Gas buyers switch to long term contracts to avoid volatile prices--The so-called green energy was a marketing hype. Fossil energy will be used beyond 2150
05/07/2022

Strategika 51

 Πάντα ῥεῖ…

Appelons les choses par leur nom

Marcel Achard a dit un jour: Le véritable gentleman est celui qui appelle toujours un chat un chat. Même lorsqu’il trébuche dessus et qu’il tombe.

Je ne me considère pas comme un gentleman, juste un terrien curieux, mais je pense savoir faire la différence entre la lutte anti-terroriste et une guerre. Je conçois que pour certains la limite entre les deux peut paraître ténue, voire même inexistante; et pourtant elle existe, elle est comparable à un gouffre.

Certes, il faut comparer ce qui est comparable. Le terrorisme actuel n’a plus grand chose à voir avec celui du XXième siècle. Certaines choses n’ont pas changées comme l’installation de la terreur au sein de la population à l’aide d’engins explosifs et/ou d’assassinats; ce qui a changé, en revanche, c’est la logistique et l’ampleur des mouvances terroristes. Je ne parlerai pas des alliances plus ou moins masquées entre certains Etats et certains mouvements “rebelles”…

Non, je veux parler de l’excuse terroriste qu’utilisent certaines nations afin d’arriver à leurs fins. Je n’évoquerai pas le cas d’Israël – d’autres en parlent mieux que moi, et leurs articles sont disponibles sur le web, notament ici, sur Strategika51 – mais plutôt celui de l’Ukraine. Car si un pays comme la Syrie utilise tout son arsenal militaire pour faire face à des hordes de terroristes venus du monde entier – et qui n’hésiteraient pas à transformer ce pays en desert wahhabite – l’Ukraine en fait autant, mais pour quoi? Juste pour calmer un partie de sa population.

Si je compare Kiev à Damas ce n’est pas sans arrière pensée. Même si – en théorie, et encore, tirée par les cheveux – les djihadistes opérant en Syrie sont les “descendants” de la rebellion anti-régime de 2011, il n’en va pas de même pour les pro-russe ukrainien. Le fait que les combattants extrémistes qui ravagent la Syrie viennent d’un peu partout sur la planète fait que ce conflit est bien un guerre, et que la population syrienne peut aisément les assimiler à des ennemis. Mais quid de la population ukrainienne dans son ensemble?

Ce qui se passe dans le Dombass et dans l’Est de l’Ukraine, en général, n’est rien de plus qu’une guerre civile. Or, les guerres civiles laissent des traces beaucoup plus profondes que les conflits habituels. Que se passerait-il en cas de victoire de Kiev face aux résistants pro-russe? La population ukrainienne se jèterait-elle comme un seul homme à l’assault des terres de l’Est? Rien n’est moins sûr. Déjà que la capitale Kiev va devoir se passer d’eau chaude jusqu’au mois de Novembre; pour l’instant c’est l’été, mais au mois de Septembre les choses risquent de bouger; et ce n’est pas son passé de boxeur qui va sauver le maire de Kiev de la vindicte populaire. Ce ne sera pas l’armée non plus, car sa chasse aux sorcières dans l’Est risque de prendre des allures de front russe. Avec la certitude de ne plus pouvoir s’approvisionner en gaz auprès de Moscou et ce, même pour tout l’or du monde.

Il se pourrait que dans les mois qui viennent on assiste à une nouvelle révolution en Ukraine. Mais en attendant – et n’en déplaise aux dirigeants occidentaux et à leurs journalistes suiveurs – nous assistons bien à une guerre civile, avec son cortège de massacres et de disparitions…

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