Archives mensuelles : mai 2018

Libye, l’impossible solution et la fin de l’Europe

En Libye, une offensive menée par l’une des principales forces de ce pays, dénommée l’Armée Nationale Libyenne, laquelle n’est en fait qu’une milice un peu plus puissante parmi tant d’autres, dirigée par le Maréchal Khalifa Hafter, et soutenue par des avions de combat émiratis et égyptiens, peine à reconquérir la petite localité de Derna à l’est de la Cyrénaïque.

Derna est un bastion d’extrémistes religieux réunis sous la bannière du Majless Shura des Mudjahidines de Derna -Conseil Consultatif des Mujahidines. Sa conquête par les troupes de Hafter, soutenue par un support aérien tactique fourni officiellement par l’Egypte et les Emirats Arabes Unis (officieusement par la France, l’Italie et  le Royaume-Uni)  piétine. Les troupes avancent à un rythme d’escargot: il aura fallu plus de 20 jours pour que l’Armée Nationale Libyenne avance sur une distance de …3 kilomètres vers le littoral sur lequel est adossé le centre urbain.

Les troupes de Hafter ont repris leur progression dans la banlieue Sud de la ville, notamment à Timeskit mais ont du faire face à des engins piégés.

Malgré le support des avions de combat et des drones émiratis et égyptiens entre autres, l’artillerie navale de bâtiments de surface non identifiés au large de Derna et une certaine faiblesse des défenses adverses, les hommes de Hafter semblent traîner les pieds et c’est le cas de le dire.

Les émiratis emploient des drones d’attaque au sol de fabrication chinoise et dont l’efficacité serait aussi redoutable que celle des MQ-9 Reaper US.

En réalité, les troupes de Haftar n’ont pas réellement envie de se battre et ne sont sous l’uniforme que pour la solde et le business juteux qui fait actuellement fureur dans une Libye prise de la fièvre de la course aux fortunes colossales et fort ostentatoires. A quoi bon mourir en guerroyant comme un idiot pour une cause inconnue dans un pays où on peut devenir immensément riche en moins de 24 heures?

Il ne fait aucun doute que Derna va finir par tomber aux mains de l’Armée Nationale Libyenne de Haftar, mais les raids aériens effectués par des pays étrangers créent de profonds ressentiments parmi les populations, lesquelles ont de plus en plus tendance de voir en Haftar l’homme de l’OTAN et des riches monarchies du Golfe, soit les mêmes forces qui ont détruit la Libye en 2011.

Tout ceci résume à lui seul l’extrême complexité de la situation en Libye et par dessus tout l’impossibilité de parvenir à une solution imposée de l’extérieur. Ni Fayez Al-Serraj et ses sponsors, ni encore Haftar et ses alliés ont un réel ancrage dans une Libye qui poursuit sa propre dynamique. Les pays voisins le savent et n’y peuvent absolument rien.

Que dire alors des rêves éveillés de certains pays européens ou de la volonté de deux d’entre-eux d’y rallumer une autre guerre? Néant. Le transit de millions (oui il s’agit de millions) de migrants vers l’Europe via la Libye est devenue une économie à part entière et des dizaines de milliers d’individus sont devenus grâce à ce créneau fort porteur des milliardaires dont certains détiennent des fortunes dépassant certains PIB de pays africains.

C’est l’Europe qui s’est tiré une balle en pleine tête avec l’histoire libyenne. Les libyens eux ne s’en plaignent pas beaucoup. Leurs chefs  jouent sur les clivages régionaux et internationaux pour raffermir leurs positions et attirer encore plus d’argent des monarchies du Golfe. Le reste leur importe peu.

 

Regain des tensions communautaires dans le Kurdistan syrien

En Syrie, les tensions entre les Arabes syriens et les kurdes du Nord, regroupés autour de ce qu’ils appellent le Rojava ont atteint un pic record. Ces tensions sont un prélude à l’après guerre. Si le régime syrien actuel ne change pas de doctrine, il n’acceptera jamais la création d’une entité kurde indépendante sur une partie de son territoire et joindra ses efforts non seulement à ceux de l’Irak voisin et de l’Iran mais également la Turquie, avec laquelle il a été en état d’hostilité affichée depuis le début de la guerre en mars 2011.

La lutte contre le nationalisme kurde semble être le seul point qui puisse réunir Ankara, Damas, Bagdad et Téhéran.

Comme au Kurdistan irakien, les kurdes séparatistes de l’extrême Nord de la Syrie ont compris qu’ils ne pouvaient mener à bien leur entreprise qu’en s’alliant avec Washington et Tel-Aviv dans ce qu’on peut qualifier de véritable paradoxe: historiquement, les kurdes sont socialistes, voire communistes, mais cela ne les empêche pas pour autant de s’allier avec les pays les plus capitalistes du monde.

Le jeu est loin, très loin de se terminer.

Mort de militaires russes à Deir Ezzor, les forces étrangères illégalement déployées en Syrie pointées du doigt

Tout n’a pas été dit sur le récent incident de Deir Ezzor durant lequel des “conseillers” militaires russes ont perdu la vie.

Selon le peu d’informations diffusées, des rebelles des Forces démocratiques syriennes ont tenté d’attaquer une batterie d’artillerie de l’Armée syrienne. Les assaillants ont subi de lourdes pertes mais des tirs d’artillerie provenant d’un des camps où sont déployées illégalement des militaires de l’OTAN ont causé la mort de soldats syriens et de conseillers militaires russes.

