Archives mensuelles : décembre 2018

Des rebelles syriens soutenus par Ankara se dirigent vers Minbej

Des rebelles syriens soutenus par la Turquie continuent d’affluer vers le nord de Minbej malgré un double Accord conclu entre la Turquie et la Russie d’un côté et la Turquie et la Syrie de l’autre.

Il semble qu’aucun protagoniste ne se fie aux accords et tous privilégient les rapports de force sur le terrain.

Les rebelles syriens soutenus par l’Armée turque et donc l’OTAN arborent des drapeaux syriens du temps du mandat français et des drapeaux turcs. Ils visent à occuper Minbej et aider la Turquie à se débarrasser des YPG kurdes.

L’ALS ou Armée Syrienne Libre est classée comme une organisation terroriste en Syrie et en Iran.

Le contrôle de Minbej est l’objectif déclaré de Damas, lequel entend rétablir la souveraineté de l’État syrien dans les confins syro-turques.

La Turquie a publiquement annoncé son intention d’envahir Minbej pour donner une leçon finale aux kurdes syriens.

Seul problème qui se posé, des forces US sont toujours au Chef-lieu de Minbej et une mise en danger de militaires US entraînera de facto des frappes aériennes et balistiques, prioritairement sur les forces de l’Axe dit de la résistance. La Turquie est un membre important de l’OTAN et un allié stratégique des États-Unis d’Amérique. et aux dernières nouvelles, certaines unités US refusent l’ordre de retrait. D’autres militaires US sont contents de pouvoir éventuellement quitter cet enfer chaotique.

Les YPG ont demandé l’aide de Damas pour faire face à une éventuelle intervention transfrontalière turque mais une partie de la population de Minbej est également favorable à l’entrée de rebelles syriens.

Cette situation chaotique préfigure une situation dans laquelle la Turquie assume sans complexe son rôle dans l’essor de la rébellion en Syrie, avec en filigrane des velléités territoriales anciennes.

Mutinerie US en Syrie

Les forces US positionnés à l’Est de l’Euphrate sont en mutinerie.

Selon des informations fournies par les collaborateurs locaux des forces US déployées en Syrie et plus particulièrement à Minbej, des militaires US auraient non seulement livré des armes et des équipements classés sensibles aux combattants YPG sans attendre l’avis de leur hierarchie mais déclaré publiquement qu’ils s’opposent à tout retrait même ordonné par Washington.

Certains militaires US refusent “de capituler face aux communistes et aux Russes” oubliant un peu que la plupart des YPG kurdes et non kurdes qu’ils utilisent et exploitent sont ouvertement favorables aux thèses d’extrême-gauche.

A Washington, tout l’État profond enrage contre la décision de Trump de retirer les troupes de Syrie. 

Des contre-ordres illégaux ont été signés par Mattis ont été transmis au Centcom. Le responsable des opérations en Syrie ne cache pas ses préférences démocrates et son admiration pour Hillary Clinton. Cette attitude est contraire à l’esprit et au code de la discipline militaire US.

Tout indique que les adversaires de Trump sont en train de saboter et de parasiter la décision de Trump de mettre fin à la guerre en Syrie.

Le président américain Donald Trump pourrait exploiter cette mutinerie générée par ses ennemis au sein des plus hauts échelons de l’État fédéral et annoncer un “ralentissement” du retrait US de Syrie “jusqu’à ce que le terrorisme soit vaincu”.

Sur le terrain, les éclaireurs de l’armée syrienne surveillant la base US à Al-Tanf confirment la présence et même le renforcement des forces US retranchées dans ce camp assiégé.

A Manbij, les forces US sont toujours au centre du Chef-lieu de la localité et aucun des 23 camps disséminés à l’est de l’Euphrate n’a entamé un retrait purement militaire car les convois qui se sont dirigés vers la Turquie et l’Irak n’ont acheminé que des personnels habillés en civil et des caisses d’équipement non identifié.  

C’est une mutinerie. Une première dans l’histoire récente des États-Unis d’Amérique.

Ce n’est pas la première fois que Trump fait face à une fronde interne mais c’est bien la première fois que ses adversaires ont joué sur le moral des troupes pour provoquer une mutinerie de fait.  

Il semble que les lobbies pro-israéliens ne veulent surtout pas une fin du conflit en Syrie dans les conditions actuelles, perçues comme fort défavorables à Israël.

Le violent antagonisme déchirant la classe politique US commence à se répandre au sein des forces armées.

Les parasites de l’État profond ont toujours su exploiter les clivages sinon les créer. La guerre en Syrie est devenue celle de Trump contre ses ennemis.

Essouflement des gilets jaunes ou transformation des formes de lutte ?

Contrairememt aux cris de victoire des médias de la pensée dominante en France, le mouvement des gilets jaunes ne s’est pas essoufflé mais est en train de se transformer.

Les personnes qui croyaient vivre dans un État relativement “libre” ont découvert le véritable visage du régime politique en vigueur en France  :  une sorte de dictature fermée à peine déguisée sous un régime présidentiel à caste oligarchique évoluant en milieu clos.

La plupart des gens ne croient plus qu’un dialogue ou à un quelconque référendum populaire puisse changer la nature du régime en France et c’est là que réside le danger.

Dans le moyen terme, le mouvement des gilets jaunes a enclenché un mécanisme susceptible d’aboutir à une forme de désobéissance civile dans un premier temps, sinon une guérilla ou une forme de  rébellion armée.

La nature réelle du régime politique français étant criminelle, le pouvoir d’État, incapable de restaurer l’ordre via ses services de propagande et ses bras syndicaux et associatifs, pourrait déclarer n’importe quel mouvement similaire à celui initié par les gilets jaunes comme une organisation terroriste et donc mobiliser la force armée et l’ensemble des moyens de répression pour neutraliser toute contestation même légitime.

Pour l’instant le système est en mode panique. Il n’y a plus de gardes-fou et les populations sont de plus en plus apathiques aux messages et au matraquage de la propagande officielle. Pire, les syndicats et les associations sont démasqués comme étant de simples outils de contrôle socio-politique, servant de soupapes au service du pouvoir d’État.
L’essoufflement des gilets jaunes ne doit en aucun cas être considéré comme une bonne nouvelle pour les tenants de l’ordre. C’est un signe funeste annonciateur de graves troubles sociopolitiques à venir.

Le système peut sacrifier le fusible Macron ou l’un des membres du gouvernement si la situation empire. Cela ne changera rien au mouvement de fond initié en France.

On a oublié que l’État ne tient que grâce à la confiance de ses administrés. On y croit. Cette foi se manifeste par des représentations mentales et un sentiment d’appartenance et d’identification à une entité morale semi-fictionnelle. Une fois cette confiance minée, il ne reste que la dissuasion coercitive. Comme toute dissuasion, celle-ci se base avant tout non sur la puissance des armes mais sur des facteurs psychologiques impressionnant la psyché collective. Elle ne fonctionne que parce que les personnes et la collectivité y croit et a intérêt à sauvegarder l’ordre établi.
Une fois la confiance détruite, la dissuasion entre en action. Plus elle sévit sur la collectivité et plus elle engendre du ressentiment. Si a ce ressentiment j’ajoute un vif sentiment d’injustice, c’est la révolte ou la révolution.

Il en est ainsi depuis l’aube de l’humanité et ce, en dépit du développement des techniques de contrôle socio-politique et psychologique des masses.

Il aurait mieux fallu laisser les gilets jaunes s’exprimer. Or, le pouvoir a choisi de le réprimer et l’étouffer symboliquement.

Ce cas de figure rappelle ce qui s’est passé en Algérie entre 1940 et 1958.  L’autisme du pouvoir d’État vis à vis de simples revendications égalitaires et économiques a causé l’une des guerres d’indépendance les plus meurtrières , les plus sanglantes et les plus violentes du 20ème siècle.

Un tel scénario s’est produit dans ce qui était trois départements français.

Le même scénario existe aujourd’hui.

