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12/04/2021

Strategika 51

 Πάντα ῥεῖ…

L’empire contre-attaque à Alep…

Le président de la République Arabe Syrienne au milieu de soldats, usés par un terrible conflit sans fin, relevant des différentes armes des forces armées syriennes
Le président de la République Arabe syrienne, en chemise, au milieu de soldats relevant des différentes unités des Forces armées syriennes. Al-Assad tente de remonter le moral  à des militaires à la mine usée par par un terrible conflit sans fin au moment où il connaît une évolution décisive à Alep. 

A Damas, on en revient toujours pas. Les forces de la nouvelle “armée de la Conquête”(Jeich Al-Fet’h en Arabe), une coalition hétéroclite de plusieurs dizaines de groupes rebelles radicaux et non des moindres, parviennent à briser le siège d’Alep par l’armée syrienne et ses alliés en perçant le dispositif défensif en trois positions différentes et en pénétrant dans les enceintes de ce que furent les prestigieuses écoles d’artillerie et de la logistique ainsi qu’une cité d’habitations constituée de 1070 logements. 

La nouvelle de la percée rebelle a été annoncée presque victorieusement par l’Agence France Presse (AFP) Un faux pas qui fera date et qui renseigne moins sur le parti pris des grands médias dans le conflit syrien que sur le véritable positionnement de pays comme la France et le Royaume-Uni à l’égard du terrorisme. 

La contre-offensive rebelle intervient après une trêve durant laquelle les pays hostiles à Damas ont renouvelé les stocks d’armes et de munitions ainsi que les effectifs des groupes radicaux, regroupés sous une nouvelle dénomination marketing issue de la pseudo-histoire islamique (la conquête du pays du Sham) et bénéficiant du label “modéré” et du soutien des médias aux ordres de la finance transnationale…

Des renforts de troupes sont dépêchés en urgence vers le Nord du pays à l’issue d’une réunion du conseil de sécurité restreint et il a été convenu, après débat, le bombardement conjoint de Idlib, base de depart des opérations terroristes distantes de 64 km d’Alep. 

Les avions russes et syriens ont mené une série de raids intensifs sur Idlib, suscitant immédiatement la propagande adverse: la chaîne Aljazeera crie exagérément au massacre de Dresde ou celui de Tokyo.  En réalité, des postes de commandment et de soutien logistique rebelles dans lesquels opèrent des “conseillers”techniques de la coalition arabo-occidentale hostile à la Syrie, subissent des bombes thermobariques et des munitions au phosphore. Encore heureux que Reuters ou l’AFP s’abstiennent pour l’instant d’évoquer Auschwitz en se contentant du sempiternel exemple de Munich. Insupportable incapacité à sortir d’un certain schéma éculé d’un système en perte de vitesse…

D’autres combats un peu plus heureux pour les armes syriennes (et alliés) sont rapportés de l’extrême Nord ou de l’extrême sud du pays (provinces de Lattaquié et de Deraa) mais c’est à Alep que se jouera l’avenir immédiat de la Syrie. 

Le grand jeu continue…

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