Un bilan officiel russe évoque la mort au combat de quatre militaires russes. Le ministère russe de la Défense a également affirmé que plus de 43 rebelles et plusieurs de leur véhicules ont été détruit lors de l’assaut raté.

Ce n’est pas la première fois que cela arrive. Cela est déjà arrivé plusieurs fois en Syrie et en Ukraine.

Les russes sont patients mais n’oublient jamais une injure. Le dégagement tactique de troupes supplémentaires prévues pour les opérations dans la province de Deraa au sud-ouest de Damas libérera des troupes pour la province de Deir Ezzor pour l’encerclement des bases militaires étrangères illégalement installés au Nord-est et dans l’est de la Syrie.

La signature d’accord entre les kurdes et l’OTAN et les appels de la Knesset israélienne à reconnaître un Kurdistan indépendant sont suivies de près par Damas. Les opérations d’infiltration du Rojava se poursuivent et des manifestations éclatent sporadiquement comme Al-Hassaka où les populations arabes protestent contre le recrutement forcé des YPG kurdes. Des désertions avec armes et bagages sont signalées près de Minbej.

Au delà de la grande politique et de la position de Moscou ou de ses relations avec l’ensemble des protagonistes dans le conflit au Levant et ils sont nombreux, il s’avère désormais indispensable à encourager les forces étrangères illégalement présente sur le territoire syrien à partir sans trop de bruit ni de casse. C’est là que réside tout l’art de la guerre.

Kim Jong Un condamne les massacres israéliens à Gaza

Pyongyang a non seulement fermement condamné l’usage disproportionné et excessif de la violence par les forces armées israéliennes contre des manifestants palestiniens désarmés et ne représentant pas de danger réel mais a qualifié les agissements israéliens à Gaza de “massacres horribles”

Le gouvernement de la Corée du Nord a condamner la “campagne sanguinaire d’Israël” contre des manifestants palestiniens pacifiques qui protestent pour leurs droits légitimes et afin de briser le blocus qui leur est injustement imposé depuis des années.

La Corée du Nord ne reconnait pas l’existence d’Israël qu’elle considère comme une simple base militaire devenue une entité de l’impérialisme capitaliste mondial sauvage et esclavagiste.

Kim Jong-Un a réitéré à plusieurs reprises son soutien absolu au droit des palestiniens d’établir un État indépendant avec Jérusalem-Est comme capitale.

Paradoxalement, la position de la Corée du Nord vis à vis du conflit sans fin au Moyen-Orient contraste fortement avec celles des pays arabes et de la Ligue Arabe.

Des pays arabes influents comme l’Arabie Saoudite, les Emirats Arabes Unis, suivis par la Jordanie, le Maroc et à un degré variable l’Égypte adoptent une position hostile à l’encontre de l’Iran, de la Syrie et la Palestine. 

Péninsule coréenne: Trump souffle le chaud et le froid

Ira, n’ira pas. Après avoir annulé un Sommet historique qu’il devait avoir avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un le 12 juin 2018, Trump semble entretenir le flou en adoptant une démarche pour le moins floue un peu  comme si il essayait de tromper aussi bien son entourage que ses interlocuteurs.

La politique à Washington n’a jamais été de tout repos. Avec Trump, c’est devenu un remake quotidien en live du massacre à la tronçonneuse (The Texas Chainsaw Massacre) et cela empire de jour en jour. C’est à qui à frappe le plus. Personne ne semble échapper aux échanges de tir collatéraux.

Kim Jong-Un est sans doute assez intelligent pour avoir une idée sur la position réelle de Donald Trump à Washington. La récente rencontre avec Moon Jae-In, le président de la Corée du Sud a probablement contribué à une ré-ouverture et le maintien théorique de la date prévue du Sommet.

Mais que comprendre de ce jeu complexe?

Il semble clairement évident que les deux Corée veulent éviter la guerre et normaliser l’état de la péninsule coréenne, otage de la géostratége mondiale depuis plus de 70 ans. Cet objectif d’une réconciliation inter-coréenne est devenu incontournable. Toutefois à quoi peut jouer Trump dans cette affaire complexe?

Il faut dire que Trump évolue dans ce dossier sur un terrain inconnu; aucun président US depuis Harry S. Truman à ce jour n’a tenté de changer ou de modifier le statu quo imposé en Asie du Nord-Est depuis 1953; aucun n’a déclaré vouloir aller à la rencontre d’un dirigeant nord-coréen. Trump a franchi le pas. Il a fait un pas en arrière et semble balancer au gré de la tectonique des plaques sismiques de la politique du marigot politique washingtonien. Il est clair que Trump, de par son profil, un homme d’affaires sans grands scrupules et un fort en gueule qui fut longtemps proche des figures de la mafia juive new yorkaise, était le candidat idéal pour faire face au conservatisme de ce que l’on appelle l’Etat profond. Pense t-il flouer Kim Jong-Un et ses propres détracteurs à l’intérieur des appareils d’Etat US? Cela n’est aucunement envisageable et encore moins possible.

Pour Kim Jong-Un, les choses paraissent plus simples: une rencontre avec le président US est déjà une victoire en soi. après cela, il faudra négocier de telle sorte à réduire l’influence US dans la péninsule. Et le désarmement contre des assurances de paix et d’une “opulente prospérité” pour la Corée du Nord? Kim Jong-Un est fasciné par une réussite économique sur le modèle du Sud mais ne doit certainement pas croire au père Noël.