C’est pour cela que la joie des médias système s’apparente à la proposition naïve de Marie-Antoinette à la veille de la Révolution de 1789…La suite ne fut pas l’un des moments les plus beaux de l’histoire de France.

L’histoire ne pardonne rien. 

    

 

Minbej, le verrou stratégique susceptible de provoquer une guerre mondiale…

La situation est devenue extrêmement complexe et tendue dans le voisinage de la ville de Minbej, située à l’extrême nord de la Syrie, à 30 kilomètres de la frontière turque.

Cette ville est un verrou stratégique entre les deux rives de l’Euphrate. Son contrôle permet non seulement de commander le passage entre le Nord-Est et le Nord-Ouest la Syrie mais de contrôler la voie liant le Nord du gouvernorat d’Alep à la Turquie méridionale.

Des informations contradictoires nous parviennent de cette ville depuis près de 24 heures.

Les forces syriennes loyalistes et leurs alliés des forces tribales ont diffusé des vidéos où l’on pouvait voir le drapeau syrien hissé au dessus d’un ancien bâtiment officiel.

Un peu plus tôt, le porte-parole du haut commandement militaire syrien annonçait sur un ton martial la reprise de Minbej par l’Armée Arabe Syrienne à la demande des forces kurdes des YPG.

Dans les faits, des convois de SUV et de Technicals (pick-up dotés d’une puissante motorisation et d’une arme lourde) des milices populaires loyalistes et des forces tribales ont approchés la localité de Minbej mais n’ont pu y pénétrer.

Des unités de la quatrième division des forces armées syriennes ou ce qu’il en reste, faisaient route d’Alep vers Minbej mais l’absence d’une couverture aérienne et par dessus tout d’hélicoptères de transport et d’attaque indique que les mouvements des militaires syriens seraient limités et que ces mouvement ont plus une portée symbolique que réellement tactique.

C’est en substance ce qu’a déclaré le président turc Tayep Recep Erdogan en commentant les informations faisant état de l’entrée de l’Armée syrienne à Minbej.

La Turquie, membre de l’OTAN et très proche allié de Washington, ne s’est pas limitée à critiquer ce qu’elle à qualifié d’opération de guerre psychologique syrienne mais est passée à l’acte en deux temps.

Dans un premier temps, Ankara n’a pas cessé d’envoyer des renforts militaires lourdement équipés vers la frontière syrienne. Il s’agit d’une montée en puissance du dispositif militaire Sud avec l’adjonction de l’équivalent de trois à quatre divisions en déploiement à 30 kilomètres au Nord de Minbej.

Dans un deuxième temps, les turcs ont mobilisé l’ensemble des rebelles syriens non kurdes, y compris les membres d’Al-Nosra et de Daech en les encadrant sous le pavillon de l’Armée syrienne libre (ASL).

Objectif :  monter une opération de “libération de Manbij” et empêcher l’avancée des forces loyalistes à Minbej à l’achèvement du retrait des forces US de cette localité.

Les YPG kurdes sont obligés de procéder à des changements d’alliance circonstantiels. Le retrait américain de Minbej les inquiète au plus haut point, d’autant plus qu’ils savent qu’ils sont incapables à affronter symétriquement une éventuelle invasion turque. Ils se sont ainsi tactiquement rapprochés de Damas mais devront faire face à Daech et Al-Qaïda regroupés sous la bannière de l’ALS sous protection turque et donc de l’OTAN.

Paradoxalement, les forces spéciales non turques de l’OTAN, françaises et britanniques en majorité, déployées auprès des milices  kurdes et non kurdes regroupées sous le label des Forces Démocratiques Syriennes, affirment lutter contre Daech dont les éléments sont encadrés par l’OTAN via la Turquie !    

Les habitants eux ne se font aucune illusion. Ils sont résolument anti-turcs et une partie de la population, surtout les commerçants,  regrette le départ des militaires US. Contrairement aux forces européennes (France, Royaume-Uni, Italie), les Américains ont donné une véritable impulsion à l’économie locale. Forcés de choisir entre le Turc et Damas, les habitants de Minbej ont vite fait leur choix :  plutôt le gouvernement de Damas et ses tares qu’avoir à subir une occupation turque via des auxiliaires locaux radicaux et extrémistes.

Minbej, une localité stratégique commandant les deux rives de l’Euphrate, est désormais  susceptible de déclencher un conflit mondial.
    

Washington affirme que l’armée syrienne n’a pas pénétré Manbij

Le commandement central US affirme que l’Armée syrienne n’a pas pénétré à Manbij où opèrent encore des forces US.

Même son de cloche du côté turc.

Des forces supplétives syriennes ont occupé des positions accordées par les YPG mais il semble que des forces US occupent la partie centrale de Manbij.

Manbij est devenue une poudrière susceptible d’exploser à tout moment.

En l’état actuel des choses, les forces auxilliaires syriennes n’ont pratiquement aucune chance de l’emporter face aux troupes turques et américaines.

L’armée syrienne et ses alliées entrent à Manbij

Des unités de la quatrième division de l’Armée syrienne se dirigent vers Manbij.

Un porte-parole des forces armées syriennes s’est exprimé en direct pour annoncer la récupération de Manbij par Damas.

En attendant, des milices et des forces tribales pro-gouvernementales ont déjà pénétré à Manbij.

Les forces kurdes ont invité les forces armées syrienne à investir Manbij pour les protéger d’une éventuelle agression turque. Des informations indiquent que des forces US se trouvent encore à Manbij.

Des sources proches de la rébellion syrienne ont démenti l’entrée de l’Armée syrienne à Manbij mais des unités militaires syriennes ont hissé le drapeau syrien au dessus des bâtiments abandonnés par les YPG kurdes. C’est la première fois que la Syrie hisse son drapeau dans l’extrême Nord de son territoire.

Des troupes syriennes sont entrées à Manbij avec des tirs de joie.

La Turquie a qualifié l’entrée des forces syriennes à Manbij d’opération psychologique et a mobilisé les rebelles syriens arborant le drapeau de la rébellion qu’elle soutient et protège pour une éventuelle operation de ses forces armées à l’est de l’Euphrate.

En réalité, la Turquie est en train de mobiliser la défunte Armée syrienne libre (ALS) contre l’armée régulière syrienne.

Le retrait militaire US de Manbij a démontré que les kurdes n’étaient que des outils à exploiter dans le cadre d’une stratégie dépassant de loin leur propres revendications.

La France des Benalla et consorts

Avant on avait les favoris ou les mignons du roi ou du régent ou encore de la reine ou de la régente.
Puis on a eu droit au bouffon du roi.
A une autre occasion, on a eu droit à “Mon cousin le Roi ! ” et c’était au temps de François 1er.
L’empire abattu et la monarchie abolie, on a cru un peu naïvement que l’on connaîtra plus ces aspects monarchiques sous une republique, La Res publica ou la chose publique.

Que faisait Lahcene Benalla, alias Alexandre, chargé de mission à la présidence de la république, déguisé en CRS,  dans une banale manifestation ?  On l’aurait jamais su si Benalla n’avait pas eu l’idée d’aller bastonner des manifestants en se substituant aux forces de maintien de l’ordre.

C’est comme cela qu’est née l’affaire Benalla.

La présidence qui envoie des barbouzes se fondre dans des manifestations ou des émeutes?  Est-ce légal ?  Est-ce normal dans un État de droit ? 
D’habitude, des Benalla sont envoyés dans les banlieues défavorisés ou résident des populations de migrants. Ils s’y adaptent très vite vu leur origines et y sont bien accueillis. Ils manipulent les jeunes banlieusards lors des émeutes pour créer la casse, l’incendie de véhicules appartenant aux voisins, aussi mal lotis socialement que ceux qui cassent, et, recruter des apprenti-djihadistes pour les envoyer en Syrie en leur faisant croire qu’ils appartiennent aux services secrets et que forts de cette qualité, ces anciens délinquants sans aucune perspective dans la vie se croient tout permis jusqu’au jour où ils découvrent la trahison des gens les plus proches, les plus intimes. C’est l’amok, la course suicidaire, d’agent secret 007, le jeune homme devient traqué par ceux là mêmes qui l’ont manipulé en utilisant un coreligionnaire ou un “grand frère” introduit dans le secret du temple. Vous avez compris.

