Archives mensuelles : mai 2015

Guerre au Moyen-Orient: Damas dégaine ses Mig-25…

Après une série de revers sur le terrain face à Daech et à l’armée de la conquête, culminant par la prise de la région de Palmyre par Daech, consacrant ainsi un important changement de paradigme dans le conflit en cours en Syrie mais également l’ensemble des rapports de force entre les grandes puissances impliquées dans la guerre au Moyen-Orient, l’armée syrienne est repassée à l’offensive en adoptant une nouvelle stratégie: celle de la saturation.

L’armée de l’air syrienne a mis le paquet: huit escadrilles de Sukhoï Su-24 et, pour la toute première fois, de lourds Mikoyan-Gurevitch Mig-25 RBS (version bombardier de reconnaissance) ont fait pleuvoir une nuée de bombes thermobariques sur la base aérienne de Tabqa, entre les mains de Daech, causant l’élimination de 152 éléments du groupe terroriste ainsi que la destruction de 13 “Technicals” armés de canons antiaériens de 23 mm.

A Alep, des hélicoptères Mil Mi-17 et Mil Mi-8 emportant des charges thermobariques ont lâché leur cargaison fatale au dessus de positions tenus par Daech et différents groupes rebelles, causant de très importants dégâts. Détail important, s’attendant à des tirs de l’artillerie antiaérienne rebelle, les hélicoptères syriens n’ont rencontré que des tirs d’armes légères.

Des médias internationaux ont critiqué l’absence de frappes de précision de la part de l’aviation syrienne, l’accusant de cibler des zones civiles. En réalité, la plupart des zones sous contrôle de Daech, mis à part quelques bases militaires et des infrastructures industrielles, sont civiles. De plus, on sait par expérience que la notion de frappe chirurgicale, terme spécieux inventé lors de la seconde guerre du Golfe, n’a quasiment aucune existence, d’autant plus que tentant d’éviter l’artillerie antiaérienne (AAA) et les missiles SAM de faible portée, la plupart des bombardiers préfèrent larguer leurs bombes et autres missiles Sol-Air à partir d’une altitude assez élevée.

Des civils ont-ils péris au cours de ces largages de charges thermobariques? Malheureusement oui. C’est inévitable dans les zones où sévit Daech puisque cette organisation terroriste tend à prendre le contrôle de tous les aspects de la vie des populations civiles dans les régions qu’elle investit et occupe, sanctionnant de mort par décapitation ou crucifixion toute personne récalcitrante ou démontrant un enthousiasme “tiède” aux idées de cette armée de l’enfer.

L’usage du Mig-25 par Damas a de quoi surprendre mais renseigne à lui seul moins sur les efforts extrêmes fournis que la volonté d’aller jusqu’au bout animant l’armée syrienne afin de circonscrire l’avancée des groupes armés vers ce que l’on appelle “la Syrie utile”, où s’est replié le gros des forces armées syriennes, des milices paramilitaires loyalistes ainsi que les forces du Hezbollah libanais.

Conçu par les Soviétiques pour contrer le bombardier stratégique US Valkyrie X-70 (projet n’ayant jamais abouti), le Mig-25 est à l’origine un intercepteur lourd d’une agilité très limitée. En 1970, une version RB (Reconnaissance Bomber) de cet avion atypique classé parmi les plus rapides au monde voit le jour. Concernant la variante RB de cet appareil, à distinguer de la variante BM (armée de missiles anti-Radar) non destinée à l’export, peu d’information circule sur ses capacités d’attaque au sol hormis que lors de la guerre d’octobre 1973, des Mig-25 RB russes stationnés en Egypte parvinrent à semer tous les missiles Air-Air tirés par les Phantom israéliens.

Malgré des limitations et des incovénients (faible portée, consommation record de carburant, flexibilité limitée), le Mig-25 a largement démontré sa valeur en tant qu’intercepeur de reconnaissance.

Dans la nuit du 16 au 17 janvier 1991, soit le premier jour de l’offensive aérienne de la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis d’Amérique contre l’Irak de Saddam Hussein, un Mig-25 PDS irakien a abattu un F/A 18 “Hornet” américain avec un missile Air-Air R40TD (AA6 “Acrid”). Lors d’un autre engagement au cours du même conflit, un Mig-25 PD irakien a réussi à éviter des McDonell Douglas F-15 “Eagles” américains et s’est attaqué à un avion de guerre électronique EF-111 Raven, le forçant à changer de trajectoire et à se retirer, compromettant ainsi la mission des autres chasseurs-bombardier de l’US Airforce. Cependant, on se rappellera surtout comment deux Mig-25 irakiens pourchassés par des F-15 US parvinrent à les semer grâce à leur capacité à atteindre une très grande vitesse (entre Mach 2.85 et Mach 3) et purent ainsi éviter 10 missiles Air-Air…Enfin très peu de temps avant l’invasion américaine de l’Irak en avril 2003, un Mig-25 irakien a abattu un drone MQ-1 américain, devenant ainsi le premier avion de combat à abattre un drone dans l’histoire.

Pour revenir au conflit en Syrie, Damas semble à la croisée des chemins. L’Etat syrien s’est retranché dans ce que l’on appelle désormais la Syrie utile: le littoral méditerranéen (Lattaquié, Tartous, etc.), fief des Alaouites ainsi que l’axe Hama-Damas-Suwaida, longeant la frontière libanaise (poumon économique et financier) suite à la rupture des communications avec l’Irak dont la profondeur permettait une continuité avec l’allié iranien. On voit bien que les commanditaires des évènements en Syrie gèrent la guerre en stratèges et le choix de transformer la vague nébuleuse d’Al-Qaïda en Irak d’un certain Al-Zarqawi en une armée de zombies dénommé Etat Islamique en Irak et au Levant répondait à des impératifs hautemment stratégiques.

Le chemin de Damas est un chemin de croix. On peut accuser Hafez Al-Assad, père de l’actuel président syrien, d’être un autocrate impitoyable mais force est de lui reconnaître sa profonde vision stratégique. Il a par dessus tout bâti une armée solide pour un petit pays comme la Syrie, au sein de laquelle l’arme aérienne joue un rôle prépondérant. Bien peu d’armées régulières résisteraient à la déferlante qui s’abat chaque jour sur la Syrie depuis 2011.

L’épilogue définitif de ce que certains publicitaires de l’empire ont pompeusement dénommé “Printemps arabe” peut se résumer à une seule image fort symbolique et ce, quelle que soit l’issue de la guerre en Syrie: celle d’avions de combat Mig-25 , et bientôt de Mig-31 syriens, survolant à très grande vitesse une base aérienne tombée entre les mains de Daech avant d’y larguer des bombes thermobariques…

MIG-25 RB_Syrian Air Force

Russie: exaspéré par le suivisme de l’UE, Moscou poursuit ses contre-mesures

Strategika 51- En riposte à l’alignement atlantiste aveugle des pays de l’Union Européenne dans leurs relations avec la Russie, Moscou a établi une liste de personnalités politiques européennes “indésirables” sur le territoire de la Fédération de Russie jusqu’à 2019 et 2020 selon les cas.

La liste noire dont une copie aurait été transmises par les autorités russes aux représentations diplomatiques des pays concernés comporterait une centaine de noms.

Washington et Bruxelles avaient imposé une longue de série de sanctions économiques et financières à l’égard de la Russie après l’annexion pacifique par Moscou de la presqu’île de Crimée en mars 2014. Outre des sanctions économiques et financières, les pays de l’UE ont établi des listes d’interdiction d’entrée sur le territoire européen concernant une cinquantaine de responsables et d’hommes politiques russes.

Au delà de la guéguerre des listes d’interdiction d’entrée, un étrange duel aérien oppose quasiment chaque jour des avions russes à ceux de l’Otan au dessus de l’Arctique, de l’Europe septentrionale et surtout la mer Baltique alors que les Etats-Unis déploient des escadrons d’avions d’attaque au sol A-10 Warthogs en Slovaquie, en Pologne et en Roumanie ainsi que des unités blindés dans les pays baltes.

En parallèle, Washington cherche avec l’aide d’alliés comme l’Arabie Saoudite et Israël à “rallumer” le Caucase Russe ou à fomenter des troubles dans l’une des Républiques d’Asie centrale. La campagne médiatique tendancieuse visant un proche du président Tchétchène Ramzan Akhmadovich Kadyrov, autour d’un mariage “forcé” avec une jeune femme de 17 ans, participe à ces efforts.

Très proche de Vladimir Poutine, Ramzan Ahmadovitch Kadyrov (Рамза́н Ахма́дович Кады́ров), fils de l’illustre Akhmad Kadyrov, général russe et ancien rebelle tchétchène, est l’un des soutiens forts du président russe au Caucase et l’un des adversaires les plus acharnés de l’Islamisme radical importé et soutenu depuis l’étranger par des puissances hostiles à la Russie.

Affilié au parti Russie Unie, Ramzane Kadyrov exprime souvent tout haut ce que le Kremlin pense tout bas et ne cache point son enthousiasme à envoyer ses hommes combattre en Ukraine ou encore à fustiger avec virulence les tentatives ininterrompues de certains pays de l’Otan pour provoquer une sorte de “printemps” dans l’un des territoires à la périphérie de la Russie.

Officiellement Moscou dément toute implication dans le conflit ukrainien mais l’interventionnisme de Washington et de l’Otan dans les marches orientales de l’ex-empire russe passe très mal et a provoqué une réaction assymétrique de troisième génération fondée essentiellement sur l’emploi d’un nombre très réduit d’éléments des forces spéciales au sein de guerrillas ou de milices locales. C’est bien ce que font les Etats-Unis un peu partout dans le monde depuis la Doctrine Reagan, affinée depuis jusqu’à atteindre le niveau de l’ingénierie sociale par le chaos telle qu’elle a été mise en pratique dans les opérations visant à abattre des régimes du monde arabe.

Le président russe Vladimir Poutine vient de signer un décret en vertu duquel la mort de militaires russes en temps de paix dans des opérations spéciales à l’étranger est désormais un secret d’Etat. La Russie rejoint donc le camp des pays, principalement les Etats-Unis, la Grande-Bretagne mais aussi les autres pays de l’Otan où les pertes militaires ne sont point divulguées ou du moins faussés. Lors de l’occupation US de l’Irak, les américains n’ont reconnu qu’approximativement 30 % des pertes humaines de leur corps expeditionnaire, passant sous silence total la mort des contractors, des membres de sociétés de mercenaires privés, des soldats volontaires pour l’acquisition de la nationalité US ou encore des membres des forces spéciales.

L’insurrection pro-russe s’oppose au gouvernement de Kiev, mis en place par Washington et dont les tendances sont pro-fascistes (CNN et Consorts le qualifient de pro-occidental)


En raison de difficultés croissantes entravant sérieusement notre accès au réseau Internet, la publication de chaque billet sur ce blog devient une sorte de gageure. Peu de nos lecteurs le savent. Un grand merci à eux.

le chef des forces spéciales de la police du Tadjikistan rejoint Daech

Le Colonel Gulmurod Khalimov, 44 ans, ex-chef de l’OMON, les forces spéciales de la police du Tadjikistan, disparu depuis avril 2015 vient de refaire surface…sur YouTube en tant que commandant d’une unité de Daech en Syrie!

Formé en Russie et aux États-Unis d’Amerique, Khalimov a dirigé les forces spéciales Tadjiks d’une main de fer, notamment lors de la longue et très violente campagne de répression visant les groupes islamistes de ce pays d’Asie centrale.

Dans une vidéo de 12 minutes, Khalimov précise qu’il a quitté le Tadjikistan en compagnie de dix autres membres des forces spéciales de la police pour aller rejoindre Daech et mener la guerre sainte contre les États-Unis et la Russie…

Le cas de Khalimov est loin d’être isolé. Des milliers d’anciens officiers de l’armée irakienne, d’anciens parachutistes Tchétchènes, d’ex conscrits chinois, des ex-membres des Navy Seals et des Green Berets américains ou encore des SAS britanniques combattent aux côtés de Daech en Irak et en Syrie.

En Syrie, les troupes de l’armée régulière n’arrivent plus à s’adapter aux nouvelles tactiques utilisées par les combattants étrangers de Daech ou de l’armée de la conquête (جيش الفتح en Arabe), la nouvelle armée créee par Al-Qaida et d’autres groupes armés en Syrie et dont l’encadrement et l’entraînement aurait été assuré à 100% par les USA et la Turquie.

 IMG_3805

Ci-dessus: capture d’écran montrant le colonel Khalimov, deuxième à partir de la droite, tenant un fusil de précision de fabrication russe, probablement une variante du SVD Dragunov.

