Analysis

Du dilemme d’être !

Un lecteur apparament mécontent nous a fait savoir que Strategika51 fatigait son esprit et qu’il ne pouvait plus suivre un blog qui le pousse à se poser des questions continuelles et à douter de tout.

Mon cher JM, votre questionnement est le début de tout processus cognitif normal et la remise en cause des phénomènes est le premier pas vers une forme systématique de savoir.

Parlons sans jargon. La réalité est une construction. La perception de cette réalité construite est un enjeu de pouvoir. Plus vous ne vous doutez de rien et plus les grilles du zoo humain dans lequel nous sommes demeurent invisibles.

Je suis sincèrement désolé pour votre fatigue mentale mais le monde n’a jamais été une construction simple ou simplifiée. On vient au monde selon un processus horriblement complexe et on vit dans un environnement d’une incroyable complexité. Le simple fait d’être conscient implique un degré de complexité dépassant de loin les capacités de calcul des plus puissants ordinateurs réunis.

Nous sommes l’aboutissement d’un processus d’évolution très complexe et subtil. Nous sommes à la fois sujets et objets et notre perception change selon que l’on soit sujet ou objet. Ou selon la perspective.

Mon cher JM, la complexité est inhérente au phénomène de la vie.

Celle-ci ou du moins sa forme terrestre et dans les dimensions spatio-temporelles connues jusqu’ici prend temporairement fin en vertu du troisième principe de thermodynamique ou le principe d’entropie. Le retour à l’ordre et à la stabilité.

Il est un peu tard de regretter d’être ou d’exister dans ce plan ou niveau d’un des innombrables univers connus dans une certaine dimension.

Je me sens solidaire avec vous en ce sens que nous sommes tous face au même vieux dilemme.

Nous sommes à la fois des miracles et des mirages de la création.

Bien à vous. 

  

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45 réponses »

  1. Merci Strategika51, très beau texte.
    Nous sommes des solitaires solidaires! du moins sur ce site.
    Que chaque intervenant reçoive ma gratitude et une onde de douceur pour m’avoir fait sourir et réchauffé le coeur dès le matin!! 😊 🌼

  2. puisqu’il est question de thermodynamique, et malgré le risque de fatiguer un peu plus l’esprit du lecteur JM,

    voilà le fruit des recherches du professeur de physique François Roby sur une caractéristique frappante et bien documentée des attaques sous faux drapeau du 11 septembre 2001: les incendies dans les ruines du World Trade Center, dont le dernier a été éteint 100 jours après 9/11.

    https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-02004696v1/document

    un article publié par le site internet d’archives ouvertes HAL.
    L’archive ouverte pluridisciplinaire HAL, est destinée au dépôt et à la diffusion d’articles scientifiques de niveau recherche, publiés ou non, et de thèses, émanant des établissements d’enseignement et de recherche français ou étrangers, des laboratoires publics ou privés.

    en complément, voilà le dernier document de Heinz Pommer sur Ground Zero Model.

    http://www.911history.de/pdfs/9II_Ground_Zero_Model_en.pdf

      • C’est Bartleby qui a parlé de troisième principe de thermodynamique,
        je viens de découvrir cet article de François Roby qui a recours à la thermodynamique dans sa démonstration (soumis le samedi 2 février 2019 sur la plateforme HAL),
        chez vous c’est un repaire de conspiracy nuts,
        donc, c’est la place idéale, idoine pour faire connaitre les travaux de François Roby et de Heinz Pommer.

        Surtout que d’autres ont parlé du mythe de la caverne de platon, ce qui est ironique parce que platon nous lance l’injonction de se libérer des chaines de l’esclavage (sortir de la caverne), mais que dans ses écrits, il a fait s’excuser et accepter son triste sort à Socrate pour avoir ramener sa fraise!

        (je relis les passages de désobéissance civile et démocratie d’Howard Zinn, et aux pages 189 et suivantes Zinn explique les arguments scélérats de ce platon, les raisons (sic) d’obéir à l’État.

        la Vérité est l’Ennemie de l’État.

