Stats

  • 6 709 071 Hits
13/04/2021

Strategika 51

 Πάντα ῥεῖ…

Conflit en Syrie: le rôle crucial de l’aviation syrienne

Avion de combat sortant d'un hangar fortifié de la base aérienne syrienne d'Abou Dohour.
Avion de combat sortant d’un hangar fortifié de la base aérienne syrienne d’Abou Dohour.

Malgré des appareils obsolètes datant des années 70, le manque de pièces de rechange et la perte de certains de ses aérodromes et non des moindres aux mains de la rébellion, l’aviation syrienne joue un rôle crucial dans le conflit en cours en Syrie. Jadis l’une des premières forces aériennes du monde arabe (l’ancien Président Hafez Al-Assad était pilote de chasse de formation), la force aérienne syrienne opère sur tous les fronts et ce, en dépit de la dotation des rebelles de canons antiaériens de plus en plus performants et même de missiles portables.

D’où l’importance des aérodromes militaires que les rebelles s’efforcent d’attaquer ou de prendre d’assaut. Le dernier en date est l’aérodrome stratégique de Kuwayris. Hier c’était celui d’Abou Dohour, dont une partie est tombé aux mains des rebelles il y a des mois. Les unités de l’armée syriennes avancent dans ce secteur  mais évitent d’employer des hélicoptères d’attaque au sol par crainte des canons antiaériens aux mains des rebelles.

Comme dans tous conflit, la guerre en Syrie ne manque pas de hauts faits d’armes.  En trois occasions, des pilotes syriens ont tenté de faire écraser leur appareil sur les positions rebelles et l’un d’eux y a réussi. A Alep, des  pilotes d’un hélicoptère Mil Mi 24 durement touché par des obus ont préféré s’abattre sur le centre de commandement des rebelles au sein desquels se trouvaient des officiers étrangers. Près de Homs, un avion d’entraînement de type Albatros L39 armé a réussi à arrêter une colonne rebelle avant d’être abattu…

Enfin des renforts de troupes aéroportées ont sécurisé la prison centrale d’Alep qui subit des assauts ininterrompus de la part des rebelles depuis des mois. On a déjà rapporté que cette prison où l’on dénombre plus de 1200 détenus cachait autre chose. On évoque au moins deux lanceurs mobiles de missiles balistiques de type SCUD.

Les localités assiégées par les rebelles et dans lesquelles restaient des poches de résistance de l’armée ou des forces de la défense nationale (une milice paramilitaire loyaliste) n’ont du leur survie aux largage de vivres et de munitions par des hélicoptères précédés par des vagues d’avions d’attaque au sol  Su-24. On aura noté par ailleurs l’usage inédit de chasseurs Mig 29 dotés de pylones lance-roquettes dans des missions de bombardements au sol…

De tous les avions dont dispose l’armée de l’air syrienne, c’est le vieux Sukhoi Su24 qui se révéla d’une excellente polyvalence. Deux de ces appareils équipés de dispositifs de guerre électronique ont mené des missions de reconnaissance près des côtes Chypriotes pour sonder les défenses britanniques de l’île et plusieurs autres ont joué au chat et à la souris avec des F 16 des forces aériennes turques près des confins frontaliers entre les deux pays.

%d blogueurs aiment cette page :