Nos satellites n’ont rien vu…

En  février 1991, une bataille de chars opposant des M1 Abrams US et des T-72 irakiens a lieu au Sud de la ville de Bassorah et se termine sans aucun résultat, malgré la supériorité aérienne américaine et l’appui d’hélicoptères d’attaque dotés de missiles antichar. 

Un accord de cessez-le-feu est conclu entre les commandements US et irakien prévoyant entre autre un retrait sécurisé des forces irakiennes du Koweït. 

Mais les américains et leurs alliés ne respectent pas leurs engagements et bombardent les colonnes blindées et d’infanterie mécanisée de l’armée irakienne lors du retrait, provoquant une véritable hécatombe. 

24 ans plus tard, des convois de Daech sillonnent la moitié de l’Irak et de la Syrie sans pour autant alerter les satellites d’observation US. Washington fait semblant de bombarder un ou deux pick-up pour la forme mais rien de plus. 

“Nos satellites n’ont rien vu…” est la phrase la plus commune au Pentagone depuis un certain temps en ce qui concerne le Moyen-Orient. 

Voilà à quoi sert un outil géostratégique. Encore faut-il eviter que ça se retourne contre vous. Avec une arme nucléaire en sus…

Afghanistan: irruption de Daech à l’Ouest du pays

Pour la première fois depuis l’annonce de sa création, Daech investit l’Afghanistan à partir de la province occidentale de Farah frontalière avec l’Iran. Des combats opposent depuis trois jours des éléments de l’organisation terroriste Deach et les Talibans d’Afghanistan du Mollah Omar, figure emblématique de la résistance contre les forces américaines et atlantiques depuis octobre 2001. 

L’enjeu des combats est le contrôle des voies de passage vers les provinces voisines d’Helmand et de Kandahar, bastion historique de l’Emirat Islamique des Talibans d’Afghanistan. De là, ils auront toute latitude à opérer de l’autre côté de la ligne Durand dans les zones tribales pakistanaises et tenter d’atteindre un des objectifs affichés de Daech: attaquer les bases militaires où est entreposé l’arsenal nucléaire pakistanais…

L’apparition soudaine de Daech en Afghanistan suscite de nombreuses interrogations. Les convois interminables de Daech ont-ils réussi à obtenir un passage à travers l’Iran et si oui, quelle est la faction du pouvoir iranien ayant intérêt à le faire et en échange de quelles dividendes? Serait-ce le résultats d’un deal secret entre une partie de néoconservateurs US et l’une des factions libérales iraniennes ou tout simplement d’un paiement de droits de passage aux réseaux de contrebande protégés par des représentants des autorités locales? 

Cependant, certains observateurs favorables à l’axe de Téhéran, l’apparition de Daech en Afghanistan met en péril les deux flancs de la République islamique d’Iran puisque celle-ci combat déjà l’armée de l’ombre en Irak et en Syrie. 

Quoi qu’il en soit, la lutte pour le contrôle des zones de production de l’opium  sera l’un des objectifs immédiats de Daech car la production afghane, la première au monde, constitue l’une des plus grandes sources de cash recyclé dans les circuits de l’économie mondiale et dont a profité en premier lieu l’économie US. 

  

Le gouvernement du président Afghan Ashraf Ghani et ses alliés Tadjiks, commandant une armée forte de 300 000 hommes formés tant bien que mal par les américains risquent de ne pas peser grand chose dans la balance. 

Guerre au Moyen-Orient: vers l’option Zéro

Depuis un mois, les forces régulières syriennes éprouvent d’énormes difficultés au combat face aux nouvelles unités de Daech et du Front Ennosra constituées majoritairement de volontaires Tchétchènes et d’Ouighours chinois. 

Cela s’est confirmé à Jisr Echougour où une garnison syrienne assiégé dans un hôpital à repoussé sept assauts consécutifs avant de se replier (65 hommes et un colonel ont pu regagner la capitale où ils ont été félicités par Bashar Al-Assad en personne) ou encore à Palmyre (Tadmor) où les troupes de choc syriennes n’ont pu empêcher l’avancée des combattants ex-soviétiques et chinois de Daech. 

Ironie de l’histoire, la Syrie d’Al-Assad, fidèle alliée de l’ex-Union Sovietique puis de la Russie ainsi que la Chine, s’est retrouvée en train de combattre des ressortissant de ces deux grands pays ayant rejoins la voie du grand Djihâd de l’OTAN par les grâces de la Turquie d’Erdogan. 

Tous les témoignages émanant de militaires syriens font état de la combativité extraordinaire des chefs de guerre tchétchènes et, fait nouveau, de la capacité des combattants Ouighours à mener des assauts frontaux sous le feu. Ces derniers sont également très redoutés pour leur parfaite maîtrise du maniement des armes blanches. Les commando-parachutistes des 23 et 25 régiments aéroportés des forces syriennes en connaissent un bout à ce sujet. 

La guerre continue et Al-Assad ne cesse d’affirmer que la perte d’une bataille ne signifie point la perte de la guerre. L’armée syrienne, fortement soutenue par les unités d’élite du Hezbollah libanais sont en train de remporter une série de victoires au Qalamoun. Au centre du pays, l’aviation syrienne a repris ses raids aériens sur Palmyre et ses environs pendant que des milliers de soldats s’apprêtent à lancer une contre-offensive pour la reprise de la cité antique. Plus au Nord, l’armée syrienne tente de reprendre la main dans la province d’Alep. 

Le Hezbollah a reconnu combattre partout en  Syrie sans que cette implication ne mette en péril son dispositif défensif face à Israël. 

Dans ce conflit à mort entre deux grands blocs principaux, il ne fait guère de doute que la guerre risque de s’éterniser. Pour l’instant aucun des belligérants n’est en mesure de l’emporter de manière décisive. C’est ce que recherchait Tel-Aviv depuis longtemps. 

Le grand jeu continue. 

   

   

Libye: un second navire pris pour cible au large du littoral

Un pétrolier sous pavillon grec a été bombardé par un avion de combat non identifié au large de Syrte en Libye. 

Le navire grec “Anwar 1” se trouvait au large de Syrte lorsqu’un avion de combat non-identifié l’a pris pour cible avec des roquettes. 

Un communiqué des forces armées libyennes relevant du second Gouvernement rival de Tobrouk a revendiqué l’attaque en le justifiant par le fait que le pétrolier transportait des armes et des munitions devant être livrés à Daech. 

Mais de source bien informée, on évoque un avion égyptien. Ce n’est pas la première fois que des tankers et des pétroliers sont pris pour cible au large de la Libye: il y a plus de deux semaines, un pétrolier turc a été pilonné au large de Derna en Cyrenaïque. 

La ville de Syrte est sous le contrôle de Daech.

  

Daech préfère rouler en Toyota

 L’irrésistible montée de Daech au Proche et Moyen-Orient  est loin d’être le fruit du hasard. L’organisation terroriste disposé d’une solide logistique et d’un financement assez conséquent. Dans tous les cas, le constructeur automobile Toyota, numéro 1 mondial, pourrait dormir tranquille: Daech a un faible pour les 4×4 et les pick-up de la firme nippone au point où il peut se passer de campagnes publicitaires. Daech le fait si bien et en live, via deux fameux courtiers que l’on crédite de l’acquisition de plus de 25 000 véhicules pour le compte de sociétés écrans domiciliées à Hong Kong et Dubaï. Ces véhicules flambant neufs, équipés d’une motorisation puissante, ont été livrés à Daech en Irak, en Syrie, au Yémen et en Libye via des filières de contrebande. 
Sur le terrain, les groupes armés préfèrent nettement les véhicules Toyota et l’on a fréquemment vu des situations où des terroristes ont allègrement abandonné les Humvee (High Mobility Multipurpose Wheeled Vehicle) et autre Gaz (véhicules militaires de fabrication russe) pour des pick-up 4×4 de la marque japonaise. 

Pas étonnant que Toyota risque de demeurer le numéro Un mondial en matière de production automobile pour un bon bout de temps…

En attendant, Daech continue de faire le show, faisant de l’ombre à toutes les variantes du film Mad Max dont le scénario paraît très peu consistent par rapport à la réalité. 

Photo-Stop: Poutine face à Kerry

Que diable est en train de faire Poutine avec sa main gauche sous la table face au Secrétaire d'Etat US John Kerry?  A t-il ostensiblement activé un enregistreur ou tente tèil d'intimider l'Américain?  Notez le regard de Lavrov, le chef de la diplomatie Russe (et l'un des meilleurs au monde)...

Que diable est en train de faire Poutine avec sa main gauche sous la table face au Secrétaire d’Etat US John Kerry?
A t-il ostensiblement activé un enregistreur ou tente t-il d’intimider l’Américain?
Notez le regard de Lavrov, le chef de la diplomatie Russe (et l’un des meilleurs au monde)…

L’ère des zombies 

En moins d’une semaine, l’organisation terroriste Daech est parvenue à défaire trois armées régulières du monde musulman: en Syrie, en capturant la cité antique de Palmyre malgré une défense acharnée des forces armées syriennes; en Irak où l’organisation a pu investir la ville d’Al-Ramadi malgré des renforts de l’armée irakienne soutenus par des dizaines de milices armées multiconfessionnelles, des Pechmergas kurdes et un appui logistique US; enfin en Libye où des groupes armés affiliés à Daech ont capturé Syrte, la ville natale de Gaddafi. 

A Palmyre, les unités de l’armée syrienne défendant les accès à la cité antique utilisaient des drones de reconnaissance de fabrication iranienne dont quelques-un furent mis hors service par Daech à l’aide d’un dispositif EMP ( Electromagnetic Pulse) également utilisé en Irak contre les troupes régulières irakiennes. Mais ce qui a le caractérisé la bataille de Palmyre est l’impossibilité pour l’aviation syrienne d’intervenir malgré la nature du terrain (ouvert, demi-désertique) assez favorable. Outre les missiles Sol-Air portables, Les hordes de Daech disposaient d’un nombre élevé de canons antiaériens rotatifs à très haute cadence de calibre 20mm couplés à des radars de conduite de tir. 

En Irak, Daech parvenait non seulement à désactiver les services de téléphonie mobiles mais aussi et surtout les communications de l’armée irakienne et de ses alliées. 

Comment une armée de “gueux” sachant à peine s’exprimer venus des quatre coins du monde sont-ils parvenus à maîtriser des techniques de combat inconnues dans le monde Arabe? 

La réponse à cette question se trouve du côté de Tel-Aviv. 

C’est plutôt une armée de zombies ayant maîtrisé des techniques US du combat urbain…Voilà à quoi sert un conseiller technique issu des Navy Seals basé en Turquie. 

C’est l’ère des zombies…

What if Putin is Telling the Truth?

On April 26 Russia main national TV station, Rossiya 1, featured President Vladimir Putin in a documentary to the Russian people on the events of the recent period including the annexation of Crimea, the US coup d’etat in Ukraine, and the general state of relations with the United States and the EU. His words were frank. And in the middle of his remarks the Russian former KGB chief dropped a political bombshell that was known by Russian intelligence two decades ago.

Putin stated bluntly that in his view the West would only be content in having a Russia weak, suffering and begging from the West, something clearly the Russian character is not disposed to. Then a short way into his remarks, the Russian President stated for the first time publicly something that Russian intelligence has known for almost two decades but kept silent until now, most probably in hopes of an era of better normalized Russia-US relations.

Putin stated that the terror in Chechnya and in the Russian Caucasus in the early 1990’s was actively backed by the CIA and western Intelligence services to deliberately weaken Russia. He noted that the Russian FSB foreign intelligence had documentation of the US covert role without giving details.

What Putin, an intelligence professional of the highest order, only hinted at in his remarks, I have documented in detail from non-Russian sources. The report has enormous implications to reveal to the world the long-standing hidden agenda of influential circles in Washington to destroy Russia as a functioning sovereign state, an agenda which includes the neo-nazi coup d’etat in Ukraine and severe financial sanction warfare against Moscow. The following is drawn on my book, “The Lost Hegemon” to be published soon…

CIA’s Chechen Wars 

Not long after the CIA and Saudi Intelligence-financed Mujahideen had devastated Afghanistan at the end of the 1980’s, forcing the exit of the Soviet Army in 1989, and the dissolution of the Soviet Union itself some months later, the CIA began to look at possible places in the collapsing Soviet Union where their trained “Afghan Arabs” could be redeployed to further destabilize Russian influence over the post-Soviet Eurasian space.

They were called Afghan Arabs because they had been recruited from ultraconservative Wahhabite Sunni Muslims from Saudi Arabia, the Arab Emirates, Kuwait, and elsewhere in the Arab world where the ultra-strict Wahhabite Islam was practiced. They were brought to Afghanistan in the early 1980’s by a Saudi CIA recruit who had been sent to Afghanistan named Osama bin Laden.