Benalla est imbu de sa personne, dispose d’un véritable arsenal de guerre (loin d’être limité à des armes de poing puisqu’il possède des fusils G-36K et des Famas F2 Félin en plus de grenades, des codes radio, beaucoup de cash et des appareils de cryptographie). Son impulsivité l’avait exposé une première fois, poussant son protecteur, Emmanuel Macron, à faire semblant de le limoger. Faire semblant car il lui a confié d’autres missions et d’autres avantages.

Benalla a troqué son casque de CRS contre des passeports diplomatiques et est devenu entre autre un intermédiaire entre le président Idris Déby du Tchad et le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou. Foccart n’avait jamais pu faire autant. Les rétro-commissions et les mercenaires, c’est un jeu d’enfants et ca rapporte très gros. Ça ne s’arrête pas là :  Benalla le franco-marocain est très copain avec un autre Alexandre, Alexandre Djouhri, un homme d’affaires franco-algérien aux méthodes musclées aussi. Cet homme de main de Nicolas Sarkozy a été le principal intermediaire entre Sarkozy et feu le colonel Gaddafi de Libye. La Macronie est donc une continuation de la Sarkozie. Ou son avatar.
On est en plein milieu. Il ne reste plus qu’à replacer Claude Guéant comme petit parrain puisqu’il a déjà eu à superviser des assassinats ciblés.
Les menaces contre le franco-libanais Ziad Takieddine pour qu’il se taise ?  C’est eux.
Les menaces de mort transmises aux proches parents de sources anonymes du Canard Enchaîné ?  Encore eux. 
Les pressions sur certains médias de France pour qu’ils oublient l’affaire ?  Toujours eux.
Cette collusion entre ancien braqueurs de bijouterie ou de banque et les politiques aurait du mettre la puce à l’oreille du citoyen lambda. Il n’en fut rien. Le football est là pour droguer les tribunes et le mot d’ordre est “consommez ! Fermez là et circulez ! ”

Osez critiquer Donald Trump dans ces conditions relève de la psychiatrie clinique… 

Citation du jour : Donald Trump, président des États-Unis d’Amérique

“Plutôt triste quand on dépense 7000 milliards de dollars au Moyen-Orient et qu’on ne peut s’y rendre que sous cette protection massive, avec des avions d’escorte partout.»

Donald Trump, président des États-Unis, après une visite surprise à la base US Al-Asad, 250 km à l’ouest de Baghdad, Irak.

7000 milliards de dollars US, c’est 7 trillions ! 

En mode décodé léger, c’est “nous avons jeté 7 trillions de dollars au Moyen-Orient pour rien, zéro résultat”…

La guerre en Syrie telle qu’elle nous à été vendue par les médias est terminée

Le rétablissement des relations diplomatiques entre les Émirats Arabes Unis et la Syrie a coïncidé avec un remaniement ministériel en Arabie Saoudite où Adel Al-Jubayr, ministre des Affaires étrangères a été relégué au rang de Secrétaire d’État. Al-Jubayr fut le responsable saoudien ayant multiplié le plus grand nombre de déclarations hostiles à la Syrie.

Le retour de la Syrie au sein de la Ligue Arabe de laquelle elle a été exclue au début de la guerre en Syrie n’est plus qu’une question de formes.

La Ligue Arabe est entièrement sous l’influence de Ryad depuis le début de ce que certains ont baptisé le Printemps Arabe.

Cela veut dire qu’il y a eu des contacts entre les pays du Golfe et Damas et qu’ils ont trouvé moins un terrain d’entente qu’une preoccupation commune :  la Turquie.

Damas est en train d’envoyer des renforts vers Manbij tout en appelant les populations kurdes à se retourner contre les forces étrangères et à contrer l’envahisseur turc. Cette tentative de récupération vise avant tout à saper la politique de Paris et de Londres.

En parallèle, Ankara renforce ses unités militaires et le président turc Tayep Recep Erdogan jure que l’Armée turque ira mettre un pied sur la rive orientale de l’Euphrate et que les jours de la kermesse autonomiste kurde sont comptés.

Ankara est en brouille avec Ryad et ses alliés du Golfe, maintient des troupes au Qatar, émirat en conflit avec Ryad sur fond de rivalité régionale. Du coup, l’hostilité avec Damas en est atténuée d’autant plus que les syriens crient à qui veut les entendre que leur pays a subi l’ingérence du Qatar, pays pour qui sous-traitent la France et le Royaume-Uni.

Si vous croyez que c’est compliqué, patientez un peu. Ce n’est que le début :  le retrait et la diminution de l’organisation Daech ont débuté avec le déclenchement du conflit ouvert entre Ryad et Doha.
Cette brouille qui a failli se transformer en conflit armé a également impacté Al-Qaïda en Syrie mais également sa branche soeur au Yémen.

Remarquez aussi que le Royaume-Uni a lancé l’organisation des casques blancs, la Turquie parraine une douzaine de puissants groupes politiques armés dont un se prévalant représenter le gouvernement de la province rebelle d’Idleb tandis que la France louvoie entre les groupuscules kurdes et le Front Ennosra (un ultime avatar de la franchise Al-Qaïda).

En termes moins châtiés, ces pays, tous de vénérables membres de l’Alliance Atlantique et se prévalant d’appartenir au monde faussement libéral soutiennent tous le terrorisme en Syrie.

Le président américain Donald Trump a débarqué sur une base militaire US en Irak pour débusquer ses adversaires internes. Les réactions des politiques irakiens ne trompent personnes. Le clientélisme de la classe politique irakienne, l’une des plus corrompues au monde, fait partie des rouages de la corruption de la faune de parasites tournant autour du complexe militaro-industriel US et donc l’État profond américain dans ce qu’il a de plus caricatural.

Personne n’avait trouvé à redire lorsque Obama,  Hillary Clinton ou Cameron mettaient les pieds en Irak et pour cause. Le régime fantôche irakien est une création des néoconservateurs les plus rétrogrades. Trump n’est pas du tout le type avec qui ils peuvent faire des affaires.

Trump a affirmé que les forces US stationnés en Irak allaient continuer à intervenir en Syrie. Une façon de dégonfler les rumeurs d’une fronde organisée par les soutiens de Jim Mattis et ses partisans. L’information est confirmée par des fuites savamment distillés par les grands titres de la presse néocon (devenue subitement démocrate ! )

La déclaration du retrait des forces US de l’est de l’Euphrate mais pas d’Al-Tanf ou du moins pas encore aurait du inciter les israéliens à moins de retenue car cela signifie que Washington se désengage partiellement de la Syrie sans les conditions requises, à savoir un retrait des forces pro-iraniennes de Syrie. De ce fait, Israël aurait pu se sentir libéré des entraves US et aurait pu agir. Ce qu’il a tenté de faire, en envoyant une vingtaine de bombes et de missiles sur des sites militaires syriens situés au Sud-Ouest de Damas et qui recevaient la nuit du raid manqué, la visite d’une délégation de haut rang du Hezbollah libanais. Les israéliens ont tente d’utiliser deux avions de ligne à la fois comme bouclier et comme leurre. Une tactique fort reprehensible et contraire aux principes de la guerre. Les israéliens espéraient que la Syrie abatte un avion de ligne chinois pour crier à l’État paria et en même temps brouiller Damas avec Beijing.
Pari manqué. Les syriens n’ont pas été autorisés par les russes à utiliser leur batteries de missiles S-300 car ils avaient flairé le piège. La DCA syrienne a intercepté 12 des 19  GBU et les missiles Air-Sol israéliens lancés à partir de l’espace aérien libanais. Une batterie de S-200 syrienne positionnée au Golan a détecter l’évasion des dizaines de F-16 israéliens et leur a tiré dessus  : des missiles S-200 ont pénétré dans l’espace aérien israélien.
Le dôme ABM s’est déclenché et cela a été le prétexte de crier à l’agression.