La Chine et la Russie, les deux puissances voisines de la Corée du Nord, suivent de très près ces tribulations en évaluant les pertes et profits. Dans le camp opposé, le Japon demeure opposé à un changement de statu quo qui pouvait lui permettre de justifier une menace permanente sur sa sécurité et tenter ainsi d’accroître son budget alloué à la défense et de s’offrir la seule marge d’affranchissement des clauses de la Constitution établie post-1945.

Bref, les paris sont ouverts!

 

 

 

 

 

 

 

De ces militaires étrangers clandestins détenus en Syrie

Remarque: sauf indication contraire, tous les chiffres avancés ci-dessus émanent de sources syriennes anonymes.

Combien de militaires étrangers, arabes ou occidentaux, capturés lors de la guerre en Syrie, sont encore détenus dans des lieux de detention secrets tenus par les services de renseignements syriens?

La réponse à cette question est intéressante à plus d’un titre, car la libération de ces militaires “clandestins” par Damas suivant des négociations secrètes avec ou sans intermédiaires n’a jamais permis une cessation des hostilités. Il est aussi vrai que le refus de libérer certains de ces éléments comme ceux des SAS britannique et australien avait irrité Londres au point où il était question d’une guerre.

Dès le mois de juin 2012, soit à peine plus d’un an après le début du conflit en Syrie, l’Armée et les services de sécurité syriennes avaient réussi à capturer un peu plus de 120 “mercenaires” étrangers, lesquels lors des interrogatoires, ne voulaient fournir aucune information mise à part leurs noms, leur grade actuel ou antérieur, un matricule et un lieu de naissance.  Il s’avéra que ces mercenaires étaient totalement différents des mercenaires islamistes rejoignant en masse les différentes organisations armées rebelles en Syrie.

Il y avait  en 2015 plus de 1850 officiers de liaison de différentes nationalités arabes capturés lors de combats contre différents groupes rebelles, dans les géôles syriennes.

Il y avait aussi un nombre indéterminé de ressortissants turcs, vraisemeblablement des membres des différentes mafias turques dont celle, redoutable, des Loups Gris, qui furent capturés aux côtés de combattants turkmènes ou de rebelles syriens de la province d’Idlib lors des intenses et durs combats ayant eu lieu au Nord de Lattaquié peu de temps avant l’intervention militaire russe.

Au mois d’avril 2015, des “soldats” hollandais et danois se présentant comme des volontaires européens se battant aux côtés des kurdes de l’extrême Nord de la Syrie contre Daech sont capturés par erreur par une unité des renseignements militaires syriens. Ces volontaires un peu trop motivés et maîtrisant parfaitement l’usage des armes et des moyens de communications furent démasqués en quelques minutes.

Par la suite, de vrais faux volontaires “anarchistes” français, des “ex-para commandos”belges, des “enthousiastes” hollandais,  des “miliciens” canadiens et même des “écologistes” allemands remarquablement bien armés vinrent à la rescousse des kurdes en Syrie. Quelques-uns y furent tués, d’autres capturés mais la majorité finissait par se replier via des points de passage turcs et depuis la fermeture des passages par la Turquie, le Kurdistan irakien.

Lors de la bataille d’Alep, des dizaines de militaires de l’OTAN -chiffres variant entre 55 et 70) furent neutralisés et à chaque neutralisation, les médias arabes et occidentaux criaient au massacre, voire à l’holocauste. Ces cris cessèrent après la recapture de la ville par le gouvernement syrien et le début de négociations secrètes sur le sort des militaires étrangers capturés. La campagne médiatique reprenait de plus belle à chaque échec ou cessation de pourparler.

Cependant c’est en 2018 que la mort ou la capture de plus de 23 éléments du SAS britannique à la Ghouta Orientale qui mit le feu aux poudres. Londres exigea la  libération immédiate de ces militaires et n’hésita pas à appeler à une attaque directe de la Syrie. Il y eut bien une attaque tripartite mais le monde ne semblait pas prêt à une guerre généralisée.

De tous les pays engagés en Syrie, les Etats-Unis d’Amérique sont les seuls à engager directement les gros moyens (CAS, raids aériens, appui feu massif, etc.) face à toute tentative d’encerclement ou de capture de ses militaires déployés sur plus de 16 sites le long de l’Euphrate.

Confronté à une invasion de militaires “illégaux” arborant souvent des drapeaux d’entités non reconnues par la communauté internationale dans le Nord-Est de son territoire, Damas fit tout ce qui est possible pour infiltrer les Forces démocratiques syriennes et les milices supplétives recevant les militaires “clandestins”.

Les 73 militaires français capturés près d’Al-Hassaka fin avril 2018 le furent grâce à des renseignements fournis par des éléments kurdes inflitrés. Il faut dire aussi que les français sont traqués et suivis à la trace par leurs alliés …turcs qui semblent porter un très grand intérêt aux activités militaires françaises dans le Nord de la Syrie. Au total, plus de 298 militaires français seraient détenus en Syrie. Un chiffre qu’aucun média officiel ou alternatif n’a jamais osé publier.

Les militaires arabes et ceux de l’OTAN ne sont pas les seuls à avoir opéré ou opèrent encore en Syrie. Des “intermédiaires” bulgares, roumains et polonais impliqués dans les transactions clandestines d’armes destinées aux rebelles ainsi que des soldats Kosovars et albanais se trouvent dans les géôles des renseignements de l’Armée de l’air syrienne.