        @Bartleby, vous nous avez dit être mathématicien un jour, non? donc l’article de François Roby est pour vous! 😉

        • Cher Bernardo, lire un article de physique de près de soixante pages n’est pas chose aisée pour un matheux, la difficulté n’y est pas d’ordre mathématique, mais résulte de toutes ces formules oubliées avec leurs constantes de Planck, d’Avogadro et autres Boltzmann, sans oublier les divers coefficients. Mais c’est un article fort intéressant ; sa lecture ou plûtot son étude stylo à la main nécessiterait beaucoup de temps, je l’ai parcouru de long et en large sans toutefois tout saisir, il en ressort ceci : utilisant une estimation à la Enrico Fermi (qui a estimé le nombre d’accordeurs de pianos à Chicago à partir de presque rien), il donne un ordre de grandeur de la chaleur dégagée par Ground Zéro, celle-ci est tellement grande qu’elle ne peut avoir été dégagée par une réaction chimique mais seulement par une réaction nucléaire. Quant à la thermodynamique,il n’a utilisé que le premier et second principe.
          Bref, je pense que l’article du professeur-complotiste fera date et merci pour le lien.

  3. Pauvre lecteur. Qu’il s’enrichisse ici déjà : https://www.institut-pandore.com/philosophie/caverne-platon/

    “Une allégorie, c’est une image. Platon a conscience que sa philosophie n’est pas accessible à tout le monde, alors pour que l’on puisse tous comprendre, il utilise des images.”

    “L’intérieur de la caverne, on va appeler ça l’étape 1. Cette étape 1 représente notre état initial : l’ignorance.”

    “Platon imagine que nous sommes prisonniers de cette caverne depuis l’enfance, autrement dit : nous avons peu d’expérience de la vie, nous sommes naïfs, inconscients, et blindés de fausses croyances. On croit alors que cette caverne, c’est la vraie vie, la vérité, le réel — et on cherche pas plus loin, on est content.”

    “Conclusion de l’étape 1 : l’existence de ces prisonniers est très pauvre, car leur réalité est illusoire.”

    “Cette étape 2 vient de la rencontre des prisonniers avec le philosophe. Le philosophe va venir bouleverser leurs croyances antérieures, et instaurer le doute dans leurs certitudes. Il force alors les prisonniers à se relever, à marcher en dehors de la caverne.”

    “Mais, les prisonniers qui étaient bien au chaud dans leur caverne ont peur d’en sortir, car le monde extérieur (= la connaissance) leur est inconnu. Jusqu’à la fin, ils sont tentés de faire demi-tour, pour retrouver une réalité familière et confortable, mais le philosophe est costaud, et les empêche de retourner dans leur ignorance.”

    “Une fois sortis de la caverne, les prisonniers sont éblouis (rappelez-vous, ils n’ont jamais vu la lumière du jour !). Mais cela symbolise aussi leur premier contact avec la vérité.”

    La base quoi.

      • @niagaradelyon
        Tu entends des voix ? Tu communiques avec qui et comment pour avancer tes dires ? Ceux qui suivent la torah OK. Mon seul Roi c’est Dieu.

        • Tu as tout résumé par ta dernière phrase seul ceux qui vraiment croient en Dieu seront sauvés.

          Je n’entends pas de voix, je suis télépathe j’étais dans une pharmacie je leur ai demandé d’appeler la police et ensuite les gars qui me suivent ont su me mettre en connexion avec tout le monde, la télépathie ne me sert qu’à éviter de faire répéter les questions et les réponses à celle qui tient le téléphone.

          Le problème c’est que c’est compliqué d’expliquer les choses sur un blog et par écrit, j’ai fait plein de démonstration dans la vie réelle et c’est que comme cela que les gens comprennent, mais c’est pas pour autant qu’il me croit à la fin, seuls les gens qui ont vraiment la foi comprennent ce que je dis, les autres restent coincé dans leur matrice naturel acquise à la naissance.