With the former Soviet Union in total chaos and disarray, George H.W. Bush’s Administration decided to “kick ‘em when they’re down,” a sad error. Washington redeployed their Afghan veteran terrorists to bring chaos and destabilize all of Central Asia, even into the Russian Federation itself, then in a deep and traumatic crisis during the economic collapse of the Yeltsin era.

In the early 1990s, Dick Cheney’s company, Halliburton, had surveyed the offshore oil potentials of Azerbaijan, Kazakhstan, and the entire Caspian Sea Basin. They estimated the region to be “another Saudi Arabia” worth several trillion dollars on today’s market. The US and UK were determined to keep that oil bonanza from Russian control by all means. The first target of Washington was to stage a coup in Azerbaijan against elected president Abulfaz Elchibey to install a President more friendly to a US-controlled Baku–Tbilisi–Ceyhan (BTC) oil pipeline, “the world’s most political pipeline,” bringing Baku oil from Azerbaijan through Georgia to Turkey and the Mediterranean.

At that time, the only existing oil pipeline from Baku was a Soviet era Russian pipeline that ran through the Chechen capital, Grozny, taking Baku oil north via Russia’s Dagestan province, and across Chechenya to the Black Sea Russian port of Novorossiysk. The pipeline was the only competition and major obstacle to the very costly alternative route of Washington and the British and US oil majors.

President Bush Sr. gave his old friends at CIA the mandate to destroy that Russian Chechen pipeline and create such chaos in the Caucasus that no Western or Russian company would consider using the Grozny Russian oil pipeline.

Graham E. Fuller, an old colleague of Bush and former Deputy Director of the CIA National Council on Intelligence had been a key architect of the CIA Mujahideen strategy. Fuller described the CIA strategy in the Caucasus in the early 1990s: “The policy of guiding the evolution of Islam and of helping them against our adversaries worked marvelously well in Afghanistan against the Red Army. The same doctrines can still be used to destabilize what remains of Russian power.”6

The CIA used a dirty tricks veteran, General Richard Secord, for the operation. Secord created a CIA front company, MEGA Oil. Secord had been convicted in the 1980s for his central role in the CIA’s Iran-Contra illegal arms and drugs operations.

In 1991 Secord, former Deputy Assistant Secretary of Defense, landed in Baku and set up the CIA front company, MEGA Oil. He was a veteran of the CIA covert opium operations in Laos during the Vietnam War. In Azerbaijan, he setup an airline to secretly fly hundreds of bin Laden’s al-Qaeda Mujahideen from Afghanistan into Azerbaijan. By 1993, MEGA Oil had recruited and armed 2,000 Mujahideen, converting Baku into a base for Caucasus-wide Mujahideen terrorist operations.

General Secord’s covert Mujahideen operation in the Caucasus initiated the military coup that toppled elected president Abulfaz Elchibey that year and installed Heydar Aliyev, a more pliable US puppet. A secret Turkish intelligence report leaked to the Sunday Times of London confirmed that “two petrol giants, BP and Amoco, British and American respectively, which together form the AIOC (Azerbaijan International Oil Consortium), are behind the coup d’état.”

Saudi Intelligence head, Turki al-Faisal, arranged that his agent, Osama bin Laden, whom he had sent to Afghanistan at the start of the Afghan war in the early 1980s, would use his Afghan organization Maktab al-Khidamat (MAK) to recruit “Afghan Arabs” for what was rapidly becoming a global Jihad. Bin Laden’s mercenaries were used as shock troops by the Pentagon and CIA to coordinate and support Muslim offensives not only Azerbaijan but also in Chechnya and, later, Bosnia.

Bin Laden brought in another Saudi, Ibn al-Khattab, to become Commander, or Emir of Jihadist Mujahideen in Chechnya (sic!) together with Chechen warlord Shamil Basayev. No matter that Ibn al-Khattab was a Saudi Arab who spoke barely a word of Chechen, let alone, Russian. He knew what Russian soldiers looked like and how to kill them.

Chechnya then was traditionally a predominantly Sufi society, a mild apolitical branch of Islam. Yet the increasing infiltration of the well-financed and well-trained US-sponsored Mujahideen terrorists preaching Jihad or Holy War against Russians transformed the initially reformist Chechen resistance movement. They spread al-Qaeda’s hardline Islamist ideology across the Caucasus. Under Secord’s guidance, Mujahideen terrorist operations had also quickly extended into neighboring Dagestan and Chechnya, turning Baku into a shipping point for Afghan heroin to the Chechen mafia.

From the mid-1990s, bin Laden paid Chechen guerrilla leaders Shamil Basayev and Omar ibn al-Khattab the handsome sum of several million dollars per month, a King’s fortune in economically desolate Chechnya in the 1990s, enabling them to sideline the moderate Chechen majority.21 US intelligence remained deeply involved in the Chechen conflict until the end of the 1990s. According to Yossef Bodansky, then Director of the US Congressional Task Force on Terrorism and Unconventional Warfare, Washington was actively involved in “yet another anti-Russian jihad, seeking to support and empower the most virulent anti-Western Islamist forces.”

Bodansky revealed the entire CIA Caucasus strategy in detail in his report, stating that US Government officials participated in,

“a formal meeting in Azerbaijan in December 1999 in which specific programs for the training and equipping of Mujahideen from the Caucasus, Central/South Asia and the Arab world were discussed and agreed upon, culminating in Washington’s tacit encouragement of both Muslim allies (mainly Turkey, Jordan and Saudi Arabia) and US ‘private security companies’. . . to assist the Chechens and their Islamist allies to surge in the spring of 2000 and sustain the ensuing Jihad for a long time…Islamist Jihad in the Caucasus as a way to deprive Russia of a viable pipeline route through spiraling violence and terrorism.”

The most intense phase of the Chechen wars wound down in 2000 only after heavy Russian military action defeated the Islamists. It was a pyrrhic victory, costing a massive toll in human life and destruction of entire cities. The exact death toll from the CIA-instigated Chechen conflict is unknown. Unofficial estimates ranged from 25,000 to 50,000 dead or missing, mostly civilians. Russian casualties were near 11,000 according to the Committee of Soldiers’ Mothers.

The Anglo-American oil majors and the CIA’s operatives were happy. They had what they wanted: their Baku–Tbilisi–Ceyhan oil pipeline, bypassing Russia’s Grozny pipeline.

The Chechen Jihadists, under the Islamic command of Shamil Basayev, continued guerrilla attacks in and outside Chechnya. The CIA had refocused into the Caucasus.

Basayev’s Saudi Connection

Basayev was a key part of the CIA’s Global Jihad. In 1992, he met Saudi terrorist Ibn al-Khattag in Azerbaijan. From Azerbaijan, Ibn al-Khattab brought Basayev to Afghanistan to meet al-Khattab’s ally, fellow-Saudi Osama bin Laden. Ibn al-Khattab’s role was to recruit Chechen Muslims willing to wage Jihad against Russian forces in Chechnya on behalf of the covert CIA strategy of destabilizing post-Soviet Russia and securing British-US control over Caspian energy.

Once back in Chechnya, Basayev and al-Khattab created the International Islamic Brigade (IIB) with Saudi Intelligence money, approved by the CIA and coordinated through the liaison of Saudi Washington Ambassador and Bush family intimate Prince Bandar bin Sultan. Bandar, Saudi Washington Ambassador for more than two decades, was so intimate with the Bush family that George W. Bush referred to the playboy Saudi Ambassador as “Bandar Bush,” a kind of honorary family member.

Basayev and al-Khattab imported fighters from the Saudi fanatical Wahhabite strain of Sunni Islam into Chechnya. Ibn al-Khattab commanded what were called the “Arab Mujahideen in Chechnya,” his own private army of Arabs, Turks, and other foreign fighters. He was also commissioned to set up paramilitary training camps in the Caucasus Mountains of Chechnya that trained Chechens and Muslims from the North Caucasian Russian republics and from Central Asia.

The Saudi and CIA-financed Islamic International Brigade was responsible not only for terror in Chechnya. They carried out the October 2002 Moscow Dubrovka Theatre hostage seizure and the gruesome September 2004 Beslan school massacre. In 2010, the UN Security Council published the following report on al-Khattab and Basayev’s International Islamic Brigade:

Islamic International Brigade (IIB) was listed on 4 March 2003. . . as being associated with Al-Qaida, Usama bin Laden or the Taliban for “participating in the financing, planning, facilitating, preparing or perpetrating of acts or activities by, in conjunction with, under the name of, on behalf or in support of” Al-Qaida. . . The Islamic International Brigade (IIB) was founded and led by Shamil Salmanovich Basayev (deceased) and is linked to the Riyadus-Salikhin Reconnaissance and Sabotage Battalion of Chechen Martyrs (RSRSBCM). . . and the Special Purpose Islamic Regiment (SPIR). . .

On the evening of 23 October 2002, members of IIB, RSRSBCM and SPIR operated jointly to seize over 800 hostages at Moscow’s Podshipnikov Zavod (Dubrovka) Theater.

In October 1999, emissaries of Basayev and Al-Khattab traveled to Usama bin Laden’s home base in the Afghan province of Kandahar, where Bin Laden agreed to provide substantial military assistance and financial aid, including by making arrangements to send to Chechnya several hundred fighters to fight against Russian troops and perpetrate acts of terrorism. Later that year, Bin Laden sent substantial amounts of money to Basayev, Movsar Barayev (leader of SPIR) and Al-Khattab, which was to be used exclusively for training gunmen, recruiting mercenaries and buying ammunition.

The Afghan-Caucasus Al Qaeda “terrorist railway,” financed by Saudi intelligence, had two goals. One was a Saudi goal to spread fanatical Wahhabite Jihad into the Central Asian region of the former Soviet Union. The second was the CIA’s agenda of destabilizing a then-collapsing post-Soviet Russian Federation.

Beslan

On September 1, 2004, armed terrorists from Basayev and al-Khattab’s IIB took more than 1,100 people as hostages in a siege that included 777 children, and forced them into School Number One (SNO) in Beslan in North Ossetia, the autonomous republic in the North Caucasus of the Russian Federation near to the Georgia border.

On the third day of the hostage crisis, as explosions were heard inside the school, FSB and other elite Russian troops stormed the building. In the end, at least 334 hostages were killed, including 186 children, with a significant number of people injured and reported missing. It became clear afterward that the Russian forces had handled the intervention poorly.

The Washington propaganda machine, from Radio Free Europe to The New York Times and CNN, wasted no time demonizing Putin and Russia for their bad handling of the Beslan crisis rather than focus on the links of Basayev to Al Qaeda and Saudi intelligence. That would have brought the world’s attention to the intimate relations between the family of then US President George W. Bush and the Saudi billionaire bin Laden family.

On September 1, 2001, just ten days before the day of the World Trade Center and Pentagon attacks, Saudi Intelligence head US-educated Prince Turki bin Faisal Al Saud, who had directed Saudi Intelligence since 1977, including through the entire Osama bin Laden Mujahideen operation in Afghanistan and into the Caucasus, abruptly and inexplicably resigned, just days after having accepted a new term as intelligence head from his King. He gave no explanation. He was quickly reposted to London, away from Washington.

The record of the bin Laden-Bush family intimate ties was buried, in fact entirely deleted on “national security” (sic!) grounds in the official US Commission Report on 911. The Saudi background of fourteen of the nineteen alleged 911 terrorists in New York and Washington was also deleted from the US Government’s final 911 Commission report, released only in July 2004 by the Bush Administration, almost three years after the events.

Basayev claimed credit for having sent the terrorists to Beslan. His demands had included the complete independence of Chechnya from Russia, something that would have given Washington and the Pentagon an enormous strategic dagger in the southern underbelly of the Russian Federation.

By late 2004, in the aftermath of the tragic Beslan drama, President Vladimir Putin reportedly ordered a secret search and destroy mission by Russian intelligence to hunt and kill key leaders of the Caucasus Mujahideen of Basayev. Al-Khattab had been killed in 2002. The Russian security forces soon discovered that most of the Chechen Afghan Arab terrorists had fled. They had gotten safe haven in Turkey, a NATO member; in Azerbaijan, by then almost a NATO Member; or in Germany, a NATO Member; or in Dubai–one of the closest US Allies in the Arab States, and Qatar-another very close US ally. In other words, the Chechen terrorists were given NATO safe haven.

F. William Engdahl

Source: New Eastern Outlook

Syrie: une tentative de décapiter l’Etat syrien mise en échec

Des sources au sein des services syriens de sécurité évoquent la mise en échec d’une opération spéciale visant l’assassinat du président Bashar Al-Assad à Damas par une cellule formée par des combattants de nationalité française. 

