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Bashar al-Assad doit partir!

C’est en substance le sous-titre que l’on pourrait donner à Genève II. Et décliné en plusieurs langues, anglo-saxonne, française, arabe, il n’y a guère que l’hébreu que l’on entend pas.

La nouvelle du jour est la participation de l’opposition syrienne en exil à la conférence. Tout le monde s’en est félicité – même Ban Ki-moon – tout le monde y est allé de ses encouragements: John Kerry, Laurent Fabius, le chef de la diplomatie allemande et son homologue anglais.

Mais là où les amis de l’opposition syrienne encensent le courage des opposants, la Russie, par la voix de son vice-ministre des Affaires étrangères Mikhaïl Bogdanov a estimé que l’opposition syrienne avait pris « la bonne décision. Nous avons toujours dit qu’il fallait aller à ce forum et entamer un dialogue avec le gouvernement« .

Ici est la différence de point de vue entre l’Occident et la Russie. Quand ce même Occident fait chorus avec l’opposition syrienne pour sortir Bashar al-Assad des pourparlers, la diplomatie russe, elle, appelle à la participation de tous les belligérants. Et ce n’est pas idiot; que vaudrait un accord si une des partie n’était pas présente? Sûrement pas grand chose. La seule façon de trouver une sortie à cette crise est de tout poser sur une table et de discuter.

Mais il y aura forcément des absents. Le Front Islamique, nouveau venu, qui, par l’intermédiaire de Abou Omar, un de ses principaux dirigeants a décliné l’invitation en écrivant sur Twitter:

L’avenir de la Syrie « se jouera sur le terrain de l’héroïsme, et sera signé par le sang sur les lignes de front, pas lors de conférences creuses auxquelles assisteront des individus qui ne représentent même pas eux-mêmes »

A noter que l’EIIL vient de tendre la main à l’opposition syrienne, en lui proposant la paix. Le fait que l’armée syrienne officielle profite des combats entre les différentes factions rebelles pour les bombarder et gagner du terrain, a du en faire réfléchir plus d’un. La contre-offensive irakienne sur Ramadi et la contre-attaque qui se profile à l’horizon en Irak à du forcer les combattants de l’Etat islamique en Irak et au Levant à se recentrer sur leurs objectifs. Car d’un point de vue militaire, il paraît plus simple pour l’EIIL de s’emparer et de conserver la province d’Al-Anbar, que de s’entêter en Syrie où le nombre de combattants et leur affiliation est pour le moins ténébreux. Surtout que pour pouvoir frapper un grand coup en Syrie, il vaudrait mieux pour eux qu’ils aient une base arrière solide; ce qui n’est pas trop le cas en ce moment.

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