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26/07/2021

Strategika 51

 Πάντα ῥεῖ…

Syrie: Les factions islamistes s’emparent du bureau de liaison de la CIA au Nord du pays, Washington suspend son aide militaire aux rebelles

Selon des informations confirmées, les brigades islamistes de Jobhet Ennosra et de l’Etat islamique d’Irak et de Syrie, secondés par troix autres organisations ont pris le contrôle après un petit massacre en règle d’un point de passage frontalier important à la frontière turque tenu par l’armée syrienne libre (ASL), principal point d’entrée du matériel militaire livré par des pays occidentaux aux rebelles en Syrie.

Les combattants radicaux arborant des drapeaux noirs d’Al-Qaïda ont pris d’assaut le poste frontalier avant de piller le bureau de liaison de la CIA (Central Intelligence Agency) et du MI6 britannique auprès de l’Armée syrienne libre où ils ont pu avoir accès aux entrepôts d’armes, de munitions et de matériel sensible fournis par les Etats-Unis dans le cadre de l’aide militaire officiellement non-létale à l’ASL. Cette évolution a provoqué une crise à Washington, dont les officiels se sont empressés à déclarer publiquement qu’ils suspendent conséquemment toute aide militaire « non-létale » aux rebelles syriens.

Publiquement, les Américains s’inquiètent de ne pouvoir connaître le récipendiaire final de leur aide militaire. Sur le terrain, l’ASL dont les effectifs ont été littéralement laminés durant ces trois derniers mois sous les coups de l’armée loyaliste et des luttes fratricides pour le butin et le marquage du territoire avec d’autres factions, n’arrive plus à assurer les routes d’approvisionnement de ses brigades à partir du seul point frontalier en sa possession jusqu’à hier.

Ce nouveau revers de l’ASL après ses débâcles à Alep, Homs, Damas, Deraa et ailleurs soulève la question légitime de savoir si cette armée rebelle pourrait continuer à exister sur le terrain d’ici un mois même si sur le plan diplomatique, sa devanture et ses sponsors semblent trop intéressée pour lâcher prise.

Divers pays occidentaux, des pays Arabes et la Turquie soutiennent, arment et financent différentes factions de la rébellion en Syrie, chacun selon ses intérêts et ses objectifs géopolitiques. Même si souvent ces intérêts divergent. Mais c’est la première fois que le dispositif mis en place par un pays, en l’occurrence les Etats-Unis, est mis en difficulté par un retournement inattendu de la situation où la lutte féroce pour le pouvoir entre les factions rebelles est plus acharnée que le combat qu’ils mènent contre un ennemi commun.

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