Gas buyers switch to long term contracts to avoid volatile prices--The so-called green energy was a marketing hype. Fossil energy will be used beyond 2150
06/07/2022

Strategika 51

 Πάντα ῥεῖ…

Retour sur la Route de la Soie et ses ornières.

Voici un complément à l’article de Strategika concernant la route de la Soie que Pékin voudrait restaurer. Il s’agit de la traduction d’un Op-Ed publié sur Globaltimes.

La Grande Route de la Soie se heurte à des obstacles.

Le discours en Septembre du président chinois Xi Jinping à l’Université Nazarbayev du Kazakhstan était une introduction à une politique étrangère majeur enracinée dans un précédent historique, en fonction des réalités nationales et visant à atteindre un grand objectif économique.
Dans sa première visite officielle en l’Asie centrale à la tête de la deuxième plus grande économie du monde, Xi n’a pas hésité à présenter son plan ambitieux de revitalisation de la Route de la Soie.
C’est un discours qui a attiré rapidement les louanges des amis de la Chine autant qu’il a attiré les critiques des antagonistes traditionnels. Plus important encore, cette initiative a suscité des discussions et des débats animés sur son sens et ses objectifs.

Cependant même si l’initiative est récente, la Chine a progressivement posé les blocs de construction nécessaires pour de nombreuses années. A partir de la résolution des questions frontalières avec ses quatre voisins – la Russie, le Kazakhstan, le Kirghizistan et le Tadjikistan – et à la suite des projets d’investissements massifs dans les Etats d’Asie centrale qui ont abouti à des relations stratégiques fortes, la Chine a insufflé une nouvelle vie dans les économies luttant contre leurs voisins occidentaux.
Le voyage de Septembre du président Xi en Asie centrale et son annonce n’auraient pas pu avoir un meilleur timing, surtout quand un grand nombre de projets d’infrastructure sont déjà sous le parrainage de la Chine grâce au grand afflux d’argent dans la région.

Les routes, les lignes électriques, les pipelines de gaz naturel et de pétrole, les projets en amont et en aval et d’autres investissements importants pour les économies nationales et régionales ont été le fer de lance de la Chine. Par conséquent, la Chine était convaincue que cette initiative se heurterait à une acceptation positive écrasante. Que ne peut-on pas aimer dans une initiative qui ouvrirait un chemin pour vos produits nationaux afin qu’ils puissent atteindre les ports; et que les produits chinois transit par votre pays? En théorie il s’agit d’un scénario gagnant-gagnant.
En pratique, cependant , il y a beaucoup de questions sans réponse et des obstacles difficiles avec lesquels la Chine est confrontée avant et pendant la mise en œuvre de l’initiative. Ici, je tiens à souligner certaines grandes questions qui doivent être abordées. L’un des défis les plus importants à l’initiative de Xi seront, les intérêts des pays d’Asie centrale, de la Chine et ceux des Russes.
Néanmoins, tout n’est pas rose dans les relations entre certains pays d’Asie centrale. L’influence de la Russie, bien que culturellement et économiquement importante encore, diminue progressivement. Cependant, la Russie reste le seul arbitre dans la région. La Chine sait qu’une ceinture économique Route de la soie sans la Russie est, claire, simple et…impossible.

Pour que l’initiative ait un avenir long et durable, l’Asie centrale a besoin de stabilité. Une des plus grandes menaces reste la question afghane, en particulier avec le retrait des forces de l’OTAN dés l’année prochaine. Le Tadjikistan et l’Ouzbékistan sont les pays les plus vulnérables de la région.  La Chine a une tâche très difficile, non seulement d’intégrer l’Afghanistan dans le projet, mais aussi de convaincre Les États-Unis et le Pakistan de contribuer à la stabilité politique et à la sécurité intérieure de ce pays très fragile.
La question de savoir par qui et comment vont être financés les projets en vertu de l’initiative, est une préoccupation pour beaucoup. Au cours de la dernière décennie, de nombreux pays d’Asie centrale ont reçu des crédits de la Chine pour un certain nombre de projets. Ceci, en grande partie, accable certains budgets nationaux en venant avoisiner ou dépasser la limite d’emprunt fixée par le Fonds Monétaire International. Déjà, les institutions financières internationales sont en contradiction avec le Tadjikistan et le Kirghizistan sur leur appétit pour le crédit. Il est évident qu’un plus grand afflux d’argent pas cher mettra ces pays dans une situation difficile et mettra l’initiative au point mort. Une solution commune devait être trouvée à travers le développement d’un mécanisme de financement sans ambiguïté, et avec des instruments efficaces.

Et bien que les responsables et experts chinois affirment que l’initiative viendra compléter plutôt que rivaliser avec les organisations régionales, certains pensent que ce projet peut les éclipser.
Le mois dernier, lors de la réunion annuelle des premiers ministres de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS ), le Premier ministre chinois Li Keqiang a proposé de mettre en place un fonds pour tous les membres de l’OCS, les observateurs et les partenaires du dialogue; peut-être une allusion sur l’incapacité de s’entendre sur le développement des fonds de l’OCS. La Chine doit jouer les funambules, éviter de marcher sur le pied de quelqu’un et s’efforçer de collaborer avec les parties concernées.

La Russie et l’Asie centrale sont les premiers partenaires de l’initiative Route de la Soie. Cependant, quand et comment la Chine entend impliquer d’autres acteurs? Qui va rester dehors et n’aura pas une part du gâteau? Les experts et dirigeants chinois devraient se préoccuper de ces questions.

Grand Silk Road scheme faces barriers

Comme on le voit, la Route de la Soie est parsemée d’ornières. L’économie dynamique chinoise permet d’abolir les frontières terrestres, cependant, les organismes internationaux ne le voient pas du même oeil. Le FMI, l’OTAN tentent de ralentir un projet, qui, s’il venait à être concrétisé, sonnerait le glas des échanges commerciaux classiques – je pense, ici, au canal de Suez, par exemple, qui verrait une partie de son chiffre d’affaire s’envoler. Mais pire que tout – pour l’Occident – il n’aurait aucun moyen de contrôle sur les ventes, ni le transport, sans parler du contrôle visuel…

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