 

 

Rupture Iran-Maroc: le Hezbollah affirme que le Maroc n’a présenté aucune preuve

Le Secrétaire Général du mouvement du Hezbollah libanais a évoqué durant une allocution célébrant le 18ème anniversaire de la libération du Sud-Liban les récentes allégations marocaines sur un improbable lien entre le mouvement libanais et le Polisario au Sahara occidental, un territoire désolé situé à des milliers de kilomètres du Moyen-Orient en précisant que le Royaume du Maroc n’a présenté aucune preuve concernant cette accusation mensongère s’inscrivant dans le cadre d’une politique d’isolement politique de l’Iran dicté à des pays arabes par des puissances tierces.

Ces accusations proférées par le très inexpérimenté ministre marocain des Affaires étrangères, connu pour sa proximité avec les pays du Golfe arabo-persique, formèrent la base sur laquelle le Royaume du Maroc a rompu ses relations diplomatiques avec la République Islamique d’Iran.

Les observateurs aussi bien occidentaux qu’arabes demeurent fort sceptiques à l’égard de ces accusations et l’expliquent partiellement par la mise au pas de la Ligue Arabe par Ryad et sa sa volonté de créer une coalition arabe contre l’Iran, un pays qu’il considère comme son unique ennemi juré.

Le Maroc entretient de très bons rapports avec le Qatar. Or ce dernier est en brouille ouverte avec l’Arabie Saoudite et les Emirats Arabes Unis. Ce geste peut être aussi considéré comme le gage d’un rapprochement de Rabat avec Ryad. L’enjeu économique d’un tel geste est assez important, notamment en ce qui concerne l’aide financière ou plus important, le budget défense marocain.

Des experts jugent que l’implication par Rabat du Polisario, un mouvement politique historique luttant pour l’établissement d’une République indépendante dans l’ancien territoire espagnol connu sous le nom de Rio de Oro et de Seguia Al-Hamra, et dont les 2/3 sont actuellement sous contrôle marocain, n’est d’aucun intérêt tactique ou stratégique pour le Maroc même s’il visait à présenter l’Algérie, pays soutenant ouvertement le Polisario depuis 1975,  non seulement comme un pays perméable à l’infiltration iranienne dans le but d’internationaliser le conflit du Sahara occidental, bloqué depuis 1991 autour d’un recensement démographique crucial en cas de référendum sur l’autodétermination tel que préconisé par les Nations Unies.

Le Maroc a été entraîné contre l’avis de son opinion publique dans la très désastreuse guerre au Yémen par Ryad qui commande une coalition se voulant d’abord arabe puis musulmane visant officiellement à défendre le gouvernement pro-saoudien de Abdelhadi Mansour contre une insurrection Houthie dans ce pays très pauvre de la péninsule arabique.

 

Après les F-35, des Su-57 en action en Syrie

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Il fallait une réponse à l’annonce par Israël de l’usage au combat de chasseurs bombardiers Lockheed Martin F-35 Lightining II au Levant. C’est chose faite: le ministère russe de la Défense affirme que des chasseurs bombardiers Sukhoï Su-57 ont ciblé des objectifs rebelles en Syrie avec des missiles de croisière avancés.

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Nous avons donc deux avions de combat de cinquième génération en opération au Moyen-Orient. Au delà du match commercial, puisque le label combat proven (éprouvé au combat) est le meilleur argument marketing en ce qui concerne les systèmes d’armes produits par les grands consortiums militaro-industriels, se profile une compétition de très haut niveau que très peu de pays sont en mesure de maintenir.

Il s’agit également d’un rare duel dans l’histoire de l’aviation de combat tel que l’on avait jamais vu depuis les jours pionniers des as du combat aérien de la première guerre mondiale à l’instar de Manfred Von Richtofen alias le Baron Rouge, René Fonck ou encore Ernst Udet et Billy Bishop.

Les machines et la technologie ont pris le relais des hommes et il est peu probable que l’on assiste à un combat air-air (dogfight) direct entre le F-35 et le Su-57 ou du moins pas comme dans le cinéma.

Les enjeux financiers et commerciaux sont si énormes que la moindre avarie à l’un des deux superbes appareils high tech peut engendrer des dizaines de milliards de pertes.

Cependant, au delà de l’aspect commercial, la touche de romantisme y est. En termes d’images, la présence du Su-57 en Syrie et du F-35 évoluant autour de l’espace aérien syrien est l’équivalent de la charge symbolique et dualiste contenue dans le film Rocky IV (1985) où deux boxeurs (joués par Sylvester Stallone et Dolph Lundgren) incarnent le paroxysme bipolaire de  la guerre froide.

 

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Affiche limitée du film Rocky IV destiné au marché russe

Les deux appareils, lourdement assistés par des systèmes d’alerte et de surveillance avancés de type AWACS,  ont utilisé des missiles de croisière Air-Sol contre leurs cibles respectives en demeurant hors d’atteinte des défenses antiaériennes adverses. On distribue des punchs spéctaculaires pour être vu. C’est du spectacle dissuasif.

Au dessus du chemin de Damas, le firmament  se remplit du nec plus ultra de ce qui ce fait en matière d’avions de combat et ceci n’est pas signe annonciateur de beau temps.

 

 

 

 

 

 

 

Des drones MQ-9 Reaper à Larisa, en Grèce

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Pour la première fois, des drones d’attaques américains de type MQ-9 Reaper opèrent “provisoirement” à partir d’une base aérienne grecque située près du littoral est de la mer Egée.

MQ-9 Reaper

Les drones  utlisent la base aérienne de Larisa et selon un porte-parole du Pentagone, les Reaper opérant à partir de Larisa ne sont pas armés et servent exclusivement pour des missions de reconnaissance avec l’aval des autorités grecques.

