07/08/2020

Strategika 51

 Πάντα ῥεῖ…

Cauchemar sioniste

Lorsque les sionistes ont décidé de créer Israël, ils ont été obligés de prendre des mesures afin de protéger leur « patrie ». Le fait qu’ils s’accaparent des terres qui ne leur appartenaient pas risquait de leur coûter cher, surtout en étant cerné d’états arabes. Suite aux différentes guerres qui ont vu les sionistes gagner et les pays arabes perdre, Tel-Aviv a trouvé une parade pour de se protéger: créer une guerre intra-religieuse au sein de la communauté Musulmane. Quand tout un peuple (celui du Moyen-Orient) s’entre déchire, il ne pense pas à la reconquête de la Terre palestinienne.

Pour y parvenir, elle s’est appuyé sur le Wahhabisme prôné par l’Arabie Saoudite. Elle aurait pu, tout aussi bien s’appuyer sur le sunnisme ou le chiisme mais ces deux courants avaient un gros désavantage: celui d’être populaire. Lorsque vous voulez toucher le maximum de pratiquants, vous ne vous alliez jamais avec le plus puissant – le risque d’un retour de bâton étant trop important – mais la logique veut que vous fassiez une alliance avec le plus radical et donc, en général, le moins répandu. Israël jeta donc son dévolu sur Ryad.

Et cela a très bien fonctionné…jusqu’à aujourd’hui. Le problème? La Syrie. Ce pays était une cible de choix pour Tel-Aviv. Non seulement sa chute aurait gravement déstabilisé le Hezbollah – en le coupant de Téhéran – mais il aurait sonné le glas politique du chiisme. Bon nombre d’articles ont été écrits sur le morcellement des pays arabes, mais quelques uns oubliaient de préciser que cette partition se faisait sur des bases religieuses. C’est ainsi qu’en Syrie il aurait du y avoir une zone alaouite, une zone chrétienne, une autre encore chiite, etc…

Mais voila, la mise en échec de la « rébellion » islamiste par l’armée syrienne vient de mettre fin aux ambitions sionistes. Sans oublier les revers essuyés par les Frères Musulmans dans les pays où ils ont été élus. Le dernier d’entre-eux – Erdogan – est en train d’essuyer les plâtres. Sa décision de suspendre Twitter en a fait réagir plus d’un, à commencer par le président turc lui-même qui a exprimé son désaccord avec son premier Ministre par…un tweet!

« On ne peut pas approuver le blocage total des réseaux sociaux », a estimé le chef de l’Etat turc Abdullah Gül sur son compte Twitter.

Que reste t-il comme solution à Israël pour sauver une situation catastrophique? Pas grand chose. Relancer la guerre en Syrie? Les rebelles ayant perdus ce qu’ils avaient mis plusieurs mois à construire, la partie n’est pas gagnée d’avance, même en comptant sur des renforts et toujours plus d’argent; l’ultime façon d’aider les djihadistes serait de les équiper d’une aviation et de blindés, mais je pense que ce sera difficile de justifier l’emploi de telles armes aux yeux du reste du Monde. Ouvrir un autre front? En Turquie, par exemple; mais justifier cela en sachant que Ankara fait partie de l’OTAN ne sera pas, non plus, une partie de plaisir. Déstabiliser une autre région, proche du Moyen-Orient? En espérant que cela déteigne sur les pays limitrophes. Je pense bien sûr à l’Afghanistan et au Pakistan. Cette solution aurait, de plus, l’avantage pour Israël, de mobiliser une partie de l’attention de Moscou; mais elle aurait aussi le risque de voir l’Inde entrer dans la danse, même si Bombay n’a pas souvent fait entendre sa voix…

La dernière solution serait que les sionistes plient bagage…

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