Dans cet imbroglio fort complexe et que personne n’arrive vraiment à analyser sans parti pris, quelle est l’utilité pour la France de se ruiner et d’aller s’embourber dans un conflit où personne n’est près à en sortir indemne ?
Réponse claire :  les lobbies pro-Israël en France. Ces derniers considèrent désormais la France comme leur dernière chance et une alternative. Ce qui est en soi un aveu d’échec. 

Il n’y a aucune chance qu’une solution militaire s’impose en Syrie.

Le pari sur un État kurde indépendant à cheval entre la Turquie et la Syrie et l’Irak est perdu d’avance. Non seulement aucun pays de la région n’accepte cette éventualité mais cela risque de fédérer des États rivaux en guerre autour d’une menace existentielle commune.

Les deux pays qui en sortent déjà perdants sur tous les plans sont les deux pions que sont la France et le Royaume-Uni.  D’abord vis à vis de leur propres populations, lesquelles découvrent effarées que leurs gouvernements sont devenus dignes de la dernière république bananière.

Les vieux démons de la Turquie se sont réveillés et Ankara poursuit, décomplexé, une politique étrangère néo-ottomane spécifique aggressive, résolue et répondant par dessus tout à ses propres intérêts stratégiques. Sa présence au sein de l’OTAN n’est plus que symbolique pour les turcs :  Washington a besoin de l’importance  stratégique de la Turquie comme un État pivot aux confluences de l’Occident et de l’Orient, à la jonction de l’Europe et l’Asie et du Nord et du Sud.   

La guerre en Syrie telle qu’elle nous été vendue par les médias est terminée. 

Ironie du sort, la Syrie est désignée comme un pays “frère” par les Émirats Arabes Unis. Lorsqu’on sait ce qu’ont dépensé les Émirats Arabes Unis pour abattre le régime syrien il y a de quoi suspecter la présence d’un couteau derrière le sourire.

La Syrie est détruite mais son régime politique et son idéologie sont toujours debout. Son retour dans la ligue arabe signifie la fin de la guerre. Le président Bashar Al-Assad cherche maintenant à retablir l’autorité de l’État sur Idleb et au Nord-Est tout en revendiquant le Golan. Il lui faudra aussi faire preuve de pragmatisme politique et débloquer le système syrien, afin de neutraliser toute nouvelle contestation interne susceptible d’être exploitée par ses ennemis. La nécessité d’une nouvelle constitution garantissant une plus grande ouverture politique, un dialogue politique inclusif ainsi que les principes d’un État de droit garantissant les libertés individuelles et politiques. C’est le seul gage de sortie de crise.

Les États-Unis s’en sortent plutôt bien cette fois mais en se retrouvant dans une situation de guerre civile jusqu’ici circonscrite au sein de l’État profond. Les USA abandonnent les guerres asymétriques et reviennent au modèle de confrontation symétrique en s’opposant à la Russie et à la Chine, deux puissances qualifiées officiellement aux États-Unis de “puissances révisionnistes” car contestant le leadership US ou le concept du nouveau siècle américain.

La Russie a réussi ce que l’ex-Union Soviétique a toujours rêvé. Elle est est revenue de très loin. Moscou joue désormais un rôle de premier plan au Moyen-Orient mais se heurte à la résurrection de la rivalité symétrique US dans ses marches occidentales, septentrionales (Arctique) et méridionales. Moscou le sait et perçoit la menace directe pesant sur son existence en tant que puissance militaire de premier ordre. D’où son rapprochement stratégique et assez spectaculaire dans tous les domaines avec la Chine de Xi Jinping. Une propagande outrancière pourrait considérer cette super alliance entre le pays disposant du plus grand arsenal nucléaire avec le pays le plus peuplé et en même temps la fabrique du monde comme un autre avatar plus puissant de l’empire Mongol eurasien. En fait nous avons assisté en 2018 à l’émergence d’une très grande concentration de puissance militaire et économique entre la mer de Chine et les grandes plaines européennes à l’ouest de la Russie. Cela préfigure l’état du rapport de forces d’ici 2039.

Israël est en crise. Sa stratégie régionale et extra-régionale a aggravé sa posture stratégique. Son obsession à anéantir les régimes qui lui sont hostiles par des puissances tierces s’est retourné à son détriment. En 1995, Israël n’était entouré par aucune puissance susceptible de lui tenir tête ou le menacer. En 2018, il est parvenu à se créer de formidables adversaires à deux pas de Tibériade et à quelques encablures de l’emplacement antique d’Armageddon. En dépit de l’immense soutien qu’il reçoit des pays occidentaux et de son arsenal fort impressionnant,  L’avenir d’Israël n’a jamais paru aussi sombre et sans perspectives.

Au final, c’est la Chine qui va rafler la mise :  La reconstruction de la Syrie. Un marché faramineux de 500 milliards de dollars ! 

Échec des raids israéliens en Syrie : l’agresseur devient victime et accuse sa victime d’agression

Si votre pays subit une attaque aérienne ou de missiles et que votre système de défense anti-aérienne riposte à cette attaque, alors votre pays est considéré comme un agresseur.

Voici un cas de figure que le Droit International devrait inclure.

Moralité : la riposte syrienne a du être solide et assez impressionnante pour que des missiles Sol-Air S-200 ayant pénétré l’espace aérien israélien soient considérés comme des missiles offensifs.

Les missiles israéliens ont été lancés depuis les airs, au dessus du Liban, pays qui ne dispose d’aucune défense aérienne, et ciblaient des objectifs statiques au sol à l’intérieur de la Syrie (Jamraya et Kisswa à l’ouest et au sud-ouest de Damas) et sont donc considérés comme des missiles Air-Sol.

Ces missiles Air-Sol israéliens ont été interceptés par des missiles Sol-Air syriens et pour la première fois, les syriens ont tiré une salve de missiles poursuivant les appareils israéliens filant à plus de Mach 1.7 (1.7 fois la vitesse du son) du Liban vers Israël.

Le système de défense anti-missiles israélien “Dôme de Fer” s’est activé. Sans grand résultat apparament.

Qui est l’agresseur ? 

Celui qui lance des raids ou celui qui riposte à ces raids ? 

Israël s’est habitué à l’impunité totale. C’est une attitude d’un enfant trop gâté qui s’est habitué à ne faire face à aucune limite. Or désormais il apprend à se faire taper sur les doigts. Ce qui lui est insupportable.

La propagande israélienne décrivait la Syrie comme un pays détruit et se moquait publiquement de ses capacités militaires, “réduites à celle d’un groupe armé”. Comment expliquer qu’aucun appareil ou missile israéliens ne puissent pénétrer cette satanée bulle de défense aérienne au dessus de Damas ? 

En inversant les rôles, l’agresseur devient victime. Cette victimisation est une constante et un des fondements  essentiels de la politique étrangère israélienne.

Donc braves gens retenez ceci :  si un assaillant vous saute dessus dans la rue et que vous le repoussez avec succès, c’est vous l’agresseur et votre attaquant déposera plainte contre vous pour …”agression” ! 

Syrie : échec d’un autre raid israélien, Ankara menace Paris à la veille de l’offensive à l’Est de l’Euphrate

Les défenses aériennes syriennes ont intercepté et détruit des missiles israéliens tirés à partir de l’espace aérien  Libanais.

Un communiqué militaire syrien fait état de trois soldats blessés et un dépôt de munitions atteint par un projectile.

Protagoniste de la guerre en Syrie, Israël n’ose plus envoyer le moindre avion de combat dans l’espace aérien syrien depuis le déploiement de régiments de défense anti-aériennes dotés de systèmes S-300.

Plus le nord, Ankara a fermement mis en garde Paris et prévenu que la présence militaire française auprès des groupes kurdes à l’est de l’Euphrate risque d’avoir des “conséquences”.

