Au moment où à Moscou, les officiels russes ne voient plus de barrière morale à l’encontre de la livraison de nouveaux systèmes de missiles Sol-Air comme le S-300 à la Syrie, les militaires syriens et iraniens continuent d’évaluer l’impact de l’attaque israélienne de la base T-4 dans la province de Homs et le lien de cette attaque avec l’agression tripartite du 13-14 avril 2018.

Les représailles à cette attaque ne sont plus qu’une question de temps. Du Hezbollah au gouvernement iranien en passant par les gouvernements syrien et irakien, il est totalement hors de question de laisser cet acte impuni ou sans réponse.

Pour le Hezbollah libanais, Israël n’a jamais été aussi vulnérable depuis 1948 à une attaque en profondeur en Galilée et en cas d’un nouveau conflit-inévitable-avec le régime de Tel Aviv, les infrastructures industrielles et les bases militaires israéliennes seront la cible d’un déluge de roquettes et de missiles qu’aucun système de lutte antimissile au monde ne pourrait arrêter.

 

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14 commentaires



  1. @strategika51
    « …j’ai déjà écris que 2018 sera l’année des grosses surprises…
    Je n’écarte aucune possibilité….
     »
    C’est un commentaire que tu avais déja écrit…

    De mon point de vue une guerre mondiale me parait dans les faits impossibles pour les raisons que j’ai déja cité.
    Par contre, je n’écarte pas la probabilité trés elevée d’une guerre régionale. Il faut comprendre la situation des Etats Unis actuelle. Aprés leur echec en Syrie, qui aujourd’hui peut faire confiance à Washington ? Si meme la première puissance mondiale tire les missiles les plus sophistiqués de son arsenal, et se font presque tous interceptés par une modeste armée du tiers monde, quelle est alors la qualité de ces armes ? De plus les américains avaient tellement peur de voir devant les ecrans du monde entier les débris des F-22 et F-35 jonchant le sol syrien, comme ce fut le cas au Vietnam, ils n’ont pas essayé de penetrer le ciel syrien.
    Faut pas etre un devin pour en comprendre les conséquences.

    Les groupes terroristes armées aprés avoir été soutenus sont lachés au millieu du gué. Qui aujourd’hui va encore faire confiance à l’Amérique ? Qui peut encore soutenir le dollar US si l’armée US ne parvient pas à soutenir ses protégés ? Or l’Amérique avec le dollar qui s’effondre ça peut trés mal finir.

    Pour ce qui est d’Israèl c’est mille fois pire. Pour attirer juifs, il leur faut des trésors de barratins, et encore çe ne suffit pas. Pour rassurer les juifs qui voudraient immigrer dans la prétendue ‘terre promise’, et garder ceux qui sont en Israèl, il leur faut montrer la toute puissance. Or depuis 1973 c’est l’impasse militaire. Pire depuis 2006 l’existence de cet état est en sursis. En fait le compte à rebours a commencé, et tout le monde le sait. Normalement vers la fin de la prochaine decennie cet etat devrait disparaitre de la carte, avec tous les dominions occidentaux limitrophes je parle des régimes de merde sortis de nul part comme les séouds, la pseudo Jordanie, le Koweit etc…
    Soit les américains laissent faire, et l’axe qui resiste va se renforcer militairement de façon considérable, et finiront par ecraser Israèl, c’est une question de temps. On en a déja parlé.
    Dans ce contexte les américains peuvent faire le choix du moindre mal. Ils peuvent prendre le pari risqué d’attaquer maintenant la Syrie, l’Irak, et l’Iran, cependant l’issue ne fait guère de doute, ils perdront militairement aussi. C’est actuellement le dilemme des hauts responsables US.

  2. En la circonstance, je vois davantage des tirs de contre-batterie par LRM. Tsahal en a 48 et peut rapidement en recevoir des EU si nécessaire.

    1. C’est le scénario du dernier drill conjoint avec les forces US.
      Il va sans dire que la situation au Nord devient fort inquiétante pour l’état-major israelien

      1. Il n’y a eu qu’une exception, en 1991 avec les batteries Patriot dont le maniement était inconnu de Tsahal, d’intervention de soldats US pour défendre Israël. La justification en était politique. La coalition anti Saddam comportait des pays arabes qui se seraient retirés si Israël était intervenu et Israël n’est pas du genre à se prendre des Scuds éventuellement chimiques sur la gueule sans se rebiffer.