Cependant, la présence de ces drones d’attaque pouvant emporter des missiles Hellfire en Grèce est non susceptible d’irriter la Turquie voisine, un autre membre de l’OTAN dont les relations avec la Grèce sont plus ou moins tendues mais laisse supposer que Washington a décidé de redéployer son réseau mondial de drones.

Le Pentagone insiste que la présence des drones MQ-9 en Grèce n’est que provisoire mais refuse de révéler la base d’origine de ces aéronefs sans pilote.

Un possible usage de ces drones au Levant n’est pas à exclure. Cela signifie que Washington recherche d’autres bases alternatives à celle d’Inçirlik en Turquie méridionale.

Cependant, le repositionnement de ces drones peut également servir en Afrique où Washington est en train d’installer un véritable maillage en Libye, au Niger, au Tchad, au Mali, au Burkina Faso, en Ouganda, en Somalie, au Kenya, en Tanzanie, en Éthiopie, en Érythrée ou encore à Djibouti.

La Grèce est un pays membre de l’OTAN qui dispose d’une réelle opposition undergound résolument hostile à certains aspect de la politique américaine en Europe et au Moyen-Orient.

 

 

Péninsule coréenne: La fin d’un mince espoir de paix

Avant l’annulation du sommet de Singapour, devant réunir pour la première fois dans l’histoire les dirigeants américain et nord-coréen, une série de questions et de malentendus laissaient entendre que ce sommet historique allait être saboté.

L’ouverture que le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un a voulue en direction de la Corée du Sud visait non pas le désarmement de son pays et sa reddition mais d’aboutir à la signature d’un Traité de paix avec la Corée du Sud dans un premier temps, puis une normalisation totale des relations bilatérales avec Séoul avec en ligne de mire, le développement des relations économiques et commerciales. Kim Jong-Un a comme priorité l’économie. Cet objectif ne pouvait être atteint sans la réduction de l’influence extérieure sur le pouvoir sud-coréen.

En acceptant le principe du désarmement, Pyongyang ne pouvait céder ses armes stratégiques de dissuasion que contre:

  1. Un retrait militaire US du territoire de la Corée du Sud et par dessus tout le rapatriement aux Etats-Unis des armes nucléaires US déployées secrètement au Sud;
  2. Une réduction des effectifs militaires US déployés à Okinawa, Japon et à Guam, dans l’océan pacifique;
  3. La cessation des vols de reconnaissance des aéronefs et drones US près de l’espace aérien nord-coréen;
  4. La levée des trains de sanctions multiformes frappant la Corée du Nord depuis plus de 60 ans.

D’un autre côté, les milieux néoconservateurs et le Deep State ne pouvait concevoir une rencontre entre Donald Trump et Kim Jong Un que dans le cadre d’une reddition complète et inconditionnelle de la Corée du Nord,  son désarmement total et le changement de son régime et l’occupation temporaire de son territoire avec l’instauration d’un tribunal de vainqueurs de type Nuremberg et la mise à mort de son dirigeant.

Dès lors, il semblait inpensable que la première puissance mondiale, forte de son exceptionnalisme historique, puisse se résoudre à traiter avec la Corée du Nord, un petit pays pauvre, isolé et assiégé, sur un quelconque terme d’égalité.

Cet état d’esprit est illustré par ce commentaire émanant d’un officiel du Pentagone en charge du dossier: ” Ils n’ont aucun autre choix que de signer un acte de reddition, de préférence à bord du porte-avions à propulsion nucléaire USS Harry S Truman, et démanteler l’ensemble de leur structure étatique anachronique en nous livrant au préalable l’ensemble de leurs ogives atomiques et missiles balistiques“. Suivra après cela une période de transition assistée durant laquelle Washington et ses alliés aideront Séoul à achever un long et pénible processus de réunification pour les populations du Nord, lesquelles seront toujours considérés comme des citoyens coréens de seconde classe à cause de leur accent et de leurs manières.

Du déjà vu ailleurs? Une reddition sans conditions est toujours dure à faire passer pour n’importe quel dirigeant, même à la tête d’un pays faible et désarmé.

L’un des idéologues à sonner le pas de charge contre l’initiative nord-coréenne fut John Bolton. En évoquant sans hésitation un désarmement de type libyen aux funestes conséquences pour la Libye par la suite, il ne pouvait qu’hérisser les nord-coréens. Car s’il y a bien un pays qui a suivi de très près ce qui s’est passé en Libye, c’est bien la Corée du Nord. Ce pays a d’ailleurs fait les frais du retournement de veste assez spectaculaire du Colonel Gaddafi en acceptant non seulement de livrer son programme nucléaire embryonnaire mais également les machines et les ingénieurs nord-coréens à ses adversaires. Ce n’est pas tout, Gaddafi s’est retourné contre la Chine et la Russie et a commis une immense erreur en proposant des compensations ou indemnités d’une guerre qui n’a jamais eu lieu pour contenter certains pays occidentaux et acheter ou plutôt reporter une attaque militaire contre son régime.

Très peu de médias se sont intéressés au sort des travailleurs et des observateurs nord-coréens en Libye après que ce pays ait accepté d’échanger l’abandon de ses armes contre un retour dans “le concert des nations” et l’attrait d’investissements étrangers. Aucun média n’a retracé le parcours chaotique de dizaines de nord-coréens pris au piège dans la guerre civile libyenne et qui devaient faire face à l’hostilité des rebelles et le refus des pays voisins (Tunisie et Egypte) de les recevoir même pour transiter vers leur pays.

