Le mythe de l'énergie "verte" s'est transformé en une véritable crise énergétique durable

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29/01/2022

Strategika51 Intelligence

 Πάντα ῥεῖ…

Le temps des grandes manoeuvres

Premier temps: le Président US Barack Obama profite de la date fort symbolique du 11 septembre pour annoncer son intention de combattre ce que l’on appelle l’Etat Islamique en Irak et Levant en écartant aucunement l’inclusion de la Syrie dans la base de données des cibles choisies à cet effet.

Second temps: l’opposition syrienne a applaudi le discours d’Obama et l’appelle à faire tomber l’Etat syrien dans la foulée.

Troisième temps: l’Arabie Saoudite ouvre des camps d’entraînement au nord de son territoire pour l’armée syrienne libre (ASL), une faction de la rébellion quasiment éliminée du champ de bataille en Syrie par les coups conjugués de l’armée régulière syrienne puis par Al-Qaïda et l’Etat Islamique en Irak et au Levant. Mais assez étrangement, des factions de l’armée syrienne libre viennent d’annoncer une alliance avec l’Etat Islamique en Irak et au Levant et a dépêché un de ses éminents représentants politiques en Israël pour y demander une aide militaire et une intervention de l’armée israélienne en Syrie.

La résurréction de l’armée syrienne libre est l’oeuvre de l’Arabie Saoudite et de Washington. Maintenant que le lien est établi entre cette organisation et Israël, lequel a reçu officiellement des garanties de la part de l’ensemble des factions de la rébellion syrienne, Al-Qaïda et Enosra incluses, qu’il n’a rien à craindre d’eux et que toutes ces organisations armées  cherchent uniquement et exclusivement à détruire l’Etat syrien et le Hezbollah.

Même l’Etat Islamique en Irak et au Levant, désigné comme le nouvel épouvantail de Washington, n’est pas considéré comme une menace à l’égard d’Israël.

On s’y perd. L’Etat Islamique en Irak et au Levant est déclaré ennemi public numéro 1 par le maître des Drones. Il entraîne ses vassaux dans un nouveau remake de la coalition de la guerre sans fin contre la “terreur” avec tout un cinéma. La Turquie, enthousiaste faisant semblant d’hésiter. Mais voilà que l’ASL, chouchou des occidentaux et des arabes pro-US  s’allie à l’Etat Islamique. Du coup. Il ne reste qu’une cible au sol: l’armée régulière syrienne et l’Etat syrien.

Ces manoeuvres coincident avec deux faits au Moyen-Orient: la maladie du Guide de la Révolution iranienne, l’Ayatollah Khamenei et le recadrage de l’alliance impériale avec la fin de la rivalité entre les poids lourds financiers des pays du Golfe arabo-persique.

L’on comprend mieux dès lors les très fortes réserves exprimées par la Syrie, l’Iran, la Russie et la Chine à l’égard du plan Obama.

Que fera Damas? Il lui faudra jouer très serré. L’armée syrienne est épuisée et ses défenses aériennes ne sont plus à leurs niveau d’avant-guerre. Le gouvernement syrien a bien averti qu’il considèrera tout raid aérien occidental sur la Syrie comme une guerre d’agression en cas de non inclusion de Damas dans cette lutte présumée contre un épouvantail crée de toutes pièces par celui là même qui prétend le combattre.

C’est le temps des grandes manoeuvres. Du Dniepr à la Sibérie en passant par Damas et Téhéran, une nouvelle confrontation planétaire menace un monde de plus en plus illisible.

 

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