La Turquie a réaffirmé sa volonté d’envahir l’est de l’Euphrate et de balayer les forces kurdes et “ceux qui les soutiennent”.

Ankara a d’ailleurs laissé clairement entendre que les militaires français traînant avec les mercenaires kurdes dans les parages seraient ciblés et a appeler Paris à les rapatrier au plus vite.

Quand le gouvernement français envisage de criminaliser le mouvement des gilets jaunes

Les récentes déclarations officielles en France concernant le mouvement des gilets jaunes laissent entendre que le gouvernement réfléchit sérieusement à criminaliser ce qu’il qualifie en interne de mouvement résiduel des gilets jaunes.

Raison invoquée :  la radicalisation supposée de plus en plus extrême de ce mouvement. 

Nous y sommes. Comme dans les meilleurs romans ou films décrivant des dystopies totalitaires ou d’apparence libérales, le gouvernement français étudie la possibilité de classer le mouvement des gilets jaunes sous la case “terrorisme domestique”.

Il suffit d’une seule action violente attribuée directement aux gilets jaunes pour que ce scénario scélérat puisse se concrétiser.

La menace du terrorisme factice d’obédience islamiste ne semble plus faire recette en France métropolitaine.

On passe donc à l’option B :  stigmatisation sociale et criminalisation des gilets jaunes avec pour dernière étape sa qualification en tant que mouvement versant dans le terrorisme.

Le système a donc été ébranlé dans ses fondements et semble déterminé à parer au plus urgent après avoir été contraint d’utiliser de tactiques de contrôle et de gestion des manifestations employées en Algérie depuis 2001.

Jamais un président et un gouvernement de France n’ont été si unanimement rejetés et execrés par les populations de France, toutes tendances confondues.

D’un point de vue technique,  Le mouvement des gilets jaunes n’est pas un mouvement violent même s’il y a eu certains dérapages, le plus souvent provoqués par des agents infiltrés des services de sécurité déguisés en casseurs ou en antifa, voire des extrémistes de l’ultra-droite quand ils ne manipulent pas un délinquant des banlieues pour en faire une sorte d’icône de la peur. Les gilets jaunes n’ont pas de chef, semblent désorganisés et ne possèdent pas d’agenda politique. Ils sont de ce fait vulnérables à toutes sortes de manipulations.

Cependant, la dynamique de ce mouvement semble répondre moins à un ras-le-bol bien réel et un dégoût profond pour le système politique corrompu, fermé et sclérosé qu’un rejet d’une cléptocratie de fait déguisée en impôts abusifs sur fond de chute libre du pouvoir d’achat et d’une paupérisation scandaleuse pour un pays supposé riche et pillant une bonne partie des ressources africaines à son seul profit.

Il y a donc un malaise très profond doublée d’une crise de confiance totale.

L’après gilets jaunes s’annonce plus dangereux qu’une simple fronde populaire. Le système est condamné à se réformer ou faire face à l’une des plus grandes frondes populaires de l’histoire de France depuis la ruée des sans-culottes sur la Bastille.

Bonnes fêtes !

Strategika51 vous souhaite bonnes fêtes en espérant que l’année 2019 soit celle de la fin de la dystopie universelle.

Grâce à votre support et à vos encouragements, cet espace continuera à exister sur le net.

Ce n’est pas du tout une chose aisée dans les conditions actuelles.

Avoir foi en l’humanité en ces temps fort incertains est une marque de noblesse morale à une époque où le vulgaire, le mauvais goût, la bassesse et la vilénie s’érigent en valeurs.

Merci à toutes et à tous.

 

Paris dans le camp des faiseurs de guerre où la France “zombifiée”

Pour qui travaille réellement Emmanuel Macron, officiellement président de la république française ? 

Pourquoi l’État profond en France, d’essence purement criminelle et mafieuse, est-il si acharné à abattre le régime syrien par tous les moyens possibles, y compris le recours au terrorisme le plud abject et le plus barbare ? 

Les atermoiements de Macron à l’égard des kurdes de Syrie ne sont au mieux que des larmes de crocodiles d’un VRP. Aucune compassion pour les gilets jaunes mais des milliards perdus en Syrie et au Sahel où la notion même de “victoire” militaire ou politique, fusse t-elle symbolique est impossible.

Si la France a de vieux intérêts coloniaux et surtout énergétiques en Afrique pour jeter des milliards dans un tonneau des danaïdes sans fond pour un résultat négatif et une banqueroute financière, quel est donc l’intérêt de la France en Syrie ? 

Aucun. Par sa politique étrangères erronée et illogique, Paris peut être certain qu’aucune société française ne participera au faramineux projet de reconstruction de la Syrie (210-570 milliards de dollars US)

En réalité les gouvernements français ne font depuis Sarkozy que servir des maîtres extérieurs au détriment des intérêts de la France. Ils en récoltent quelques milliards en contrats d’armement avec des rétro-commissions à des corrompus planqués dans les rouages de l’appareil d’État.

Qu’importe la ruine du pays, pourvu qu’il y ait enrichissement personnel.

Il y a aussi et surtout le poids d’un certain lobby qui a peur du changement profond en cours aux États-Unis. Ce lobby est en mode panique et il en arrive à compter sur Macron pour exprimer son rejet de certaines décisions US défavorables aux plans des faiseurs de guerre…Macron porte-parole des faiseurs de guerre ! 

Le bon peuple de France est averti.

Plus un peuple ouvre les yeux, plus on l’appauvrit. Et les moyens à cette fin ne manquent point :  imposez les tous pour qu’ils ne puissent plus relever la tête.

Qui l’aurait cru ? 

La France et l’Allemagne, principaux pays de l’Europe du Soft power deviennent les fer de lance des faiseurs de guerre internationaux tandis que les États-Unis, autoproclamé gendarme du monde, adepte du Hardpower, rechigne de plus en plus à se fourvoyer dans des guerres interminables et effroyablement coûteuses ? 

Ce sera l’un des principaux paradoxes de l’année 2019.

Non Macron et ceux qui sont derrière le rideau et qui tirent les ficelles, le Gilet Jaune n’est pas mort !  Le gilet jaune est toujours là. Prêt à la fronde et il en marre d’être fauché à causes de vos politiques criminelles et mensongères. Les gilets jaunes, ce n’est pas encore fini.

Il est temps que les français nettoient les écuries d’Augias. La corruption du système français a atteint l’Olympe et ce ne sont pas quelques effets cosmétiques qui vont berner un peuple ahuri par autant d’errements et de mauvaise foi qui vont améliorer une situation déjà délétère.

La Vème République est morte de facto. Les régents et les favoris ne veulent pas le reconnaître. D’où l’État zombifié dans lequel se trouve la France d’aujourd’hui. 

Le brave peuple continue de subir et râler mais jusqu’à quand ? 

   

Trump’s Syria Withdrawal Is A Simple Case Of Foreign Policy Realism

President Trump’s decision to withdraw US troops from Syria is being denounced by an impressive range of critics claiming that it is a surrender to Turkey, Russia, Syria and Iran – as well as a betrayal of the Kurds and a victory for Isis.

The pullout may be one or all of these things, but above all it is a recognition of what is really happening on the ground in Syria and the Middle East in general.

This point has not come across clearly enough because of the undiluted loathing for Trump among most of the American and British media. They act as a conduit for the views of diverse figures who condemn the withdrawal and include members of the imperially-minded foreign policy establishment in Washington and terrified Kurds living in north-east Syria who fear ethnic cleansing by an invading Turkish army.

Opposition to Trump’s decision was supercharged by the resignation of Secretary of Defence Jim Mattis which came after he failed to persuade the president to rescind his order. Mattis does not mention Syria or Afghanistan in his letter of resignation, but he makes clear his disagreement with the general direction of Trump’s foreign policy in not confronting Russia and China and ignoring traditional allies and alliances.

