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25/02/2021

Strategika 51

 Πάντα ῥεῖ…

Centrafrique: Le remède pire que le mal?

La République de Centre-Afrique est la proie de conflits inter-ethniques/religieux, comme tout le monde le sait. La résolution 2127 de l’ONU a mis en place – à partir du 15 Décembre – une mission de maintient de la paix (MISCA) en lieu et place de la MICOPAX. La MISCA est composée de troupes venant du Gabon, du Burundi, du Tchad et du Cameroun.

Or, il semblerait que la cohésion au sein de cette formation ne soit pas ce qui se fait de mieux. Pire les troupes du Tchad seraient soupçonnées de servir les intérêts des ex-rebelles de la Séléka (la rébellion qui a renversé le pouvoir en Mars). Officiellement la-dite Séléka (Musulmane) a été dissoute par son ancien chef Michel Am-Nondokro Djotodia auto-proclamé président après la chute du régime le 24 mars 2013.

Preuve en est; le Lundi 23 Décembre des échauffourées ont eu lieu, qui ont vu, à chaque fois, des ressortissants de l’armée tchadienne être aux premières loges.

Cela a commencé par des tirs dirigés contre un regroupement de manifestants chrétiens devant l’aéroport. Les militaires français ont été obligés d’intervenir afin de calmer la foule et de disperser les tchadiens. Un mort et de nombreux blessés sont à déplorer coté civil.

Dans l’après-midi, un convoi burundais a été attaqué à la grenade par – là aussi – des soldats tchadiens. Selon le lieutenant-colonel Pontien Hakizimana, les Tchadiens ont lancé une grenade en direction des Burundais alors que ceux-ci venaient d’intercepter six ex-rebelles Séléka dans le nord de la capitale centrafricaine. Le responsable militaire a indiqué que la grenade avait explosé sans faire de dégâts et assuré que le contingent burundais avait fait preuve de retenue mais que des soldats à l’avant-garde avaient tout de même essuyé des coups de feu et répliqué, blessant trois Tchadiens. Les soldats tchadiens sont repartis avec les six ex-Sélékas, en tirant dans tous les sens, puis ils sont revenus en force dans l’après-midi et ont attaqué nos positions, mais nous les avons repoussés sans aucun problème, a poursuivi le lieutenant-colonel.

Naturellement, le gouvernement du Tchad a nié en bloc les accusations d’actes de barbarie:

« Aucun soldat tchadien n’a tiré sur les manifestants. Nous apportons un démenti formel à cette information », a déclaré le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Hassan Sylla Bakari, dans un communiqué remis à l’AFP. « Cette information est une invention d’une certaine presse qui veut jeter l’anathème sur les forces tchadiennes au sein de la Misca », a assuré le porte-parole du gouvernement tchadien, accusant les médias d’ »attiser la haine entre les deux peuples frères (tchadien et centrafricain) qui ont toujours cohabité pacifiquement ».

 

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