Archives mensuelles : décembre 2015

Syrie: pour l’Armée syrienne, le Père Noël existe…

L’année 2015 s’achève. Annus horribilis ou mirabilis, peu importe. Au delà des pertes et profits, demeure la condition humaine.

Le père Noël existe peut-être, du moins pour l’armée syrienne dont les bombardiers viennent d’éliminer à Al-Ghouta (Damas) une demi-douzaine de commandants rebelles dont le Chef suprême de Djeich Al-Islam (Armée de l’Islam), Zahrane Allouche, en lutte contre le pouvoir depuis 1987.

Zahrane Allouche, né en 1970, est le fils du Cheikh Abdallah Allouche, une des grandes figures de proue du Salafisme en Syrie. Après des études en Législation islamique à l’université de Damas, il part à Médine en Arabie Saoudite avant de revenir en Syrie et être arrêté en 2009 par la branche des Affaires palestiniennes du renseignement intérieur syrien pour détention d’armes de guerre. Il est amnistié avec plus de 1500 détenus “islamistes” deux ans plus tard à la veille du début de la guerre en Syrie.

L’amnistie de détenus politiques a toujours précédé de grands troubles à l’ordre public. On se rappelle de l’amnistie générale du colonel Gaddafi en Libye, quelques jours seulement avant les évènements du 17 février 2011, marquant le début de la guerre. Des amnisties similaires ont eu lieu en Irak, en Jordanie et en Syrie à moins de six mois d’intervalle. Certains observateurs évoquent des pressions externes mais cela est un autre sujet.

Quoi qu’il en soit, l’ensemble des amnistiés prendra les armes contre les forces gouvernementales. Allouche en tête en Syrie. Issu d’une famille religieuse dont les grands-parents sont venus accompagner en Syrie l’Emir Abdelkader vers les années 1860, il formera la Sarya d’Al-Islam (la Compagnie de l’Islam) avant que cette dernière ne devienne la Brigade islamique. En 2013, cette brigade devient Djeich (Armée) en incorporant plus de 45 organisations armées. dont plus de la moitié des unités de l’Armée Syrienne Libre (ASL).

Restait le Front Ennosra, dernier avatar d’Al-Qaïda avec laquelle Allouche entretenait des relations plus ou moins empreintes de méfiance. Mais ce dernier a fini par former -via une médiation assurée par les pays soutenant la rébellion, une alliance avec le Front pour former l’ossature de l’Armée de la conquête, destinée à être le fer de lance d’une super-offensive sur le littoral syrien, fief supposé du régime. C’est suite à une percée effectuée par les forces de cette nouvelle armée étonnament bien équipée et dotée des armes les plus modernes dans le gouvernorat de Lattaquié que le président Al-Assad fit appel à une intervention militaire russe.

Les forces rebelles combinées finirent par être repoussées bien au delà des lignes de défense de la Syrie dite utile.

Allouche avait une vision particulière du Califat, conçu plutôt comme la continuation du Califat Ommeyade et non celui des premiers Califes éclairés. Une vision s’opposant avec celle d’une organisation comme Daech bien que les deux s’opposent violamment au concept de la Res Publica ou, pire, celui de la démocratie.

Djeich Al-Islam recevait des armes de la Turquie. C’est l’une des organisations les mieux équipées de l’échiquier syrien. Ses officiers  portaient des treillis de combat US 3 Color Desert et Woodland, des gilets pare-balles modulaires,  et utilisaient des drones de reconnaissance, des missiles TOW et Kornet ainsi q’un système de communication quasiment impossible à décrypter jusqu’à hier.

Golan: nouvel enjeu de la guerre en Syrie

La liesse des dirigeants israéliens suite au mystérieux raid aérien ayant éliminé le 19 décembre 2015 à l’aide de missiles Air-sol de longue portée  Samir Al-Kantar à Germana près de Damas, a été de courte durée.

Le Hezbollah libanais a en effet promis une réponse à cet acte de guerre en soulignant que Tel-Aviv sera totalement surpris par le choix des moyens et du lieu.

Une lecture attentive du discours du Secrétaire Général du Mouvement libanais laisse très clairement entendre que l’assassinat de Samir Al-Kantar aura une réponse et on est tenté de croire que le plateau stratégique du Golan sera le lieu des représailles.

Le druze libanais que Tel-Aviv a assassiné était l’un des principaux conseillers du Hezbollah pour le Golan, un plateau stratégique qu’Israël a occupé en 1967 sur la Syrie et illégalement annexé en 1981 (Cf. Résolution 497 du Conseil de Sécurité des Nations Unies)

Or Samir Al-Kantar, un ancien membre du Front de Libération de la Palestine dans les années 70 et ex-détenu des prisons israéliennes, est devenu, après sa libération en 2008 dans le cadre d’un échange de prisonniers entre Israël et le Hezbollah, l’un des principaux architectes d’une sorte d’armée de libération du Golan.

L’une des conséquences collatérales de la guerre imposée à la Syrie par ses adversaires traditionnels est l’implantation  du Hezbollah libanais dans la partie non-occupée du Golan dans le cadre de l’aide militaire que ce mouvement apporte à Damas.

Dans les faits, des milices dont l’organisation est calquées sur celle les Pasdarans iraniens et dotées d’un nombre impressionnant de roquettes et de missiles se sont installés au Golan, se battant avec succès contre le Front d’Ennosra soutenu par Israël.

Personne à Tel-Aviv, où on applaudissait à deux mains la chute de Gaddafi en Libye et la terrible guerre civile visant Al-Assad en Syrie, ne pensait que le processus du Printemps arabe aller aboutir à une guerre pour le Golan. Une éventuelle perte du Golan par les israéliens peut entraîner sinon la disparition totale de l’Etat d’Israël, du moins sa somalisation ou fragmentation en plusieurs entités.

Il est pour le moins surprenant de constater comment ce que certains avaient baptisé “Printemps Arabe”, en réalité une série coordonnée de révolutions colorées limitées de type 2 visant un changement de régimes hostiles ou semi-hostiles de certains pays du monde arabe,  a fini par aboutir à une guerre régionale majeure impliquant l’ensemble des grandes puissances mondiales.

Syrie-Iran: après Moscou, Al-Assad attendu à Téhéran

De plus en plus de détails plus ou moins vraisemblables sur un possible déplacement du président syrien en Iran dans le cadre d’une visite d’Etat sont diffusés depuis quelques jours.

D’après une source iranienne, le président syrien Bashar Al-Assad fera le déplacement à Téhéran à bord d’un des  deux avions civils de type identique, escortés par sept chasseurs Sukhoï Su-30 SM et Sukhoï Su-35 des forces aériennes russes.

Une information initiale reprise par les médias dominants a rapporté que quatre chasseurs russes escorteront Al-Assad à Téhéran.

Cependant, il semble que le dispositif final soit plus conséquent, avec une escorte syrienne en plus jusqu’aux confins syro-irakiens, avant que des chasseurs iraniens prennent le relais près des confins irako-iraniens. Aucune information n’a filtré sur la présence de deux autres avions dotés de moyens de brouillage électronique ou du redéploiement de batteries de missiles anti-aériens iraniens à la frontière avec l’Irak.