The resignation of Mattis has elicited predictable lamentations from commentators who treat his departure as if it was the equivalent of the Kaiser getting rid of Bismarck. The over-used description of Mattis as “the last of the adults in the room” is once again trotted out, though few examples of his adult behaviour are given aside from his wish – along with other supposed “adults” – to stay in Syria until various unobtainable objectives were achieved: the extinction of Iranian influence; the displacement of Bashar al-Assad; and the categorical defeat of Isis (are they really likely to sign surrender terms?).

In other words, there was to be an open-ended US commitment with no attainable goals in an isolated and dangerous part of the world where it was already playing a losing game.

It is worth spelling out the state of play in Syria because this is being masked by anti-Trump rhetoric, recommending policies that may sound benign but are far detached from political reality. This reality may be very nasty: it is right to be appalled by the prospects for the Syrian Kurds who are terrified of a Turkish army that is already massing to the north of the Turkish-Syrian frontier.

There is a horrible inevitability about all this because neither Turkey nor Syria were ever going to allow a Kurdish mini-state to take permanent root in north-east Syria. It existed because of the Syrian civil war in which Assad withdrew his forces from the Kurdish-populated regions in 2012 in order to concentrate them in defence of strategically vital cities and roads. Isis attacked the Kurdish enclave in 2014 which led to a de facto alliance between the Kurds and the US air force whose devastating firepower enabled the Kurds to capture a great swathe of Isis-held territory east of the Euphrates.

Turkey was never going to accept this outcome. Erdogan denounced the Kurdish political and military forces controlling this corner of Syria as “terrorists” belonging to the Syrian branch of the Kurdistan Workers Party (PKK) that has been fighting the Turkish state since 1984.

This is a good moment to make a point about this article: it is an explanation not a justification for the dreadful things that may soon happen. I have visited the Kurdish controlled part of Syria several times and felt that it was the only part of Syria where the uprising of 2011 had produced a society that was better than what had gone before, bearing in mind the constraints of fighting a war.

I met the men and women of the People’s Protection Units (YPG and YPJ) who fought heroically against Isis, suffering thousands of dead and wounded. But I always had a doomed feeling when talking to them as I could not see how their statelet, which had been brought into existence by temporary circumstances, was going to last beyond the end of the Syrian civil war and the defeat of Isis. One day the Americans would have to choose between 2 million embattled Kurds in Syria and 80 million Turks in Turkey and it dd not take much political acumen to foresee what they would decide.

Turkey had escalated its pressure on the US to end its protection of the Kurds and this finally paid off. A telephone conversation with Erdogan a week ago reportedly convinced Trump that he had to get US soldiers and airpower out of Syria. Keep in mind that Trump needs – though he may not get as much as he wants – Turkey as an ally in the Middle East more than ever before. His bet on Crown Prince Mohammad bin Salman and Saudi Arabia as the leader of a pro-American and anti-Iranian Sunni coalition in the Middle has visibly and embarrassingly failed. The bizarre killing of Jamal Khashoggi by a Saudi team in Istanbul was only the latest in a series of Saudi pratfalls showing comical ineptitude as well as excessive and mindless violence.

Critics of Trump raise several other important questions in opposing his withdrawal decision: is he not letting Isis off the hook by prematurely announcing their defeat and thereby enabling them to make a comeback? There is something in this, but not a lot. The Islamic State, that once held territory stretching from the Tigris River in Iraq to Syria’s Mediterranean coast, is no more and cannot be resurrected because the circumstances that led to its spectacular growth between 2013 and 2015 are no longer there.

Isis made too many enemies because of its indiscriminate violence when it was at the peak of its power. Trump is right to assume in a tweet that “Russia, Iran, Syria & many others…will have to fight ISIS and others, who they hate, without us”. Isis may seek to take advantage of chaos in eastern Syria in the coming months, but there will be no power vacuum for them to exploit. The vacuum will be filled by Turkey or Syria or a combination of the two.

A further criticism of the US withdrawal is that it unnecessarily hands a victory to Vladimir Putin and Assad. But here again, Trump’s manoeuvre is more of a recognition of the fact that both men are already winners in the Syrian war.

Nor is it entirely clear that Russia and Iran will have greater influence in Syria and the region after the US withdrawal. True they have come out on the winning side, but as the Syrian state becomes more powerful it will have less need for foreign allies. The close cooperation between Russia and Turkey was glued together by US cooperation with the Kurds and once that ends, then Turkey may shift – though not all the way – back towards the US.

By denouncing Trump’s decision to withdraw from Syria, his opponents are once again making the mistake of underestimating his instinctive political skills.

Patrick Cockburn
The Unz Review

Direct link: Trump’s Syria Withdrawal is a simple case of foreign policy realism, by Patrick Cockburn – The Unz Review

Trump limoge Mattis, le système en crise ouverte

Le président Donald Trump pourrait ne pas attendre la démission de son Secrétaire à la défense, Jim Mattis, prévue en février 2019 mais pourrait le mettre dehors bien avant cette date (l’expression exacte utilisée par Trump est un peu colorée)

C’est Pat Shanahan, vice-Secrétaire à la défense qui prend la relève à la tête du Pentagone. 

I am pleased to announce that our very talented Deputy Secretary of Defense, Patrick Shanahan, will assume the title of Acting Secretary of Defense starting January 1, 2019. Patrick has a long list of accomplishments while serving as Deputy, & previously Boeing. He will be great!

Le nouveau Secrétaire à la défense vient du monde des affaires.

Les relations entre Trump et Mattis n’ont jamais été faciles et c’est le moins que l’on puisse dire vu les personnalités hautes en couleur de ces deux hommes.

Mattis, surnommé le chien enragé (Mad Dog), n’avait pas la langue dans la poche et s’est opposé frontalement à Trump sur tous les dossiers sensibles et plus particulièrement la présence et les activités des Marines US en Syrie que Trump considérait comme illogique et contraires aux intérêts des États-Unis d’Amérique. 

Trump n’a jamais caché son hostilité au déploiement de troupes US en Syrie, en Afghanistan et ailleurs en Afrique. Une hérésie pour les tenants de l’État profond. 

Son tweet commentant sa décision relative au retrait du gros des forces US de l’est de l’Euphrate est édifiant à ce sujet :  

“If anybody but your favorite President, Donald J. Trump, announced that, after decimating ISIS in Syria, we were going to bring our troops back home (happy & healthy), that person would be the most popular hero in America. With me, hit hard instead by the Fake News Media. Crazy!”

Vous avez bien lu : “Nous allons ramener nos soldats à la maison, heureux et en bonne santé”.

En langage codé, le conflit en Syrie n’est pas celui des États-Unis d’Amérique mais est celui d’Israël. Nos soldats n’ont pas vocation à être sacrifiés pour une puissance  tierce.

Aucun dirigeant occidental n’a osé approcher ce niveau du non politiquement correct.

Ça va hurler de plus en plus fort sur CNN. Les grands journaux comme le WaPo (Washington Post) et le New York Times, gardiens du temple vont élaborer des éditoriaux savants et fort policés dont le contenu n’en sera pas moins fielleux que les critiques émanant de toutes parts mais cette fois-ci, il y a eu un changement  :  l’Amérique est usée par les guerres asymétriques créées et menées majoritairement dans le monde musulman depuis le 11 septembre 2001. Les militaires US découvrent un peu effarés que la stratégie dea guerre sans fin contre la rerreur, un concept conçu et  promu par des lobbyistes civils a drainé les ressources US et créé une gigantesque corruption profitant à des intérêts privés, détournant l’attention sur des pays en faillite ou il était facile d’intervenir au début mais difficile de s’en sortir. Cet errement des politiques à permis l’émergence et la montée en puissance de la Chine et de la Russie.

Les profiteurs de la guerre veulent maintenant une guerre symétrique avec les puissances qualifiées officiellement de “révisionnistes” puisque elle remettent en cause le “Nouvel Ordre Mondial” évoqué pour la première fois par l’ancien président George Bush père au lendemain de la première guerre du Golfe en 1991.

