Analysis

Un Empire-Fiction basé sur une fiction- système

Le système capitaliste n’a pas de bord.

C’est une machine autophage qui se nourrit même de sa fiente. Il n’y a pas de déchet. Il se nourrit du mensonge, il se nourrit de la vérité. Il se nourrit de la vie, il se nourrit de la mort. Il se nourrit de la haine, il se nourrit de l’amour….
Il est intéressant de noter comment la fiction devient une véritable matière première dans le bloc où le soleil se meurt. Est-ce le nouvel or noir mais qui existe pourtant depuis que les hommes existent mais qui aujourd’hui peut être mis à profit pour créer et fournir du travail à toute une classe d’universitaires (bac +5, bac +8) et de gens de la culture, d’intellectuels ? Car il faut bien constater que la fiction : la Russie a influencé les élections dans l’Empire (autres fictions : Skripal, la Goutha, Alep, les ADM de Sadam Hussein…), il faut bien constater que depuis plus d’un an cette matière première est travaillée par des dizaines de personnes. Beaucoup de temps a été consacré à mener des recherches, produire des rapports, écrire des articles, les publier, les lire, les discuter…
Beaucoup d’argent et d’énergie sont et on été investis dans le travail de cette matière première afin de la faire changer de niveau : passer du niveau d’énergie mensonge au niveau d’énergie vérité. Mais malgré l’implication de l’élite la mieux formée de la Nation on a toujours pas trouvé la bonne formule pour la faire passer d’un niveau à l’autre. Ce qui signifie, entre autres, que d’un point de vue sociétal, cette fiction est une bonne fiction car elle permet à l’argent de circuler, aux intellectuels d’avoir un pécule et de la reconnaissance, bref d’exister.
C’est une belle et bonne fiction car elle est vraisemblable et résistante. Il existe donc des bonnes et des mauvaises fictions. L’affaire Skripal, les ADM de Sadam peuvent être qualifiées de fictions moins bonnes par rapport à la fiction la Russie à influencer les élections. Pourquoi ? Dans le cas de Skripal et des ADM si on ne peut pas trouver les traces, les preuves matérielles, la fiction passera pour ce qu’elle est : un mensonge et la poursuite des prétendus responsables, s’ils n’ont pas été punis ou exécutés avant toute administration de la preuve, s’estompera d’elle même. On arrêtera d’écrire et de parler sur.
Quant à la fiction la Russie a… aucune preuve matérielle ne pourra jamais être fournie, démontrant sa véracité ou sa fausseté définitivement. Cette fiction qui ne s’ancre pas dans la réalité n’a pas besoin d’elle pour continuer son chemin mais seulement du désir. On aurait pu dire n’importe quoi sur la Russie pourvu que cela apparaisse suffisamment vraisemblable où que les commanditaires aient suffisamment de ressources financières et médiatiques pour l’imposer comme telle. Cette fiction appartient au domaine circulaire du langage. A l’intérieur de ce cercle, elle peut, tant que le désir de le répéter existe, se répéter à l’infini tout comme le Marquis de Sade qui a écrit la plupart de ses œuvres en prison s’est répéter tout en se renouvelant. Cette fiction appartient totalement au domaine de la fiction au même titre qu’un roman ou de n’importe qu’elle œuvre littéraire. On attend pas d’un roman qu’il soit vrai ou faux, tout au plus , on attend qu’il soit vraisemblable.
tant qu’il existera donc le désir (politique ou autre) de travailler cette matière première : la Russie a influencé les élections de la nation indispensable, on continuera à rechercher et produire des histoires. A moins qu’on ne trouve, comme le pétrole a remplacé le charbon, une meilleure fiction.
Faut-il rechercher le créateur de la la fiction : la Russie a.. afin de lui décerner un prix pour le remercier du bien qu’il a fait à la Nation indispensable et donc à l’humanité toute entière ?

Someone

Inventeur du concept BSM (Bloc où le soleil se meurt)


Nota:

Texte remarquable, initialement apparu ici sous forme de commentaire de la part d’un des contributeurs du forum connu sous le pseudonyme anonyme de Someone, inventeur du concept du BSM (Bloc où le soleil se meurt)

Nous le reproduisons in extenso sous forme de billet ou de post. Le titre est de la rédaction.

Quelque part dans ce vaste territoire du bloc où le soleil se meurt. un observateur attentif du monde a réussi à percer l’épaisse carapace du mensonge permanent et total dans lequel nous vivons.

De ce fait, l’existence même de Strategika 51 n’a plus de raison objective d’être.

Que Someone en soit remercié.

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57 réponses »

  1. Israël veut la guerre, mais ses adversaires la lui refusent

    par Bruno Guigue

    Israël bombarde à nouveau la Syrie, Israël simplifie sa procédure d’engagement militaire, Israël accuse l’Iran de détenir l’arme atomique … Pas de doute, voyons : Israël, c’est la paix, l’amour entre les peuples et la lumière des nations. Entité métaphysique investie de prérogatives hors du commun, elle a le droit de bombarder qui elle veut quand elle veut ! Pour obtenir cette impunité, il est vrai que l’État-colon a colonisé tout le monde : Washington, Paris, Londres et même l’ONU. En attendant, ce fauteur de guerre bombarde la Syrie, quitte à provoquer une escalade dévastatrice. C’est hallucinant, mais le tir de missiles du 30 avril est la centième opération israélienne contre la Syrie depuis 2013. Lorsqu’ils visent des installations militaires syriennes, pourtant, les dirigeants sionistes se doutent bien que Damas et Téhéran (également visé) finiront par répliquer. Il ne leur a pas échappé qu’un avion israélien (deux, si l’on en croit certaines sources) a été abattu en février, ni que la DCA syrienne a repoussé la majorité des missiles lancés le 14 avril par le trio néocolonial (USA, France, GB).

    Mais c’est un fait : aucune action de représailles n’a été engagée contre Israël pour ces agressions, ni contre les pays occidentaux pour celle du 14 avril. Directement visés par des actes de guerre, l’Iran et la Syrie observent une retenue qui nourrit la perplexité de nombreux observateurs. Cette patience calculée, pourtant, l’agresseur aurait tort de la prendre pour un aveu de faiblesse. En matière stratégique, faire preuve de sang-froid n’est pas un défaut, mais une qualité. Le provocateur cherche toujours à imposer son agenda. Lui répliquer sans attendre revient à accepter ses conditions. Il en va de même des provocations verbales, et on a vu avec quelle ironie Téhéran a répondu aux dernières accusations sur son prétendu programme clandestin. Ces « allégations éculées », a déclaré le ministre iranien des affaires étrangères, ne sont que le « bluff ressassé » digne d’un « garçon qui crie au loup ». Lorsqu’un État qui détient 300 têtes nucléaires soustraites à tout contrôle international fait la leçon à un État dépourvu d’arme nucléaire et soumis à un strict contrôle de l’AIEA, en effet, on se dit que la réalité dépasse la fiction.

    Pour en savoir plus

    https://reseauinternational.net/israel-veut-la-guerre-mais-ses-adversaires-la-lui-refusent/

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