Les autorités irakiennes ont été chargées de transmettre un plan de vol des chasseurs russes au dessus de l’Irak aux avions US de la coalition.

Le convoi aérien du président syrien a pour consigne d’abattre tout aéronef ou objet volant susceptible de constituer une menace.

 

 

Syrie: le dédoublement de l’ASL…

En Syrie, il semble maintenant confirmé que l’on a affaire non pas à une “Armée Syrienne Libre” (ASL/Free Syrian Army) mais à trois, voire quatre.

Cette organisation armée composée initialement de militaires déserteurs des forces armées syriennes au début du conflit en Syrie, fait partie de la rébellion perçue [et voulue]  comme modérée par Washington et ses alliés a fini par se dédoubler.

Depuis quelques jours, l’état-Major russe rapporte que certaines opérations des forces aérospatiales russes en Syrie ont été effectuées pour venir en aide à l’Armée Syrienne Libre contre Daech.

Beaucoup d’observateurs ont cru que l’Armée Syrienne Libre évoquée par Damas et Moscou était celle qui se battait contre l’Armée Syrienne jusqu’à la fin de l’année 2013 avant de battre en retraite et laisser le terrain à Daech.

En réalité, si l’ASL “historique” est en train d’être réhabilitée par Washington, Ryad et Tel-Aviv, d’autres ASL ont été mises sur pieds dans ce qui semble être une opération complexe de création de rébellions parallèles, laquelle n’est pas sans rappeler ces fameux maquis parallèles ayant failli détruire l’insurrection armée durant la guerre d’Algérie.

C’est l’Armée Syrienne Libre bis formée par des unités des forces de la Défense nationale (NDF, National Defence Forces), une force paramilitaire loyaliste se battant avec acharnement aux côtés de l’Armée syrienne, qui a bénéficié du soutien des frappes aériennes russes. Il en existe une autre encore, formée par des éléments mécontents issus des autres factions de la rébellion et d’officiers déserteurs de l’ASL soutenue par l’Otan. D’autres informations font état d’une quatrième ASL où prédomine l’influence des services spéciaux turques (bien que ces derniers jouent un rôle de premier plan au sein de l’ASL historique) et dont l’objectif demeure encore plus qu’ambigu.

Cependant, l’ASL n’est pas la seule faction rebelle à se dédoubler. Une trentaine d’organisations armée dont la puissante Jabhat Ennosra (le Front Ennosra) et Ahrar Al-Sham (les Hommes Libres du Levant) ont donné naissance à d’autres groupes armés suivant la fluctuation des influences exogènes ou du rapport flottant entre les différents pays soutenant ces factions.

Daech est pour le moment la seule organisation épargnée par ce mouvement de fragmentation.

 

Les opérations militaires qui se préparent

Le silence qui entoure les opérations militaires en Irak et en Syrie ne signifie pas que la guerre s’est interrompue, mais que les différents protagonistes se préparent à une nouvelle manche.

Les forces de la Coalition

Côté impérial, la plus grande confusion demeure. Au regard des déclarations contradictoires des dirigeants US, il est impossible de comprendre les objectifs de Washington, s’il y en a. Tout au plus apparaît-il que les États-Unis laissent la France prendre une initiative à la tête d’une partie de la Coalition, mais là encore, on en ignore les objectifs réels.

Certes, la France déclare vouloir détruire Daesh en rétorsion après les attentats du 13 novembre à Paris, mais elle l’affirmait déjà avant ces attentats. Les déclarations antérieures relevaient de la communication, pas de la réalité. Ainsi le Mecid Aslanov, propriété de la société BMZ Group de Necmettin Bilal Erdoğan, a quitté le 9 novembre 2015 le port de Fos-sur-Mer (France). Il venait de livrer impunément du pétrole qu’il assurait avoir été extrait en Israël, mais qui en réalité avait été volé par Daesh en Syrie. Rien ne permet de penser que les choses ont changées aujourd’hui et qu’il faudrait prendre au sérieux les dernières déclarations officielles.

Le président français François Hollande et son ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian se sont rendus à bord du porte-avions Charles-De-Gaulle, au large de la Syrie, le 4 décembre. Ils ont annoncé un changement de mission, sans explications. Comme l’avait déclaré au préalable le chef d’état-major des armées, le général Pierre de Villiers, le bâtiment a été dérouté vers le Golfe persique.

Le Groupe aéronaval constitué autour du Charles-De-Gaulle est composé de son Groupe aérien embarqué (18 Rafale Marine, 8 Super étendard modernisés, 2 Hawkeye, 2 Dauphin et d’1 Alouette III), de la frégate de défense aérienne Chevalier Paul, de la frégate anti sous-marine La Motte-Picquet, du bâtiment de commandement et de ravitaillement Marne, de la frégate belge Léopold Ier et de la frégate allemande Augsburg, et, bien que le ministère de la Défense le nie, d’un sous-marin d’attaque nucléaire. Attachée à ce dispositif, la frégate légère furtive Courbet est restée en Méditerranée orientale.

Les forces européennes ont été intégrées à la Task Force 50 de l’USNavCent, c’est-à-dire à la flotte du Central Command US. L’ensemble de cette unité comprend désormais une soixantaine de bâtiments.

Les autorités françaises ont souligné que le contre-amiral René-Jean Crignola a pris le commandement de cette force internationale, sans préciser qu’il est placé sous l’autorité du commandant de la Vème Flotte, le vice-amiral Kevin Donegan, lui-même placé sous l’autorité du général Lloyd J. Austin III, commandant du CentCom. C’est en effet une règle absolue de l’Empire, le commandement des opérations échoit toujours à des officiers états-uniens, les Alliés n’étant que des supplétifs. En fait, hormis la promotion relative du contre-amiral français, on se retrouve dans la même situation qu’en février dernier : une Coalition internationale censée lutter contre Daesh, qui —un an durant— a certes multiplié les vols de reconnaissance et détruit les installations pétrolières chinoises en Irak, mais sans avoir le moindre effet sur son objectif officiel, Daesh. Là encore, rien ne permet de penser que les choses vont changer.

La Coalition a annoncé avoir procédé à de nouveaux bombardements et avoir détruit de nombreuses installations de Daesh, cependant ces imputations sont invérifiables et d’autant plus douteuses que l’organisation terroriste n’a pas émis la moindre protestation.

De ce dispositif, nous pouvons conclure que la France peut conduire sa propre stratégie, mais que les États-Unis peuvent à tout instant reprendre les affaires en main.

Les forces terroristes

Nous pourrions ici traiter des organisations terroristes, mais ce serait faire semblant, comme l’Otan, de croire que ces groupes sont des formations indépendantes surgies du néant, avec leurs salaires, leurs armements et leurs pièces détachées. Plus sérieusement, les jihadistes sont des mercenaires au services de la Turquie, de l’Arabie saoudite et du Qatar —il semble en effet que les Émirats arabes unis se soient presque entièrement retirés de ce dispositif— auxquels il faut ajouter quelques multinationales comme Academi, KKR et Exxon-Mobil.

