All current weapons systems are overrated and unfit for post modern warfare.

L’avion de combat léger très agile General Dynamics F-16 Fighting Falcon a toujours bénéficié d’une réputation surfaite. Son efficacité dans le combat aérien n’a jamais été éprouvée hors simulation et ses capacités de survie en milieu hostile caractérisé par la présence même sporadique de moyens antiaériens semblent sur le déclin.

Depuis décembre 2014, deux General Dynamics F-16 Fighting Falcon ont été abattus en opération d’attaque au sol (et non de reconnaissance comme pudiquement annoncé officiellement):  Le premier appartenant aux forces royales jordaniennes, au dessus de la Syrie orientale; le second, des forces armées Royales du Maroc, au dessus de Ouedi Nushur, dans la province de Saada, au Yémen septentrional.

A ce rythme, La cote du General Dynamics F-16 Falcon rejoint celle d’un avion de combat comme le vieux Mikoyan-Gurevitch Mig-23 dont on a vu  plusieurs exemplaires se faire abattre presque en direct au dessus de la Libye ou de la Syrie depuis 2011.

Au Yémen, les forces tribales des contreforts montagneux de la province rétive de Saada ont abattu un F-16 C/D Block 52+ des forces royales marocaines en le surprenant par des tirs de canons antiaériens de 23 mm postés sur des crêtes. Il faisait partie de l’escadron Spark formé de six appareils similaires envoyés par le Maroc en Arabie Saoudite dans le cadre d’une coalition militaire sous supervision saoudienne menant une guerre aérienne depuis le 26 mars 2015 contre le Yémen.

Aucune information n’est encore fournie sur le sort du pilote dont le site marocain le 360 affirme qu’il serait originaire de Marrakech et qu’il appartenait au 6e BAFA (Bataillon aérien des forces armées) basé à Benguérir.

Aveuglé par son obssession anti-iranienne et motivé par de l’arrogance non dénuée de racisme, Ryad s’est précipité à guerroyer avec l’aide d’alliés intéressés ou prébendés contre son pauvre voisin méridional sous prétexte de danger chiite. Dans la foulée, les saoudiens ont oublié que le Yémen, pays pauvre parmi les plus pauvres, est quand même peuplé de 30 millions d’habitants et que certaines tribus montagneuses de ce pays sont particulièrement guerrières. Cette perception stratégique biaisée risque de coûter très cher aux Saoudiens même si Washington continue de fournir l’essentiel en matière de logistique et en information.

Photographie prise le 24 décembre 2014 montrant un jeune combattant de Daech debout devant les débris d'un F-16 jordanien appartenant à la coalition internationale menée par les Etats-Unis, près de Riqqa en Syrie.
Photographie prise le 24 décembre 2014 montrant un jeune combattant de Daech debout devant les débris d’un F-16 jordanien appartenant à la coalition internationale menée par les Etats-Unis, près de Riqqa en Syrie.
Capture d'écran d'une vidéo diffusée par une chaîne satellitaire yéménite montrant un débris d'aile de l'appareil marocain abattu.
Capture d’écran d’une vidéo diffusée par une chaîne satellitaire yéménite montrant un débris d’aile de l’appareil marocain abattu le 11 mai 2015 au dessus de la province de Saada au Yémen septentrional.
Houthis miliciens 02052015
Miliciens Houthis sur un Technical (un pick-up modifié pour l’emport d’une arme lourde) équipée d’une variante du ZSU-23-2 (bitubes calibre 23mm), Sanaa, 02 mai 2015. C’est probablement avec des moyens similaires que les tribus des montagnes de Saada ont pu abattre le 11 mai 2015 un F-16 marocain de la coalition saoudienne.