  3. Le « Grand Israël » du Nil à l’Euphrate, gratte du sabot mais il semble que ce ne soit pas pour demain.

    1. « Le ‘Grand Israël’ du Nil à l’Euphrate, gratte du sabot….  »
      Je ne sais pas s’il n’a jamais fait autre chose que « gratter du sabot ». Les guerres de 1948 et 1973 c’était chaud pour Israèl, ils étaient à deux doigts de l’extinction.
      De l’aveux meme de leur ministre des affaires étrangères -Liebermann-, la seule victoire d’Israèl c’était en 1967 -et encore du fait d’une attaque surprise-, et depuis ils n’ont jamais rien gagné, hormis par les médias bien sur.
      Comme je le disais dans un precedent comment, le compte à rebours de l’extinction de l’aventure sioniste en Palestine a commencé dés 2006. C’est un processus irreverisble, et tout le monde le sait.

      Ce qui a énormement aidé les syriens c’était certes du matériel de guerre electronique russe, mais aussi et surtout sino-iranien, et nord coréen. Les radars iraniens sont aptes à traquer tous les avions occidentaux. La montée en puissance de l’axe de la résistance devient plus puissante de jour en jour.
      En plus en Europe une partie significative de l’opinion se dresse contre les grandes banques, Goldman Sachs, Rotchild etc…En Hongrie, Russie elles y sont presque interdites. La population en Ukraine les hait. Aux USA une bonne partie de l’armée les a dans le collimateur, il va y avoir du grabbuges trés prochainement, c’est une certitude.

      1. là, il est expliqué que c’est précisément à la suite de la quasi-défaite militaire d’israel (tu nous en as expliqué les détails il y a longtemps) de 1973 que la politique militaire nord-américaine a bifurqué vers la défense de l’entité sioniste.

        https://www.veteranstoday.com/2018/04/18/part-2-russia-global/

        With Richard Nixon on the ropes with Watergate and Vietnam dragging to a conclusion, American foreign policy was open to external pressure and within a year would fall permanently into the hands of a coalition of pro-Israel neoconservative and right-wing defense industry lobbying groups.

        très bon papier qui nous renvoie sur http://rightweb.irc-online.org/, le media/organisation/think thank dirigé par .. le Lieutenant-Général Michael C. Flynn, directeur de la DIA en 2012, DIA qui avait fait ce rapport sur la situation en Syrie en 2012, donc, http://www.judicialwatch.org/wp-content/uploads/2015/05/Pg.-291-Pgs.-287-293-JW-v-DOD-and-State-14-812-DOD-Release-2015-04-10-final-version11.pdf

        nommé Conseiller National à la Défense par TheDonald mais rapidement dégagé (son fils a été accusé d’avoir retweeté un article de Thierry Meyssan), par qui?

        en tout cas, très bon travail sur les réseaux d’influence et de pouvoir entre autres sionistes, aux états-unis:

        http://rightweb.irc-online.org/profile/american_israel_public_affairs_committee/

        http://rightweb.irc-online.org/profile/jewish_institute_for_national_security_affairs/

        http://rightweb.irc-online.org/profile/american_security_council/

        http://rightweb.irc-online.org/profile/committee_on_the_present_danger/

        1. Il faut être un peu sérieux. Cela a été très chaud pour Israël sur le front nord car le Golan n’offre pas une profondeur stratégique suffisante. Du côté du front sud, Israël était tranquille, du fait de la profondeur stratégique offerte par le Sinaï. Si l’attaque par surprise a failli réussir, les réserves sont arrivées 12 heures plus tôt qu’estimé par le plan syro-égyptien, les réservistes étant faciles à trouver car en famille ou à la synagogue. Du fait de cette configuration différente, Tsahal a mis le paquet sur le Golan. Le 14 octobre 1973, les égyptiens, pour desserrer l’étau de israélien au Golan a lancé une attaque en direction des cols du Sinaï mais mal préparée et avec insuffisamment de moyens. Bataille de chars (2000 sur 140 kms) Echec car les blindés égyptiens avaient quitté leur parapluie anti-aérien et, les chars israéliens avaient un avantage lié au plus grand débattement négatif de leurs canons. Le front nord fixé grâce aux renforts blindés irakiens, il y a eu passage du canal de Suez un peu en amont du déversoir par Tsahal et encerclement de la 3ème armée égyptienne située entre les lacs Amer et la mer rouge. Le cessez-le-feu a été accepté quand les avions de transport soviétiques qui assuraient la noria en matériel ont été repositionnés sur les bases de départ de 7 divisions aéroportées.

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