          J’en dirai plus une fois que je me rendrai à Jérusalem inchallah.

        • Jérusalem ? Ville céleste. Ce ne serait pas Damas plutôt ?
          Je dis ça, je dis rien. Mais la Jérusalem terrestre c’est une couillonnade.
          Pas de panique, c’est symbolique.

        • La Jérusalem céleste n’est pas sur terre, ‘elle apparaîtra au dernier moment.
          J’espère que tu ne pensais pas qu’elle était à un endroit où des sodomite ont posé le pied, comme partout sur terre, là c’est toi qui est très naïf.

        • Je crois que je l’ai déjà vue cette fameuse cité. En songe bien sûr. Apocalypse de Saint Jean, donc un passage obligé de la gnose. Sauf que je l’avais déjà vu bien plus jeune, grâce au LSD d’ailleurs, mais je ne l’avais pas lié à la gnose ou Jean sur le coup, mais à l’architecture dravidienne. Comment une molécule aussi simple peut induire des visions aussi précises et universelles ? De quoi relire C.G. Jung et son Livre Rouge. Les mystérieuses cités d’or en quelque sorte. Oui, car ces visions sont de couleur or. Qui est la couleur du soleil.

        • Excellent et drôle ! J’ajouterai aussi que c’est le repaire à moins que ce ne soit la tanière de BLC.

    • Merci DKSCP pour cette explication limpide, et vous Niagara pour ce renvoi vers Matrix que j’aime bcp, du moins le 1er de la trilogie. Platon a charitablement passé sous silence ceux qui aimeraient nous remettre dans la caverne, mais chacun sait à quoi s’en tenir.

  4. C’est un des effets naturel de se sentir perdu quand on commence entrevoir la vérité.

    Le film Matrix explique très bien le fait de choisir entre la pilule bleue et la pilule rouge, une fois que l’homme est éveillé, certains rêves de revenir dans le monde d’avant, celui du mensonge où c’était les autres les méchants et pas nous et ceci est valable pour toutes les nationalités et toutes les religions.

    Moi dans ma réalité j’ai eu un nouvel entretien avec des chefs d’État, encore dans une pharmacie, mais celle de mon quartier cette fois-ci et je leur ai annoncé ma prochaine venue à Jérusalem pour y être consacré roi d’Israël rien que ça, moi la pillule de vérité Dieu me l’a injecté au goutte à goutte, heureusement sinon j’aurais fait une overdose.

    • Hello comment ça c’est toi le hachem attendu par les Talmudistes ? Je comprends pas très bien ton message. Pourrais tu m’expliquer stp ?

      • Je suis celui que tout le monde attend, je pensais au départ que j’étais là pour les musulmans ensuite pour les chrétiens et maintenant c’est les juifs qui veulent de moi comme roi d’Israël.
        C’était la surprise de 2019 que j’attendais en 2018 et moi qui n’avais aucune prédiction pour 2019 l’année commence bien, il ne me reste plus qu’à aller là-bas.

        Le seul doute qui persiste en moi, c’est comment des Juifs peuvent accepter quelqu’un qui s’appelle Mohamed et qui est musulman comme roi d’Israël et du monde, pour le moment les plus heureux sont les juifs et les chrétiens et les plus malheureux sont les musulmans, je ne comprends pas il devrait être aux anges aussi.
        Les masques sont en train de tomber….

