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23/11/2020

Strategika 51

 Πάντα ῥεῖ…

Algérie: le fils du second président du G.P.R.A assassiné lors des manifestations du 01/03/2019

Les grandes manifestations politiques du 01 mars 2019 en Algérie durant lesquelles des centaines de milliers de personnes ont exprimé leur rejet du système politique établi depuis 1962 se sont déroulées dans le calme.

Cependant, la manifestation d’Alger a servi à déguiser un assassinat hautement politique en mort naturelle: Hassan Benkhedda, 56 ans, l’un des fils de Youssef Benkhedda, le second président du Gouvernement Provisoire de la République Algérienne (G.P.R.A) du 09 août 1961 au 03 juillet 1962, a été atteint par un projectile mortel alors qu’il participait, micro à la main, à la manifestation.

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Très vite, la plupart des médias Algériens évoquent un arrêt cardiaque, alors que des témoins présents sur place, ont constaté une ou de multiples blessures à la tête et au cou de la victime.

Un média évoque une bousculade mortelle après l’apparition surprise de « casseurs » et des tirs de balles en caoutchouc et de grenades de gaz CS par des « policiers » en civil posté en amont d’un passage vers les hauteurs d’Alger.

Une vidéo montrant des jeunes habillés en jean,  bien positionnés en hauteur, tirant à la main des grenades lacrymogènes et  dont l’un d’eux utilisait un fusil à pompe (tirant probablement des balles en caoutchouc) sur des manifestants en contrebas existe sur les réseaux sociaux++.

D’autres témoins affirment que Hassan Benkhedda a été tué d’un coup de pierre qui l’aurait frappé soit en pleine tête ou à la nuque (les témoignages divergent sur ce point) mais sa mort fut officiellement classée comme résultant d’un arrêt cardiaque. C’est un assassinat ciblé délibérément déguisé.  Qui voulait assassiner l’un des fils de Benkhedda, plus de 56 ans après le drame de 1962?

Le père de Hassan Benkhedda faisait partie des véritable démocrates Algériens ayant négocié avec la France la fin de la guerre d’Algérie. Il avait auparavant échappé miraculeusement aux « paras » du sinistre général Massu mais n’a pu faire face, plus tard,  au putsch militaire des seigneurs de la guerre et des gangsters du FLN (Front de Libération Nationale) avides de sang et de pouvoir, fortement soutenus par le pouvoir d’État français, lesquels ne voulaient surtout pas d’une démocratie pluraliste en Algérie après 1962.

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Youssef Benkhedda à la Une de Time Magazine

Ce putsch assisté par Paris allait établir en Algérie une dictature d’un pouvoir usurpateur qui dure jusqu’à ce jour.

++: Par respect à la mémoire du défunt ainsi qu’à sa famille, nous avons décidé de ne pas diffuser les photographies prises par des témoins oculaires après son assassinat. 

  • Un bilan indépendant fait état de deux morts (la radio algérienne avait annoncé la mort d’une femme suite à un arrêt cardiaque) et 128 blessés, surtout après la fin des manifestation et l’apparition subite de « casseurs » dans deux endroits précis d’Alger.

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