Le scénario libyen fut réitéré aussi bien par Mike Pence, le vice-président US que l’ensemble des médias mainstream pour lesquels la tentative d’ouverture nord-coréenne résultait des pressions que la “communauté internationale” ne cesse d’exercer sur le régime de Pyongyang.

Et pour mieux démontrer la puissance de Washington et  sa volonté à réduire à néant le régime nord-coréen qui a osé défier l’empire, des exercices militaires conjoints avec la Corée du Sud simulant une invasion de la Corée du Nord ont achevé le peu d’espoir suscité par les jeux olympiques d’hiver.

Moralité: on ne négocie pas avec la superpuissance; c’est la reddition pure et simple, sans conditions ou la disparition.

 

Des frappes aériennes de la coalition US contre des objectifs militaires syriens à Deir Ezzor

L’aviation US est encore intervenue cette nuit dans la province de Deir Ezzor pour secourir des éléments d’une force d’un pays de l’OTAN qui se sont retrouvées encerclées et en passe d’être capturés par des militaires syriens.

Deux positions militaires syriennes près de la station de pompage T-2 ont été touchées.

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L’agence de presse officielle syrienne SANA a confirmé ces raids en précisant que “certaines positions militaires [syriennes]”, entre Abukamal et Hmeimeh [dans la province de Deir Ezzor] ont été touchées dans une attaque aérienne menée ce matin par la coalition américaine en évoquant des dégâts matériels mais pas de pertes humaines.

D’après des sites spécialisés, cette attaque US coincide  avec une offensive de Daech 2.0 dans la zone dite de déconfliction longeant l’Euphrate mais également beaucoup plus loin à l’ouest, près de la station T-3 de Palmyre.

Selon le site Masdar News, l’objectif de ces frappes US demeurent inconnu.

Cependant, une source militaire syrienne anonyme affirme que peu avant l’attaque aérienne US, des militaires syriens surveillaient l’évolution de militaires étrangers arborant le pavillon des Forces démocratiques syriennes assez loin des zones où ils ont été déployés. Ces derniers ont failli se faire capturer avant que l’aviation de la coalition US ne viennent les secourir.

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Un soldat canadien arborant le pavillon du Kurdistan irakien (non reconnu) aux côtés de soldats kurdes dans l’extrême Nord-Est de la Syrie.

Rien n’a encore filtré sur les moyens employés dans cette attaque même si nos sources évoquent l’usage de chasseurs bombardiers F-15, de drones de reconnaissance et d’attaque  et n’écartent point l’usage par l’US Air Force du F-35.

Dans ce cas précis, aucune information relative au déploiement de cet appareil fort onéreux en Irak ou dans un quelconque pays de la région n’a été rapportée ou diffusée.

Ce qui est certain est que pour le moment, les seuls F-35 US opérationnels au Moyen-Orient sont déployés en Israël.

Une Réunion sous terre dans un bunker à Jérusalem

Un bunker hyperfortifié sous terre. C’est le lieu qu’a choisi le premier ministre israélien Benyamin Netanyahu pour réunir son premier cabinet restreint à Jérusalem. 

Le site hyperfortifié conçu pout résister à une explosion nucléaire est protégé par des systèmes ABM et des missiles Sol-Air. 

La raison invoquée: la situation sur le “front Nord” et les risques d’un bombardement balistique visant une réunion du gouvernement israélien à Jérusalem. 

Ce geste en dit long sur la terreur qui s’est emparée des dirigeants israéliens face à l’évolution de la situation en Syrie où tous les plans israéliens échouent les uns après les autres. 

Un mode de gouvernance basé sur la peur est-il rentable? Oui répondent certains économistes, mais pas à long terme. 

Le plus paradoxal est que les raids israéliens en Syrie, visant des objectifs iraniens et des infrastructures du Hezbollah, ont plus contribué à unifier les syriens que tous les discours creux des dirigeants de ce pays depuis 50 ans. 

La guerre au Levant s’éternise. Le Grand jeu continue. 

 

 

Sans surprise, les israéliens reconnaissent avoir utilisé le F-35 en Syrie, mais pas d’en avoir perdu un

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Sans surprise aucune, Israël vient encore une fois de confirmer une évidence que les sites alternatifs ou conspirationnistes -c’est au choix!- ont rapporté sur l’usage du chasseur-bombardier de 5ème génération Lockheed-Martin F-35 Lightning II (la variante israélienne est cependant de loin la plus avancée) dans ses violations de l’espace aérien libanais, ses raids multiples contre la Syrie ou encore au Sinaï et au Yémen.

En attendant que les israéliens reconnaissent un jour leur perte d’au moins un F-35 à cause d’un volatile migrateur.

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Ce n’est pas un hasard si un F-35 des forces aériennes israéliennes a été gravement endommagé par un volatile au retour d’une mission de combat en Syrie ou encore si un autre s’est écrasé à l’atterrissage.

Rapporter de telles informations, même sur des sites et blogs inconnus ou à l’audience fort réduite est une hérésie capitale pour les tenants ou nouveaux prêtres d’Ammon de l’ordre informationnel institutionnalisé.

Selon la doxa en usage, il faut que Tel-Aviv confirme avoir utilisé-le premier!-cet appareil fort onéreux ayantgrassement enrichi ses lobbyistes au sein du complexe militaro-industriel US pour que les médias publient quelque chose (un zoom, un papier d’angle, un commentaire plus ou moins biaisé, etc.). Ce qui est d’une stupidité absolue.

