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18/05/2021

Strategika 51

 Πάντα ῥεῖ…

Guerre en Syrie: situation à l’avantage de Damas à la veille de Genève 2

A prosteriori, les batailles d’Alep, du Qalamoun et de la Ghouta orientale n’ont pu donner l’occasion aux factions rebelles de frapper le coup fatal et de battre définitivement l’armée syrienne à la veille de la Conférence de Genève 2 prévue le 22 janvier de l’an 2014. Les factions rebelles n’ont marqué aucun point sur leur agenda et si les choses continuent à ce rythme, ils iront à Genève quasiment nus.

Ces derniers mois ont été très riches en enseignements. L’Arabie Saoudite et Israël escomptaient renverser le rapport de forces sur le terrain en vue d’établir un équilibre susceptible de renforcer le potentiel de négociation de la rébellion à Genève en focalisant leurs efforts sur trois axes principaux: la province d’Alep dans le Nord du pays; la banlieue de Damas; et enfin la province méridionale de Deraa.

A Alep, c’est les rebelles qui ont déclenché l’une de leurs plus grandes offensives en assiégeant la capitale économique de la Syrie et la prendre d’assaut. Les combats y ont été rudes et âpres. Mais une solide contre-offensive surprenante de l’armée syrienne sur le Sud-Est de la province déconcerta les factions rebelles. En très peu de temps, l’armée syrienne repris le contrôle d’une zone dont la superficie égale celle de l’ensemble du Liban et rétablit les communications sur une profondeur de 200 kilomètres en mettant fin au siège d’Alep par les phalanges rebelles.

A Damas, la situation a connu une évolution innatendue. C’est à la Ghouta Orientale et au Qalamoun (Sud et Nord de Damas) que l’armée syrienne, soutenue par le Hezbollah a expérimenté de nouvelles tactiques privilégiant les attaques-éclairs initerrompues combinant l’artillerie lourde, l’aviation et les forces spéciales. Les tactiques militaires utilisées par les rebelles à l’intérieur de la Ghouta orientale sont inédites, d’un très haut niveau et totalement inconnues des militaires syriens jusque là, occasionnant de lourdes pertes aux NDF, les milices paramilitaires pro-gouvernementales  et aux unités d’élite de l’armée syrienne. Ce qui a forcé cette dernière à verrouiller  totalement la Ghouta Orientale et à prévenir toute tentative de secours. Le siège de la Ghouta fut terrible. D’autant plus qu’il n’y avait plus de populations civiles. Des chars en ont été réduit à chasser les snipers avec leurs canons à âme lisse de 125 mm; l’artillerie faisaient disparaître des pâtés d’immeuble à coups d’obus de 155 mm et l’aviation bombardait sans interruption les positions rebelles. Une première tentative de briser le siège de l’armée syrienne fut intercepté par l’aviation syrienne. Cette tentative fut suivie par une véritable offensive en provenance de Jordanie. L’armée syrienne et le Hezbollah libanais tinrent bon et purent mettre en échec l’une des forces les plus organisées et les mieux armées auxquells il eurent à faire face depuis le début du conflit. Au point où les militaires syriens estiment maintenat qu’après la Ghouta Orientale, il n’y a plus rien que les rebelles puissent inventer comme innovation tactique.

En parallèle, les autres branches de l’armée régulière avançaient selon un axe Sud-Nord en suivant le tracé de la voie ferrée traversant la Ghouta Orientale. Là aussi, les factions rebelles, pourtant soutenus de manière directe par des forces spéciales dépêchées de deux pays voisins de la Syrie, n’ont rien pu accomplir. Ils se sont résignés à s’enfermer et de subir un pilonnage infernal durant presque un mois. 

Au Qalamoun, l’armée syrienne a adopté les attaques par îlot en concentrant successivement ses forces sur une localité à la fois tout en verrouillant l’accès aux localités environnantes. Cette stratégie s’avéra efficace. Sauf à Maaloula. Néanmoins la prise d’Al-Nabak ouvrit l’autoroute entre Damas et Homs.

A Deraa, les rebelles préparaient une offensive générale depuis les frontières avec la Jordanie. Cependant c’est l’armée syrienne qui frappa la première, poussant les factions rebelles à la défensive puis au retrait en gardant les communications entre Damas et le Sud du pays sous contôle gouvernemental.

L’échec de la rébellion dont une faction, celle de l’ASL (armée syrienne libre) a quasiment disparu, sur le terrain va être conpensé par des opérations mdiatiques. A Washington, on prépare une mise en accusation en règle contre l’armée syrienne sur de prétendus massacres contre des populations civiles à Al-Nabak, histoire de faire oublier l’accusation de Seymour Hersh sur les mensonges de l’administration Obama sur l’usage d’armes chimiques près de Damas que des médias ont enteriné comme une certitude. Pour sa part les représentants de la rébellion établis à l’étranger ont commencé à multiplier des communiqués de la victoire et en appelant leurs troupes à la contre-offensive en comptant sur un renfort de combattants tchétchènes hyper-excités croyant combattre les russes au Moyen-Orient.

En attendant, un simple coup d’oeil sur la carte suffit à constater que la situation sur le terrain est à l’avantage du gouvernement de Damas. Et si les offensives de l’armée syrienne se poursuivent à ce rythme infernal, il est fort probable que l’oppsoition armée  qui ira s’attabler à Genève n’ait plus grand monde à représenter… Troupes syriennescontingent

 

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