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Paradox [CPS] WW
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30/11/2020

Strategika 51

 Πάντα ῥεῖ…

La France envoûtée entre politique et magie noire, le poids de la méga-corruption…

Comme dans les pires films de série B décrivant la petite délinquance et le monde des malfrats, toutes les personnes ayant enquêté ou mené une enquête d’investigation liée à l’affaire Benalla sont en train d’être intimidées et menacées.

Du jamais vu en France métropolitaine. Des journalistes, de simples particuliers et des témoins sont fichés par la DCRI (Direction Centrale du Renseignement Intérieur) non pour des faits menaçant la sécurité publique ou pire, des actes de terrorisme, mais pour avoir évoqué l’affaire Benalla, mettant directement en cause l’un des aspects les plus sombres de la présidence d’Emmanuel Macron.

L’affaire Benalla et consorts n’est pas terminée.

Politique-fiction? C’est la réalité: des journalistes recevant des appels anonymes où il est question d’intimidation et de menaces de liquidation physique; d’autres qui subissent les contraintes habituelles d’une petite visite ou encore une convocation.

Derrière l’affaire Benalla se profile une société de sécurité privée, des mercenaires pratiquant le racket et les visites musclées en fin d’après-midi.

Ces soudards ne jouent pas sur du « Velours » (nom d’une société de sécurité privée fondée par Alexandre Benalla au Maroc et qui avait des ramifications au sein de l’ancien régime algérien via une société privée dénommée Cevital).

Les mercenaires privés au coeur de l’Elysée et sous la protection d’un président incapable de dire « Non » à ce qu’il faut bien appeler ses favoris.

Des favoris dont l’emprise psychologique sur le Chef de l’État français dépasse tout ce que l’on peut imaginer au point où des conseillers à l’Elysée à l’esprit parfaitement cartésien commencent à croire aux puissantes « vertus » de la magie noire marocaine.

La bande armée qui a squatté la République n’a pas froid aux yeux. Elle est liée par la force des choses aux plus grosses fortunes de France et de Navarre. Elle dispose de liens au sein de la pègre. Cette dernière se décline de la Riviera jusqu’au Havre par segment, population et réseau spécialisé. De la mafia juive des casinos de la côte d’Azur aux gangs de Roubaix en passant par les filières maghrébines, corses et albanaises. La corruption n’a jamais atteint un tel sommet en France.

De toute évidence Macron protège et couvre Benalla et ce dernier se comporte comme si la République lui appartient. Il conseille à ce jour le premier magistrat de France.

Les gilets jaunes? Laissez-les s’égosiller jusqu’à épuisement et à ce moment les infiltrer pour faire imploser ce mouvement de gueux. Ce ne sont pas quelques gilets jaunes qui feront peur aux hommes de l’ombre de Benalla qui ont en connu du pays de la Libye en Côte d’Ivoire et d’Israël en Colombie.

Et les Armées françaises dans tout cela? Elles appartiennent au passé. Voici venu le temps des Armées privées. Les officiers militaires de carrière sont écartés, marginalisés ou envoyés au casse-pipe dans des missions de plus en plus irrationnelles et sans réel objectif.

Des entités fictives exploitant la thématique de la sécurité décrochent de faramineux contrats publics de gré à gré ou par pur copinage. Ces milieux ne connaissent pas la crise ou la précarité qui ronge un nombre de plus en plus élevé de personnes en France. Rétro-commissions, contrats douteux, emplois fictifs, prêts bancaires à volonté, non-remboursables si possible, évasion et/ou optimisation fiscale et la liste est longue. L’argent coule à flot, on se croise entre potes sur un yacht de luxe ou un loft discret après une escale à Tel-Aviv, à Dubaï et à Ryad où l’on dispose de très bons « amis ». La classe politique raffole, elle, des paradis fiscaux et des zones franches.

Luxe ostentatoire et bling-bling tape à l’oeil de rigueur, sauf à Paris où il faut adopter une certaine discrétion sans abandonner ses armes de poing. Avec les sans-dents, on n’est jamais trop prudent. Il faut leur taper dessus avec une matraque aussi fort que possible.

La République est redevenue une féodalité qui ne dit pas son nom. Le peuple français y est perçu comme le furent naguère les serfs.

Cela ce passe au sein d’une des sept premières puissances mondiales, l’un des seuls pays d’Europe continentale à disposer d’une dissuasion nucléaire et de (beaux) restes d’un empire colonial disloqué mais toujours exploité.

La magie noire et les pouvoirs d’envoutement d’un Benalla et consorts ont apparament réduit tout cela entre leurs mains.

Descartes ne connaissait probablement pas le rituel Vaudou et les zombies. Le cinéma évoque abondamment les zombies depuis quelques années.

Nous y sommes.

Un président zombie et autiste mené par un joueur de flûte et charmeur de serpents dans l’obscurité. En arrière-plan, l’ombre de pantin gesticulant d’un Sarkozy devenu gourou de secte et faux sage de Sion, assis à la confluence de trois réseaux souterrains façonnant la politique générale et étrangère de l’entreprise France. Une France que l’on reconnaît de moins en moins tant qu’elle a été défigurée par ces vulgaires personnages au culot éhonté et au mensonge démesuré.

L’argent n’a pas d’odeur, certes, mais tout n’est plus qu’une question de sous en France au mépris d’un peuple écrasé sous une botte invisible en lui faisant croire qu’il vit dans un paradis terrestre. L’Élysée n’a jamais été un coin de paradis mais celui des enfers des anciens Grecs. On l’oublie assez souvent.

A quand une nouvelle libération de la France de cette méga-corruption? Des gens croient y trouver leur compte ou ont peur pour leur petits privilèges et donc se taisent ou se font violence de rallier les plus nantis sous des prétextes divers comme le nationalisme moutonnier ou encore le désir d’appartenir à une équipe qui n’a jamais entendu parler de votre misérable existence. Un larbinisme de plus. D’autres n’en peuvent plus.

On est loin d’un semblant de démocratie en ploutocratie oligarchique. Il fut un temps où le simple fait de dire ces deux termes s’agissant d’un pays d’Europe occidentale vous menait tout droit à subir une taxinomie péjorative du genre complotiste. Hélas plus les années passent et plus on se rend compte de la descente aux abîmes.

Les valeurs se sont inversés. L’irrationnel et les passions ont pris le pas sur le raisonnement et la pensée rationnelle. On n’écoute plus. L’humain ne compte guère mieux qu’un produit de supermarché.

On nous empoisonne, on nous ment, on nous vole, on nous manipule, on nous dresse les uns contre les autres ou contre « les autres », on se fout de nos gueules et gare à celle ou celui qui râle un peu plus fort que ce qui est tacitement autorisé. Les hommes de main d’un Benalla sont toujours là pour les sales besognes.

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