Or cette fois-ci il ne s’agit plus de s’embourber dans un pays détruit et sans infrastructures et faire face à une guérilla moyen-âgeuse mais de combattre deux puissances militaires majeures dotées d’un arsenal nucléaire complet et de moyens de guerre cybernétiques, spatiales et robotisées. Les élites poussent au massacre planétaire et en attendant ils favorisent l’instabilité économique et monétaire pour fragiliser l’ensemble des sociétés humaines et créer un climat propice pour une guerre mondiale messianique où personne n’en sortira vainqueurs.
Seul problème, les va-en-guerre croient dur comme fer qu’ils survivront à l’Armageddon et vaincrons, consécrant par ce fait historique final la “fin de l’histoire” et le triomphe définitif de leur caste sur ce qui restera d’une humanité détruite.

Les voies de la providence sont toujours imprévisibles.
 

Syrie: des kurdes réclament une zone d’exclusion aérienne à la France, d’autres négocient avec Damas ou le naufrage d’une cause

Le retrait d’une partie des forces US de Syrie met les forces kurdes réclamant la création d’une entité semi-étatique en position de faiblesse par rapport aux forces locales pro-turques.

Ces dernières ne cessent de renforcer leur position et de monter en puissance sous l’ombre protectrice d’Ankara, qui ne cache nullement ses ambitions géostratégiques dans ce que les turcs considèrent comme leur arrière basse-cour.

Cette situation pousse les kurdes à adopter deux attitudes contradictoires: négocier avec Damas ou se mettre sous la tutelle d’une autre puissance impliquée dans le conflit syrien.

L’appel par des activistes kurdes lancé à la France pour établir une zone d’exclusion aérienne au dessus de l’extrême Nord de la Syrie révèle non seulement le désespoir de certains meneurs politiques kurdes mais leur méconnaissance totale de la situation régionale et internationale.

Ni la France ni le Royaume-Uni n’ont ni le pouvoir ou la volonté de mettre sur place une zone d’exclusion aérienne.

Les chefs kurdes qui ont réclamé cela ont été induit en erreur par l’enthousiasme et le bla-bla mensonger de Bernard Kouchner et d’autres émules du très fameux “Droit humanitaire d’ingérence” cher à cet ancien ministre du gouvernement français et dont les liens réels avec la France sont aussi minces que celle d’un fil dentaire.

Les mensonges et les bobards n’engageant que leurs auteurs, les kurdes se sont fait avoir par naïveté politique.

Kouchner serait entré dans une zone kurde de Syrie le 01 décembre 2018 et les autorités de Damas ont indiqué qu’elles ne seraient en rien responsable de la sécurité de “responsables ou d’anciens responsables étrangers” rentrant de façon illégale en Syrie et que certains d’entre-eux, particulièrement Bernard Henry Lévy et Bernard Kouchner, font l’objet d’un mandat d’arrêt dont l’exécution est confiée aux unités de la police militaire et les services de renseignement de l’Armée de l’air syriennes.

D’autres chefs de factions kurdes, plus réalistes, estiment qu’il faudrait négocier avec le pouvoir à Damas, dont la politique rigide en ce qui concerne la conception étatique n’a pas changé d’un iota malgré presque huit années de guerre: La Syrie n’admettra au mieux qu’une forme d’autonomie régionale qui ne saurait se concevoir en dehors du cadre national syrien.

Reste la majeure partie des combattants kurdes et non kurdes ayant été soutenue par Washington et l’OTAN. Ces derniers ne se font aucune illusion et réclament cyniquement des indemnités pécuniaires pour “services rendus” si ce n’est des visas et des “Green Cards” pour leurs familles en évoquant des programmes similaires ayant eu lieu au Soudan du Sud ou au Kosovo. Ce sont en fait de simples mercenaires se battant plus pour leurs propres intérêts personnels que pour une cause à laquelle adhère une partie non négligeable du monde kurde. Une cause qui n’a jamais intéressé les populations arabes, syriaques ou turkmènes.

Les kurdes ont joué encore une fois au poker et perdu. Ils se retrouvent face au géant turc qui ne cache pas sa jubilation à les écraser à la moindre opportunité offerte.

Ce qui poussera tôt ou tard les kurdes à composer avec Damas. Cela explique la virulente campagne médiatique syrienne contre la Turquie.

A trop vouloir jouer sur différents tableaux, les partisans de la cause kurde ont perdu sur tous les fronts. Historiquement, ils ont toujours été utilisés comme de simples outils ou auxilliaires utiles de circonstance avant d’être jetés aux oubliettes.

C’est toujours le cas aujourd’hui.

Le Grand jeu continue.




Syrie: un début de retrait “Flash”!

La situation évolue vite en Syrie septentrionale où il est constaté depuis 48 heures des mouvements inhabituels vers la Turquie.

Un convoi de véhicules escorté par des hélicoptères a évacué les personnels civils et assimilés déployés auprès des forces US et kurdes à Hassaka et à Afrin.

Cette évacuation éclair a coïncidé avec un début de manifestations des proches et des familles des “tués” et des victimes de la guerre appartenant aux Forces Démocratiques Syriennes (Hêzên Sûrya Demokratîk), une alliance de forces kurdes, arabes, syriaques et turkmènes soutenues par Washington et ses alliés de l’OTAN, protestant avec véhémence contre le retrait des forces de Marines US, qualifié de trahison et en réclamant des indemnités pour les familles des combattants ou des visas de séjour aux États-Unis, au Canada et au Royaume-Uni.

Les manifestants kurdes s’en sont pris aux infrastructures qu’ils ont saccagé et pillé.

Aucun observateur ne s’attendait à un retrait aussi rapide des personnels du Département d’Etat et de la kyrielle d’agences plus ou moins liées à la pléthorique communité du renseignement américain.

C’est probablement l’un des retraits les plus rapides de l’histoire.

Pour le moment et jusqu’à l’écriture de ces lignes, les militaires US basés à Al-Tanf sont toujours sur place. Par contre des camps clandestins dotés de pistes d’atterrissage ad-hoc le long de l’Euphrate sont en train d’être évacués via un ballet incessant d’hélicoptères de transport de troupes à quelques dizaines de kilomètres des positions de milices pro-iraniennes, non loin de la frontière irakienne.

Officiellement un peu plus de 4000 militaires US sont déployés en Syrie. Le sort du matériel et des équipements lourds demeure incertain. Lors du retrait US d’Irak, les forces armées américaines avaient du abandonner des centaines de tonnes de matériel militaire sur place.

Les forces spéciales US continueront leurs missions secrètes au Nord, à l’Est et au Sud de la Syrie mais l’US Air force n’interviendra plus. Le programme des drones d’attaque est géré la CIA et échappe donc au non-interventionnisme.

Les militaires des pays de l’OTAN déployés en Syrie et avant tout auprès des forces kurdes indépendantistes – certains se présentent comme de simples volontaires ayant rejoint le combat des kurdes contre Daech, la belle et intenable couverture!, s’inquiètent au plus haut point de l’exécution express de la décision de l’administration Trump à évacuer les lieux. D’autant plus que celui-ci s’annonce en mode Flash.

Les autorités de Damas observent avec satisfaction cette évolution tout en menant une féroce campagne informationnelle contre la Turquie. Un ordre du commandement militaire syrien instruit l’Armée Arabe de Syrie de réoccuper les sites militaires US abandonnés.

Damas a également réitéré sa détermination à recouvrer l’ensemble de son territoire dans ses frontières reconnues internationalement et à ne pas accepter une éventuelle indépendance kurde. La question de l’enclave rebelle d’Idleb dans le nord fera l’objet d’un traitement militaire mené conjointement avec les alliés russe et iranien en cas d’expansionnisme déguisé ou d’agression militaire.

La question du Golan demeure prioritaire.

Enfin une note transmise par les services du ministère syrien de l’Intérieur à l’ensemble des unités militaires et paramilitaires déployées au Nord les instruit à intercepter et à arrêter toute personne étrangère entrant illégalement en Syrie depuis le gouvernorat rebelle d’Idleb.