La Turquie poursuit son déploiement militaire à Bachika (Irak), en soutien aux Kurdes du président illégitime Massoud Barzani —alors que son mandat est terminé, il refuse de quitter le pouvoir et d’organiser de nouvelles élections—. Sommé par le gouvernement irakien de retirer ses soldats et ses blindés, Ankara a répondu avoir envoyé ces hommes pour protéger des formateurs déployés en fonction d’un accord international antérieur et ne pas être prêt à les retirer. Il en a même ajouté de nouveaux, portant ses effectifs à au moins 1 000 soldats et 25 tanks.

L’Irak a saisi le Conseil de sécurité des Nations unies et la Ligue arabe, sans provoquer le moindre émoi nulle part.

La Turquie et l’ancien gouverneur de Mossoul, Atheel al-Nujaifi, souhaiteraient être présents lors de la prise de la ville à Daesh et empêcher qu’elle soit occupée par les Forces de mobilisation populaire (al-Hashd al-Shaabi), très majoritairement chiites.

À l’évidence, tout le monde rêve : le président illégitime Massoud Barzani croit que personne ne remettra en question son annexion des champs pétroliers de Kirkouk et des montagnes de Sinjar ; le leader des Kurdes syriens Saleh Muslim imagine qu’il sera bientôt président d’un pseudo-Kurdistan reconnu internationalement ; et le président Recep Tayyip Erdoğan suppose que les arabes de Mossoul espèrent être libérés et gouvernés par les Turcs comme à l’époque ottomane.

Par ailleurs, en Ukraine, la Turquie a déployé la Brigade islamiste internationale qu’elle a officiellement créée en août dernier. Ces jihadistes, qui ont été prélevés sur le théâtre d’opération syrien, ont été divisés en deux groupes à leur arrivée à Kherson. La majorité sont partis se battre dans le Donbass au sein des Brigades Cheikh Manour et Djokhar Doudaïev. Tandis que les meilleurs éléments se sont infiltrés en Russie pour saboter l’économie de la Crimée. Ils sont ainsi parvenus à couper toute l’électricité de la République durant 48 heures.

L’Arabie saoudite a réuni ses mercenaires à Riyad pour constituer une délégation en vue des prochaines négociations organisées par le directeur des Affaires politiques de l’Onu, le néo-conservateur US Jeffrey Feltman.

Les Saoudiens n’ont pas invité de représentants d’Al-Qaïda, ni de Daesh, mais uniquement des groupes wahhabites qui travaillent avec eux, comme Jaysh al-Islam ou Ahrar al-Sham. En théorie, il n’y avait donc pas à cette conférence de « groupes terroristes » listés par le Conseil de sécurité de l’Onu, mais en pratique, tous les participants se battent au sein, au nom ou aux côtés d’Al-Qaïda ou de Daesh sans en revendiquer le label, la plupart de ces groupes étant dirigés par des personnalités ayant appartenu à Al-Qaïda ou à Daesh. Ainsi, Ahrar al-Sham a été créé juste avant le début des événements en Syrie par des Frères musulmans et de hauts responsables d’Al-Qaïda issus de l’entourage d’Oussama Ben Laden.

Continuant à agir comme ils le faisaient avant l’intervention russe, les participants sont convenus d’une « solution politique » qui débute par l’abdication du président démocratiquement élu Bachar el-Assad et se poursuive par un partage du pouvoir entre eux et les institutions républicaines. Ainsi, bien qu’ils aient perdu tout espoir de l’emporter militairement, ils persistent à envisager une reddition de la République arabe syrienne.

Les représentants des Kurdes de Syrie n’ayant pas été invités à cette conférence, nous pouvons conclure que l’Arabie saoudite considère le projet de pseudo-Kurdistan comme distinct de l’avenir du reste de la Syrie. Notons au passage que le YPG vient de créer un Conseil démocratique syrien pour renforcer l’illusion d’une alliance des Kurdes de Selah Muslim avec les arabes sunnites et les chrétiens, alors qu’en réalité ils s’affrontent sur le terrain.

Quoi qu’il en soit, il ne fait pas de doute que Riyad soutient les efforts de la Turquie pour créer ce pseudo-Kurdistan et y expulser « ses » Kurdes. En effet, il est désormais attesté que l’Arabie saoudite a fourni une aide logistique à la Turquie pour guider le missile air-air qui a détruit le Soukhoï 24 russe.

Enfin le Qatar fait toujours semblant de ne plus être impliqué dans la guerre depuis l’abdication de l’émir Hamad, il y a deux ans. Pourtant les preuves s’accumulent de ses opérations secrètes, toutes dirigées non pas contre Damas, mais contre Moscou : ainsi, le ministère qatari de la Défense a acheté fin septembre en Ukraine des armes anti-aériennes sophistiquées Pechora-2D pour que les jihadistes puissent menacer les forces russes et, plus récemment, il a organisé une opération sous-faux drapeau contre la Russie. Toujours en Ukraine, il a acheté fin octobre 2 000 bombes fragmentation OFAB 250-270 de fabrication russe et les a dispersées le 6 décembre sur un camp de l’Armée arabe syrienne de manière à accuser l’Armée russe de bavure. Là encore, malgré les preuves, personne ne réagit à l’Onu.

Les forces patriotiques

Les Forces russes bombardent les jihadistes depuis le 30 septembre. Elles prévoient de le faire au minimum jusqu’au 6 janvier. Leur action vise principalement à détruire les bunkers que les groupes armés ont construits, et l’ensemble de leur logistique. Durant cette phase, on assiste à peu de changements sur le terrain, sinon à un reflux des jihadistes vers l’Irak et la Turquie.

L’Armée arabe syrienne et ses alliés préparent une vaste opération pour le début 2016. Il s’agira de provoquer un soulèvement des populations dominées par les jihadistes et de reprendre simultanément presque toutes les villes du pays —à l’exception éventuelle de Palmyre— de sorte que les mercenaires étrangers se replient dans le désert. À la différence de l’Irak où 120 000 sunnites et baasistes ont rejoint Daesh uniquement pour se venger d’avoir été écartés du pouvoir par les États-unis au profit des chiites, rares sont les Syriens qui ont acclamé le « Califat ».

Les 21 et 22 novembre, l’Armée russe a procédé en Méditerranée à des exercices avec son alliée syrienne. Les aéroports de Beyrouth (Liban) et de Larnaca (Chypre) ont dû être partiellement fermés. Les 23 et 24 novembre, les tirs de missiles russes sur des positions de Daesh en Syrie provoquaient la fermeture des aéroports d’Erbil et de Sulaymaniyah (Irak). Il semble qu’en réalité, l’Armée russe ait testé l’extension possible de son arme d’inhibition des communications et des commandes de l’Otan. Quoi qu’il en soit, le sous-marin Rostov-sur-le-Don a procédé, le 8 décembre, à des tirs depuis la Méditerranée sur des installations de Daesh.

La Russie, qui dispose déjà de la base aérienne d’Hmeymim (près de Lattaquié), utilise également la base aérienne de l’Armée arabe syrienne à Damas, et construirait une nouvelle base à al-Shayrat (près de Homs). En outre, de hauts gradés russes ont procédé à des repérages en vue de créer une quatrième base au Nord-Est de la Syrie, c’est-à-dire à proximité à la fois de la Turquie et de l’Irak.