  5. @ Strategika
    La réalité est une construction
    BSM : peut-être qu’il faut ajouter : nous apprenons à vivre à l’intérieur de cette réalité comme à l’intérieur d’une maison aux briques bien solides. Nous oublions qu’à notre naissance, nous n’avions pas de mot pour bâtir . Au fur et à mesure de notre socialisation nous avons appris à prendre l’image du fleuve pour le fleuve. Si nous disons que la réalité n’est que le résultat de notre perception et ce absolument nous risquons de perdre pied ; si nous disons que la réalité existe absolument, objectivement nous risquons aussi de perdre pied. La folie de l’élite du bloc où le soleil se meurt aujourd’hui est peut-être de croire que la réalité n’est qu’une construction qu’elle pourrait manipulée à sa guise sans se soucier du temps, du tempo de l’autre , sans se soucier du partage, de la co-construction de la réalité. Et lorsque cette élite est confrontée à la résistance de la réalité elle s’affolle et devient incohérente. Sa maison devient sa prison et sa culture et ses connaissances, son savoir deviennent ses geôliers. Elle doit se taire et s’ouvrir au chant du fleuve, à la musique de l’autre. Bref quand on est le chef d’État et qu’on va à la rencontre du peuple parce que justement ce dernier a l’impression de ne plus être entendu et compris on se tait on écoute et on ne mobilise pas la parole pour faire son show. Être homme : trouver l’équilibre entre la perception de la réalité comme absolument subjective et la perception de la réalité comme absolument objective ainsi peut-être peut être éviter la folie.

    • Tous les déconstructeurs, à commencer par l’inepte Derrida, soutiennent que tout est relatif et qu’il n’existe pas de réalité objective indépendante de la subjectivité individuelle. Ils affirment par exemple que que l’dentité sexuelle biologique n’existe pas, que le sexe d’un individu (masculin ou bien féminin) est une construction sociale et ainsi de suite. Quand les individus n’auront ni famille, ni sexe, ni patrie, ni rien, cette société mondiale apatride et sans frontières pourra s’instaurer , elle sera constituée de zombies nomades interchangeables qui tournent en rond en permanence dans la nuit infernale de l’aliénation moderne où aucun lever du soleil n’aura jamais lieu. C’est le but poursuivi avec beaucoup de ténacité par les maîtres de la non-maîtrise.

      • En tant qu’enseignant en sciences, j’ai toujours abordé mes cours en expliquant à quel point il est ardu de définir la vie et de trouver la frontière avec l’inerte, si tant est que le concept fasse sens. La vie est juste le mot que nous utilisons pour décrire l’émergence de l’autoorganisation à un degré de complexité élevé, mais il n’y a pas réellement de transition dichotomique inerte/vivant (cf. les virus, les cristaux, les propriétés attribuées aux prions…).
        La thermodynamique est essentielle pour rappeler qu’être vivant (au stade cellulaire et métacellulaire) demande une lutte permanente contre le désordre extérieur. C’est elle qui définit l’univocité de la flèche du temps. C’est l’homéostasie de nos corps. L’issue ultime, à l’échelle individuelle comme à celle du cosmos est connue : le combat contre la dégradation thermique est perdu d’avance. Ce que nous faisons dans l’intervalle peut juste influer la suite pour un moment.
        Ce n’est pas une raison pour laisser quelques membres des sociétés humaines s’accaparer les ressources restantes pour maximiser leur propre néguenthropie au détriment des autres, mais cela aide à comprendre ce qui se passe quand le système thermodynamique “Terre” commence à approcher de sa limite de transition.
        Une dernière chose : nous ne sommes pas de la matière, mais bien un flux d’informations avec support matériel transitoire. Notre corps est pareil à un fleuve : toujours s’écoulant (n’est-ce pas @strategika51 !) mais toujours renouvelé ce qui lui assure une permanence en supportant sa souplesse évolutive. Cette souplesse étant limitée par notre adaptation elle-même, la mort individuelle est nécessaire à la perpétuation de la vie. Quant à l’émergence de la conscience… Les réponses restent balbutiantes en 2019, peut être encore un souci de concept vicié dès l’origine.

