Analysis

Guerre au Levant: Les forces syriennes progressent dans le l’antre de la bête

Le gouvernement syrien désigne officiellement l’organisation des Casques Blancs comme l’un des bras armés de l’organisation terroriste Jabhat (Front) Ennosra ou l’ex-Qaïda au Levant.

Cette organisation que certains lobbies influents en Europe occidentale et en Amérique du Nord tentaient de présenter comme une ONG humanitaire et d’une force de défense civile, est coupable de centaines d’actes de racket, de kidnapping d’enfants, d’assassinats, de participation active aux combats, de fausses mises en scène et d’intimidations.

Ironie du sort, le concept marketing de la guerre sans fin contre le terrorisme,  engagée tambour battant par les néoconservateurs sionistes au lendemain du 11 septembre 2001 visait avant tout Al-Qaïda a abouti à l’attribution d’un Oscar à cette organisation “nobélisable”…

C’est le Front Ennosra qui tente de résister actuellement à la progression des forces armées syriennes et ses alliés dans la province méridonale de Derâa. Cependant, il a été observé qu’à chaque effondrement d’une position défensive des rebelles d’Al-Nossra, des éléments de Daech faisaient leur apparition. Ce qui a conduit nombre d’observateurs militaires à conclure que le Front Ennosra et Daech ne sont qu’une seule et unique organisation.

Hier, l’armée syrienne est parvenue à couper les lignes d’approvisionnements du Front Ennosra au niveau de Lajat, au nord-est du chef-lieu de Derâa. Le rôle de l’aviation d’attaque au sol russe fut prépondérant dans la conduite des combats. Ces derniers,  brefs et précis, visent avant tout à morceler et à isoler les positions défensives ennemies avant d’entamer un début de pourparlers avec les chefs tribaux, une composante sociale incontournable dans le Sud de la Syrie.

Neuf grandes localités de la province ont été investies par les forces syriennes à l’issue de ces pourparlers. A ce jour, plus de la moitié de cette province sudiste, surnommée le “berceau de la révolution” par la propagande arabo-atlantiste, est sous le contrôle de Damas.

L’armée syrienne continue sa progression et certaines de ses unités sont parvenus aujourd’hui à contrôler la localité de Shoumera et progressent sous le feu à l’intérieur de la localité d’Al-Allali à l’extrême nord-ouest d’Al-Souweida.

Les opérations militaires syriennes se concentrent essentiellement dans le Nord-est de Derâa et le Nord-Ouest d’Al-Souweida.

Cette situation indispose au plus haut point Israël dont le soutien actif aux rebelles du Front Ennosra et à certains groupes terroristes au Golan est une priorité sécuritaire absolue.

La “chute de Derâa” mettra fin à la zone tampon rebelle  créée par les israéliens sur le plateau du Golan.

Les diversion à l’Est de la Syrie et surtout le Nord-Est semblent avoir échoué à détourner l’effort de guerre syrien du Sud-Ouest. A Al-Boukamal où eurent lieu des échanges d’artillerie enragées entre forces syriennes d’un côté, et US/OTAN de l’autre, des combats durant lesquels un général iranien spécialiste de l’artillerie de compagne  aurait perdu la vie, la situation est totalement maîtrisée par un blocage total des forces étrangères illégalement déployées dans les confins syro-irakiens. à l’Extrême nord dans la province d’Idleb, les rebelles s’entretuent et la Turquie joue contre l’OTAN. Plus à l’est, le long de l’Euphrate, la situation est bloquée et les 30 camps où les forces étrangères sont déployées pour venir en aide aux forces ROJAVA font face à des infiltrations au sein des forces auxilliaires arabes et kurdes dans un scénario ressemblant à ce qui se passe en Afghanistan. Enfin à Minbej, point de friction entre Washington et Ankara, les populations refusent publiquement toute présence étrangère et les mouvements des forces étrangères deviennent de plus en plus difficile.

Il ne reste qu’à créer une diversion sur la base russe de Hmeimim, protégée par des systèmes S-400 et une bulle de défense ultra-sophistiquée. Ce qui n’est pas à la portée du premier venu. De temps à autre, les adversaires de la Russie sondent les défenses russes en y envoyant des drones plus ou moins rustiques et simples, plus aptes à échapper à la surveillance électronique. Un pari perdu.

La province de Derâa est l’objectif prioritaire de Damas car il lui permet de reprendre le contrôle de la frontière avec la Jordanie et de se redéployer au Golan. Le reste attendra.