Fin avril 2015, Les services de renseignement de l’armée de l’air avec l’apport du service spécial du Hezbollah libanais interceptent un flux inhabituellemebt élevé de communications cryptées entre Beyrouth, Adana, Alep et une base sise au Nord du royaume d’Arabie Saoudite. Le 10 mai 2015, des éléments d’une unité de cyber-guerre assistés par des experts de “pays amis” parviennent à localiser et à décoder partiellement des transissions évoquait une opération de décapitation de l’Etat syrien. Restait à savoir quand, par quels moyens et comment.

A Téhéran, des officiels redoutaient une opération complexe susceptible de combiner l’usage d’hélicoptères furtifs et guérilla urbaine. Un peu ce que les Américains ont annoncé avoir fait en Syrie orientale à partir d’Irak. Mais il apparut que cette opération essentiel ment franco-saoudienne impliquait un commando constitué de jeunes combattants musulmans français infiltrés en Syrie à partir de deux points d’accès dont un à travers le Qalamoun et l’anti-Liban. 

En Orient, rien ne se cache. La sécurité syrienne sait pertinemment que ces combattants sont totalement pris en charge depuis leurs banlieues en France jusqu’en Turquie et au Liban par un centre de logistique financé par les pays du Golfe et supervisé par les services français et turcs, malgré de sérieuses divergences, voire des conflits ouverts, entre ces deux derniers. 

Les unités de l’armée syrienne et les forces du Hezbollah libanais mènent une offensive fort médiatisée sur le front du Qalamoun. Pour la première fois, le service d’information de la milice libanaise filme ses troupes en plein combat et sous la fameuse bannière jaune frappée de l’emblème vert. 

À Damas, des sources évoquent un attentat impliquant des commandos suicide et des tirs de mortier mais nous n’avons pu confirmer cette information. Des rumeurs propagées au sein des populations à Damas parlent d’un attentat au sein du palais présidentiel. 

Des combattants étrangers portant des gilets explosifs se font exploser en plein centre de Damas. Mais rien. De plus. 

Indubitablement, Ryad veut en finir avec la Syrie et peu importe le moyen. Les américains trop prudents et échaudés par plus deux décennies d’aventurisme guerrier au Moyen-Orient semblent non seulement trop lents à la détente mais paraissent se rapprocher de l’Iran. D’où la soudaine super-amitié avec le gouvernement de Hollande. Plus Arabe que les saoudiens et plus sioniste que les israéliens. Hollande se met au service des Saoud et adopte la même ligne obssessionnelle partagée avec les israéliens en ce qui concerne la nécessité d’abattre le régime de Damas, quitte à le remplacer par Daech ou le déluge. Après tout, on a bien détruit la Libye et laissé d’autres pays essuyer les dommages collatéraux tout en refusant un quelconque partage des responsabilité ou même la moindre implication. L’histoire des quotas en matière de contrôle des flux migratoires aggravés par le vacuum crée en Libye illustre bien cette irresponsabilité. Rome s’en souviendra …

L’armée syrienne se bat toujours pour défendre la cité historique de Palmyre, menacée par Daech par le nord. La bataille y fait rage: plus de 1000 morts en quatre jours..,

A la frontière libanaise, le Hezbollah et l’armée syrienne se battent contre le front d’Ennosra tandis que l’armée irakienne soutenue par des dizaines de milices a des difficultés à contenir Daech à Al-Ramadi. 

Le jeu continue. 

Corée du Nord: encore un canular…

Étant en convalescence, j’ai eu à subir le flux itératif et formaté des médias mainstream et c’est à ce moment que je tombe sur une information délirante concernant une supposée exécution du ministre nord-coréen de La Défense. 

D’après les médias mainstream, Hyol Yong Chol, ministre nord-coréen et l’un des faucons du régime de Pyongyang, aurait été exécuté le 30 avril 2015 par un obus de canon antiaérien pour “Haute Trahison”. L’information a subi une légère modification puisque initialement certains médias ont évoqué une exécution au missile antiaérien…un peu mieux ou pire qu’une exécution au mortier (comme cela fut évoqué lors d’un canular précédant) 

Pour épicer un peu l’histoire, l’on apprend que ce pauvre ministre aurait été mis à mort pour s’être assoupi lors d’un discours ou encore d’avoir répondu à Kim Jung Un…Dans le genre hilare, ils pouvaient nettement mieux faire.

Les journalistes qui répètent de telles inepties n’ont probablement jamais assisté au tir d’un canon antiaérien. Encore moins à un tir à bout portant. En a t-on au moins l’idée? Un simple tir au DShk 12.7 mm sur une cible terrestre à bout portant donnerait du fil à retordre même à un tireur expérimenté. 

La Corée du Nord est un pays fermé, sous embargo et soumis à un train infini de sanctions internationales. Il est donc presque impossible d’y vérifier la moindre information. Les officines gravitant autour des services de renseignement de la Corée du Sud exploitent cette opacité pour y répandre des canulars très orientés. Donc après les exécutions à coups d’obus de mortier (essayez un peu d’imaginer cela), on a failli avoir droit à une mise à mort spectaculaire au missile Sol-Air mais là, ça paraissait trop gros même pour un mensonge. Tentez d’imaginer un instant les problèmes insolubles que poserait l’utilisation d’un missile 9K32 ou 9K34 Strela pour exécuter un homme ligoté? A moins que les nord-coréens aient innové en la matière en trouvant un moyen de le propulser du sol jusqu’à 300 mètres d’altitude avant la mise à feu du missile, ce qui paraît fort extravagant. 

Pourtant, les bonnes vieilles méthodes sont les plus efficaces: une simple balle de fusil semi-automatique (une variante du SKS) et le très traditionnel peloton d’exécution (méthode favorite des régimes autoritaires d’inspiration communiste) suffisent plus qu’amplement. 

En Chine, les exécutions sont encore plus simples: une balle de 9mm dans la nuque, dont le coût est supporté par la famille ou proches du condamné. 

Le nouveau canular visant la Corée du Nord s’inscrit donc dans le cadre de l’intense campagne de propagande hostile à Pyonyong, menée tambour battant à l’aide de multinationales aussi puissantes que Sony (opération autour du film “L’interview”). Donc rien de nouveau en ce domaine. 

Ce qui est nouveau par contre est que “Gorge profonde” reconnaît lui-même que de plus en plus de gens au sein des cercles de la propagande dominante semblent exaspérés de la baisse du niveau affectant la valeur intellectuelle ajoutée au message (massage-formatage-matraquage) et de l’abrutissement non seulement des populations mais de ceux chargés de la mise en forme de la réalité…

Une chose est sûre: dans sa propre réalité plus ou moins augmentée, Kim Jong Un ne doit pas trop apprécier cette nouvelle blague. 

Un canon à âme lisse de 152mm pour le T-14 Armata

Le nouveau char de bataille russe T-14 Armata pourrait être équipée d’un canon à âme lisse de 152 mm selon le ministre russe de La Défense. 

Des exemplaires de la nouvelle plateforme du blindage russe équipés d’un canon à âme lisse de 125 mm ont défilé à Moscou lors de la parade commémorant le 70e anniversaire de la fin de ce que les russes appellent la Grande Guerre Patriotique ou la seconde guerre mondiale. 

Selon les informations fournies par les russes, le T-14 introduit deux concepts nouveaux en matière des chars de combat: la première est l’automatisation totale de la tourelle et son contrôle à distance à partir du compartiment réservé à l’équipage, encapsulé à l’avant; la seconde est le calibre inédit de l’arme principale d’un char, assez proche de celui de l’artillerie lourde. 

Rien ne filtre par contre sur les modifications susceptibles d’avoir affecté les  trois types de munitions traditionnelles utilisées par le canon du char: obus explosif à fragmentation оф, HEAT (High Explosive Anti Tank) ou APFSDS (Armour Piercing Fin-Stabilized Discarding Sabot) ou obus-flèche. 

Aucune information non plus sur le type de stabilisateur, le système d’acquisition des cibles et du système de transmission. 

Au delà des aspects techniques, certains observateurs s’interrogent sur l’utilité du char de bataille dans les guerre d’aujourd’hui et de demain où il y aura peu de chances que l’on assiste à une nouvelle bataille de chars comme à Koursk ou encore l’adoption du concept de déferlement de colonnes blindées, l’un des mythes de la guerre froide. Le théâtre ukrainien est surtout dominé par l’usage de milices et de forces spéciales. Au Yémen, les chars n’ont aucune utilité tactique mis à part de servir de soutien d’appoint à l’artillerie  de campagne. 

Cependant, c’est en étudiant de près le rôle des chars de fabrication russe en Irak depuis la bataille de Bassorah durant la très brève phase terrestre de la seconde guerre du Golfe en 1991 et surtout en Syrie où ils ont été et sont encore massivement employés dans des conditions extrêmes caractérisées par la présence de plus en plus intensives d’armes antichar de la dernière génération que les russes ont conçu l’Armata comme la plate-forme unique du futur du blindage russe. 

Un obus tiré d’un canon à âme lisse de 152mm, ça ne doit pas être très accommodant avec n’importe quel blindage en acier, même d’une épaisseur de plus de 800mm…

Manœuvres conjointes entre les marines chinoise et russe en mer Méditerranée

Plus qu’un symbole, c’est aujourd’hui que des navires de guerre chinois entreront en Méditerranée par le détroit du Bosphore pour participer à des manœuvres conjointes avec des unités de la marine russe en Méditerranée. 

L’empire du Milieu et la Russie recherchent depuis quelque temps des ports d’attache en mer Méditerranée. Pour l’instant ils bénéficient pleinement de la base navale de Tartous en Syrie et de facilités limitées en Grèce. 

L’accès à la Méditerranée orientale est l’un des enjeux de la stratégie russe et fait partie intégrante de la nouvelle route de la soie chinoise. 

Golfe Arabo-persique: crash d’un F/A-18 E Super Hornet de l’aéronavale US

Un avion de combat F/A-18E appartenant au groupe aéronaval du porte-avions US “USS Théodore Roosevelt”, s’est abîmé en mer dans le golfe arabo-persique peu de temps après son décollage. Les deux pilotes de l’appareil sont parvenus à s’éjecter. 

L’incident est survenu au Nord du golfe arabo-persique et la marine US a tenu à souligner que la perte de l’appareil n’a pas été causée par un acte hostile. 

L’appareil appartenait à la 211e escadrille de chasseurs-bombardiers basée à Oceana, en Virginie, et participait à une campagne de raids aériens contre des cibles présumées de Daech en Irak et en Syrie. 

  

Guerre au Moyen-Orient: la cote du F-16 en net déclin

L’avion de combat léger très agile General Dynamics F-16 Fighting Falcon a toujours bénéficié d’une réputation surfaite. Son efficacité dans le combat aérien n’a jamais été éprouvée hors simulation et ses capacités de survie en milieu hostile caractérisé par la présence même sporadique de moyens antiaériens semblent sur le déclin.

Depuis décembre 2014, deux General Dynamics F-16 Fighting Falcon ont été abattus en opération d’attaque au sol (et non de reconnaissance comme pudiquement annoncé officiellement):  Le premier appartenant aux forces royales jordaniennes, au dessus de la Syrie orientale; le second, des forces armées Royales du Maroc, au dessus de Ouedi Nushur, dans la province de Saada, au Yémen septentrional.

A ce rythme, La cote du General Dynamics F-16 Falcon rejoint celle d’un avion de combat comme le vieux Mikoyan-Gurevitch Mig-23 dont on a vu  plusieurs exemplaires se faire abattre presque en direct au dessus de la Libye ou de la Syrie depuis 2011.

Au Yémen, les forces tribales des contreforts montagneux de la province rétive de Saada ont abattu un F-16 C/D Block 52+ des forces royales marocaines en le surprenant par des tirs de canons antiaériens de 23 mm postés sur des crêtes. Il faisait partie de l’escadron Spark formé de six appareils similaires envoyés par le Maroc en Arabie Saoudite dans le cadre d’une coalition militaire sous supervision saoudienne menant une guerre aérienne depuis le 26 mars 2015 contre le Yémen.

Aucune information n’est encore fournie sur le sort du pilote dont le site marocain le 360 affirme qu’il serait originaire de Marrakech et qu’il appartenait au 6e BAFA (Bataillon aérien des forces armées) basé à Benguérir.

Aveuglé par son obssession anti-iranienne et motivé par de l’arrogance non dénuée de racisme, Ryad s’est précipité à guerroyer avec l’aide d’alliés intéressés ou prébendés contre son pauvre voisin méridional sous prétexte de danger chiite. Dans la foulée, les saoudiens ont oublié que le Yémen, pays pauvre parmi les plus pauvres, est quand même peuplé de 30 millions d’habitants et que certaines tribus montagneuses de ce pays sont particulièrement guerrières. Cette perception stratégique biaisée risque de coûter très cher aux Saoudiens même si Washington continue de fournir l’essentiel en matière de logistique et en information.

Photographie prise le 24 décembre 2014 montrant un jeune combattant de Daech debout devant les débris d'un F-16 jordanien appartenant à la coalition internationale menée par les Etats-Unis, près de Riqqa en Syrie.

