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11/05/2021

Strategika 51

 Πάντα ῥεῖ…

Guerre au Moyen-Orient: vers l’option Zéro

Depuis un mois, les forces régulières syriennes éprouvent d’énormes difficultés au combat face aux nouvelles unités de Daech et du Front Ennosra constituées majoritairement de volontaires Tchétchènes et d’Ouighours chinois. 

Cela s’est confirmé à Jisr Echougour où une garnison syrienne assiégé dans un hôpital à repoussé sept assauts consécutifs avant de se replier (65 hommes et un colonel ont pu regagner la capitale où ils ont été félicités par Bashar Al-Assad en personne) ou encore à Palmyre (Tadmor) où les troupes de choc syriennes n’ont pu empêcher l’avancée des combattants ex-soviétiques et chinois de Daech. 

Ironie de l’histoire, la Syrie d’Al-Assad, fidèle alliée de l’ex-Union Sovietique puis de la Russie ainsi que la Chine, s’est retrouvée en train de combattre des ressortissant de ces deux grands pays ayant rejoins la voie du grand Djihâd de l’OTAN par les grâces de la Turquie d’Erdogan. 

Tous les témoignages émanant de militaires syriens font état de la combativité extraordinaire des chefs de guerre tchétchènes et, fait nouveau, de la capacité des combattants Ouighours à mener des assauts frontaux sous le feu. Ces derniers sont également très redoutés pour leur parfaite maîtrise du maniement des armes blanches. Les commando-parachutistes des 23 et 25 régiments aéroportés des forces syriennes en connaissent un bout à ce sujet. 

La guerre continue et Al-Assad ne cesse d’affirmer que la perte d’une bataille ne signifie point la perte de la guerre. L’armée syrienne, fortement soutenue par les unités d’élite du Hezbollah libanais sont en train de remporter une série de victoires au Qalamoun. Au centre du pays, l’aviation syrienne a repris ses raids aériens sur Palmyre et ses environs pendant que des milliers de soldats s’apprêtent à lancer une contre-offensive pour la reprise de la cité antique. Plus au Nord, l’armée syrienne tente de reprendre la main dans la province d’Alep. 

Le Hezbollah a reconnu combattre partout en  Syrie sans que cette implication ne mette en péril son dispositif défensif face à Israël. 

Dans ce conflit à mort entre deux grands blocs principaux, il ne fait guère de doute que la guerre risque de s’éterniser. Pour l’instant aucun des belligérants n’est en mesure de l’emporter de manière décisive. C’est ce que recherchait Tel-Aviv depuis longtemps. 

Le grand jeu continue. 

   

   

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