4 thoughts on “Guerre au Moyen-Orient: la cote du F-16 en net déclin

  1. Sinon pour ce qui est du Mig-23.
    http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/6/6f/Mig-23-DNST8908431_JPG.jpg
    C’est un avion à géométrie variable, il est en fait la trés médiocre réponse soviétique au trés médiocre et calamiteux F-4 Phantom II. c’est un avion lourd, dont la manoeuvrabilité laisse à désirer, et sa version BN, alias Mig-27 est spécifiquement dédié à l’appui au sol.

    L’appui au sol, on en a déja parlé, en fait l’image que l’on se fait d’un bombardement qui se fait à basse altitude avec un coup direct au but, c’est une image qui appartient aux fantasmes et à Hollywood. La réalité elle est beaucoup plus complexe. La toute première menace reste l’artillerie anti aérienne, les cannons de 14.5, 23, 35, 37, 57 etc…sont encore extremement redoutables de nos jours, ce qui contraint les pilotes à un dilemme.

    Soit le pilote bombarde à basse altitude -entre 100 et 500 mètres-, à faible vitesse, avec une trés haute probabilité de toucher son objectif, cependant les cannons de la DCA ne le louperont pas. Autrement dit pour le pilote c’est une trés haute probabilité de mission suicide.

    La deuxième solution c’est de bombarder à haute altitude, comme les F-15 E, F-16, EF-18, Tornado etc… voir à trés haute altitude pour les bombardiers B2 par exemple. La contrepartie c’est le fait que les bombardements sont trés peu précis, contrairement à une idée reçue, ils ne font qu’égratigner l’adversaire, en le harcelant. L’autre gros inconvénient c’est qu’il y a beaucoup de victimes civiles, me direz vous Israèl, comme les US n’en ont jamais tenu compte. C’est pour ça qu’ils l’ont payé trés cher, puisqu’en se comportant de la sorte, ils s’alliènent l’ensemble des populations civiles, ce qui fait autant d’adversaires potentiel qu’ils se créent gratuitement. Alors me direz vous, aprés tout les USA et Israèl, s’en moquent, ils font les lois, ils sont les nations unies, ils sont l’opinion public autoproclamée, en fait ils sont tout. Cependant les dernières campagnes des USA en Afghanistan, et en Irak se sont soldés par un retrait humiliant, ce qu’aucun stratèges n’avait imaginé, et encore moins désiré. Quand à Israèl, en s’allienant une grande partie de la population de Gaza, et du Liban à cause de ses bombardements aveugles elle a permis un gonflement des effectifs de la résistance, et en fait elle n’a pas pu ni rentrer au Liban, ni à Gaza. Ce qui démontre dans un cas comme dans l’autre une trés grave erreur d’appreciation.

    Alors me direz vous, et les JDAM, et autres bombes à guidage laser -qui permetrait de bombarder à haute altitude, sans prendre de risque- ? M’ouiais! 🙂 Si c’était la solution miracle ça se saurait depuis longtemps, mais nous vivons dans un monde où les miracles n’existent pas. Déja en supposant qu’en face, ce qui est loin d’être évident, on a des adversaires qui relevent de l’age de pierre-en Afghanistan par exemple-, il faut vaincre les aléas du temps, de la nuit, l’humidité, les trés fortes chaleurs, sans compter le relief, la poussière, le vent, la neige, les intempéries, etc… et j’en passe et des meilleurs. Ceci en supposant que l’adversaire releve de l’age de pierre, c’est une hypothèse proche des happy end d’Hollywood, mais qui n’existe pas. Or les bombes à guidage lasers comme à guidage au GPS, etc…sont trés facileement brouillables, on peut les déjouer. Une étude en 1996-1997 -du congrés si mes souvenirs sont bons- a démontré que pour détruire un objectif avec des bombes à gudage laser, il en fallait entre 4-8, en réalité c’est largement au delà de dix. Les JDAM d’aujourd’hui qui s’appuient sur le GPS sont trés facilement brouillables, et les tests en laboratoire ne marchent que dans des conditions optimales. Et les conditions optimales, on a vu ce que ça donne en Irak, en Afghanistan, à Gaza, et au Liban. Ca marche pas.

