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20/09/2021

Strategika51 Intelligence

 Πάντα ῥεῖ…

De l’inévitabilité d’une riposte nucléaire russe en cas d’attaque

Trente ans après la stratégie-marketing de la destruction mutuelle assurée (MAD: Mutually Assured Destruction), promotion phare des médias dominants durant les années 1985-1988, nous sommes dans un monde où la probabilité d’un conflit nucléaire-limité ou pas-demeure toujours assez élevée.

Des experts tendent à relativiser le danger d’un usage des armes nucléaires en soulignant que depuis les bombardements atomiques américains sur les villes japonaises d’Hiroshima et de Nagasaki en août 1945, aucun pays détenteur de l’arme de dissuaion ultime n’a osé en user depuis lors d’un conflit.

En réalité, il y aurait eu usage de charges nucléaires tactiques d’une puissance comprise entre 0.5 et 2 kilotonnes lors de conflits assymétriques survenus après 1991, date symbolique marquant ce qui fut convenu d’appeler “la fin de la guerre froide”.

Cette “guerre froide”, laquelle ne s’est jamais terminée, certains tentent de la faire revivre. Par manque d’ennemis. Le péril vert fut un très mauvais choix. On ne pouvait utiliser un outil et le combattre en même temps. L’objectif réel était donc ailleurs et toute la panoplie d’armes déployées dans les limites territoriales de ce que le Centcom désigne comme la partie centrale du monde, en l’occurrence le monde musulman, ne visait en fait que des objectifs très classiques: la Chine et la Russie. Deux pays doté de l’arme nucléaire et disposant d’une capacité de seconde frappe en cas d’attaque.

Il y a eu la Russie de Boris Eltsine, dont l’ancien vice-premier ministre, Boris Nemtsov, reconverti dans l’opposition depuis, vient d’être “liquidé” par un commanditaire douteux de quatre balles.

Il y a la Russie de Vladimir Poutine. Cette Russie donne des urticaires de plus en plus sérieux aux tenants de la City de Londres et il suffit de lire ou d’entendre des médias et des officiels anglais pour s’en convaincre.

Il n’y aura pas de conflit nucléaire tel que exagérément propagé par certains médias en manque d’audimat durant près de 40 ans. Mais il est peu probable que l’on assiste pas à un usage de plus en plus normalisé d’armes nucléaires tactiques sur un champ de bataille limité. C’est même une fatalité pour les stratèges chinois.

C’est dans ce climat exacerbé par les conflits ukrainien et syrien que la Russie vient d’annoncer, par la voix de son commandant des forces stratégiques (SMF) que ces dernières n’hésiteront pas à délivrer une frappe nucléaire de représailles en cas d’attaque…

Certains adeptes de la roulette russe apprécieront!

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