Stats

  • 6 153 680 Hits
360TotalSecurity WW
Paradox [CPS] WW
Paradox [CPS] WW
18/09/2020

Strategika 51

 Πάντα ῥεῖ…

De l’usage de l’Islamisme en géostratégie en cas de difficulté

Conflits bloqués. Changement de paradigmes: un même outil. Différents usages.Mis en échec au Moyen-Orient à cause de la politique étrangère de Moscou, l’empire change la destination de ses pions. Des dizaines d’éléments de Daech (Organisation de l’Etat Islamique en Irak et au Levant), du Front Ennosra, de l’Armée de la Conquête guerroyant en Syrie sont exfiltrés des lignes de front autour d’Idleb et d’Alep pour être redéployés en Ukraine où ils préparent la mise sur pied d’une nouvelle armée « Islamique » dont le but est de mener l’ultime Djihad Otanien en Crimée contre l’ogre Russe.

En parallèle, les pays d’Europe de l’Est font face à un déferlement sans précédent de réfugiés en provenance du Moyen-Orient. Nos informations indiquent que ces flux dramatiques ne sont pas aussi spontanés et que des filières de passeurs travaillant avec le milieu turc ont souvent des liens très étroits avec certaines antennes de la CIA en Europe.

L’idée n’est pas nouvelle. Bien avant l’opération « Printemps Arabe », l’objectif initial de l’empire était d’utiliser l’Islamisme radical pour faire imploser la Russie à partir de son flanc méridional, puis de s’attaquer à la Chine. La première guerre d’Afghanistan (1979-1989) fut la première application de cette stratégie.

Les services de renseignements britanniques jouèrent un rôle capital dans le recrutement, la formation et la dispersion des islamistes radicaux à travers le monde musulman avec le concours actif de certais pays du Conseil de Coopération du Golfe. Les banlieues des grandes villes anglaises devinrent la matrice du nouvel outil géopolitique que l’on s’empressa d’utiliser contre les régimes jugés « hostiles » ou « pas très commodes ».  Le modèle anglais fut suivi en France et dans d’autres pays du continent avec des résultats mitigés mais assez pour créer des filières d’envoi de combattants vers la Syrie ou l’Irak.

Les mêmes filières qui avaient servi à acheminer des jeunes issus de banlieues difficiles vers des pays comme la Syrie ou le Yémen vont servir pour l’envoi de volontaires en Ukraine se battre pour le renouveau Tatar et la libération de la Crimée. Seul problème, les Tatars sont assez bien intégrés en Russie et l’un des leurs est le Chef d’Etat-Major des Armées Russes.

En Chine, c’est à peu près le même scénario. Ayant longtemps exploité les Oïghurs du Turkestan Occidental, l’empire s’apprête à déstabiliser d’autres régions de la Chine où vivent des minorités musulmanes non turcophones. Les attentats de Tianjin préoccupent d’autant plus qu’ils visent à étendre le domaine de la lutte en dehors des limites du Xinjiang.

Le problème est que tout cela est bien connu par tous les protagonistes, y compris par ceux qui ont tout fait pour gagner une bataille désormais perdue contre le gaz de Schiste. C’est une gallerie d’ombres chinoises. A chacun ses chiens de guerre et les moyens de sa politique.

L’empire pense que l’outil de nivellement géopolitique le plus adéquat en ce 21e siècle est cette hybridation entre l’Islamisme radical dans sa version 3.0 et l’usage des forces spéciales (à ne pas prendre selon l’acception consacrée car il s’agit moins de bérêts verts dans ce cas d’espèce que de hackers et autres pirates informatiques sous-loués) Cependant, cette exploitation est loin de servir au seul objectif affiché mais transcende la portée stratégique en exposant un concept fort commode lié au fameux choc des « civilisations » ou plutôt la diabolisation d’une certaine culture ayant maille à partir avec une politique de fait accomplie en Terre Sainte. Mais ceci est déjà une autre histoire…

 

 

 

 

 

 

 

 

%d blogueurs aiment cette page :