient semble jusqu’ici limitée d’un commun accord tacite de l’ensemble des protagonistes à l’exception de l’Arabie Saoudite. Mais rien ne garantit qu’il en sera ainsi dans les semaines à venir.

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