144 phénomènes aériens non identifiés depuis 2004 répertoriés par un programme dédié du Pentagone

Statistics

  • 7 956 508 Views

19/05/2022

Strategika51 Intelligence

 Πάντα ῥεῖ…

Péninsule coréenne: Trump souffle le chaud et le froid

Ira, n’ira pas. Après avoir annulé un Sommet historique qu’il devait avoir avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un le 12 juin 2018, Trump semble entretenir le flou en adoptant une démarche pour le moins floue un peu  comme si il essayait de tromper aussi bien son entourage que ses interlocuteurs.

La politique à Washington n’a jamais été de tout repos. Avec Trump, c’est devenu un remake quotidien en live du massacre à la tronçonneuse (The Texas Chainsaw Massacre) et cela empire de jour en jour. C’est à qui à frappe le plus. Personne ne semble échapper aux échanges de tir collatéraux.

Kim Jong-Un est sans doute assez intelligent pour avoir une idée sur la position réelle de Donald Trump à Washington. La récente rencontre avec Moon Jae-In, le président de la Corée du Sud a probablement contribué à une ré-ouverture et le maintien théorique de la date prévue du Sommet.

Mais que comprendre de ce jeu complexe?

Il semble clairement évident que les deux Corée veulent éviter la guerre et normaliser l’état de la péninsule coréenne, otage de la géostratége mondiale depuis plus de 70 ans. Cet objectif d’une réconciliation inter-coréenne est devenu incontournable. Toutefois à quoi peut jouer Trump dans cette affaire complexe?

Il faut dire que Trump évolue dans ce dossier sur un terrain inconnu; aucun président US depuis Harry S. Truman à ce jour n’a tenté de changer ou de modifier le statu quo imposé en Asie du Nord-Est depuis 1953; aucun n’a déclaré vouloir aller à la rencontre d’un dirigeant nord-coréen. Trump a franchi le pas. Il a fait un pas en arrière et semble balancer au gré de la tectonique des plaques sismiques de la politique du marigot politique washingtonien. Il est clair que Trump, de par son profil, un homme d’affaires sans grands scrupules et un fort en gueule qui fut longtemps proche des figures de la mafia juive new yorkaise, était le candidat idéal pour faire face au conservatisme de ce que l’on appelle l’Etat profond. Pense t-il flouer Kim Jong-Un et ses propres détracteurs à l’intérieur des appareils d’Etat US? Cela n’est aucunement envisageable et encore moins possible.

Pour Kim Jong-Un, les choses paraissent plus simples: une rencontre avec le président US est déjà une victoire en soi. après cela, il faudra négocier de telle sorte à réduire l’influence US dans la péninsule. Et le désarmement contre des assurances de paix et d’une “opulente prospérité” pour la Corée du Nord? Kim Jong-Un est fasciné par une réussite économique sur le modèle du Sud mais ne doit certainement pas croire au père Noël.

La Chine et la Russie, les deux puissances voisines de la Corée du Nord, suivent de très près ces tribulations en évaluant les pertes et profits. Dans le camp opposé, le Japon demeure opposé à un changement de statu quo qui pouvait lui permettre de justifier une menace permanente sur sa sécurité et tenter ainsi d’accroître son budget alloué à la défense et de s’offrir la seule marge d’affranchissement des clauses de la Constitution établie post-1945.

Bref, les paris sont ouverts!

 

 

 

 

 

 

 

How useful was this post?

Click on a star to rate it!

Average rating 0 / 5. Vote count: 0

No votes so far! Be the first to rate this post.

%d blogueurs aiment cette page :