        • @gogogadget
          Ne le prenez pas mal, mais je pense que ce récent « enseigant » — pire que l’ignoble prof, dont je peux comprendre l’emploi par des élèves — est un mot affreux qui blesse l’oreille et le bon sens : réduire la noble fonction d’enseigner, d’instruire, de transmettre le savoir à un vulgaire participe présent est par trop insupportable surtout s’il est employé par les premiers intéressés eux-mêmes ! Il dénote un mépris de la langue française et de la littérature (je ne dis pas par vous,mais par l’esprit d’un siècle sans esprit). Le français a les substantifs Professeur, maître, instituteur, pour désigner ceux qui exercent cette noble fonction, s’ils ne plaisent pas aux soi-disants décideurs — qui en réalité ne décident de rien et n’ont aucun esprit de décision –, qu’ils optent pour enseigneur, néologisme affreux certes, mais moins répugnant que cet enseigant et qui a au moins le mérite d’être un substantif. Dans tous les cas, cette dégradation adoptée par les professeurs eux-mêmes, qui d’ailleurs répètent fiérement qu’ils sont profs, indique clairement que cette noble profession a perdu toute substance et que l’enseignant est en somme, une sorte d’animateur, de travailleur social …
          La vie est une harmonie, la victoire de l’ordre sur le désordre, donc la négation divine de l’entropie. Tous les paysans du temps jadis savaient que l’humus est vivant, il est en train de disparaître avec eux, le premier emporté par la chimie et les seconts par le progrès. La vie ne peut pas être l’auto-organisation de la matière, ce terme d’organisation renvoie en dernière analyse à la démocratie, c’est à dire à rassembler ce qui a été séparé. La vie n’est pas une question de forme d’organisation.La vie est une communauté dont le but est la réalisation du beau, c’est à dire le vrai. Seuls les poètes l’ont compris.

    • Chers Vous,

      Si cela peut vous être agréable, je vous transmets le lien ci-dessous :

      Bien à Vous,

      Marc Edmond

      • Non et non !
        C’est du grand n’importe nawak ce délire !
        Des trous blancs, sérieux ? Des OVNIS ? Densités de conscience ?
        Du show-business !

        De votre profession vous êtes interdit de chamanisme, voila le résultat !

        La conscience c’est comme le jihad, c’est intérieur, pas de lien direct avec le cosmos tel que présenté dans ce sketch délirant. Tout se projette dans notre crâne, car celui qui va jusqu’au bout de Platon comprend que la caverne, c’est notre crâne.

        Et le modèle le plus probant aujourd’hui est celui du réseau neuronal à apprentissage. Mémoires spécialisées, boucles de retro-action, moteur d’inférences. Si je me permets de rigoler de la kabbale, c’est parce qu’on l’a enfin défoncée à coup de tables ASCII/UNICODE et autres algos genre Big-Data et indexation, et vive la voie du Hacker, la voie de la Cybernétique. Le trip actuel sur l’Intelligence Artificielle, ce ne serait donc pas la continuation de la genèse du Golem ?

        Sauf que le Golem, c’est à vous de le créer en vous même, tout comme l’Alchimie avait pour but véritable de purifier votre esprit et non le plomb.

        Pour comprendre de quoi il retourne, il faut bien saisir le passage du quantitatif au qualitatif dans la progression du test de QI (on fait l’inventaire des “domaines”, en fait la liste des sous-systèmes spécialisés enfin aboutis). Et comparer la densité neuronale de nos pauvres cerveaux avec la densité de transistor sur nos circuits intégrés. En fait on ne peut pas, car ces circuits de 3 ou 4mm² supportent des schémas lithographique 2D alors que nos neurones sont 3D ad-hoc dans un volume autrement plus conséquent.

        Ça ne vous a jamais choqué que jamais les psys à la sauce Freud (à l’exception remarquable de Jung qui travailla les Archétypes comme nous travaillons les Design Patterns aujourd’hui) ne se soient jamais impliqué sur le comment sont encodées et mémorisées nos réflexions ? Qu’il a fallu attendre la neurologie pour commencer à sortir de l’approximatif ?

