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13/05/2021

Strategika 51

 Πάντα ῥεῖ…

L’affaire de la fusillade de Bruxelles: le masque est tombé

L’usage de journalistes comme agents des services de renseignements dans des zones de conflit n’est pas nouveau mais représente un danger certain pour les vrais journalistes.

L’utilisation par certains pays européens de ressortissants d’origine étrangère comme agents en Syrie s’est révélé désastreux.

Dans l’affaire de la fusillade de Bruxelles, sombre affaire qui ne sera jamais élucidée, comme toutes les affaires similaires se produisant sur le sol européen, un des  ex-otage français en Syrie, le journaliste Nicolas Hénin, a révélé samedi que Mehdi Nemmouche, le  français tueur présumé du Musée juif de Bruxelles, avait été l’un de ses geôliers pendant sa détention.

Cette information a été gardée secrète car Nemmouche dont on ne connait quasiment rien (son origine serait un faux forgé par les médias) est lui même un ex-agent de la DGSE dont la mission était d’inflitrer les groupes combattants en Syrie contre le gouvernement de Bashar Al-Assad, classé par le gouvernement français actuel comme l’ennemi à abattre par tous les moyens possibles.

En fait, inflitration est un terme inadéquat puisque Mehdi Nemmouche, à l’instar de dizaines de français, étaient mobilisés par l’appareil d’Etat français pour organiser les filières d’acheminement de combattants européens en Syrie et en superviser le fonctionnement.

Donc Nemmouche a t-il été le géôlier de Nicolas Hénin, Pierre Torrès, Didier François et Édouard Élias? Oui et non. Ils étaient tous sur le même bateau et servaient le même bureau de liaison. Leur objectif premier était d’aider les forces de la rébellion contre les forces loyalistes à Damas. Que c’est-il passé? Comme en Irak pour les “journalistes” US décapités par leurs anciens hôtes, Nemmouchi s’est retourné contre des agents de la maison pour des raisons que l’on ignore. Probablement par jeu de pression de dynamique de groupe et de légitimité.

Les journalistes ont été libérés en avril. Non sans avoir été classés par les autorités syriennes comme agents subversifs étrangers. Nemmouche, lui,  est revenu en France presque en même temps qu’eux. De là à affirmer qu’il a bénéficié de “facilités” n’est pas une vue de l’esprit.

Comment alors cet ex-agent a t-il réussi à revenir en France, voyager en Belgique avec une arme d’assaut et cibler au centimètre près deux agents secrets du Mossad israélien au musée juif de Bruxelles?

Personne n’est innocent dans cette affaire.

Cela sent la barbouzerie à mille lieues à la ronde. On comprend le fait que les médias aux ordres se taisent là dessus. Mais de grâce, ne sous-estimez pas l’opinion en la prenant pour un amas de cloches à résonnance.

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