Enfin, un sous-marin iranien est arrivé au large de Tartous.

Le Hezbollah, qui a démontré sa capacité à mener des opérations commandos lors de la libération du pilote du Sukhoï prisonnier des milices organisées par l’Armée turque, prépare le soulèvement des populations chiites, tandis que l’Armée arabe syrienne —à plus de 70 % sunnite— se concentre sur les populations sunnites.

Le gouvernement syrien a conclu un accord avec les jihadistes de Homs qui ont finalement accepté de se rallier ou de quitter la ville. Elle a été évacuée sous contrôle des Nations unies, de sorte qu’aujourd’hui Damas, Homs, Hama, Lattaquié et Der ez-Zor sont entièrement sécurisés. Reste à libérer Alep, Idlib et Rakka.

Contrairement aux affirmations péremptoires de la presse occidentale, la Russie n’a pas du tout l’intention de laisser le Nord du pays à la France, à Israël et au Royaume-uni pour y créer un pseudo-Kurdistan. Le plan des patriotes prévoit la libération de toutes les zones habitées du pays, y compris Rakka, actuelle « capitale du Califat ».

Le calme précède donc la tempête.

Thierry Meyssan

Voltairenet

Lien direct à cet article ici.

De l’ingénierie électorale en milieu ambiant

Il existe une centaine de techniques de traitement plus ou moins forcé de données relatives aux résultats issus du suffrage universel. Cela relève des méthodes de l’ingénierie électorale. Un domaine peu connu du grand public mais dont le développement continu a permis de détruire le concept même du suffrage universel. Un des piliers du concept démocratique dans son acception moderne.
Le truquage intelligent des élections existe depuis toujours et n’a pas épargné la démocratie participative directe d’Athènes. On en a bien retrouvé des traces plus de vingt siècles plus tard. Ce qui a  changé est la difficulté croissante pour un observateur indépendant et averti du scrutin a prouver une éventuelle incohérence. C’est l’objet de prédilection des principales “démocraties” (excusez cet excès sémantique conformiste)

On se rappelle comment l’équipe de George Bush junior avait pu “forcer la main” lors des présidentielles de 2000. Certains rétorqueront que l’élection d’un président US ne relève pas du suffrage universel. Que dire alors de tous ces référendums tronqués en Europe et ailleurs malgré la volonté populaire?

En réalité, dans certains pays, ce tour de force ou de passe-passe (c’est selon la compétence) est devenu un service lucratif comme les autres avec attribution de marché de gré à gré et obligation de résultat. Ce dernier doit être conforme à la volonté d’un groupe restreint dont la raison est celle de l’Etat. Raison d’Etat. Intérêt de caste. Intérêt tout court.

Le profond désintérêt et le mépris des populations pour la chose politique et ses acteurs est loin d’être un épiphénomène conjoncturel d’une nouvelle sociologie politique. C’est désormais un fait établi dans la majorité des pays du monde. Un peu partout, le “citoyen” ressent presque instinctivement que sa volonté, exprimée ou pas, est aux antipodes de celle des “politiciens” professionnels et n’a pratiquement aucun lien avec la logique des groupes restreints et endogamiques  (atavisme récurrent) détenant ou pratiquant le pouvoir d’Etat.

Les sondages manipulent l’opinion.  Des experts utilisent des méthodes complexes pour manipuler ou orienter les résultats d’un vote sans le moindre trucage. Sans la moindre anomalie. Les apparences sont sauves.

C’est encore plus impeccable que les exécutions sommaires de personnes recherchées par certaines polices d’Europe, systématiquement déguisées en suicides grâce à la magie de la communication institutionnelle.

Ce principe du réel inextricable et imposé a fait réfléchir les dirigeants d’un parti comme le Scottish National Party (SNP) en Grande-Bretagne.

Le Front National ne parviendra jamais au pouvoir en France tant que son existence servira à la fois d’épouvantail et de lièvre au profit des vrais faux partis du pouvoir.

Il y a près d’un quart de siècle, un brillant analyste asiatique m’a dit au cours d’un débat que le concept protestant de la démocratie et la  surpopulation semblaient être  incompatibles. Aujourd’hui, je suis plutôt tenté d’écrire que la technique a ruiné les derniers fondements du suffrage universel.

Le milieu ambiant est devenu un ersatz d’État. Ceux qui maîtrisent l’ingénierie électorale les nouveaux prêtres d’Ammon. Reste à connaître l’automate servant de simulacre au Pharaon éphémère servant à amuser les tribuns.

Any targets threatening Russian forces in Syria must be immediately destroyed – Putin

[Editor’s Note:

One has to read between the lines in this “threatening Russian forces…must be immediately destroyed” statement. Putin is sending a message to those countries that have Special Ops teams in Syria trying to kill or kidnap Russian advisors and troops, that there will be no “after the fact” discussions about the matter.

He is ordering his forces to kill them on the spot or even in the planning stage, or really…for being in Syria to kill Russian forces. Such threats are never made directly.

To all the Blackwater type contractors that we know are in Syria, this means that Russian Spetsnaz will be hunting them down pre-emptively, and with all the modern high-tech tools available to assist them, which of course they have a perfect right to do,

Usually even serving US Special ops people would be out of uniform for such work, which can make for some unfortunate incidents. Certainly some have already been killed in the over 4000 bombing sorties by the Russian anti-terror effort. For those killed some cover story has to be given to their families, as they would never be told they were killed in an anti-terrorism operation…for being terrorists.

Welcome to the nasty world we live it. But that said, there is no shortage of people, active duty or veteran contractors willing to do this kind of work, not only for the money but for polishing up their resumes for “independent work”.

While there has been a lot of coverage on the threat that returning jihadis can bring to their home countries, there is no discussion of the flip side of that coin…Western, and usually Anglo special ops peopleJim W. Dean ]

Excerpt from an article by Jim. W. Dean, Managing Editor of Veteran Today

Première allusion à l’option nucléaire en Syrie

Le Chef de la diplomatie russe, Serguei Lavrov, a écarté, aujourd’hui 09/12/2015, un éventuel recours à des armes nucléaires [tactiques] en Syrie, soulignant que les armes conventionnelles suffisent amplement à lutter contre le terrorisme.

Pour les non-initiés, cette allusion en relation avec l’usage de missiles de croisière lancés à partir de bâtiments de surface en Mer Caspienne, à partir de bombardiers stratégiques et dernièrement à partir de submersibles en Méditerranée orientale, est bien un message codé à l’encontre de l’Otan.

Ce message vise moins un effet d’annonce que l’établissement d’une ligne rouge et par dessus tout la conséquence d’un éventuel dépassement de cette dernière par les autres parties ou protagonistes impliqués dans le conflit.

En d’autres termes, Moscou laisse implicitement entendre qu’il est prêt à aller très loin en Syrie et que ce pays est pratiquement sous le parapluie nucléaire russe.

Certains experts russes et autres  croient que des armes nucléaires tactiques dotées d’ogives d’une puissance variant entre 0.3 et 2.5 kilotonnes ont été utilisées à maintes reprises par les américains en Irak et en Afghanistan entre 1991 et 2005.