    Comme vous l’imaginez les bombardements occidentaux optent essentiellement pour la solution 2, avec les résultats calamiteux qu’on connait. Rien d’étonnant qu’aprés plus de 8 mois de bombardements non stop sur DAESH, que cela soit des bombardements syriens, russes, où occidentaux ça n’a que des impacts limités dans le meilleur des cas. Vous pouvez voir de vos yeux qu’au Yemen, aprés plusieur semaines de raids non stop, la coalition de Ryadh n’est pas arriver à grand chose concretement, à part constater son impuissance.
    En conclusion au jour d’aujourd’hui, nous ne possedons pas la technologies suffisantes pour arriver à un objectif avec des bombardements aériens conventionnels, à moins de tout raser, de tout anéantir mais ça c’est une autre histoire.

  2. Bonjour, je me permets de challenger votre analyse : oui le F-16 est en déclin. C’est normal.
    Mais est-il en NET déclin ? Je doute.

    Je pense que la machine est une chose – la formation des pilotes en est une autre : on peut probablement penser que les pilotes Marocains et Jordaniens n’ont pas le même niveau de formation et la même culture du vol que leurs collègues américains. L’avion est un système complet et le pilote est la pièce maîtresse qui va faire la différence sur le terrain. Ceci peut expliquer la perte de ces 2 avions.
    Peu importe le type d’avion, se faire canarder par une batterie de 23mm est habituellement fatal. Ceci est valable pour un Spitfire comme pour un Raptor. C’est au pilote d’identifier et d’éviter ce genre de menace.

    « Son efficacité dans le combat aérien n’a jamais été éprouvée hors simulation » -> c’est faux.
    Le F-16 est utilisé avec succès dans des pays « stratégiques », je cite en vrac Israël, Turquie, Singapour (des pays où la dissuasion prend toute son importance) et son expérience au feu a été constante depuis les presque 20 ans de guerres du Golfe, la Yougoslavie etc…

    Même chose pour la comparaison entre un Mig23 et un F-16. Près de 10 ans séparent ces 2 avions, et 10 ans dans l’aviation de combat c’est un monde.

    Le F-16 a été livré à plus de 4’000 exemplaires et sauf erreur le chasseur-bombardier le plus utilisé au monde. Ne l’enterrons pas trop vite.

    Cordialement,

    1. « ….F-16 a toujours bénéficié d’une réputation surfaite… »

      Avant l’arrivée d’Internet, j’ai longtemps considéré cet avion comme l’un des meilleurs avions du monde, si ce n’est le meilleur, parce que j’étais pétris de certitudes que rien ne pouvait s’opposer à la suprématie technologique US. Je pensais ainsi, à une époque où il n’y avait pas de sources d’information alternatives. Presque toutes les revues militaires que j’avais sous la main étaient soit directement écrites par des officiers israèliens, où soit detenues de prés où de loin par des israèlites. Il n’y avait aucunes objectivités.

      En fait la réputation surfaite du F-16, comme du F-15 a commencé pendant la guerre du Liban en 1982, sans aucunes preuves tangibles -pas de traces de débris, ni de numéro de série -, le ministre israèlien de la propagande annonçait qu’Israèl avait abattut 100 avions syriens -parmi lesquelles un grand nombre de mig-23- contre aucune perte coté israèlien. Sans vérifier une seule seconde les dires d’Israèl, toutes les agences de presse occidentales – ça se passait en 1982, c’est dire le progrés réalisé depuis, bien entendu, progrés pas dans le sens que l’ont souhaite, mais bien de Netanyahu, du Likoud, des Cukierman, Pasquier, Elisabeth Levy, Wolfowicz, Maier Amschel Rothschild, Finkelkraut et consorts etc..- ont sauté sur l’info pour publier ce que le ministère israèlien disait. A l’époque on appellait ça, le « Monde libre ». Et quelle liberté!
      En principe avec ce communiqué, Israèl était sensé dominé sans partage le ciel libannais, et par conséquent balayer l’OLP, et surtout l’armée syrienne. Si on en croit le communiqué israèlien.
      Or sur le champ de bataille au Liban en juin 1982, on a l’évidence du contraire.
      http://www.acig.info/CMS/index.php?option=com_content&task=view&id=207&Itemid=47