On a rapporté ici que les israéliens et les américains (il existe trois bases US en Israël) avaient utilisé des F-35 dans leurs opérations contre la Syrie depuis plus d’une année.

L’usage de chasseurs bombardiers F-35 avaient amené les russes à faire voler des Sukhoï Su-57 au dessus de Damas.

Le F35 n’est pas le seul nouvel appareil de combat à être utilisé par les israéliens au Moyen-Orient. Des informations non confirmées font état de l’usage d’un bombardier de la classe Aurora lors du dernier raid massif contre la Syrie.

 

 

Il est temps de démanteler “Facebook”

Les mises en garde  concernant le réseau social connu sous le nom de “Facebook” n’ont jamais été prises au sérieux.

Certains de nos lecteurs croyaient, en toute bonne foi, que ces avertissements concernant ce danger existentiel à l’espèce humaine, émanaient d’une prise de position subjective, ou pire, un parti pris clairement opposé à la mainmise de ce réseau social dont l’origine réelle demeure inconnue du grand public.

La première mise en garde contre l’utilisation de cet “outil” nous a été adressée et exposée de façon brutale par des spécialistes dont l’existence même est officiellement niée par leur propres employeurs.

Quoique qu’il soit encore à un stade très primitif, le réseau social n’en constitue pas moins un danger réel aussi bien pour les individus que pour toute société organisée. Son évolution à moyen terme posera un danger existentiel à l’humanité.

Les récentes acquisitions de Facebook ont un objectif monopolistique. Sa sous-traitance pour des organismes opaques, poursuivant des agendas hautement politiques, idéologiques et sécuritaires, ne sont pas de nature à rassurer.

L’exploitation des mécanismes de l’addiction chez les humains,  l’altération de leurs perceptions et la création d’une façade de relations publiques mensongères (car passant sous silence la véritable génèse et les vrais fondateurs du réseau) confèrent à Facebook un pouvoir réel de nuisance.

Sur un plan purement politique, certaines faction de ce que l’on appelle l’Etat profond et des lobbies chargés de la promotion des  politiques néoconservatrices ou pour sortir du politiquement correct, pro-sionistes, tentent de propulser Marc Zuckerberg, le PDG par désignation de Facebook, le réseau social aux couleurs inamovibles du drapeau israélien, sur le devant de la scène politique mondiale en préparation de sa candidature éventuelle à la présidence américaine.

Les auditions médiatisées  de cet individu par des commissions du Congrès US et du parlement européen sous des prétextes de protection des données suite à l’émergence contrôlée et organisée du scandale de Cambridge Analytica dans le cadre d’une lutte politique sans merci entre différentes factions du système de gouvernance transnational, ne visent pas autre chose que de le lancer sur l’arène internationale en tant que futur jeune candidat-dirigeant.

Facebook est un outil d’espionnage à plusieurs échelles, allant de la sphère privée des individus à celle publique des organisations et des corporations internationales. Il n’en est qu’à ses balbutiements pour le moment mais il peut par exemple déjà suivre vos mouvements à la trace grâce à vos smartphones même si vous n’êtes en possession d’aucun profil sur ce réseau.

Pire, Facebook dispose désormais d’un programme secret s’intéressant au plus haut point aux discussions banales et anodines de personnes ordinaires pouvant tourner autour de la météo, d’états d’âme, de salutations, de bavardages sans objet précis, de débilités, des jurons, d’onomatopées, de certaines tournures idiomatiques et même des échanges d’émoticons. A première vue, cet intérêt peut paraître banal. En réalité, ces dizaines de milliards d’inputs sémantiques alimentent des algorithmes auto-cognitifs et il a été établi que certaines inférences issues de l’observation et l’exploitation des chats privés en Syrie ou en Iran par exemple déterminent la réussite d’une révolution de type hybride ou une ingénierie sociale visant une destructruration des rapports sociopolitiques au bénéfice d’une intervention exogène. Ces mêmes outils sont en usage avancés dans la plupart des pays européens et sont à l’état de prototype dans des pays arabes dit modérés. A quelles fins? Génération spontanée des dissenssions, élargissement des clivages existants, création de nouveaux moteurs de motivation autour de thématiques sociétales (exemple de la campagne pas si somptanée #metoo axée autour du harcèlement avec un décalage vers la guerre des sexes).

Facebook veut à court terme lutter et supprimer tous les comptes qu’il qualifie de faux. C’est à dire avec pseudomymes. Cette volonté de se substituer aux états-civils et des bases de données biométriques des Etats-Nation contemporains est l’un des objectifs prioritaires de Facebook.

Encore que tout ceci n’est rien par rapport à ce qui se prépare. Après avoir commencé à vous baratiner sur la promotion de l’amitié (cela rappelle trop un des pilier de la franc-maçonnerie toutes proportions gardées), Facebook a failli vous demander si vous voulez être ami (e) avec Israël. C’est du passé. Facebook ambitionne maintenant de savoir le fond de vos pensées et s’apprête à investir l’espace pour y placer en orbite des satellites rendant impossible une déconnexion du réseau quand ce dernier l’exige.

Beaucoup de personnes ne prennent pas trop au sérieux ces menaces. Jusqu’au jour prochain où un drone d’attaque armés de missiles Hellfire utilisera les banques de données de Facebook et se trompera d’objectif en mettant à mort des peronnes pour leur pensées secrètes. Ce sera peut-être vous ou moi ou tout autre personne anonyme.