Quoi qu’il en soit, c’est la première allusion à l’option nucléaire en Syrie.

Malgré le démenti du Pentagone, Damas certain qu’un avion britannique a ciblé un site militaire syrien

Des officiels du Pentagone ont vivement démenti l’information selon laquelle des avions de la coalition auraient délibérement visé des sites relevant de la 137e Brigade d’artillerie et de la 17e Division de réserve des forces armées syriennes près du village d’Ayach, dans la province de Deir Ezzor (Syrie orientale). Les américains ont accusé les russes d’avoir bombardé leur propres alliés.

Une frappe “fantôme” a pourtant ciblé un camp militaire syrien sis en dehors d’une base de dépôt près du village de Ayach, sous contrôle gouvernemental syrien, causant la mort de trois militaires relevant de la 137e Brigade d’artillerie et un autre de la Division de réserve. 13 autres soldats ont été griévement blessés par le raid aérien.

Aussitôt après ce raid, Daech a lancé un assaut général sur le camp mais l’intervention d’unités de la 104e Brigade aéroportée (Garde républicaine) a permis de repousser l’attaque et de garder le contrôle du village.

Selon la version syrienne, réitérée il y moins d’une heure, aucun avion syrien ou russe n’opérait au dessus de la zone au moment du raid fantôme et le haut commandement des forces armées syrienne est certain à 100% que l’attaque provenait d’un avion de guerre britannique.

Il s’agit du troisième incident de ce genre puisqu’à deux reprises, des avions de combat US avaient ciblé des infrastructures vitales (alimentation en eau potable et turbines à gaz) en zone loyaliste dans la province d’Alep. Mais c’est la première fois qu’une frappe cible un camp militaire syrien assurant la défense d’une zone loyaliste face à Daech.

Yémen: de plus en plus de soldats étrangers sous l’uniforme émirati

Des soldats colombiens et leur officier australiens se battant sous l’uniforme des forces armées des Emirats Arabes Unis ont été tués dans des combats au Sud du Yémen.

La garde Républicaine yéménite fidèle à l’ancien président Ali Abdullah Salah et les comités révolutionnaires (Houthis) ont indiqué qu’un officier de nationalité australienne identifié sous le nom de Philip Streetman ainsi que six commandos colombiens ont péri au cours des combats en cours autour du camp militaire d’Umari dans la province de Taez.

D’autres sources indiquent que ces combattants étrangers figuraient au sein des unités loyalistes au président Hadi, soutenu par l’Arabie Saoudite et ses alliés. Cependant, les treillis de combat et l’équipement individuel (nec plus ultra en la matière) que portaient et utilisaient les colombiens sont ceux des Emirats Arabes Unis.

La guerre au Yémen est devenu une question de fierté nationale pour les Emirats, notamment après y avoir subi des pertes.

Le richissime  Etat du Golfe ne lésine point sur les moyens en utilisant les meilleurs systèmes d’armes et en faisant appel aux meilleurs conseillers militaires de la planète. Des milliers de combattants étrangers sont recrutés de pays aussi divers que l’Afghanistan, l’Albanie, le Bangladesh, la Bulgarie, le Costa Rica, la Colombie, Le la Géorgie, le Kosovo, le Pakistan, Porto-Rico, la Pologne, la Somalie ou encore l’Ukraine.

Les meilleurs mercenaires professionnels australiens, britanniques, français et sud-Africains ont  également été engagés à prix d’or au sol sous l’uniforme émirati.

 

Yémen: un autre front du Grand Conflit en cours

L’Arabie Saoudite a débuté le 25 mars 2015 une guerre aérienne contre le Yémen pour y restaurer le président Abdelhadi Mansour,  mis en fuite par une insurrection Houthie soutenue par l’Iran et la Syrie.

L’opération “Tempête Décisive” a été menée avec l’aide des Etats-Unis d’Amérique et des pays alliés du Conseil de Coopération du Golfe (CCG) à l’exception notable d’Oman. Ryad s’est également appuyé sur des alliés prébendés comme l’Egypte, le Maroc et le Soudan.  Elle s’est achevée sans aucun résultat décisif le 21 avril 2015. Une autre opération, plus complexe,  baptisée “Restaurer l’Espoir”,  lui succède.

Des troupes du Soudan, des Emirats Arabes Unis (utilisant pour la première fois des dizaines de chars de combat Leclerc sur un vrai champ de bataille) et du Qatar (utilisant surtout des soldats pakistanais) participent aux opérations terrestres. La coalition menée par Ryad vise à forcer la main à la fortune en envahissant le Sud du pays et surtout reprendre le contrôle du détroit stratégique de Bab Al-Mendeb, point de passage d’une proportion non négligeable des approvisionnements énergétiques fossiles en provenance de la péninsule arabique et point de jonction entre le Moyen-Orient, la Corne de l’Afrique et la Mer d’Oman.

Les forces Houthis bénéficient du soutien des forces relativement bien équipées de l’ex-président yéménite Ali Abdullah Salah. Ce dernier, rescapé démissionnaires de la lame de fond de l’opération hybride de nouvelle génération “Printemps Arabe” (stratégie alternative non-nucléaire) demeure avec le président Bashar Al-Assad de Syrie, l’un des derniers de l’ancienne école des Chefs d’Etat arabe à se battre. Dans le cas du Yémen, Salah s’est allié avec ses ennemis Houthis pour exprimer son opposition au changement de régime et la mainmise de Ryad et de Washington sur le pays.

Ce conflit hautement stratégique est considéré comme le front “océan Indien” de la grande guerre en cours s’étendant du Dniepr à Mombassa et de Tripoli jusqu’à à la Mer de Chine méridionale par Moscou et ses alliés.

Naturellement, la Chine, la Corée du Nord, l’Erythrée, l’Iran et la Russie viennent en soutien au Comités révolutionnaires yéménites et aux Houthis.

Si la coalition menée par Ryad et Washington a pu gagner des points au Sud et au centre du pays, il en est autrement au Nord. Aidées par le relief accidenté et par leur farouche esprit guerrier, les tribus montagnardes du Yémen septentrional s’avèrent totalement irréductibles.

Inspiré par le Hezbollah libanais et la stratégie nord-coréenne, les forces de l’ex-président Ali Abdullah Salah utilisent des missiles balistiques contre des cibles situées à l’intérieur du territoire saoudien et tentent de prendre d’assaut des garnisons de la garde nationale saoudienne.

Le dispositif défensif des frontières méridionales du Royaume d’Arabie Saoudite est techniquement en état d’effondrement. Pour pallier à la menace, Ryad emploie les grands moyens.

Premier expédient, les saoudiens offrent à l’Egypte un pack financier totalisant 3 milliards de dollars US. En échange de cette manne (et le paiement intégral de deux Mistral français), Le Caire devra renforcer son dispositif naval servant le blocus maritime et envoyer des troupes se battre au sol.

Second expédient, Ryad persuade Rabat de faire participer l’armée marocaine aux combats au sol. L’offre est fort incitative et inclut le renouvellement gratis de l’ensemble des arsenaux des forces armées royales du Maroc. Pour Rabat, il s’agit surtout d’éviter de froisser le grand frère saoudien. 1500 militaires marocains des unités parachutistes et de la Gendarmerie rejoindront le théâtre d’opération yéménite en soutien aux forces du CCG. Le Maroc a déjà perdu un avion de combat F-16 C/D dans ce conflit.