Photographie prise le 24 décembre 2014 montrant un jeune combattant de Daech debout devant les débris d’un F-16 jordanien appartenant à la coalition internationale menée par les Etats-Unis, près de Riqqa en Syrie.

Capture d'écran d'une vidéo diffusée par une chaîne satellitaire yéménite montrant un débris d'aile de l'appareil marocain abattu.

Capture d’écran d’une vidéo diffusée par une chaîne satellitaire yéménite montrant un débris d’aile de l’appareil marocain abattu le 11 mai 2015 au dessus de la province de Saada au Yémen septentrional.

Houthis miliciens 02052015

Miliciens Houthis sur un Technical (un pick-up modifié pour l’emport d’une arme lourde) équipée d’une variante du ZSU-23-2 (bitubes calibre 23mm), Sanaa, 02 mai 2015. C’est probablement avec des moyens similaires que les tribus des montagnes de Saada ont pu abattre le 11 mai 2015 un F-16 marocain de la coalition saoudienne.

Chine: vers un empire de drones

La frénésie chinoise en matière de production de drones de tous types et de satellites inquiète au plus haut point les stratèges US. 

La Chine dispose désormais de la seconde flotte de satellites en orbite derrière les États-Unis et devant la Russie, le premier pays à avoir envoyé un satellite artificiel dans l’espace. 

Ce que l’on sait moins est que la Chine produit actuellement plus de drones civils et militaires que l’ensemble des pays de l’OTAN réunis. 

Certes, la qualité et l’efficacité des drones chinois sont encore inferieures de celles des drones américains mais les chinois progressent très vite dans ce domaine. 

Bientôt plus de drones que de fantassins

En attendant d’atteindre la supériorité technologique, les stratèges chinois tablent sur un vieil expédient tactique: la quantité. 

La stratégie de la saturation que les chinois ont adopté pour les missiles anti bâtiments de surface pour venir éventuellement à bout des multiples défenses autour des groupes aéronavals US, semble de mise en ce qui concerne le déploiement de drones de reconnaissance ou d’attaque. Certaines unités de l’armée de terre chinoise disposent de plus de drones aériens et terrestres que de fantassins! 

L’Armée de libération Populaire de Chine s’intéresse également aux drones submersibles dont une variante d’attaque, des robots terrestres filoguidés ou radioguidés dotés de missiles antichars ainsi que micro-drones pour la visualisation optimale d champ de bataille. 

On ne connaît pas les états d’âme des pilotes d’avions de combat chinois et si, comme leurs homologues américains, ils appréhendent une éventuelle disparition de leur rôle d’ici trois ou quatre décennies, mais ce qui semble certain est que l’état-major chinois semble déterminé à pallier aux faiblesse des forces armées chinoises face à celles des États-Unis par une robotisation alternative très poussée susceptible d’augmenter les chances de survie d’une force combattante intégrée après une attaque Thermonucleaire globale suivie d’une seconde frappe de riposte. 

   

       

Skynet existe et il est opérationnel

La NSA (National Security Agency) dispose de nombreux programmes de surveillance dont un dénommé SKYNET. C’est ce programme doté d’un algorithme focalisant sur la localisation des téléphones portables qui a traqué  Ahmed Muaffaq Zaidan, le Chef de bureau de la chaîne d’information en continu “Al-Jazeera” à Islamabad, au Pakistan.

Ahmad Muaffaq Zaidan, ressortissant syrien, chef de bureau de la chaîne satellitaire Al-Jazeera au Pakistan. Reporter chevronné et l'un des rares à avoir accès aux chefs des Talibans Afghans ou à l'ex-chef du réseau Al-Qaîda, Oussama Benladen. Certains l'ont accusé d'avoir un lien ambigü avec les renseignements US.

Ahmad Muaffaq Zaidan, ressortissant syrien, chef de bureau de la chaîne satellitaire Al-Jazeera au Pakistan. Reporter chevronné et l’un des rares à avoir eu accès aux chefs des Talibans Afghans ou à l’ex-chef du réseau Al-Qaîda, Oussama Benladen. Certains l’ont accusé d’avoir un lien ambigü avec les renseignements US. Le journaliste a démenti tout lien avec une quelconque organisation terroriste ou avec les services de renseignements US.

Contrairement à son homonyme fictif apparu dans le film “Terminator” (1984)* Skynet est un programme traquant les localisations et les appels émis et transmis des téléphones portables. Il vise à repérer les “courriers” humains du réseau Al-Qaïda ou ceux des Talibans Afghans. Une série de comportements jugés suspects ( et pas toujours pertinents) enclenche l’algorithme de Skynet: le changement fréquent de puces SIM, la non-émission d’appels, les appels brefs, le comportement de l’utilisateur avec son portable à l’arrivée d’une destination, etc.

Dans le cas d’Ahmad Zaidan, son activité professionnelle et sa capacité à accéder à des responsables des Talibans Afghans ou son interview avec Oussama Benladen l’a mis sur la liste noire américaine.

En utilisant Skynet, l’opérateur US peut par exemple demander où se trouve et que fait la cible X qui vient de quitter la ville de Peshawar vers Karachi à n’importe quel moment.

Voici une capture d’écran du logiciel concernant Ahmed Zaidan et l’où on voit qu’il est formellement accusé d’être un membre d’Al-Qaîda et d’être affilié à l’organisation mondiale des Frères Musulmans. L’information fait sourire. Encore un jeune opérateur US novice un peu trop enthousiaste ou pressé de recevoir une promotion.

Skynet

Suivant les critères requis pour figurer sur la liste noire américaine établie sur les résultats fournis par SKYNET, on peut assumer sans crainte d’être contredits par les faits que des dizaines de milliers de personnes doivent avoir été fichés par erreur.

Nous avons nous aussi une fâcheuse propension à changer de puces SIM et de numéros. En moyenne tous les six mois. Nos déplacements par contre sont si erratiques qu’ils doivent le tournis même à un Bot et c’est le moins que l’on puisse dire. Cela fait-il de nous des suspects potentiels? On peut voir d’ici où peuvent mener les dérives de l’intelligence artificielle utilisée dans les techniques de contrôle social et politique.

SKYNET nous traque via nos téléphones mobiles, même éteints. Cela confirme les affirmations de certaines gorges profondes appartenant aux pléthoriques agences de renseignement US selon lesquels leur travail repose essentiellement sur les téléphones mobiles et ce qu’ils ont qualifié de “comportement débile ou imbécile de centaines de millions de personnes qui ne cessent de commettre des conneries avec leur smartphones” (Sic…après traduction)

Heureusement que Skynet n’est pas encore un réseau informatique de défense autonome sinon le premier qui fera le con avec son portable sera grillé pour de bon…à coup de missiles “Hellfire”…

Certains on en déjà fait les frais au milieu d’un bazar. Dur de recevoir un missile Air-Sol sur la tête parce qu’on a eu la malchance d’acheter une puce volée ou déjà utilisée par une personne recherchée ou figurant sur la fameuse liste du programme des assassinats ciblées à l’aide de meutes de drones.

On arrête pas le “progrès”, n’est-ce pas?


  • Vous pouvez télécharger le film “Terminator” en cliquant sur le lien ci-dessus dans le billet.

La Corée du Nord affirme avoir testé un missile balistique lancé à partir d’un sous-marin

Selon l’agence officielle nord-coréenne KCNA. La Corée du Nord aurait procédé au test d’un missile balistique lancé à partir d’un submersible au large de son littoral.

Le tir n’a pu être confirmé de source indépendante malgré la diffusion par Pyonyong de plusieurs photographies du submersible et du missile s’élançant hors de l’eau. 

Les experts demeurent sceptiques quant à la fiabilité des capacités nord-coréennes en la matière. 

L’essai balistique constitue une violation du lourd régime de sanctions imposé par les États-Unis et leurs alliés contre ce petit pays d’Asie du Nord-Est. 

La Corée du Nord a entrepris ces derniers mois la réforme et la modification de certains de ces sous-marins. 

La conception, le développement, le maintien et la maintenance de submersibles capables de lancer des missiles balistiques représenteraient un véritable défi financier pour un pays dont l’économie est étranglée. 

La Corée du Nord pourrait posséder plus d’une vingtaine de têtes nucléaires non miniaturisées. 

From Vladivostok to Kaliningrad And to Space! Russia celebrates Victory Day

Moscow’s celebrations –the largest and grandest in recent memory, featured 16,000 servicemen, nearly 200 pieces of mechanized military equipment and 140 aircraft, and were attended by the leaders of nearly three dozen states, as well as the heads of international organizations, including UN General-Secretary Ban Ki-moon.

Read more: http://sputniknews.com/russia/20150509/1021925433.html#ixzz3Ze5gcEHH

Pakistan: des ambassadeurs étrangers tués dans un crash d’hélicoptère dans l’extrême Nord du pays

Un hélicoptère militaire pakistanais de type Mil Mi-17 transportant une délégation étrangère s’est écrasé aujourd’hui à l’extrême Nord du Pakistan.  L’appareil, faisant partie d’un convoi de trois hélicoptères transportant 37 ambassadeurs au Gilgit-Baltistan, s’est écrasé sur une école à Naltar, causant la mort d’au moins sept personnes dont quatre étrangers.  L’école était en feu à l’arrivée des secours.  Les ambassadeurs des Philippines et de la Norvège ainsi que les épouses des ambassadeurs de l’Indonésie et de la Malaisie ont péri dans le crash.  Deux pilotes sont également parmi les morts.  Selon des informations diffusées au compte-gouttes par le service de presse de l’armée pakistanaise, les ambassadeurs des Pays-Bas et de Pologne figurent parmi les blessés.

Actualisé: beaucoup de zones d’ombre entourent cet incident. Notamment sur le programme initial du premier ministre et son retour à la capitale. Le TTP (Tehrik-e-Taliban Pakistan) a promptement revendiqué avoir abattu le Mil Mi-17 en affirmant viser le premier ministre pakistanais. Le service de presse des renseignements pakistanais ainsi que le ministère de La Défense ont rejeté cette éventualité et maintiennent la thèse de l’incident technique au moment de l’atterrissage. On évoque officiellement une panne survenue au niveau de la motorisation de l’hélicoptère de fabrication russe.

L’information est totalement verrouillée. Les mobiles des survivants (13) ne répondent plus. Pas plus que ceux des autres personnes, dont 14 plénipotentiaires étrangers, ayant pris place à bord des deux autres appareils.

MM. Leif Larsen et Domingo D. Lucenario Jr., respectivement ambassadeurs du Royaume de Norvège et de la République des Philippines, ainsi que les épouses de leurs homologues d’Indonésie et de Malaisie, ont péri dans le crash.

Les deux pilotes, le Major Altamash et le Major Faisal des forces aériennes pakistanaises, figurent également parmi les personnes tuées.

Le nombre des blessés parmi les survivants du crash fait l’objet d’une censure. Cependant, le gouvernement pakistanais a reconnu que M. Andrezej Ananicz, ambassadeur de Pologne et M. Marcel de Vink, ambassadeur des Pays-Bas, figurent parmi les blessés évacués par voie aérienne dans un hôpital militaire.

Nous demeurons sans nouvelles des Sud-Africains ayant pris place à bord d’un des trois hélicoptères.

Le gouvernement pakistanais a décrété une journée de deuil national suite à cet incident.

L’école sur laquelle s’est abattu le Mil Mi 17 de l’armée pakistanaise transportant des diplomates étrangers et des membres de leurs familles. Vallée de Naltar, Nord de Gilgit, au sud de la chaîne de l’Hindoukoush.

Zionist Whore Pamela Geller? Oh, Boy!

If you do not think that Pamela Geller is not “the queen of hate,” as Jim W. Dean and Ted Pike argued in 2013, or does not work “for the corrupt criminal wing of the intelligence services,” as Kevin Barrett has recently put it,  then think again. Even the Southern Poverty Law Center—of all places—seems to have put a price on her head by saying that Geller is too wild.

  

According to the same Jewish organization, Geller, who co-founded the Freedom Defense Initiative with Robert Spencer, is in the “extremist files” because she is a “flamboyant figurehead.”

In a similar vein, Charles Johnson, a former colleague of Geller who is part of the “anti-jihad movement,” laments that Geller “makes everyone [on Johnson’s side] look crazy.”[1]The Jewish Week did not help Geller’s cause by arguing that she was making her own perilous bed.[2] Jeffrey Goldberg—yes, Goldberg!—declared that Geller is “clinical paranoid,” and she “makes me resent the Internet.”[3]

Pike made the point that Geller “is a very active front lady, with her hair, prominently displayed breasts and plastic surgery, for the Israeli Lobby.” In layman’s term, she is a Zionist whore. As we shall see in a moment, these accusations are not without evidence.