Affaire Huawei : Un troisième canadien arrêté en Chine

C’est une véritable spirale depuis l’arrestation de la fille du fondateur du géant des télécommunications chinois Huawei.

Les services de renseignement chinois ont arrêté un troisième canadien en Chine.

Il pourrait s’agir d’une femme mais les autorités canadiennes réfutent pour le moment tout lien avec l’affaire Huawei.

L’un des deux premiers canadiens arrêtés en Chine était directement impliqué dans une tentative de révolution colorée à Hong Kong (la révolte des parapluies) tandis que le second dirigeant un réseau de collecte de renseignement humain visant des liens supposés entre des sociétés et des banques chinoises avec la Corée du Nord pour le compte du renseignement US.

Beijing a jusqu’ici frappé avec une redoutable précision.

On saura bientôt ce que faisait la troisième personne arrêtée.

Un expert chinois a été arrêté aux États-Unis pour espionnage technologique. 

Washington et Ottawa multiplient les appels visant à libérer leurs agents en Chine.

La guerre de la 5G n’est pas prête de s’arrêter.

Beijing cherche désormais à neutraliser les réseaux dormants de la constellation dite des Cinq Yeux (Five Eyes) en visant prioritairement le Canada, l’Australie et la Nouvelle Zélande.

Fait rarissime, un éditorial d’un journal chinois de référence a explicitement accusé les Five Eyes de conspiration et de complot visant à détruire le géant Huawei et à endiguer le développement technologique de la Chine.

Affaire Huawei: Washington riposte à l’arrestation de deux espions canadiens en Chine par l’arrestation d’un chinois aux USA

Le bras de fer engagé entre les USA et la Chine via le pion canadien (tout autre pays vassal aurait fait l’affaire) continue.

Après avoir arrêté deux espions canadiens en Chine en riposte à l’arrestation d’une dirigeante du géant chinois Huawei au Canada, les USA procèdent à l’arrestation d’un expert chinois travaillant pour le géant énergétique Phillips à Ocklahoma. Il s’agit de Tan Hongjin, 35 ans, installé aux USA depuis 12 ans. Il est accusé d’espionnage technologique au profit d’une société chinoise rivale pour avoir téléchargé des documents de travail sur son Laptop. Bref c’est un peu léger…

Les accusation de cyberattaques ne suffisent plus. Désormais on emmène des gens en prison…

Donald Trump Franchit la “ligne rouge” de ses ennemis intérieurs et extérieurs, réponse de ces derniers: la descente aux enfers de l’économie

Le président US Donald Trump aurait dépassé la ligne rouge que ses ennemis de l’intérieur lui ont fixé: c’est le Shutdown!

Hausse des taux d’intérêt, révolte ouverte de la Banque Fédérale US, menaces de bloquage des administrations publiques, démission bruyante de Mattis “Mad Dog”, le Secrétaire d’État à la Défense vendu à l’État profond et chute des principaux indicateurs boursiers. Il n’y a aucun doute possible: les ennemis de Donald Trump tentent de créer l’ensemble des conditions favorisant un ralentissement économique rapide afin de le rendre responsable d’une débâcle en interne. Objectif: à défaut impeachment, le faire dégager le plancher.

Il existe une crise conflictuelle dans l’ensemble des mécanismes et des processus d’élaboration et de prise de décision au sein des institutions les plus névralgiques de l’État fédéral américain.

La décision stratégique de Trump d’entamer un retrait des Marines US de Syrie où leur présence illégale n’est ni justifiée ni utile a fait sortir la bête: une des langues bifides de l’oligarchie corrompue, Hillary Clinton, a publiquement critiqué cette décision. Mattis lui n’a pas attendu: aussitôt sa démission transmise au bureau ovale il s’envole vers Israël, probablement pour leur jurer sa fidélite éternelle et leur dire qu’il n’avait rien à voir dans les décisions de son patron! A l’étranger, l’Allemagne, la France et le Royaume-Uni gémissent au mur des lamentations, sionisme oblige!

Et pourtant un éventuel retrait des Marines US de Syrie n’aura pas d’impact immédiat sur la guerre en Syrie. Celle d’une réduction des forces US en Afghanistan risque par contre d’avoir un effet quasi-immédiat: la chute du gouvernement afghan mis en place par Washington.

Israël seul face au danger, Bashar Al-Assad bien debout, la Russie et l’Iran qui gagnent et une débâcle pire que celle du Vietnam en Afghanistan! C’est trop intolérable pour l’État profond!

Solution immédiate : Une banqueroute politiquement induite pour faire tomber Trump. C’est le début de l’opération psychologique dénommée “Descente aux Enfers”….D


Les terroristes de l’Atlas ou comment la censure politiquement correcte tue!

L’assassinat horrible et odieux de deux jeunes randonneuses scandinaves dans l’Atlas marocain met à mal le gouvernement français et ses médias, pour lesquels le Maroc est épargné par le terrorisme. Pourtant ce double assassinat d’une violence inouïe, filmé et mis en ligne sur Internet laisse peu de doute sur la nature terroriste de ce crime.

Les deux victimes ont été achevée à l’arme blanche. La première a été décapitée; la seconde égorgée par la nuque. La première méthode est celle des assassinats médiatisées d’Al-Qaïda et de Daech. La seconde est celle, traditionnelle, des assassins et des coupeurs de route de certains zones reculées du Maghreb.

Ce crime sanglant n’est pas un fait divers. Il a été exécuté par des criminels habitués à tuer et cela s’est passé dans une région montagneuse et rude du Maroc: l’Atlas.

Ce simple fait à lui seul vaut un avertissement sévère au gouvernement marocain et à la France.

Ces derniers ont été tellement occupés à réprimer les revendications sociales et politiques des populations rifaines réprimées et baillonnées qu’ils ont oublié le risque fatal d’une résurgence d’une guérilla d’un autre type dans les massifs montagneux du Sud, historiquement fiefs des guerriers les plus extrêmes, les plus combatifs, les plus déterminés et les plus violents de la planète.

A côté des montagnards de l’Atlas, les Talibans sont de très gentils bohémiens “Hippies” un peu Beatniks croyant à un monde utopique.

Il y a beaucoup de zones d’ombre entourant cet attentat terroriste. Sa médiatisation par les auteurs du crime est suspecte.

Le choix de la censure n’est pas opportun. La communication officielle n’est pas le point fort des gouvernements nord-africains, toujours en retard d’une génération. Celle de Paris est odieuse et répond au besoin de protéger des intérêts de caste. Elle est donc plus que condamnable.

Il ne sert à rien à censurer certaines réalités. Des milliers de combattants du Djihad otanien en Libye et en Syrie retournent à leurs pays d’origine. Ils constituent de ce fait une menace réelle pour la stabilité fort précaire et très relatives d’Etats corrompus et aux structures fragiles voire inexistante. A cela s’ajoute l’injustice économique, la marginalisation et la mainmise totale d’une oligarchie très restreinte sur l’économie du pays. Une véritable poudrière!

Il suffit d’imaginer ce qu’une déstabilisation du Maroc pourrait provoquer. Le potentiel de violence meurtrière est sans aucune commune mesure avec ce que l’on pu voir jusqu’ici au Moyen-Orient, au Levant, en Libye ou ailleurs en Afrique. Un conflit éventuel au Maroc aura des répercussions directes sur l’ensemble du Maghreb et il touchera l’ensemble de l’Europe occidentale.

Trop occupés à réprimer les Rifains du Nord, Rabat et Paris se retrouvent avec des émules de Daech au Sud mais dont les méthodes ont dépassé celles des meilleures mises en scène en tenue orange des productions de l’organisation en noir.

Les deux jeunes scandinaves martyrisées sont donc des victimes indirectes de la propagande et des mensonges de Paris. Le Maroc est un pays allié, touristique et donc forcément sûr. C’est oublier l’histoire et la géographie des zones de dissidence et du Bilad Essiba. Sauf quelques rares dynasties, le palais royal n’a jamais pu contrôler effectivement les rudes montagnards de l’Atlas.

Cela fait froid dans le dos!

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