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Paradox [CPS] WW
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24/11/2020

Strategika 51

 Πάντα ῥεῖ…

Couverture de Gore Vidal, History of the National Security State, le livre qu’Assange tenait à la main au moment de son arrestation par la police britannique.

L’arrestation de Julian Assange, fondateur de Wikileaks, par la police britannique à l’ambassade de l’Ecuador à Londres, quelques heures après que le gouvernement de ce pays ait décidé de lui refuser l’asile politique et de le remettre aux britanniques, qui à leur tour vont l’extrader aux Etats-Unis.

Dans les faits, les Ecuadoriens ont non seulement jeté Assange aux Anglais mais ont permis à la police londonienne de violer l’extraterritorialité de leur représentation diplomatique.

Lenin Moreno, president de l’Ecuador.

Enfermé dans une aile de l’ambassade de l’Ecuador durant près de sept ans, Assange est passé par toutes les étapes de l’aliénation consécutive à la perte de liberté. De dépression en dépression, il a fini par atteindre un stade proche de la démence.

Les relations entre Assange et le personnel de l’ambassade assiégée étaient fort tendues et c’est le moins que l’on puisse dire ; le climat à l’intérieur de la représentation diplomatique était délétère, marqué souvent par de violentes disputes et des mesures de rétorsion envers Assange (coupure de l’internet, confinement, signatures forcées sur des engagements restrictifs, etc.)

Lorsque Assange commença à s’intéresser aux affaires de corruption du nouveau président ecuadorien, il fut accusé par le personnel diplomatique local d’avoir été un agent de la CIA avant que cette dernière ne le laisse tomber selon une tradition bien établie.

D’autres accuseront Assange d’avoir été utilisé pour déclencher certaines opérations de guerre hybride comme les révolutions colorées dans certains pays ou la farce de ce que des publicistes de l’empire désignèrent comme le « printemps Arabe ».

Un rapport établi par l’ambassadeur ecuadorien à Londres sur les agissements personnels d’Assange et sa déchéance physique fut exploité afin de mettre fin illégalement à son asile politique et l’expulser.

Quel que soit son background ou ces liens passés avec la communauté du renseignement US ou des Five Eyes, Julian Assange est devenu l’un premiers individus à exposer la gigantesque machine de la propagande mensongère d’un empire bâti entièrement sur la manipulation et le mensonge.

Les faux représentants du Congrès US, Hillary Clinton et l’État profond, quasiment tous corrompus et acquis à la faction la plus belliciste du sionisme international peuvent se réjouir de la « capture » de l’Australien, ce dernier semble détenir encore des secrets bien plus explosifs que ceux divulgués jusqu’ici.

Il est à noter que pour une raison ou une autre, Wikileaks a toujours évité certaines lignes rouges comme les réseaux d’influence israéliens aux États-Unis, en Grande-Bretagne, en France et en Allemagne, la méga-corruption du complexe militaro-industriel US et les fonds secrets de l’AIPAC.

En réalité, le peu qui a été révélé sur le totalitarisme orwellien universel déguisé sous un néo-libéralisme destructeur a mis fin à la fiction hollywoodienne d’un »monde libre » dont les pratiques sont infiniment pires que celles cumulées de la Gestapo, le NKVD, la Stasi ou de toutes les dictatures tiers-mondistes vilipendées par les médias aux ordres. En d’autres termes la ruine du monde dit libre, un euphémisme qui n’a pas survécu à la fin de la première guerre froide et aux défaites de l’empire en Irak, en Syrie et en Afghanistan.

Vidéo de Wikileaks exposant les crimes commis par les forces US en Irak. Ici deux hélicoptères Apache massacrant au canon de 30 mm des photographes de Reuters et des civils, périphérie de Baghdad, 2007.

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