But let us see what Geller has produced over the years first. She put out an ad in 2012 which read: “In any war between the civilized man and the savage [Muslims], support the civilized man. Support Israel. Defeat Jihad.” She paid for similar “ads in San Francisco, Detroit and Washington.” Geller has never missed her opportunity to present herself as a flaming zionist. In 2008, she wrote unambiguously:

“So I say to Israel, stand loud and proud. Give up nothing. Turn over not a pebble. For every rocket fired, drop a MOAB. Take back Gaza. Secure Judea and Samaria. Stop buying Haaretz. Throw leftists bums out. Stand straight and walk on. Be worthy of your ancestors…

“So I say to our enemies, we shall be proudly standing long after you have disappeared, footnotes of history.”[4]

Geller is not just a “flamboyant figurehead.” She thinks that she is a superstar and deserves to be recognized. As the Jewish Week put it a few years ago, you can usually see Geller “on the Internet frolicking in a bikini and posing in a skin-tight Superwoman outfit.”[5]

But we all know that being a superstar is not really synonymous with following logic and rational arguments. You can actually detect this in Geller’s own writing, and it shouldn’t take a serious person two minutes to realize this woman is out of touch with reality. In 2010, she perhaps didn’t realize that the Zionist gun was loaded when she put the barrel in her mouth and pulled the trigger. Here is the bullet that politically killed her:

I don’t think that many Westernized Muslims know when they pray five times a day that they’re cursing Christians and Jews five times a day.”[6]

Muslim intellectuals should ask the superstar to have coffee with them and accept her challenge. They should walk on Geller’s own turf and use her own principles to disarm her. They should take Geller to a college library and pick up copies of scholarly studies such as Israel Jacob Yuval’s Two Nations in Your Womb: Perceptions of Jews and Christians in Late Antiquity and the Middle Ages, Ruth Langer’s Cursing the Christians?: A History of the Birkat HaMinim, and Elliott Horowitz’s Reckless Rites: Purim and the Legacy of Jewish Violence—published by the University of California, Oxford University, and Princeton University, respectively.

These books would almost certainly blow her head off. The Jewish tendency to curse Christians and other perceived enemies of the Jews is found in a prayer (the Kaddish prayer) that was usually recited in the synagogue, which reads,

“And thus we pray yitgadal ve-yitkadash, meaning: Let it be the will of He through whose word the world was created that He redeem us from among the nations and destroy the memory of Amalek and His name will be hallowed to be complete.”[7]

The noted rabbi Rashi was very aware of this. His students picked up where he left off and announced that God “swore by His right hand and by His throne that His name would not be complete…until He avenged Himself against Amalek.”[8]  Amalek, of course, are Christians and other perceived enemies of the Jewish people.

Noted Jewish scholar Elliott Horowitz of Bar-Illan University made the case that this teaching “made its way southwest to the Jewish communities of Provence and Christian Spain, who also saw themselves living among the descendants of Esau.”[9]

Horowitz continues,

“In the fourteenth century two influential Spanish authors, R. David Abudarham and R. Jacob b. Asher, included similar interpretations of the Kaddish in their works…

“By stressing Amalek’s ancestry, Abudarham, like R. Abraham ha-Yarhi before him, evidently sought to signal to his co-religionists that the Kaddish should be seen (and experienced) as part of the cosmic struggle between their God and the evil empire of Esau/Edom.

“After the ‘Amalek-oriented’ interpretation of the Kaddish spread from Franco-Germany to the Hispano-Provencal world, there were thousands of Jews across late medieval Europe who prayed several times daily for God to avenge Himself against the archenemy whose continued existence kept His name sundered—and thus painfully postponed their own redemption.”[10]

Israel Jacob Yuval, another Jewish scholar, provides similar historical accounts for the heated tensions between Christianity and the implications of Rabbinic literature in the Middle Ages. After sifting through many historical and Rabbinic accounts, Yuval finds that

“The desire for vengeance may also be found in Eleazar Ha-Kallir’s lamentations for Tish b’Av. He asks that the evil of the Gentiles be revealed, so that God may take vengeance on Edom. In a recently published siluq for Tisha b’Av by Ha-Kallir, the editor noted ‘a veritable outburst of curse and hatred’ against the Christians.”[11]

As a supplement to this vengeance, a unique ritual of cursing non-Jews was quite “widespread in Ashkenaz during the Middle Ages,” most specifically against Christians.[12]As Yuval writes,

“Birkat ha-Minim (Malediction Against the Heretics) was well-known, and its origin may perhaps be traced back to the curses of the Judaean Sect against those who did not abide by the laws of the sect.”[13]

The prayer says in part that “the community will gather and curse all those ‘who veer right or left from the Torah.’”[14]

Jewish historian Ruth Langer declares the same thing in her recent work Cursing the Christians?: A History of the Birkat HaMinim. She went so far as to say that “every single European Jewish community” in the Middle Ages “adopts the basic form” of the “birkat haminim,” which is “fully a curse of Christians.”[15] In many countries this was done explicitly, where in many cases it became a cultural phenomenon among the Jews.[16] Other curses

“are attributed to Rabbi Kalonymus the Elder and include sharp condemnations of and curses against the Gentiles and a plea to God to bring destruction upon them. Surprisingly, historical scholarship, which openly discusses all aspects of anti-Jewish hatred, has passed over these poems [which specifically discuss the curses against Christians and Gentiles] in almost total silence.

“These are texts that demonstrate the abyss of hostility and hatred felt by medieval Jews toward Christians. And we have here not only hatred, but an appeal to God to kill indiscriminately and ruthlessly, alongside a vivid description of the anticipated horrors to be brought down upon the Gentiles.

“These pleas are formulated in a series of verbs—‘swallow them, shoot them, lop them off, make them bleed, crush them, strike them, curse them, and ban them…destroy them, kill them, smite them…abandon them, parch them.””[17]

For Daniel Goldschmidt and others, all of this is a reaction to Jewish persecution![18] Yuval, in response, argues that these curses not only predate anti-Jewish reactions, but were widespread among rabbis, going all the way back to the tenth century.[19]

Yuval concludes,

“These and similar liturgical poems were used by those who sought vengeance as having active messianic significance and should not be seen solely as a spontaneous emotional response. We are dealing here with a comprehensive religious ideology that sees vengeance as a central compo- nent in its messianic doctrine.”[20]

This hostility toward Christians and Gentiles is indeed “part of an entire messianic teaching,” spread from many rabbis in the Middle Ages.[21] This “messianic teaching” has its ideological basis in Rabbinic Judaism, which over the centuries progressively became the nuts and bolts of Jewish ideology.

Moreover, for many rabbis of the same era, “killing the Gentiles is part of the uprooting of evil in messianic time” and the Gentiles who will be saved are “those who convert to Judaism.”[22] We find this attitude in a somewhat similar fashion in 1806 France.

So, if Geller wants to be consistent, she has to tell us what those historical accounts mean. I particularly contacted her to get her reaction. I never got a reply. I personally do not blame her. As John Adams put it:

“Facts are stubborn things; and whatever may be our wishes, our inclinations, or the dictates of our passion, they cannot alter the state of facts and evidence.”[23]

Geller, as a member of the Dreadful Few, has done some work that would probably stun some of her supporters.   Geller unambiguously said of the radical feminist group Femen,

“It’s not what I would do but I loved the moxie and in-your-face action to call worldwide attention to misogyny under Muslim rule. These feminist activists held ‘International Topless Jihad Day’ in major European cities including Berlin, Kiev and Paris. They painted their bodies with slogans such as, ‘bare breasts against Islamism,’ and they protested outside of mosques in various cities.”[24]

Geller moved on to propound that

“FEMEN were not demanding Muslimahs remove their cloth coffins or head pieces.  They were trying to help the oppressed.”[25]

Right! Femen was definitely “trying to help the oppressed”! Geller has been bamboozled by the neoconservative ideology for so long that she cannot string two rational thoughts together. Just in case you don’t know much about Femen, let us delve into the story just a little.

Inna Shevchenko, the leader of the group, was asked the point-blank question in an interview with Russia Today: “Why breasts?” She responded:

“Why breasts? Why we are naked? Why are we using sexuality as our weapon? Because this society, this patriarchal system, left us with only one function: sexual function. That’s why we said our sexual is political.”[26]

Shevchenko moved on to say that millions of women are “totally controlled by family tradition and by men,” and the job of Femen is to sexually and politically liberate those people from the shackles of patriarchal society. In order to do that, members of the group have to use their boobs.

The interviewer again asked her,

“Let me go back to the question of breasts. You said that this is the best way of actually attracting attention to your cause. You tried many different tactics but nothing worked as flashing your breasts.”

Again Shevchenko put the equation in revolutionary terms:

“Definitely I cannot deny that this is something that gives us the possibility to provoke, to bring attention, to let everyone turn their heads and look at us—and listen to us after.”[27]

The interviewer moved on to ask her a very intriguing question, which again goes at the heart of sexual liberation:

“Your movement places a lot of emphasis on female beauty.  And if you claim to represent female cause, why don’t you represent it through women of all shapes, sizes, and ages because at your projects we don’t really see larger [fat], older women or women who had double mastectomy and we only see pretty young and pretty shapely bodies.”

Shevchenko’s answer was quite puzzling:

“Again this is something that the world wants to see…What we are doing right now is collecting women’s army from all over the world. We are going to move to our main goal: to destroy patriarchy. . .

“Our goal is to bring up all the shit that has created by men’s domination….Femen is political nudity, and by this understanding we are crushing all other understanding of nudity.”

Here the 24-year old Shevchenko was quickly slipping into the deep world irrationality, which sometimes promises liberty but delivers intellectual suicide and moral mumbo jumbo. If Shevchenko’s goal is to “destroy patriarchy,” how is that congruent or compatible with the “democracy” that she was desperately and hopelessly trying to propose? Didn’t the vast majority of Russians voluntarily vote for Putin?

In other words, the vast majority of Russians would like to keep this so-called “patriarchal society.” Why would she want to destroy that society when the people enjoy it? What kind of world is this young and promising radical living in?

Last year, Shevchenko declared, “As a woman, you usually have to beg to speak. We don’t beg. We force them to hear us.”[28]How is force congruent with a democratic society? Or could it be that Shevchenko is redefining democracy by defining it away?

Well, as it turns out, the problem is not “democracy” but the destruction of the moral order, which is always at the heart of feminism and the Neoconservative/Neo-Bolshevik ideology. Shevchenko, like the Pussy Riot, which got its revolutionary ideology in the spirit of Leon Trotsky, wants to destroy the sexual or moral order. In fact, Femen put out a video in which members of the group shouted, “Fuck your morals”:

 What both Femen and the Pussy Riot have common is that they are a function of Jewish movements and that they want to literally obliterate whatever they see as a threat to their weltanschauung. When asked the question “What does Pussy Riot hope to achieve?,” one of the articulate members, Nadezhda Tolokonnikova, then only twenty-three years old, responded,

A revolution in Russia…  I want to destroy the things I consider the greatest evils. And I’m doing this by putting my ideas of freedom and feminism into practice…”[29]

Now, does anyone see the connection here? Geller, who got “nearly $4 million” from a divorce settlement in 2007, was actually defending a group of people who wanted to “destroy the things” that they consider “the greatest evils.” And one of those things is, well, the moral order, which they bless with slogans such as “fuck your morals.”

Which brings us to an important point in our discussion here. If you support terrorism, what are you? An angel? A saint? A philanthropist? Well, let us cite one of the legal documents of the United States:

Whoever willfully causes an act to be done which if directly performed by him or another would be an offence against the United States, is punishable as a principle.”

According to this principle, Geller is just as guilty as Femen, and this is why we have accused him of being a Zionist whore.[30] In other words, Femen and Geller are two concentric circles. Femen says “Fuck your morals” in Europe, and Geller is implicitly saying the same thing when it comes to the political and moral order in America and attacking Muslims.

Finally, Geller’s entire Zionist project has sunk so low that Jeffrey Goldberg himself could not stand her vacuous logic:

PAMELA GELLER: …Oh, I believe in the idea of a moderate Muslim. I do not believe in the idea of a moderate Islam.

ANNE BARNARD [of the New York Times]: What would be a moderate Muslim then?

PAMELA GELLER: I think a moderate Muslim is a secular Muslim.

Goldberg himself commented:

“Geller is a stunning ignoramus. Substitute the word ‘Jew’ for Muslim and see how ridiculous her assertion sounds.”[31]

If thought police Jeffrey Goldberg can dump Geller, then Geller is making a lot of noise out there just to get attention.  This woman is so out of touch with reality that she once “suggested [that] the State Department was run by ‘Islamic supremacists’”![32]

How dumb can it get? “I gotta be me,”[33]said Geller. Well, if she wants to look like a fool, she has my blessings.