C’est pour cela qu’il faut démanteler sinon réduire l’influence de ce réseau social dont l’alliance avec Google et les autres majors de l’internet nous conduira tout droit et avec le sourire vers un totalitarisme plus terrifiant que tous ceux que nous (nous l’ensemble des humains) avons connu tout au long de notre histoire mouvementée.

Si j’ai un conseil à vous donner maintenant, c’est de quitter Facebook immédiatement. Aucun profil crée sur ce réseau ne peut être supprimé. Par contre on peut refuser que nos données ne servent de monnaie virtuelle à des corporations aux motivations peu claires et aux intentions pas du tout pacifiques.

Il est grand temps de démanteler ce réseau sous peine de condamner nos enfants à vivre dans un esclavage plus abject que celui que nous croyons concevoir.

 

 

 

 

 

 

 

La seconde chute de Baghdad

Sans surprise, les législatives irakiennes ont débouché sur l’émergence du courant de Moqtada Sadr, une créature créee de toutes pièces par les Think tanks militaires US lors de l’occupation US de l’Irak (2003-2011).

Présenté comme le fils d’un éminent chef religieux chiite emprisonné et exécuté par le régime Baathiste de Saddam Hussein, Moqtada Sadr n’a jamais fait partie de la résistance irakienne face aux forces d’occupation US mais a joué un rôle non négligeable dans la déstabilisation de l’Irak.

Des analystes militaires US sont prolixes à son égard: personalité faible, d’un sectarisme extrême et d’une pusillanimité déconcertante, c’est un pur produit de la DIA qui se permettait de menacer de déclencher une révolte ou une insurrection armée suite à un petit coup de fil du Général David Petraeus, histoire de lui donner une certaine aura et de tromper les irakiens.

Moqtada Sadr n’est pas vraiment influencé par l’Iran car il considère le chiisme iranien comme trop faible sinon modéré dans ses prises de positions à l’égard du Sunnisme et par dessus tout persan et donc étranger. A un certain moment, Moqtada Sadr traitait ouvertement avec les renseignements militaires US en Irak et le rôle qu’on lui a imputé dans l’aggravation des tensions communautaires et la guerre civile interconfessionnelle irakienne de 2006-2008 n’est que la partie immergée de l’iceberg.

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Le leader chiite irakien Moqtada Sadr (centre) à côté du prince héritier du Royaume d’Arabie Saoudite, Mohammed Ben Salmane

A présent cet homme politique irakien émerge comme un faiseur de gouvernement. Pragmatique, il vient de tendre la main à l’ensemble des forces politiques irakiennes, y compris communistes en vue de créer un gouvernement dont son courant aura le contrôle par la force des armes s’il le faut même si cela demeure impossible vu la composition sociopolitique irakienne et le nombre effarant d’armes circulant dans ce pays.

Sa formation est présentée comme anti-américaine cependant et cela fait partie de la stratégie de la tension permanente. La politique est l’art du possible.

La victoire de Moqtada Sadr est celle des idéologues les plus extrémistes de ce que l’on appelle les néoconservateurs de Washington. Baghdad est tombé pour la seconde fois, indirectement cette fois. Les analystes qui tablaient sur un continuum stratégique entre l’Iran et la Syrie via l’Irak devront revoir leur copie. L’Irak n’a jamais fait partie de l’axe de la résistance tel qu’il a été conçu par Téhéran et Damas. D’ailleurs, d’où proviennent les forces étrangères ayant pris pied en Syrie orientale? D’Irak ou pour être plus précis, du Kurdistan irakien. Le problème est que Moqtada Sadr est bien pire en matière de compromissions que tous les dirigeants kurdes traditionnels tels que Barzani, bien que profondément corrompus.

Un pion vient de sauter. Le jeu continue.

 

 

Syrie: Damas reconstruit ses forces de maintien de l’ordre

Les rapports israéliens sur la Syrie sont corrects: le président Al-Assad est en train de reconstruire ses forces de la sécurité intérieure à un rythme effréné.

Les forces de la sécurité intérieure sont une forme de police métropolitaine relevant du ministère de l’intérieur. La plupart des unités de cette force ont été détruites ou démantelées durant la guerre. Ces forces viennent d’investir aux côtés des unités régulières de l’Armée Arabe Syrienne les villages de Homs et de Hama, très peu de temps après un étrange bombardement hostile à la Syrie ayant visé l’aérodrome mixte de Hama.

En réalité, les miliciens des Forces de la Défense Nationale, des policiers et des réservistes forment actuellement la quasi-totalité des effectifs des forces de la sécurité intérieure et chose nouvelle, des rebelles ayant déposé les armes par conviction après l’attaque tripartite contre la Syrie, ont été autorisés pour la première fois à rejoindre des forces régulières de maintien de l’ordre.

La réintegration de rebelles syriens dans les effectifs de certaines unités spéciales de l’Armée comme celle spécialisées dans la lutte contre les activités terroristes et la guérilla est susceptible d’avoir un effet d’entraînement dans un pays à l’économie exsangue et après que le Département d’Etat US ait annoncé son intention de stopper les aides destinées aux rebelles de la province d’Idleb et l’organisation des Casques blancs.

Outre les forces de police, l’une des priorités absolues de Damas est de reconstruire totalement les forces spéciales et les troupes de choc sur une échelle bien plus large que celle d’avant-guerre en se basant sur un nouveau système d’organisation dont le principal corps de bataille est la brigade interarmes mobile et compacte.

Unique branche des forces armées à avoir été relativement épargnée par la guerre, la seconde artillerie ou la force de frappe balistique semble avoir bénéficié au plus haut point de la coopération militaire entre Damas, le Hezbollah et l’Iran.

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