 

 

 

 

 

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38 réponses »

  1. Nouvelles du front sud de la Syrie :

    Grande victoire stratégique de l’AAS en reprenant le passage frontalier de Nassib entre la Syrie et la Jordanie, ce dernier — avec sa zone franche — , fermé depuis 2013 et occupé par les groupes térroristes armés depuis 2015, est un carrefour vital pour l’économie syrienne et surtout jordanienne, inauguré en 1997, il assurait les échanges économiques entre la Syrie, et donc l’Europe, et la Jordanie, le Liban, l’Irak et les pays du Golfe ; avant le début des événements, au moins 7000 camions le traversaient par jour ; sa fermeture fut une catastrophe pour la Jordanie qui croyait à tort que les « aides » des salapo-monarchies allaient compenser la fermeture de cette artère vitale. Par ailleurs, toute la frontière jordano-syrienne du sud de Souwaidae au sud de Darea (Nassib) est maintenant sous le contrôle de l’AAS, de même que plus de 72% du gouvernorat de Darea, il reste 6% sous le contrôle de Daech (Armée Khaled Ibn Al-Walid – soit-dit en passant, ce dernier est un grand général de la dite conquête musulmane — , triangle adossé au golan occupé), le reste étant sous occupation de Jabhat al-Nosr; La route Damas-Aman est complétement sécurisée et un accord similaire aux précédents est intervenu hier entre les salapistes non-daechiens qui occupent encore l’ouest du rif de Darea : remise des armes lourdes et moyennes à l’AAS, réglement de la sitiuation des membres des groupes armés qui le souhaitent, et départ des autres vers le salapistan d’Idleb. A noter que ces histoires de l’ONU à props de réfugiés fuyant l’armée du boucher et massés à la frontière jordanienne est cousue de fil blanc, partout la population accueille les soldats de l’AAS en libérateurs et les menteurs ne nous ont montré aucune image de ces gens fuyant l’avancée irrésistible de l’AAS. Ci-dessous : carte et vidéos

    https://al-akhbar.com/Images/ArticleImages/2018770426627636665209266272862.jpg

    Scènes d’affrontement entre l’AAS et les salapistes :

    Scènes de la fuite des engins des salapistes sous le feu de l’AAS :

    Le passage de Nassib libéré :

    Enfin, il est à noter que l’AAS a l’AAS a mis en échec une attaque de Jabhat Al-Nosra hier du côté de Kuneitera (ville fantôme égalisée d’avec le sol par israél en 1974 suite à son retrait de cette ville), et bien sûr Israél a alors jugé bon de bombarder un village syrien à côté de la ville Al-Baeth pour venir au secours des salapistes défaits (cette dernière ville est nouvelle, les syriens ont préféré laisser Al-Kuneitera en l’état et construire une nouvelle ville).

    • Merdre, pip.pap est Bartleby, je ne sais ce que me veut ce S.A, peut-il me laisser tranquille si je lui déclare que je suis à plat-ventre devant son ingéniosité perfide ?

  2. Double défaite du camp atlantiste en Syrie et au Yémen (vidéo)
    https://www.presstv.com/DetailFr/2018/07/04/566987/chec-USAIsralArabie-en-Syrie-et-au-Ymen
    Un quotidien libanais vient de révéler que l’Arabie Saoudite à Hudaydah et les terroristes armés appuyés par les Etats-Unis et Israël dans le sud de la Syrie, tentaient de renverser l’équation gagnant/perdant dans les deux conflits que sont celui au Yémen et en Syrie et de dévier l’opinion publique de leur cuisante défaite dans la région. Dans son éditorial intitulé « Illusions à Hudaydah et Daraa, nouvelles victoires et nouvelles illusions », le célèbre analyste d’Al-Binna, Nasser Kandil, se concerte sur les échecs politiques de Washington et de ses alliés dans le sud de la Syrie ainsi que sur la côte ouest yéménite, à Hudaydah.

    « En l’espace de deux mois, les alliés de Washington à Tel-Aviv, à Riyad et à Abu Dhabi ont tenté d’imposer une alternative politique au double conflit qu’ils mènent contre l’axe de la Résistance : à Hudaydah, sur la côte ouest du Yémen et à Deraa dans le sud syrien. A renfort de larges moyens, le camp atlantiste a lancé un pari fort hasardeux qu’il croyait parfaitement possible à réaliser, au moins sur papier : à Hudaydah, il s’agissait de remporter une victoire partielle contre Ansarallah et de l’affaiblir tant que faire se peut. Au sud de la Syrie, il fallait faire l’échec à toute tentative de pacification de Deraa, via une médiation russe entre l’armée syrienne et les terroristes. Au stade où sont les événements, le pari est un échec total.

    Sur la côte ouest yéménite, la coalition pro-saoudienne vient de connaitre l’un des pires échec militaire qui soit, surtout qu’on constate que les USA et la France et la Grande-Bretagne sont eux aussi de la partie. A Deraa, la situation dans le camp anti-Résistance ne va guère mieux. La ligne de défense d’Al Qaïda s’est effondrée et ce, sur fond de l’avancée fulgurante de l’armée régulière syrienne qui déjoue de facto toute illusion concernant une possible victoire militaire sur Assad et ses alliés. La reprise des négociations Amman/Moscou et la reddition en masse des terroristes sont d’ailleurs le meilleur aveu d’impuissance qui soit ».

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