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Partition du Moyen-Orient. Et de un?

Depuis quelques années un certain nombre d’experts en géopolitique essayent de faire comprendrendre que l’avenir voulu par l’Occident – et qui concerne le Moyen-Orient – se résume à un éclatement des pays en une multitude d’entité plus petites et donc aisément contrôlables. Jusqu’ici cette partition n’était pas très visible, mais cela pourrait bien changer.

La récente chasse aux sorcières de l’EI a fait couler beaucoup d’encre, elle a été, aussi, une course au déclarations des hommes politiques occidentaux. Si tous sont unanimes pour dire que le Califat doit être rayé de la carte, ils sont aussi unanimes sur deux autres points:

1- La Syrie sera bombardée elle aussi; même si on suppose que ce sont les positions de l’Etat Islamique qui devraient être visé, on se doute bien que des dômmages collatéraux pourraient advenir (si si, certains pilotes de chasse ont quelques fois du mal à faire la différence entre une autoroute pleine de véhicules appartenant aux jihadistes de l’EI et une piste d’envol pour chasseurs de l’armée syrienne…);

2- La stratégie de lutte contre le Califat passe par le Kurdistan. Ils recevront, des armes lourdes, un financement et des instructeurs – à ce titre j’ai entendu dire que des instructeurs français sont déjà à l’oeuvre.

Il est logique que l’Occident appuie le peuple kurde, les Peshmergas ont – dans le passé, mais aussi depuis l’émergence de l’EI – prouvé leur valeur au combat. De plus, Bagdad leur avait octroyé une relative autonomie l’an passé, ce qui en fait, bien plus qu’un peuple, un presque-état à part entière. D’ailleurs, le Kurdistan possède un président élu, un parlement, un système judiciaire, des forces de police et des forces d’autodéfense; ce qui pour certains occidentaux en fait une démocratie en devenir – ce qui doit faire dresser les cheveux sur la tête de Bibi, puisque Israël est sensée être la seul démocratie du Moyen-Orient.

Certes, le Kurdistan n’est pas prêt à entrer dans l’Europe ni à devenir un membre de l’OTAN; mais en cas de vistoire contre l’Etat Islamique quel pays occidental (ou autre) n’appuierait pas la création définitive du Kurdistan? Et même si ce n’était pas le cas, les kurdes irakiens se verraient dotés d’armes lourdes, d’une armée entrainée, de quoi revendiquer une plus grande autonomie; de quoi donner des sueurs froides au nouveau président turc Erdogan. Cela pourrait d’ailleurs expliquer sa relative réticence à aider la coalition internationale.

Afin d’éviter tout malentendu, je tiens à préciser que je n’ai absolument aucune animosité envers le peuple kurde, ni contre la création d’un Kurdistan à cheval sur plusieurs pays. Cet article est un constat pas un reproche. A mon avis, le Kurdistan verra le jour, avec l’aval de l’Occident et même celui de Tel-Aviv. D’autant plus qu’une fois la création faite, pour que ce nouvel Etat ne pose pas de problèmes, il suffira juste de l’occuper. Cela pourrait être simple, les combattants de l’EI pourraient se retirer en Turquie et harceler les kurdes vivant là-bas, prolongeant ainsi une guerre qui de toute façon n’aura pas de fin…

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