Coup dur pour l’opposition syrienne modérée

Certains y verront une relation de cause à effet, d’autres une coïncidence, d’autres l’œuvre des illuminati ou des extraterrestres, mais le jour où Barack Obama demande au Congrès US de débloquer 500 millions de dollars d’aide pour l’entrainement et l’équipement de l’opposition modérée syrienne, celle-ci se déchire! Et cette fois, les coutures ont lâché de toutes parts.

Cela a commencé dans la matinée; le chef du gouvernement provisoire – Ahmad Tohmé – avait décidé de dissoudre le Conseil militaire supérieur et de déférer ses membres devant le comité de contrôle financier et administratif du gouvernement pour qu’ils fassent l’objet d’une enquête, avait annoncé un communiqué diffusé sur la page Facebook du gouvernement. Le général de brigade Abdel Ilah al-Bachir (chef d’état-major) était également limogé.

Coup de théâtre, quelques heures plus tard, le comité politique de la Coalition nationale des forces de la révolution et de l’opposition syrienne dirigé par Ahmad Jarba annonçait dans un communiqué que: « le chef du gouvernement provisoire, Ahmad Tohmé, a outrepassé ses pouvoirs. » Le comité politique a ainsi décidé de demander au Conseil général de se prononcer sur cet abus de pouvoir lors de sa prochaine réunion, du 4 au 6 juillet à Istanbul, et de prendre les mesures qui s’imposent.

En fait, le problème vient du fait que le président en exercice – Ahmad Tohmé – va devoir laisser sa place, après deux mandats consécutifs, car la réglementation interne ne permet pas d’en faire plus. Mais il en va au Moyen-Orient comme chez nous, le pouvoir ne se lâche pas si facilement…
Le président voulait (d’après les dires de M. Ahmad Jarba) dissoudre le gouvernement en place afin d’en nommer un nouveau plus proche de sa vision de l’opposition – comprendre plus accès sur la lutte armée.

Car pour comprendre un peu mieux ces guerres incessantes au sein de l’ASL, il suffit de savoir que Ahmad Tohmé est proche du Qatar, alors que Ahmad Jarba a le soutient de l’Arabie Saoudite…
Avant d’entrainer les troupes, le gouvernement de Barack Obama devrait commencer par donner des leçons de politique aux dirigeants de l’opposition modérée syrienne.

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