        • Cher DKSCP,

          Merci pour votre commentaire un fois de plus enrichissant. Loin de moi de me faire prosélyte de Philippe Guillemant. Les exercices de réflexion et d’ouverture aux éventuels “possibles” sont de puissants stimulants et, en créant des possibles, il deviennent potentiellement perceptibles, matériels.

          Mon grand-père avait déclaré que jamais il n’y aurait autre chose que les oiseaux dans le ciel, il a du changer de sous-vêtement lors du premier survol de sa maison par un avion (et même pas à réaction).

          En stratégie, l’effet de surprise est l’application de cette “non ouverture” aux possibles.
          Je m’ intéresse aux recherches de physique quantique et surtout, lorsque ces dernières commencent à expliquer les limites de la physique et de ses lois, thermodynamique comprise. Certaines théories encore hier raillées sont aujourd’hui prouvées et validées.
          Je vous invite à parcourir un speech sur U Tube( moins indigeste)sur l’équation de Schrodinger et de son expérience du chat.

          Le bad trip de l’IA, réside dans le fait de nourrir l’espoir qu’un processeur atteigne la perfection de notre cerveau. La sagesse réside dans le fait que l’IA reste un outil rien de plus. Reste que l’utilisation de l’IA ( et de son écolage par des dizaines de milliers d’internautes) dans le projet de décryptage des hiéroglyphes et autres promet là aussi de belles surprises.

          Bien à Vous,

          Marc Edmond

        • Fuyez quand on associe télépathie et physique quantique. Nous avons une mémoire incroyable, vraiment. Mais nous n’avons pas un moteur de recherche aussi puissant que celui de google, nous arrivons à nous remémorer volontairement beaucoup de souvenirs mais si peu en comparaison du stock réel. C’est la problématique de l’indexation, et du mot clé qui active. Alors prenez deux cerveaux isolés l’un de l’autre mais qui ont la même mémoire, la même façon de penser. Ne croyez vous pas que le déterminisme impose à ces deux cerveaux de réagir de la même façon au même stimuli ? Alors je crois au déterminisme, et à la télépathie comme un de ses sous-produits, et la programmation neurolinguistique est tellement plus accessible que la physique quantique. Sinon personne n’aurait fait d’expérience sur des jumeaux ?

          Google justement, “télépathie jumeaux” premier résultat : https://www.inrees.com/articles/jumeaux-et-mystere-telepathie/ des foutaises, et un bouquin :
          “La question des jumeaux et de la gémellité télépathique avérée ou non est un sujet qui a constamment intéressé les chercheurs. L’auteur propose dans ce livre une minutieuse enquête pour savoir s’il y a un fondement objectif dans les affirmations relatives au pouvoir paranormaux prêtés aux jumeaux. Vivant, documenté, le livre fait un bilan complet des travaux et des hypothèses en présence. Un maître livre appelé à faire date sur la réalité du phénomène de la télépathie.” publié en 2013, ça a été 19€ de perdu vu qu’il n’a pas fait date depuis.
          “Les frères ont la sensation « d’accéder à un écran abstrait sur lequel les mêmes informations sont accessibles pour les deux en même temps ». D’après Igor, « on peut écrire un livre à deux sans qu’on sente même la transition. Grichka écrit de son côté, moi du mien, et ça colle tout de suite, parce qu’on procède en effet des mêmes informations, du même corpus. »”

          Le même corpus, on ne saurait mieux dire. En analyse textuelle statistique, le corpus c’est précisément l’ensemble des textes que l’on étudie façon google, au crible.

          Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Et en vivre en publiant des bouquins écrits au conditionnel ?