En attendant c’est les troupes soudanaises qui supportent de plus en plus le gros des combats terrestres autour des positions clé de Marib et d’Aden.

Les Emirats Arabes Unis ont déployé entre 72 et 75 chars de bataille Leclerc (fabriqués en France) au Yémen. On ne dispose d’aucun rapport public sur leur utilisation même si des informations font état que quelques-un de ces chars auraient été endommagés par des tirs adverses et deux autres détruits dans la destruction d’une base militaire ciblée par des missiles balistiques de type SCUD.

1101

1102

1103

Chars de bataille Leclerc émiratis en pleine opération en milieu urbain au Yémen

Sur le plan régional, c’est la première fois que les forces armées des pays du Conseil de Coopération du Golfe (Oman non inclu) s’engagent dans un conflit armé meurtrier. Les forces de la coalition de Ryad s’efforcent de cacher les pertes militaires, jugées assez élevées. Un climat guerrier et triste prédomine sur les chaînes de télévision des Emirats Arabes Unis. Des dizaines de  blindés saoudiens ou émiratis tout neufs et pratiquement sous emballage sont détruits par des forces tribales yéménites. Deux bâtiments de surface de la coalition auraient été endommagés par des tirs de roquettes ou de missiles.

Pour Ryad, le conflit se réduit à une guerre sur plusieurs fronts  avec l’archi-rival iranien, désigné comme l’immémorial ennemi Perse. Aux enjeux géostratégiques se superposent une profonde rivalité religieuse et confessionnelle. Tous les coups semblent permis. Aussi bien au Levant qu’au Yémen. Mais en y voyant de plus près, c’est le Royaume d’Arabie qui semble cerné par deux guerres particulièrement destructrices. Une caractéristique du Nouvel Ordre Mondial: les sauts de pions entre deux cases blanches ou noires selon la perspective et le camp auquel on appartiens. Fini les Dominos. Chaque pays de la région semble encerclé par son propre cercle d’ennemis.

Le jeu continue. 2016 sera une année fatidique.

La Chine soutient les opérations russes en Syrie

La République Populaire de Chine vient d’affirmer que les opérations militaires de la Fédération de Russie en Syrie sont entièrement conformes au Droit International (DI) en rappelant qu’elles sont menées suite à une demande explicite  du gouvernement syrien.

Autrement dit, la Chine soutient l’intervention russe visant à protéger l’Etat légitime syrien au regard du droit et des Conventions internationales de toute menace étrangère.

Pékin a suivi avec beaucoup d’attention l’évolution du conflit régional au Moyen-Orient et les chinois ne cachent pas trop leur soutien à l’idée russe visant la création d’une force internationale antiterroriste sous mandat de l’Organisation des Nations Unies.

Les militaires chinois semblent suivre avec une extrême minutie les performances du Sukhoï Su-34 au dessus de la Syrie, ainsi que le développement des capacités russes en matière de lutte antisatellites. Moscou a effectué un test de missile anti-satellite Nudol expérimental  il y a trois jours. Un message destiné à l’Otan.

La Chine développe activement des missiles anti-satellite (Dong Neng 3) en parallèle à de nouveaux systèmes de défense spatiale. Ces efforts rejoignent et complètent ceux fournis pour la conception de systèmes visant à éliminer sinon incapaciter des portes-avions.

Les Brigands de la Politique

La scène politique attirera toujours des aventuriers irresponsables, des ambitieux et des escrocs. On ne cessera pas si facilement que cela de détruire notre planète”  (Vaclav Havel)

Transparency International calcule et publie chaque année un indice de corruption par pays. En 2014, la France y occupe une place intéressante : la 26ème, à égalité avec le Qatar et juste derrière les Emirats Arabes Unis ! Rien de surprenant à cela ! En effet, bien que leurs compromissions soient avérées, bien qu’ils soient poursuivis et « mis en examen » pour la plupart, il est quasi impossible de condamner sérieusement, aujourd’hui, des personnages politiques de quelque bord qu’ils soient sans soulever la riposte adverse qui se traduit par un nouveau scandale. Et des scandales, ce n’est pas ce qui a manqué dans notre « douce France »… mais ils trainent en longueur (affaires Tapie, Betancourt, Bygmalion…) ou on les étouffe…

A titre d’exemple (non exhaustif), Jean-Noël Guérini, sénateur PS du 13, a fait l’objet d’une double mise en examen dans une affaire qui dure depuis plusieurs années et mêle responsables politiques et grand banditisme. Son défaut de moralité ne l’empêchera pas d’être, en septembre 2014, réélu sénateur par un collège de « grands électeurs » et en mars 2015, conseiller général… ce qui laisse perplexe quant à la moralité de ses électeurs.

« Un peuple qui élit des corrompus, des renégats, des imposteurs, des voleurs et des traîtres n’est pas victime. Il est complice » vitupérait Georges Orwell…

            « Je m’inquiète du fait que le parti socialiste soit solidaire d’élus dont les liens avec le grand banditisme apparaissent… Il y a au sein du PS un système affairiste… » déclarait, déjà, Montebourg le 7 juillet 2011 dans l’Echo Républicain. Le 21 novembre 2011, il confirmait « la corruption d’élus socialistes » dans une lettre à Martine Aubry, en l’accusant : « nul ne croira que tu pouvais ignorer la gravité des faits ».
            Platon soutenait que « Le plus grand mal, à part l’injustice, serait que l’auteur de l’injustice ne paie pas la peine de sa faute »… vœu pieux que celui-ci dans notre chère Ripoublique…
            Nous le constatons régulièrement, la vie politique en France n’est pas triste et elle serait même amusante si les hommes politiques de ce pays n’avaient pas en commun la fâcheuse habitude de se moquer du monde. Comme ils ont entendu dire, pendant leurs études, que les hommes d’Etat n’ont pas de scrupules, ils ont cru qu’il leur suffirait de ne pas avoir de scrupules pour être des hommes d’Etat. Le « Vallsgate » de Berlin en est un exemple flagrant quand Manuel Valls, sans la moindre déontologie pour sa fonction, ignora lors de ce déplacement les principes les plus élémentaires de la séparation entre les comptes privés et publics…
            Sur le voyage privé du Premier Ministre à Berlin, le philosophe et historien Marcel Gauchet, écrira dans « le journal du dimanche » : « Tous ces abus dans la société où nous sommes, arrivent inexorablement sur la place publique et ne sont  plus supportés, étant donné la médiocrité globale des résultats de ces supposés brillants cerveaux. […] Les gouvernants ont perdu l’aura qui empêchait d’aller voir de près leurs faits et gestes. »

Ces « affaires » à répétition confirment l’effondrement de la moralité politique et l’indécence sans limites d’une caste de sur-privilégiés, dont le comportement insulte chaque jour un peuple français pressuré de toutes parts.

« La démocratie est fondée sur la vertu », déclarait Montesquieu. La démocratie exige nécessairement la vertu politique, c’est-à-dire, selon ce même Montesquieu, « l’amour des lois et de la patrie ».