Jonas E. Alexis

Source: Veteran Today

Notes:

[1] Quoted in Taylor Wofford, “Who is Pamela Geller?,” Newsweek, May 4, 2015.

[2] Doug Chandler, “The Passion (and Perils) of Pamela Geller,” Jewish Week, September 1, 2009.

[3] Quoted in Jeffrey Goldberg, “Pamela Geller, Clinical Paranoid,” Atlantic, October 11, 2010.

[4] Pamela Geller, “Indomitable Israel,” Arutz Sheva, May 11, 2008.

[5] Doug Chandler, “The Passion (and Perils) of Pamela Geller,” Jewish Week, September 1, 2010.

[6] Quoted in Jeffrey Goldberg, “Pamela Geller, Clinical Paranoid,” Atlantic, October 11, 2010.

[7] Elliot Horowitz, Reckless Rites: Purim and the Legacy of Jewish Violence (Princeton: Princeton University Press, 2006), 128.

[8] Ibid.

[9] Ibid., 128-129.

[10] Ibid., 129.

[11] Jacob Israel Yuval, Two Nations in your Womb: Perceptions of Jews and Christians in Late Antiquity and the Middle Ages (Berkley and Los Angeles: University of California Press, 2006), 101.

[12] Ibid., 115.

[13] Ibid., 115-116.

[14] Ibid., 116.

[15] Langer, Cursing the Christians?: A History of the Birkat HaMinim (New York: Oxford University Press, 2012), 66.

[16] Ibid.

[17] Yuval, Two Nations in your Womb, 120.

[18] Ibid., 121.

[19] Ibid., 122-123.

[20] Ibid., 123.

[21] Ibid., 102, 103-109.

[22] Ibid., 111.

[23] Quoted in David McCullough, John Adams (New York: Touchtone, 2001), 68.

[24]  Pamela Geller, “Muslimah Misogyny: ‘Muslim Women Against Femen,’” Jewish Press, April 17, 2013.

[25] Ibid.

[26] https://www.youtube.com/watch?v=NbIzgVxPSpg.

[27] Ibid.

[28] Claire Suddath, “Inna Shevchenko’s Femen: Shock, Irritate, Frighten, Inspire,” Bloomberg, April 24, 2014.

[29] “Interview with Pussy Riot Leader: ‘I Love Russia, But I Hate Putin,’” Spiegel International, September 3, 2013.

[30] We will come back to Femen in the future.

[31] Goldberg, “Pamela Geller, Clinical Paranoid,” Atlantic, October 11, 2010.

[32] Anne Barnard and Alan Feuer, “Outrageous, and Outrageous,” NY Times, October 8, 2010.

[33] Ibid.

Bombardier de la semaine: Tupolev Tu-95 H (Bear)

   

 

De l’Atlantique aux confins de l’Alaska, ce bombardier stratégique russe aux formes peu attrayantes et rustres dont la mise en service remonte à 1956 affole les radars de l’OTAN. 

C’est un bombardier de ce modèle qui a lâché en date du 30 octobre 1961 la bombe Thermonucleaire la plus puissante jamais essayée. 

Le 22 avril 2015 deux Tu–95H ont pénétré la zone de défense du NORAD près de l’Alaska sans qu’aucun appareil de combat américain ou canadien ne vienne les intercepter comme il est d’usage. 

François d’Arabie ou Le déni de réalité 

Delirium tremens ou autisme, les dirigeants des pays des riches monarchies du Golfe arabo-persique semblent apprécier au plus haut point les divagations d’un François Hollande-allant dans le sens du poil des émirs. Contrastant avec l’approche pragmatique et fort calculée de Barack Obama, l’approche extrémiste et jusque-boutiste du gouvernement français actuel dans sa vision des choses au Moyen-Orient plaît aux Saoudiens et aux Qataris. 

Faisant fi des rapports de force et de la réalité, Hollande maintient sa position que partagent les pays du Golfe: aller jusqu’au bout dans la logique de confrontation contre le “méchant” Bashar Al-Assad et donc contre ses alliés régionaux et extra-régionaux, soutenir les rébellions islamistes et tenter de reluire leur image et enfin soutenir ce que le pays du Golfe imaginent être le combat de fin du monde face au péril “impérial” perse et par dessus tout chiite. 

La position française n’est pas sans certaines dividendes, notamment pour Dassault puisque le Qatar vient d’acquérir 24 avions de combat polyvalents Rafale rien que pour sceller cette alliance. Un contrat éminemment politique. Ryad avait l’habitude de faire la même chose pour renflouer les caisses du complexe militaro-industriel US.

Nous avons affaire à des gens qui semblent détachés de la réalité. Le ministre saoudien du pétrole n’a t-il pas affirmé que “c’est Allah qui décide des prix de pétrole”? Dans ce cas là, autant le céder gratis car Allah ordonne la charité avant tout, à moins qu’en invocant “Allah” dans ce cas, le ministre saoudien fait allusion à autre chose. 

A Ryad ou à Doha on aime de plus en plus François d’Arabie qui leur offre des pans entiers de la France tout en étant plus arabe que les Arabes du Golfe. Pourtant ces derniers ont toujours été viscéralement allergiques à tout ce qui pouvait rappeler de loin ou de près un socialiste. Mais c’est la fin des temps. Les socialistes d’aujourd’hui militent pour le néocapitalisme sauvage et ostentatoire à outrance, tel que l’aiment les monarchies du Golfe. Ils aiment aussi les dessous de contrats. 

Le Qatar a t-il besoin d’un avion comme le Rafale ou le Typhoon? 

Non, le Qatar a besoin d’utiliser la France comme d’un outil au service des fantasmes de ses dirigeants perdus dans le déni de réalité. Une attitude partagée par François d’Arabie. Pas étonnant que ce dernier, à défaut d’avoir la côte en France, semble très populaire chez ses richissimes amis du Golfe. 

Syrie: l’Iran fournira à Damas tout l’armement dont il aura besoin

Réaction logique aux nouveaux plans de la coalition internationale tentant d’obtenir un changement de régime à Damas en brisant le statu quo caractérisant la guerre en Syrie, l’Iran vient de mobiliser des ressources assez conséquentes afin d’aider son allié régional: toute sa panoplie de systèmes d’armes importés, modifiés, perfectionnés ou fabriqués localement dans le cadre d’un effort financier très considérable pour un pays exsangue s’élevant à 35 milliards de dollars US/an. C’est moins de la moitié de ce que consacre annuellement l’Arabie Saoudite aux efforts de guerre contre l’Iran, la Syrie et le Yémen.

Indubitablement la guerre en cours en Syrie est un conflit global à mort entre deux blocs régionaux et internationaux dont l’issue déterminera non seulement la géostratégie du Moyen-Orient mais  l’histoire du monde pour les 50 ans à venir.

Parmi les systèmes d’armes que l’Iran compte livrer en grande quantités à l’armée syrienne figurent notamment des missiles antichars Dehlavie, une copie iranienne du Kornet, des missiles de fabrication russe  9M113 Konkurs, des chars de bataille T-72Z modifiés, des lances-roquettes multitubes Type 63/Fajr I (Chine/Iran), des missiles balistiques tactiques Zelzal et Fateh 110, des drones Yaser, Shahed 129, des drones d’attaque au sol Sarir H-110 et Fotros.

La Russie continuera à fournir les pièces de rechange pour l’aviation syrienne ainsi qu’une assistance limitée en matière de couverture radar.

L’Iran coopère également très étroitement avec la Syrie dans le domaine de la guerre électronique et la cyber-guerre, objet d’un enjeu stratégique depuis que les différentes unités rebelles aient commencé à acquérir des moyens de plus en plus sophistiquées de la part de leurs sponsors internationaux.

Des centaines de conseillers militaires iraniens sont en Syrie, distribués principalement au niveau des postes de commandement pour la mise en place d’un nouveau système de commandement et communicationnel intégrés liant les forces armées syriennes et iraniennes.

La cécité de l’Union européenne face à la stratégie militaire des États-Unis

Les dirigeants de l’Union européenne se trouvent soudainement confrontés à des situations inattendues. D’une part des attentats ou tentatives d’attentats perpétrées ou préparées par des individus n’appartenant pas à des groupes politiques identifiés ; d’autre part un afflux de migrants via la Méditerranée, dont plusieurs milliers meurent à leurs portes.

En l’absence d’analyse stratégique, ces deux événements sont considérés a priori comme sans relation et sont traités par des administrations différentes. Les premiers ressortent du Renseignement et de la police, les seconds des douanes et de la Défense. Ils ont pourtant une origine commune : l’instabilité politique au Levant et en Afrique.

L’Union européenne s’est privée des moyens de comprendre

Si les académies militaires de l’Union européenne avaient fait leur travail, elles auraient étudié depuis une quinzaine d’années la doctrine du « grand frère » états-unien. En effet, depuis de très longues années, le Pentagone publie toutes sortes de documents sur la « théorie du chaos » empruntée au philosophe Leo Strauss. Il y a quelques mois encore, un fonctionnaire qui aurait dû être à la retraite depuis plus de 25 ans, Andrew Marshall, disposait d’un budget de 10 millions de dollars annuels pour mener des recherches à ce sujet [1]. Mais aucune académie militaire de l’Union n’a sérieusement étudié cette doctrine et ses conséquences. À la fois parce que c’est une forme de guerre barbare et parce qu’elle a été conçue par un maître à penser des élites juives états-uniennes. Or, c’est bien connu, les États-Unis-qui-nous-ont-sauvés-du-nazisme ne peuvent préconiser de telles atrocités [2].

Si les hommes politiques de l’Union européenne avaient voyagé un tant soit peu, non seulement en Irak, en Syrie, en Libye, dans la corne de l’Afrique, au Nigeria et au Mali, mais aussi en Ukraine, ils auraient vu de leurs propres yeux l’application de cette doctrine stratégique. Mais, ils se sont contentés de venir parler dans un bâtiment de la zone verte à Bagdad, sur une estrade à Tripoli ou sur la place Maïdan de Kiev. Ils ignorent ce que vivent les populations et, sur requête de leur « grand frère », ont souvent fermé leurs ambassades de sorte qu’ils se sont privés d’yeux et d’oreilles sur place. Mieux, ils ont souscrit, toujours à la requête de leur « grand frère », à des embargos, de sorte qu’aucun homme d’affaire n’ira non plus sur place voir ce qui s’y passe.

Le chaos n’est pas un accident,
c’est le but

Contrairement à ce qu’a dit le président François Hollande, la migration des Libyens n’est pas la conséquence d’un « manque de suivi » de l’opération « Protecteur unifié », mais le résultat recherché par cette opération dans laquelle son pays jouait un rôle leader. Le chaos ne s’est pas installé parce que les « révolutionnaires libyens » n’ont pas su se mettre d’accord entre eux après la « chute » de Mouammar el-Kadhafi, il était le but stratégique des États-Unis. Et ceux-ci y sont parvenus. Il n’y a jamais eu de « révolution démocratique » en Libye, mais une sécession de la Cyrénaïque. Il n’y a jamais eu d’application du mandat de l’Onu visant à « protéger la population », mais le massacre de 160 000 Libyens, dont trois quart de civils, sous les bombardements de l’Alliance (chiffres de la Croix-Rouge internationale).

Je me souviens, avant que je n’intègre le gouvernement de la Jamahiriya arabe libyenne, avoir été sollicité pour servir de témoin lors d’une rencontre à Tripoli entre une délégation états-unienne et des représentants libyens. Lors de cette longue conversation, le chef de la délégation US a expliqué à ses interlocuteurs que le Pentagone était prêt à les sauver d’une mort certaine, mais exigeait que le Guide leur soit livré. Il a ajouté que lorsque el-Kadhafi serait mort, la société tribale ne parviendrait pas à valider un nouveau leader avant au moins une génération, le pays serait alors plongé dans un chaos qu’il n’a jamais connu. J’ai relaté cet entretien dans de nombreuses circonstances et n’ai cessé, dès le lynchage du Guide, en octobre 2011, de prédire ce qui advient aujourd’hui.

La « théorie du chaos »

Lorsqu’en 2003, la presse états-unienne a commencé à évoquer la « théorie du chaos », la Maison-Blanche a riposté en évoquant un « chaos constructeur », laissant entendre que l’on détruirait des structures d’oppression pour que la vie puisse jaillir sans contrainte. Mais jamais Leo Strauss, ni le Pentagone jusque-là, n’avaient employé cette expression. Au contraire, selon eux, le chaos devait être tel que rien ne puisse s’y structurer, hormis la volonté du Créateur de l’Ordre nouveau, les États-Unis [3].

