07/08/2020

Strategika 51

 Πάντα ῥεῖ…

Quelques nouvelles de l’Empire du milieu

Voici quelques infos concernant la Chine. Commençons par le militaire, Pékin va conduire un exercice militaire naval conjoint avec Téhéran. La flotte chinoise est arrivée au port de Bandar Abbas le 20 Septembre, elle est constituée de deux navires, un destroyer et une frégate. Cependant, et malgré les déclaration chinoises et iraniennes, un certain flou règne quand à la date de l’exercice.

Seul le programme est connu. Il s’agira pour les deux flottes de se livrer à des exercices visant à «établir la paix, la stabilité, la tranquillité et la coopération multilatérale et mutuelle» entre les deux pays; en s’entrainant pour des exercices de sauvetages, et en testant l’état ​​de préparation technique des flottes respectives; et ceci sur cinq jours. Autre programme, chaque équipages aura le droit à une visite des navires de l’autre partie.

Cette information sur un exercice commun, fait suite à la déclaration de la marine iranienne qui a annoncé avoir déjoué une attaque de pirates sur un navire porte-conteneurs chinois dans le golfe d’Aden. Cette info – assez difficile à vérifier – tendrait à prouver un rapprochement entre la Chine et les pays non-alignés du Moyen-Orient. Mais c’est aussi une forme d’alliance donnant-donnant. Pékin se fournit en gaz et pétrole auprès de Téhéran, et Téhéran protège les navires chinois. Est-ce le prélude à une véritable alliance militaire? Téhéran envisage de commander quatre nouveaux réacteurs nucléaires à Moscou, ce qui ne va pas diminuer le mécontentement occidental. L’exercice naval non plus.

D’un point de vu économique, Pékin vient de livrer une info intéressante: l’assemblage final du C-919 vient de débuter. Le C-919 est l’avion civil de la société COMAC (Commercial Aircraft Corporation of China). Ce moyen-courrier doté d’une autonomie comprise entre 4 000 et 5 500 km pourra embarquer 168 passagers. D’après le fabricant, biréacteurs est construit aux normes aéronautiques internationales et devrait être plus performant que ses concurrents directs.

L’objectif est clair pour la Chine: proposer une alternative aux deux principaux constructeurs mondiaux que sont Boeing et Airbus. Si les grandes compagnies nationales occidentales ne seront pas forcément intéressées, il n’en va pas de même pour les compagnies low cost et les compagnies aériennes des pays émergents. Un nouveau marché qui, malgré la crise économique de 2008, se porte comme un charme. Quelle sera la réponse des deux intéressés?

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