Le mythe de l'énergie "verte" s'est transformé en une véritable crise énergétique durable

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29/01/2022

Strategika51 Intelligence

 Πάντα ῥεῖ…

Importation de la bataille de Kobane en Turquie

La bataille de Kobane fait couler beaucoup d’encre, mais on entend/lit/voit moins d’infos concernant les manifestations kurdes en Turquie. Et pourtant, c’est un fait, une partie de la population kurde du pays descend tous les jours depuis presque une semaine dans les rues d’Ankara, Istanbul et ailleurs afin de réclamer un geste du gouvernement en faveur des Peshmergas combattant de l’autre côté de la frontière.

Peine perdue! Non seulement le président nouvellement élu – Erdogan – mais aussi son premier ministre (qui était le chef de la diplomatie dans le précédent gouvernement); n’ont aucune envie de traverser la frontière, mais en plus les manifestations ont fait plus de trente morts uniquement côté kurde. Et Erdogan a promis de prendre toutes les mesures nécessaires pour réprimer les fauteurs de troubles…

Si, vu de l’extérieur, l’État a l’air de gérer la crise; à y regarder de plus près on se doute que le président fait face à une crise majeure; la première de son quinquennat, mais certainement pas la dernière.
Petit rappel, la population kurde en Turquie est estimée à un peu plus de 13 millions de personnes ce qui représente environ 20% de la population totale. Ce n’est pas rien. Surtout que le PKK – Parti des travailleurs du Kurdistan, parti nationaliste kurde en lutte contre le régime turc depuis des décennies et en pourparlers de paix avec Ankara depuis fin 2012 – vient d’en rajouter une couche en rappelant une partie de ses troupes en Turquie; retirées du territoire turc après les cessez le feu de mars 2013 et déployées dans les monts Kandil (dont l’extrême nord de l’Irak).
Le chef emprisonné du PKK (Abdullah Öcalan) a averti récemment que la chute de Kobané signifierait la fin des pourparlers du paix et a intimé aux autorités turques de faire des gestes pour le sauver avant le 15 octobre.

Et si la situation n’était pas assez tendue, le chef du Parti Démocratique Populaire – Kemal Kiliçdaroglu – ajoute un peu plus à la confusion ambiante en taxant le gouvernement de collusion avec Daech et en fustigeant son inaction à Kobane. La réponse du premier ministre (Ahmet Davutoğlu) ne s’est pas fait attendre, il a qualifié l’opposant de traitre et lui a intimé l’ordre de se taire. Sur les allégations concernant Daech, il répond ceci: “Personne ne peut prouver l’affirmation selon laquelle ISIL a reçu de l’aide [de la Turquie]. Il ne convient pas au leader du principal parti d’opposition d’accuser l’Etat sans avoir aucune preuve “

Le 9 octobre Kılıçdaroğlu a suggéré que le gouvernement devrait renouveler le mandat parlementaire autorisant l’armée turque à se mobiliser en Syrie, en précisant que ce serait dans le seul but de sauver la ville frontalière de Kobane des djihadistes: “Limitons l’opération terrestre de notre armée à l’objectif de sauver Kobane et conduire ISIL à partir de là. Laissons définitivement tomber l’article qui permet à des soldats étrangers de stationnés dans notre pays. Au lieu de cela, nous pourrions ajouter une formule qui dit que nous pourrions fournir une coopération pour des frappes aériennes”

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