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Paradox [CPS] WW
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23/10/2020

Strategika 51

 Πάντα ῥεῖ…

Il y a quelques semaines, lorsque François Hollande a annoncé le changement de gouvernement, je me suis focalisé sur le Ministère de la Défense. J’ai pensé qu’en cas de remplacement de Jean-Yves le Drian cela équivaudrait à un changement de politique extérieure. Mais non! Le fait que notre ministre de la propagande guerrière garde son fauteuil est une preuve que le continent africain n’est pas prés d’avoir la paix.

Alors qu’un sous-officier français appartenant au 2e régiment étranger de parachutistes de Calvi (Corse) a été tué dans le Nord du Mali, J-Y le Drian vient d’indiquer que 3 000 soldats français allaient être déployés dans la zone sahélo-saharienne. Ces hommes viendront en sus des 1 000 militaires actuellement stationnés à Gao.

Ils auront pour mission de lutter contre le terrorisme, les trafics, et en règle générale, pacifier la zone. En outre, il n’y a pas (selon le ministre) de date limite à leur déploiement.

On peut cependant noter que cette déclaration intervient alors que les forces armées maliennes sont en train de se reconstituer, et que les soldats de la mission onusienne MINUSMA n’ont jamais été aussi nombreux – environ 7 000 hommes et femmes.

Y a t-il véritablement une menace, comme le dit Mr le Drian: « (…) il restait au Nord la volonté d’un certain nombre de groupes de jihadistes de se reconstituer, ils sont beaucoup moins nombreux mais ils n’ont rien à perdre, ils laissent leur vie et donc il faut lutter de manière extrêmement précise contre toute forme de regroupement, de recrudescence des groupes jihadistes dans cette partie du Mali, bien au Nord et dans l’Adrar des Ifoghas… »
Ou alors, la France craindrait-elle une recrudescence de djihadistes (ou présumés tel) dans cette région, suite à la chasse aux sorcières menée par l’OTAN en Libye?

Quoi qu’il en soit, si on ajoute à cette information, les drones achetés aux Etats-Unis et stationnés Niger, on constate un redéploiement des armées françaises sur cette bande « sahélo-saharienne » qui s’étend – d’après l’ONU – de l’océan Atlantique à la mer Rouge.
Mais ce qui peut paraître paradoxal, c’est que les militaires français qui reviennent de Centrafrique parlent tous du manque de moyen dont ils disposent sur place; et principalement de la (presque) absence de logistique.

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