          Schrödinger et son chat, une jeune collègue cryptologue s’en offusquait récemment. En tant que chaman, je ne pouvais qu’abonder : il n’avait qu’a y aller lui même dans sa boite plutôt que de sacrifier un chat ! Alors il faut se rappeler que ces gars là étaient des vieux singes à qui on n’apprend plus à faire des grimaces, se rappeler de la bobine d’Einstein nous tirant la langue comme le gamin qu’il était, et que presque tous avaient mouillé dans le projet Manhattan (ou d’autres, toujours liés aux militaires) et donc par la-même soumis au secret défense. A ce demander si on se trouvait pas en face d’une question de psychologue mais adaptée aux vieux singes. En attendant il fallait bien raconter des histoires au public sans pour autant révéler un avantage stratégique. Si vous avez un look de père noël et savez raconter de belles histoires, on a un job pour vous, hein Hubert. Il y a aussi une suite à l’histoire, après on met le chat dans le train mais j’ai oublié pourquoi.

          Voila pourquoi on peut lire plein de conneries sur le sujet, le concours est ouvert. Et ceux qui savent ont signé un contrat de confidentialité. Ils font même pipi dans des tubes tous les mois.

          Sur l’IA, d’autres collègues sont content d’avoir plus de 95% de réussite quand il s’agit de distinguer un chat d’un chien. Ça ira toujours de mieux en mieux, certes. Mais je pense qu’un bébé de 6 mois le fait à 100%.

          kill -9 -rf

  6. Que vient faire ici le troisième principe de la thermodynamique ? Il ne s’applique qu’à des phénomènes physiques biens déterminés et n’a aucune légétimité pour expliquer des phénomènes relevant de la sociologie, ou de la philosophie, ou de la psychologie, ou de l’histoire … etc. Cela me fait penser à divers charlatants de la non-pensée appelée post-moderne : Lacan et sa bande de Mobius (surface non orientable) pour expliquer je ne sais plus quelle maladie mentale, Baudrillard parlant lors de la la permière guerre du Golfe d’espace non euclidien, Lyotard déraisonnant sur la théorie mathématique du chaos, la géométrie fractale, ou la théorie des catastrohes (branche des mathématiques qui classe les singulartés de certaines courbes ou surfaces), le bnôme Deleuze/Guattari usant et abusant de termes mathématiques ou physiques qu’ils ne comprennent pas : chaos, limite, energie, théorème de Godel, les nombres trans-finis, la géométrie riemannienne, la physique quantique, Serres mêlant tout cela, et Foucault observant et contribuant à ce cirque avec bienveillance.

      • Dans ce cas là, il faut tout simplement parler de la mort, chose compréhensible par tous les mortels, le troisième principe de la thermodynamique dit grosso modo que tout système thermodynamique qui se trouve à une température absolue égale à zéro Kelvin a une entropie nulle, laquelle entropie est une fonction d’état qui mesure le degré de désordre d’un système ; le second principe de la thermodynamique énonce qu’elle a tendance à augmenter (variation de l’entropie d’un système toujours positive) ; ce second principe venait compléter le premier qui dit que l’énergie interne cédée ou reçue par un système est exactement égale, au signe près, à celle reçue ou cédée par le milieu extérieur, et donc expliquait pourquoi si on mettait en contact un corps chaud et un corps froid en contact, la température du premier va baisser et celle du second augmenter, pour ensuite atteindre tous les deux la même température au bout d’un certain temps plus ou moins long selon les corps en question et diverses autres facteurs. Donc invoquer la thermodynamique pour expliquer des choses qui lui sont étrangères me semble complétement hors de propos.

        • je dois avouer moi aussi que je ne vois pas très bien la relation entre la vie, la mort et la troisième loi de la thermodynamique !
          ce d’autant que la vie puis la mort sont plus surement décris par le principe de la falaise de Sénèque !

        • la mort est une augmentation soudaine de l’entropie. La falaise de Sénèque est bien un phénomène thermodynamique parfaitement connu.

          Une excellente vulgarisation des empilements de ces principes de mécanique statistique –du nom moderne de la thermodynamique– en étages (physique, chimie, biologie, société) est à lire dans l’essai de F. Roddier “Thermodynamique de l’évolution” accessible au lecteur sans bagage mathématique.