Mais est-ce bien le cas de notre démocratie ? On peut en douter sérieusement, car, depuis longtemps, la classe politique a probablement oublié ce qu’était la patrie, mais a bien compris comment utiliser les failles de ce système.

Dès lors, la « justice », vantée par ailleurs par la caste politique, apparaît au citoyen lambda le plus souvent sous forme négative : L’injustice est criante ; elle est scandale ! Elle est pierre d’achoppement. Avec la même rugosité que l’obstacle qui fait chuter, l’injustice se dresse sur le chemin sans qu’il soit possible de la neutraliser.

Dans son discours du 22 septembre 2011 à Berlin devant le Reichstag, Benoit XVI a cité saint Augustin en ces termes : « C’est pourquoi, sans la justice, que sont les royaumes sinon de grandes bandes de brigands » (Cité de Dieu, IV, 4).

Sans la justice, en effet, les royaumes sont-ils autre chose que de grandes troupes de brigands ? Et qu’est-ce qu’une troupe de brigands, sinon un petit royaume ? Car c’est une réunion d’hommes où un chef commande, où un pacte social est reconnu, où certaines conventions règlent le partage du butin. Si cette troupe funeste, en se recrutant de comparses dénués de vertus politiques, grossit au point d’occuper un pays, d’établir des postes importants, d’emporter des villes, des mandats parlementaires, de subjuguer des peuples, alors elle s’arroge ouvertement le titre de royaume… ou chasse gardée, titre qui lui assure non pas le renoncement à la cupidité, mais la conquête de l’impunité et la généralisation du renoncement et du cynisme.

Il n’y a même pas de différence substantielle entre un vulgaire brigand des mers et un empereur tel Alexandre le Grand, comme l’exprime saint Augustin dans un passage d’une insolence étonnante : « La Cité de Dieu », Livre IV, chapitre IX.

« A quoi penses-tu ? D’infester la mer ? » lui demanda le roi.

« A quoi penses-tu ? D’infester la terre ? » répondit le pirate avec une audacieuse liberté. « Mais parce que je n’ai qu’un frêle navire, on m’appelle pirate et parce que tu as une grande flotte on te nomme conquérant ».

C’est une spirituelle et juste réponse que fit à Alexandre le Grand ce pirate tombé en son pouvoir.

La société humaine dans laquelle nous vivons, poursuit des bonheurs faux, trompeurs et méprisables. Dans bien des cas, l’exercice du pouvoir politique et juridique se trouve dépourvu de toute légitimité morale. Dès lors, cette immoralité perverse afflige les Français raisonnables qui demeurent nombreux. Où ils attendent l’espérance, on leur offre des bilans truqués, des chiffres faux, des slogans ineptes, des palinodies honteuses, des sondages orientés, des promesses non tenues et autant de mensonges qui faisaient, déjà, dire à Platon : « La perversion de la cité commence par la fraude des mots ».

Un disciple demanda un jour à Confucius quelle lui semblait être la première tâche à faire pour le souverain d’un pays. Il répondit : « Restaurer le sens des mots ! »

En effet, rien dans la valse des mots qui nous abreuvent au quotidien ressemble à de la volonté, de l’enthousiasme… par conséquent de l’avenir. Alors, le constat tombe comme une pierre dans le jardin de ces messieurs : Plus de confiance !… et les abstentions se multiplient lors des consultations électorales.

Pourtant, j’en suis sûr, il suffirait de quelques mots brûlants pour enflammer encore ce peuple. Mais, pour lui donner à croire, il faudrait avoir la foi et ces bonimenteurs ne croient même pas en eux-mêmes, car je suis sûr qu’au fin fond de leur conscience, si par hasard ils y regardent, doit gésir la stupeur de se trouver à la place invraisemblablement indue où ils sont. Et c’est ainsi que nous végétons, enquiquinés, dans la platitude marécageuse d’hommes politiques qui ne peuvent plus prétendre à la confiance du peuple.

                                                                                            José CASTANO

Guerre au Moyen-Orient: phase de réajustement

Les unités de l’armée syrienne en opération à l’extrême nord du gouvernorat (province) de Lattaquié rapportent que les forces armées turques (TSK) ont non seulement intensifié le brouillage permanent des communications civiles et militaires mais utilisent de nouveaux procédés tels que des Lasers aveuglants et des armes à énergie dirigée (Directed-Energy Weapons) dans au moins trois secteurs frontaliers où se déroulent de très violents combats pour le contrôle de points stratégiques.

L’usage d’armes à micro-ondes par les militaires turcs laisse supposer une aide logistique importante de pays majeurs de l’Otan dont la Turquie est membre. L’un des systèmes de communication et de contrôle utilisé par les conseillers militaires iraniens soutenant l’armée syrienne sur le terrain aurait été rendu inopérants près des frontières turques.

Des combattants du Front Islamique Turkmène soutenu par des milices paramilitaires ultranationalistes turques, le Front Ennosra et de l’Armée de la Conquête dont l’Armée Syrienne Libre dans sa nouvelle mouture est partie, tentent de s’opposer coûte que coûte à l’avancée des forces gouvernementales syriennes vers la frontière turque.

Des groupes ultranationalistes turques comme ceux des “Loups Gris” combattent aux côtés des rebelles en Syrie pour “défendre l’intégrité territoriale” de la Turquie. En réalité, la littérature de ces groupes fait ouvertement référence à Antioche (Antakya) et la province du Hatay (l’ancien Sandjak d’Alexandrette) où résident majoritairement des Arabes Alaouites, favorables au président syrien Bashar Al-Assad.

Les motivations de la mafia turque (une trentaine de familles) semblent plus prosaïques: la campagne aérienne russe en Syrie septentrionale a gravement mis à mal les intérêts financiers de plusieurs familles oligarchiques contrôlant l’économie turque. D’après plusieurs sources, entre 1100 et 1300 camions-citernes affrêtés ou appartenant à la mafia turque pour le transport de pétrole brut d’Irak et de Syrie vers des ports turcs ont été détruits par les bombes russes.

Le Front Ennosra, l’organisation terroriste la plus soutenue par Israël, un des belligérants du conflit (les médias dominants éludent cet aspect de la guerre en Syrie en présentant le conflit suivant une grille de lecture simpliste) vient désormais de bénéficier du soutien d’Ashton Carter,  Secrétaire d’Etat US à la Défense. Ce réajustement majeur est derrière la volte-face de Laurent Fabius, ministre français des Affaires étrangères sur la possibilité d’accepter la participation de l’armée syrienne aux efforts internationaux visant officiellement à détruire Daech.

Ennosra est donc le nouveau favori des puissances hostiles à la Syrie. En d’autres termes Al-Qaïda. Un outil peut-il en chasser un autre?