Le principe de cette doctrine stratégique peut être résumé ainsi : le plus simple pour piller les ressources naturelles d’un pays sur une longue période, ce n’est pas de l’occuper, mais de détruire l’État. Sans État, pas d’armée. Sans armée ennemie, aucun risque de défaite. Dès lors, le but stratégique de l’armée US et de l’alliance qu’elle dirige, l’Otan, c’est exclusivement de détruire des États. Ce que deviennent les populations concernées n’est pas le problème de Washington.

Ce projet est inconcevable pour des Européens qui, depuis la guerre civile anglaise, ont été convaincus par le Léviathan de Thomas Hobbes qu’il est nécessaire de renoncer à certaines libertés, voire même d’accepter un État tyrannique, plutôt que d’être plongé dans le chaos.

L’Union européenne dénie sa complicité dans les crimes US

Les guerres d’Afghanistan et d’Irak ont déjà coûté la vie à 4 millions de personnes [4]. Elles ont été présentées au Conseil de sécurité comme des ripostes nécessaires « en légitime défense », mais il est admis aujourd’hui qu’elles avaient été planifiées bien avant le 11-Septembre dans un contexte beaucoup plus large de « remodelage du Moyen-Orient élargi » et que les raisons évoquées pour les déclencher n’étaient que des fabrications de propagande.

Il est d’usage de reconnaître les génocides commis par le colonialisme européen, mais rares sont ceux qui aujourd’hui admettent ces 4 millions de morts malgré les études scientifiques qui l’attestent. C’est que nos parents étaient « mauvais », mais nous sommes « bons » et ne pouvons pas être complices de ces horreurs.

Il est commun de se moquer de ce pauvre peuple allemand qui conserva jusque à la fin sa confiance dans ses dirigeants nazis et ne prit conscience qu’après sa défaite des crimes commis en son nom. Mais nous agissons exactement pareil. Nous conservons notre confiance dans notre « grand frère » et ne voulons pas voir les crimes dans lesquels il nous implique. Surement, nos enfants se moqueront de nous…

Les erreurs d’interprétation de l’Union européenne

Aucun dirigeant ouest-européen, absolument aucun, n’a osé envisager publiquement que les réfugiés d’Irak, de Syrie, de Libye, de la corne de l’Afrique, du Nigeria et du Mali ne fuient pas des dictatures, mais le chaos dans lequel nous avons volontairement, mais inconsciemment, plongé leurs pays.

Aucun dirigeant ouest-européen, absolument aucun, n’a osé envisager publiquement que les attentats « islamistes » qui touchent l’Europe ne sont pas l’extension des guerres du « Moyen-Orient élargi », mais sont commandités par ceux qui ont également commandités le chaos dans cette région. Nous préférons continuer à penser que les « islamistes » en veulent aux juifs et aux chrétiens, alors que l’immense majorité de leurs victimes ne sont ni juives, ni chrétiennes, mais musulmanes. Avec aplomb, nous les accusons de promouvoir la « guerre des civilisations », alors que ce concept a été forgé au sein du Conseil de sécurité nationale des États-Unis et reste étranger à leur culture [5].

Aucun dirigeant ouest-européen, absolument aucun, n’a osé envisager publiquement que la prochaine étape sera l’ « islamisation » des réseaux de diffusion de drogues sur le modèle des Contras du Nicaragua vendant des drogues dans la communauté noire de Californie avec l’aide et sous les ordres de la CIA [6]. Nous avons décidé d’ignorer que la famille Karzaï a retiré la distribution de l’héroïne afghane à la mafia kosovare et l’a transmise à Daesh [7].

Les États-Unis n’ont jamais voulu que l’Ukraine rejoigne l’Union

Les académies militaires de l’Union européennes n’ont pas étudié la « théorie du chaos » parce qu’elle se le sont vu interdire. Les quelques enseignants et chercheurs qui se sont aventurés sur ce terrain ont été lourdement sanctionnés, tandis que la presse a qualifié de « conspirationnistes » les auteurs civils qui s’y intéressaient.

Les politiciens de l’Union européenne pensaient que les événements de la place Maïdan étaient spontanés et que les manifestants souhaitaient quitter l’orbite autoritaire russe et entrer dans le paradis de l’Union. Ils ont été stupéfaits lors de la publication de la conversation de la sous-secrétaire d’État, Victoria Nuland, évoquant son contrôle secret des événements et affirmant que son but était de « baiser l’Union » (sic) [8]. À partir de ce moment-là, ils n’ont plus rien compris à ce qui se passait.

S’ils avaient laissé la recherche libre dans leurs pays, ils auraient compris qu’en intervenant en Ukraine et en y organisant le « changement du régime », les États-Unis s’assuraient que l’Union européenne resterait à leur service. La grande angoisse de Washington, depuis le discours de Vladimir Poutine à la Conférence sur la sécurité de Munich de 2007, c’est que l’Allemagne réalise où se trouve son intérêt : pas avec Washington, mais avec Moscou [9]. En détruisant progressivement l’État ukrainien, les États-Unis coupent la principale voie de communication entre l’Union européenne et la Russie. Vous pourrez tourner et retourner dans tous les sens la succession d’événements, vous ne pourrez pas leur trouver d’autre sens. Washington ne souhaite pas que l’Ukraine rejoigne l’Union, comme l’attestent les propos de Madame Nuland. Son unique but est de transformer ce territoire en une zone dangereuse à traverser.

La planification militaire US

Nous voici donc face à deux problèmes qui se développent très rapidement : les attentats « islamistes » ne font que commencer. Les migrations ont triplé en Méditerranée en une seule année.

Si mon analyse est exacte, nous verrons au cours de la prochaine décennie les attentats « islamistes » liés au Moyen-Orient élargi et à l’Afrique se doubler d’attentats « nazis » liés à l’Ukraine. On découvrira alors qu’al-Qaïda et les nazis ukrainiens sont connectés depuis leur congrès commun, en 2007 à Ternopol (Ukraine). En réalité, les grands-parents des uns et des autres se connaissaient depuis la Seconde Guerre mondiale. Les nazis avaient alors recruté des musulmans soviétiques pour lutter contre Moscou (c’était le programme de Gerhard von Mende à l’Ostministerium). À la fin de la guerre, les uns et les autres avaient été récupérés par la CIA (le programme de Frank Wisner avec l’AmComLib) pour conduire des opérations de sabotage en URSS.

Les migrations en Méditerranée, qui pour le moment ne sont qu’un problème humanitaire (200 000 personnes en 2014), continueront à croître jusqu’à devenir un grave problème économique. Les récentes décisions de l’Union d’aller couler les navires des trafiquants en Libye ne serviront pas à enrayer les migrations, mais à justifier de nouvelles opérations militaires pour maintenir le chaos en Libye (et non pour le résoudre).

Tout cela provoquera des troubles importants dans l’Union européenne qui paraît aujourd’hui un havre de paix. Il n’est pas question pour Washington de détruire ce marché qui lui reste indispensable, mais de s’assurer qu’il ne se placera jamais en compétition face à lui, et de limiter son développement.

En 1991, le président Bush père chargea un disciple de Leo Strauss, Paul Wolfowitz (alors inconnu du grand public), d’élaborer une stratégie pour l’ère post-soviétique. La « Doctrine Wolfowitz » expliquait que la suprématie des États-Unis sur le reste du monde exige, pour être garantie, de brider l’Union européenne [10]. En 2008, lors de la crise financière aux États-Unis, la présidente du Conseil économique de la Maison-Blanche, l’historienne Christina Rohmer, expliqua que le seul moyen de renflouer les banques était de fermer les paradis fiscaux des pays tiers, puis de provoquer des troubles en Europe de sorte que les capitaux refluent vers les États-Unis. En définitive, Washington se propose aujourd’hui de faire fusionner l’Alena et l’Union européenne, le dollar et l’euro, et de rabaisser les États membres de l’Union au niveau du Mexique [11].

Malheureusement pour eux, ni les Peuples de l’Union européenne, ni leurs dirigeants n’ont conscience de ce que le président Barack Obama leur prépare.

Notes:

[1] « Après 42 ans, Andy Marshall quitte le Pentagone », Réseau Voltaire, 7 janvier 2015.

[2] “Selective Intelligence”, Seymour Hersch, The New Yorker, May 12, 2003.

[3] “Stumbling World Order and Its Impacts”, by Imad Fawzi Shueibi, Voltaire Network, 5 April 2015.

[4] « 4 millions de morts en Afghanistan, au Pakistan et en Irak depuis 1990 », par Nafeez Mosaddeq Ahmed, Traduction Maxime Chaix, Middle East Eye (Royaume-Uni), Réseau Voltaire, 11 avril 2015.

[5] « La “Guerre des civilisations” », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 4 juin 2004.

[6] Dark Alliance, The CIA, the Contras and the crack cocaine explosion, Gary Webb, foreword by Maxime Waters, Seven Stories Press, 1999.

[7] « La famille Karzaï confie le trafic d’héroïne à l’Émirat islamique », Réseau Voltaire, 29 novembre 2014.

[8] « Conversation entre l’assistante du secrétaire d’État et l’ambassadeur US en Ukraine », par Andrey Fomin, Oriental Review (Russie), Réseau Voltaire, 7 février 2014.

[9] « La gouvernance unipolaire est illégitime et immorale », par Vladimir Poutine, Réseau Voltaire, 11 février 2007.

[10] Le document est toujours classifié, mais son contenu a été révélé dans « US Strategy Plan Calls For Insuring No Rivals Develop » par Patrick E. Tyler, New York Times du 8 mars 1992. Le quotidien publie également de larges extraits en page 14 : « Excerpts from Pentagon’s Plan : “Prevent the Re-Emergence of a New Rival” ». Des informations supplémentaires sont apportées dans « Keeping the US First, Pentagon Would preclude a Rival Superpower » par Barton Gellman, The Washington Post du 11 mars 1992.

[11] « Attaque contre l’euro et démantèlement de l’Union européenne », par Jean-Claude Paye, Réseau Voltaire, 6 juillet 2010.

Guerre au Moyen-Orient: assaut généralisé sur la Syrie

Plus de quatre années après le début de la guerre en Syrie, les adversaires de Damas viennent de lancer un assaut généralisé contre les régions sous contrôle gouvernemental à partir de trois axes et en utilisant pour la première fois le concept de corps d’armée homogène.

Jusque là, les forces armées syriennes et ses forces supplétives n’ont eu affaire qu’à des groupes armés et des “brigades” éparses, autonomes ou semi-autonomes, parfois rivales. Cela a changé: une armée au grand complet vient d’investir le Nord syrien à partir de la Turquie doté du nec plus ultra en matière de guerre électronique et de brouillage électromagnétique, d’une quantité extraordinaire de missiles antichar et de missiles antiaériens portables. Cette armée est dirigée principalement par des chefs de guerre tchétchènes. La région stratégique d’Idlib vient d’être perdue par l’armée syrienne face à cette nouvelle armée.

Simultanément, un autre assaut est mené à partir du Sud, sous la supervision directe du centre de commandement conjoint des forces d’une coalition sans nom constituée par l’Arabie Saoudite, les Etats-Unis, Israël, le Qatar et la Turquie.

Israël est en charge du troisième axe en combinant l’aviation et les forces spéciales opérant au sein des brigades islamistes radicales.

L’armée syrienne doit se battre sur trois fronts. Avec un flanc à découvert face à Daech à l’Est. L’objectif du nouvel assaut ordonné par l’Arabie Saoudite est simple: La prise de Damas sinon l’occupation de territoires suffisament vastes au nord du pays pour y créer des têtes de pont et la création de zones d’interdiction de survol.

Des centaines d’instructeurs militaires US ont été dépêchés ces derniers mois en Turquie méridionale et en Ukraine pour mettre sur pied de nouvelles armées de mercenaires. L’armée rebelle qui vient de déferler sur le Nord de la Syrie est composée de combattants venant d’Europe, d’Asie et d’Afrique. On notera l’inaction de Daech et la facilité avec laquelle cette organisation terroriste a procédé au tranfert de plus de 6000 de ses combattants de Syrie  vers l’Irak pour la défense de la province d’Al-Anbar.

Ryad et Tel-Aviv sont les deux piliers de la politique étrangère US. Deux éléments irrationnels et extrémistes mènent le monde vers le chaos.

Damas et le Hezbollah libanais réfléchissent aux moyens de riposte. Surtout si l’ennemi passe à une offensive sur le Qalamoun. Ce qui mettrait la survie de l’Etat syrien en péril imminent.

L’Arabie Saoudite est passée à l’action comme elle le fait au Yémen, en finançant à hauteur de 80 milliards de dollars US l’offensive actuelle sur la Syrie.

Ryad a proposé à Israël une nouvelle guerre sur Gaza mais les stratèges israéliens auraient rejeté cette idée, préférant focaliser sur ce qu’ils perçoivent désormais comme la solution finale en Syrie.

Les jours qui viennent seront déterminants.