Le chef de l’ASL à Washington (prise d’ordres?)

Le général de brigade Abdelilah al-Bachir, dernier chef en date de l’Armée Syrienne Libre, est attendu Mercredi dans la capitale US. Il ne sera pas seul, puisque le chef de la coalition nationale syrienne – Ahmad Jarba – assistera lui aussi à la rencontre.

Pour le représentant de l’opposition syrienne modérée (!) il est avant tout question de parler d’aide non létale et gros sous; ainsi que pour remercier le gouvernement Obama, celui-ci allant donner aux bureaux de l’opposition syrienne aux Etats-Unis le statut de mission diplomatique étrangère, ce qui aura pour effet immédiat de permettre aux employés de bénéficier de l’immunité diplomatique, donc d’être quasi intouchable…

En revanche, le général Abdelilah al-Bachir, lui, ne fait pas le déplacement pour rien. Il doit en effet rencontrer:
– John Kerry (chef de la diplomatie),
– Susan Rice (conseillère à la sécurité nationale),
– Des membres du Congrès,
– Des membres du Sénat,
– Des représentants démocrates et républicains…
Bref, la totalité de la classe politique nord-américaine, excepté le président himself.

Il va surtout discuter de la livraison d’armes sophistiquées afin (comme il est écrit dans la dépêche): « …de lui permettre de changer l’équilibre des forces sur le terrain. »

Je ne vois que trois armes capables d’une telle prouesse:
1- L’armée américaine dans son ensemble.
Mais sans l’aide des compagnies privées de sécurité et avec les coupes budgétaires dont elle fait l’objet, je ne suis pas certain du résultat.
2- L’OTAN.
Mais là, on atteint des sommets dans l’incompétence; sans oublier qu’elle à déjà du mal en Afghanistan, sans même parler de l’Ukraine…
3- Des urnes électorales à double fond.
Procédé qui a fait ses preuves, surtout lorsqu’il est assisté d’une ONG quelconque – au hasard Human Rights Watch – afin de surveiller le bon déroulement des votes.
Il est à noter que ce procédé a aussi été utilisé pour les élections US, notamment celle de Georges W. Bush, avec le résultat qu’on lui connait.

Finalement, le chef de l’ASL risque de repartir avec l’attirail complet du parfait opposant en périodes électorales: des véhicules (General Motors en a rappelé plein pour des défauts de série, ce serait étonnant que l’on n’en trouve pas quelques un pour la bonne cause), des pains de plastic, et des détonateurs; plus des fusils pour snipers…

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