Il suffit au demeurant de jeter un coup d’oeil à quelques armes récupérées par l’armée syrienne à l’issue de combats avec  cette organisation ultra-radicale pour se convaincre qu’il ne s’agit point d’un mouvement islamiste “révolutionnaire” comme les autres et encore moins modéré:

  • Raytheon TOW (missiles antichars de fabrication US);
  • Accuracy International Arctic Warfare L96/A1 (fusil de précision britannique de calibre 7,62X51 mm, portée effective: jusqu’à 800 m);
  • Istiglal Ist 14.5 X114 mm (fusil anti-matériel), origine: Azerbaidjan, en dotation au sein de l’armée turque;
  • Steyr AUG A1 (fusil d’assaut autrichien), usage limité aux unités d’élite d’Ennosra, probablement fourni par l’Arabie Saoudite;
  • Famas F-1 (fusil d’assaut français), quantité limitée, exemplaires distribués aux chefs de groupes de certaines factions;
  • Steyr Scout;
  • Fusil mitrailleur FN Minimi M-249 (Via l’Irak)

On est bien loin de l’AK-47 des pauvres mouvements révolutionnaires des années 60/70.

 

 

 

 

 

Le «Djihadisme» des Wahabo-Occidentaux

Le monde actuel est régi par des luttes d’intérêts et de pouvoir – où le bien et le mal ainsi que la vérité et le mensonge s’affrontent où les alliances se font et se défont – sur une échelle mondiale usant et abusant de la morale, de la religion et des lois internationales.

Il se trouve qu’un camp a trouvé dans la religion musulmane et certains félons musulmans influant, la tactique et le moyen, les moins coûteux, pour atteindre ses objectifs et en sortir vainqueur.

Les dynasties des pétro monarques des Al-Saoud et du Qatar, ainsi que les renégats et larrons Turcs, sont les principaux coupables des désordres chez les arabo musulmans en particulier et des confusions entre certains États dans le monde.

Même la cause palestinienne est verrouillée à cause de ces deux monarchies dont le pouvoir de corruption à l’échelle planétaire est sans pareil au point où ils peuvent ériger une armée de mercenaires disposant de tous les moyens de guerre à l’instant où leur protecteur américain l’ordonne !

L’Occident ‘sionisé’, ne peut trouver meilleurs alliés, le moins coûteux, pour maintenir ou étendre son hégémonie que les monarchies et pétromonarchies arabes corrompues et illégitimes, elles-mêmes. D’où leurs divisions et leurs antagonismes qu’ils cachent derrière des organisations et Ligues de façades qui ne sont que des attrape-nigauds, des instruments de tromperie et de propagande, voire des moyens de déstabilisation et de destruction si nécessaire !

image

Le « Wahabisme et le Takfirisme » ! Voilà deux idéologies obscurantistes, violentes, sectaires d’essence religieuse, qui en faisant leur union peut inspirer une force devant permettre de manipuler aussi bien le bien et le mal que la vérité et le mensonge ! Deux impostures démoniaques dont on s’en sert en même temps pour glorifier, exalter, magnifier, s’enorgueillir et pour humilier, mortifier, rabaisser, offenser, tuer, détruire, violer envers tout État musulman qui entre ou qui n’entre pas dans leur doxa ou leur giron. Les riches familles royales saoudiennes et qataries étant majoritairement « wahabites » et alliées aux intérêts américains et sionistes, il est logique qu’elles les accaparent pour en faire des mouvements et instruments politiques avec une force militaire non conventionnelle à leur service.

Le ‘wahabo-takfirisme’ est la matrice idéologique de tous les groupes terroristes, usurpant l’islam pour en faire un fondement légitime de toutes leurs actions. Comme cela part d’un pays qui abrite l’histoire, l’origine de cette grande religion ainsi que le lieu de l’accomplissement d’un de ces cinq obligations, il est naturel et tentant de croire et faire admettre, pour les crédules, que venant de là, il ne peut s’agir que de vérité et de bien !

image

D’où ces masses ou foules, disparates, impudiques, insensés – souvent composées d’ignorants et d’incultes qui caractérisent beaucoup de pays musulmans, premiers fournisseurs de chair à canon – qui les rejoignent inconsciemment, succombant aux chants des sirènes, jusqu’à la mort !   C’est pour en faire un dispositif primordial dans sa stratégie de domination que l’Occident, que dirige les EU, l’adopte comme allié en le soutenant, l’encourageant, l’armant et le finançant.

C’est ainsi que la majorité des médias occidentaux ont été mis au service de cette cause avec pour mission de mentir, berner, tromper, faire diversion, falsifier. Faire tout pour ne pas percevoir la réalité.

Ces médias utilisent, à l’endroit des wahabo-takfiristes, des qualificatifs mesurés tels « opposants », « rebelles » , « dissidents » « groupes armés » ou « révolutionnaires », car ils sont leur création, leur moyen, leur produit, leurs ‘proxys’, leur ‘cheval de Troie’ pour dominer surtout le Moyen-Orient, et au-delà, en utilisant leur religion, leurs cheikhs, leurs enfants, leur argent en maniant leurs frustrations et leurs penchants afin d’instaurer le chaos programmé.  Il s’agit bien sûr d’une tromperie, en manipulant les franges les plus ignorantes et les plus extrémistes par leurs comportements immondes et absurdes avec l’assistance, l’assentiment et la couverture religieuse des al-Saoud notamment dont la puissance d’endoctrinement par la religion est incomparable et la capacité de corrompre illimité !

Ce sont, en majorité, des mercenaires souvent étrangers, de confession musulmane, recrutés en tant que «djihadistes» appuyés par une logistique militaire occidentale que financent les pétromonarchies du Golfe. Ils ne deviendront ce qu’ils sont réellement, c’est-à-dire terroristes, qu’une fois l’objectif atteint ou la mission décidée achevée quitte, si nécessaire, à les réduire par l’autodestruction ou les anéantir militairement tout en tarissant leurs sources.

Faire croire aujourd’hui, après les séries de revers, de retournements, de trahisons, d’échecs, etc… que ces mêmes Occidentaux luttent contre les terroristes – ces mêmes groupes d’assassins qu’ils emploient pour tuer et détruire, qu’ils ont baptisés et rebaptisés, selon les besoins par diversion – qui menaceraient la paix et la stabilité dans le monde, c’est se moquer du monde, de la morale voire d’eux-mêmes ! 

Aussi bien en Syrie, en Irak, en Libye, en Égypte, au Liban qu’ailleurs, il s’agit de plusieurs promotions de mercenaires, dont la mission est de faire des guerres non conventionnelles sur commande, ayant les mêmes commanditaires, fournisseurs, manipulateurs et bailleurs situés principalement aux États-Unis, en Arabie Saoudite, au Qatar et dans les milieux sionistes ! 

Ce terrorisme-là ne s’arrête que par la volonté de ceux qui l’ont engendré, adopté, utilisé, dans ce cas, il disparait aussi vite qu’il n’est apparu ! Sinon, par la guerre totale que doit mener une coalition de pays victimes, mais puissants et/ou influant sur le plan militaire, économique, politique et religieux !
Beaucoup de pays sont hostiles à cette stratégie du chaos immorale, absurde et inhumaine – à leur tête la Russie de Poutine, l’Iran et la Syrie. Il suffit, pour beaucoup, de dépasser leur crainte, leurs préjugés, leur obséquiosité voire leur cupidité…, pour un front unis et solidaire avec ce pôle, pour voir ce monde revenir à la raison, à la légalité et à la stabilité.

Amar Djerrad