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Pour avoir fait des remarques aux israéliens, l’avenir de John Kerry compromis

Pour une fois, une dépêche de l’AFP non biaisée. Nous la reprenons in extenso avec quelques commentaires entre parenthèses en  italique: 

Les récentes critiques venues d’Israël contre le secrétaire d’Etat américain John Kerry, l’accusant notamment de soutenir le groupe palestinien Hamas, sont blessantes et absurdes, a défendu mercredi son ministère, le département d’Etat. (Le soutien au Hamas est une accusation que les sionistes collent à tous leurs détracteurs, allié ou pas)

Alors que les relations entre les alliés israélien et américain se sont nettement refroidies (un problème d’égo surdimensionné pour Netanyahu), la porte-parole de la diplomatie américaine, Marie Harf, a affirmé que les Etats-Unis avaient apporté à Israël un soutien d’une ampleur très franchement sans précédent dans notre histoire.

(Ce soutien mutliforme s’est traduit par le sabotage systématique de toute initiative diplomatique à l’ONU tentant de faire condamner Israël pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité en plus d’un soutien économique sans aucun précédant dans l’histoire contemporaine, évalué par des experts indépendants à près de 60 milliards de dollars US ces dix dernières années.)

A peine rentré à Washington le week-end dernier d’un déplacement d’une semaine au Proche-Orient, John Kerry a été vivement critiqué par une presse israélienne et des responsables israéliens lui reprochant d’avoir utilisé Le Caire comme camp de base et raillant ses intenses efforts diplomatiques qui n’ont abouti qu’à une seule trêve de douze heures.

(La sempiternelle hystérie collective israélienne, un grand classique du genre. Nul n’est à l’abri. Nixon et Carter en savent un bout!)

Les relations entre les Etats-Unis et Israël avaient déjà subi un net refroidissement depuis l’échec fin avril du processus de paix israélo-palestinien relancé par M. Kerry pendant neuf mois.

Le ministre américain a notamment été comparé en Israël à un éléphant dans un magasin de porcelaine quand il n’a pas été taxé d’incompétent ou de messianique. (Tous les expédients sont bon pour se débarrasser d’un américain qui semble avoir saisi le délire psychotique des dirigeants israéliens)

Ce genre de critiques venant de n’importe quel allié, et évidemment d’Israël (de parasitisme étbien plus qu’un allié stratégique , un phénomène étatique inédit), n’ont vraiment pas leur place dans le débat (mais s’agit-il d’un débat? Plutôt une inquisition), a encore défendu Marie Harf.

Avec toutes les heures que nous avons tous passées avec le secrétaire d’Etat à Jérusalem (Tel Aviv) à tenter de faire la paix au Proche-Orient, à essayer de protéger la sécurité d’Israël, je crois que c’est pour cela que c’est décevant, a conclu la porte-parole.

Le premier intéressé, M. Kerry, avait lui même répondu mardi aux critiques d’Israël, assurant avoir déjà pris des coups en politique. Je ne m’inquiète pas de ça. Il ne s’agit pas de ma personne, il s’agit d’Israël et de son droit à se défendre, avait-il dit. (En arriver jusque là renseigne sur la détresse de l’ancien vétéran qu’il fut au Vietnam)

John Kerry a fait plus de dix navettes en Israël et en Cisjordanie entre juillet 2013 et mars dernier et s’est entretenu durant des centaines d’heures avec les dirigeants palestiniens et israéliens jusqu’à l’échec de la relance du dialogue au printemps dernier.

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