        • une vidéo d’un exposé de F. Roddier de vulgarisation de sa thèse

        • Petite illustration de mes mauvaises idées que j’ai essayé d’expliquer ci-dessus :
          Vous écrivez :
          «Mon cher JM, la complexité est inhérente au phénomène de la vie.
          Celle-ci ou du moins sa forme terrestre et dans les dimensions spatial-temporelles connues jusqu’ici prend temporairement fin en vertu du troisième principe de thermodynamique ou le principe d’entropie. Le retour à l’ordre et à la stabilité. »
          Si j’excepte la première phrase (« la complexité est inhérente au phénomène de la vie. ») peut-être juste, mais dont la formulation est étrange, si, effectivement, les mécanismes du fonctionnement des processus de la vie sont fort complexes, il n’en reste pas moins vrai que ces buts sont forts simples), tout le reste du paragraphe ne signifie rien. Le soi-disant principe d’entropie (lequel, le premier ou le second ?) ne s’applique absolument pas au phénomène vie, qui est sujet et non seulement objet de sa propre histoire. Tout ce qui implique l’entropie concerne des systèmes inertes où ni la volonté ni la conscience ni l’action n’existent ; ils ne convient donc pas à expliquer tout ce qui est relatif au phénomène vie. Pour le dire simplement, si le second principe de la thermodynamique était valable dans la sphère du vivant, icelui serait inexistant et il n’y aurait personne pour établir le troisième principe de la thermodynamique : régne du zéro absolu et de la mort universelle.

        • Nous y sommes.
          Nous faisons partie de cet univers Bartleby. Nous n’avons aucun privilège sur la nature.
          Le principe d’entropie est un peu vague et fourre-tout.
          Nous sommes fait d’atomes. Chaque atome est un univers. Et tous ces univers perdent de l’énergie et tendent vers des niveaux inférieurs de complexité.

          L’homme ne peut évidemment être réduit à un ensemble de phénomènes mécanistes. On ne sait toujours pas ce qu’est l’âme.

        • vous considérez les trois principes en milieu fermé. En milieu ouvert, avec échange d’énergie, on parle d’un quatrième principe, encore en cours de formalisation à propos des relations d’équilibre/déséquilibre autour d’un point singulier. C’est ce cas qui est à l’ouvre dans la vie ; d’ailleurs, tout comme la mort, on pourrait même définir la vie comme manifestation de ce quatrième principe.

        • Non, le premier principe de la thermodynamique, qui stipule la conservation de l’energie,dit expressément que l’énergie cédée ou reçue de l’extérieur par un système est égale, au signe près, à celle reçue ou cédée par le milieu extérieur. Quant à ce quatrième principe, j’en ai vaguement entendu parler mais je n’en sais pas grand chose.

    • Le principe d’entropie est parfaitement défini en physique-mathématique, il ne devient fourre-tout qu’en son application à des niveaux plus complexes ou utilisé comme formulation rhétorique pour soutenir un propos lorsque la langue et ses mots sont dépassés ou impuissants à préciser un point.

      • « Le principe d’entropie est parfaitement défini en physique-mathématique »
        Parfaitement d’accord avec vous, et son emploi devrait se limiter à la sphère qui remplit les hypothèses et présupposés de ce principe, et ces derniers sont forts stricts. Tout autre usage de ce principe en dehors de ces règles strictes est soit le friut de l’ignorance, soit une tentative de tromper soi-même ou le public. Il se peut qu’il existe une sorte de principes entropiques régissant le vivant, je suis loin de le nier, mais j’affirme : 1) la science actuelle mécaniste et vendue ne les trouvera jamais, 2) ils auront une autre forme, non purement quantitative.
        Si vous lisez l’article Alchimie de René Alleau dans l’encyclopédie Universalis, vous y lirez que bien avant la science prostituée de nos jours méprisables, les alchimistes avaient affirmé sans cette technique tapageuse l’unicité de la matière et en avaient déduit la possibilité de la transmutabilité des métaux, ce que les chercheurs — qui passent leur temps à chercher des crédits — ont fini par établir à grands frais.

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