      Il en ressort que durant la campagne militaire au Liban en 1982, l’un des rares objectifs reussis fût l’elimination du Fatah comme force militaire et politque au Liban sud, non parce qu’Israèl était invincible-même s’il y avait quand même supériorité-, mais bien parce que la direction palestinienne refusa le combat, déja dans l’entourage d’Arafat, les escrocs comme Mahmud Abbas, Erakat, se faisaient de plus en plus pressants, de plus en plus lourds , ils n’avaient qu’une seule envie mettre fin à la lutte armée, et se ranger dérrière l’Uncle Sam quittte à faire semblant de croire aux pseudo accords d’Oslo. Par contre face l’armée syrienne les réussite israeliennes fûrent beaucoup plus mitigées. Sur le terrain la farouche résistance de l’armée syrienne dans les airs comme sur terre a entravé la marche israèlienne. On ne le dira jamais assez, l’armée israèlienne était trois fois plus nombreuse que l’armée syrienne, et pourtant IDF ne pu prendre Sultan Yakub-bataille de chars-, et encore moins l’autoroute Beyrouth-Damas. Ce qui a poussé l’armée Israèlienne à faire appel en 1983 à la France, l’Angleterre, et les USA -déja la France était l’obligé d’Israèl- au nom de la force internationale de superposition. Si vraiment l’aviation israèlienne avait fait un score de 100-0 comme ils l’affirment, il n’y aurait pas eu un seul soldat syrien au Liban, et encore moins des batailles de chars, et des hélicoptères syriens qui pilonnent inpunément les blindés d’IDF.
      Maintenant vous répeter ce que la propagande syrienne à l’époque affirmait -72 avions israèliens détruits contre aucun syrien- c’est pas ma tasse de thé non plus. En tout il y aurait eu prés de 47 avions syriens abattuts contre 42 israèliens. Une fois que les syriens -grace à un Mig-23 MF- ont réussi à abattre un Awacs E2C, Israèl a tout de suite demandé le cessez le feu avec les syriens. Il est important de noter qu’une délégation US menée par le Dr.J.Chorba, President du Washington Centre of Internatinal Safety, visita Israel aprés les opérations de juin 1982, et il affirma que les israèliens ne lui avaient fourni aucunes preuves concrètes de l’utilisation des F-15, F-16, E-2C etc.. et encore moins sur le nombre de 100 avions syriens supposés abatuts. Mais personne n’est dupe.

      Durant l’opération « Desert Storm » en 1991 sur les centaines de F-16 engagés, qui ont lançé au moins une quarantaine de missiles Sidewinder aucun n’a réussi à atteindre sa cible. La plupart des avions irakiens ont été abattuts par des F-15, non du fait que le F-15 était supérieur, mais parce que les US avait une écrasante supériorité numérique.
      Toutefois, l’un des rares succés de guerre en mode BVR est à mettre au crédit d’un F-16 hollandais qui a abattu un Mig-29 serbe à plus 37 km. Il faut savoir que les Mig-29 serbes manquaient cruellement de tout et surtout des pièces détachés -avioniques défaillantes, et radars hors service, moteurs dans un mauvaise état-, et que les pilotes serbes, du fait de l’embargo et du manque de moyens en étaient réduits à voler seuleument quelques heures d’entrainements par an.
      Au final le F-16, comme le F-15 si ça n’était le contexte historique -éffondrement de l’URSS- auraient eu le même succés et le même sort que le Phantom II, et le F-105. Les victoires du F-15 sont surtout à mettre au crédit la supériorité en nombre et non pas de l’avance technologique US.

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