Gas buyers switch to long term contracts to avoid volatile prices--The so-called green energy was a marketing hype. Fossil energy will be used beyond 2150
05/07/2022

Strategika 51

 Πάντα ῥεῖ…

Irak: l’arroseur arrosé…

Du détroit de Malacca où il se trouve depuis quelques heures, votre serviteur n’en a pas fini de réfléchir au formidable retournement de situation-une vrai révolution- en cours en Irak où des arroseurs se sont subitement retrouvés arrosés…
En finançant et soutenant d’une manière indirecte des factions de l’Etat Islamique d’Irak et du Levant ou Daech, Washington tenta une sortie audacieuse d’un point de vue stratégique afin de briser le statu quo en Syrie et déverrouiller ce qu’elle perçoit comme la profondeur stratégique de la Syrie. L’Irak du très peu fiable premier ministre Nouri Al Maliki servait depuis des mois comme boucle de liaison entre l’Iran, Damas et le Hezbollah libanais. Mais ce qui se passa sur le terrain surprit et les États-Unis et l’Iran et l’armée des mercenaires transnationaux: la chute de Mossoul suivie par la mythique Ninive et Tikrit, la ville natale de l’ex-président Saddam Hussein marqua le retour des partisans de L’ancien régime, commandés par Ibrahim Izzet Douri, ancien vice-président irakien du temps de Saddam Hussein et chef suprême de la résistance irakienne, jamais capturé par les américains.

Grosse surprise! En lançant une armée mercenaire surfant sur le clivage entre Sunnisme-Chiisme, Washington et Ryad ont permis le retour inattendu des partisans de Saddam Hussein-cauchemar absolu des américains et surtout des israéliens-puisque les officiels survivants de l’ancien régime ont conclu un pacte avec des factions locales de l’Etat Islamique d’Irak et de Syrie conditionné par l’expulsion des combattants étrangers et la conclusions d’une série d’accords avec les puissantes tribus sunnites.
Du coup, le commandement est passé d’un obscur chef terroriste anciennement détenu par les américains et relâché pour les besoins de la cause au général Izzet Ibrahim Douri, devenu légendaire après 10 années de traque infructueuse de la part des armées des États-Unis.

Washington est en colère. Toute sa stratégie est non seulement tombée à l’eau mais l’ensemble de sa politique au Moyen-Orient depuis 1990 a échoué. Plus prudente, l’Arabie Saoudite soupèse une éventuelle négociation avec un ancien ennemi dont elle partage certaines valeurs. L’Iran n’est pas content du tout, souvenir de 8 années de guerre oblige…

Reste Damas, lequel à soutenu en sous-main les survivants du régime de Saddam Hussein. Il n’est pas du tout exclu que ce retournement de situation ne soit en partie l’œuvre des services secrets syriens. En fauchant l’herbe sous les pieds des américains, dont le seul but est d’actuellement protéger israélien semant un chaos sans fin dans le monde arabe, Damas vient de prouver pour la énième fois sa capacité de manœuvre dans le voisinage immédiat. Une très vieille histoire pour les connaisseurs.

Pour ma part, je risque de m’absenter durant quelques jours, les eaux de l’océan étant plus chaudes que prévues.

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