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15/06/2021

Strategika 51

 Πάντα ῥεῖ…

Hier, Barack Obama a fait un discours de politique étrangère devant un parterre de diplômés de l’académie militaire de West Point. En voici quelques extraits.

D’après le président US, la puissance américaine n’a pas reflué sous ses mandats. Et il va même plus loin en avertissant que chaque menace mondiale justifie une intervention militaire des États-Unis. Il s’est également engagé à accélérer le soutien aux rebelles syriens, a promis de tenir tête à la Russie sur l’Ukraine et a promis de faire en sorte que les frappes de drones contre des suspects de terrorisme soient plus transparentes (mais aussi meurtrières, je pense). Il a même tenu à rendre la Chine responsable pour les infractions aux lois internationales dans la mer de Chine du Sud et ailleurs.

Il a cependant teinté son discours, puisqu’il continue ainsi:

“Dire que nous avons un intérêt dans la poursuite de la paix et de la liberté au-delà de nos frontières ne veut pas dire que chaque problème a une solution militaire”
” Voici ma ligne de fond : l’Amérique doit toujours être en tête sur la scène mondiale. Si nous ne le faisons pas, personne ne le fera… L’armée est, et sera toujours, l’épine dorsale de ce leadership…»

Pire que tout, Obama en est presque venu à regretter la guerre d’Irak:

“Depuis la Seconde Guerre mondiale, certaines de nos erreurs les plus coûteuses ne venait pas de notre retenue, mais de notre volonté de se précipiter dans des aventures militaires – sans penser aux conséquences.”

Bref, voici sa vision de la politique étrangère Nord-américaine:

Tout simplement parce que nous avons le meilleur marteau ne signifie pas que chaque problème est un clou.”

Êtes-vous rassuré, maintenant?
Cependant, je tiens à vous dire que son problème numéro un dans le monde est, et restera, le terrorisme. A cette occasion il a dévoilé un nouveau fonds de 5 milliards de dollars pour équiper et entraîner les alliés sur les lignes de front de la lutte contre le terrorisme, par exemple en…Afrique! Comme par hasard…

Ah oui. Une dernière chose. Si il a décidé, l’an dernier, de ne pas déployer de troupes en Syrie, ni même de répondre plus fermement à Moscou à propos de l’Ukraine, c’est uniquement par humanité:

«Je trahirais mon devoir envers vous, et envers le pays que nous aimons, si je vous avais envoyé en danger simplement parce que j’ai vu un problème quelque part dans le monde qui a besoin de solution, ou parce que je m’inquiète des critiques qui pensent que l’intervention militaire est le seul moyen pour les USA d’éviter de paraître faibles.”

Pour un peu, on y croirait…

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