Erdogan: Bluffer or Potentate? By Steve Brown

While the US concentrates on the crimes of its depraved political class, public exposure and the bright light thrown on their heinous crimes seems to have provided a window to get real work done, opposing corrupt US influence elsewhere, especially in Syria. Syrian security forces are making progress in cutting supply routes to terrorist-held regions, especially versus Jaysh al-Ahrar and Ahrar al Sham … (at least that is what they call themselves at this hour, their names could change next hour).

But in light of the recent Hayat Tahrir al-Sham terror offensive in Idlib, the informed observer must ask who is arming HTS and the motley crew of assorted ever-morphing terrorist groups still present and on the offensive in Idlib.

Based on intel and news sources it appears that Saudi and Israel are arming these groups with weapons sourced through a third party. As usual US weaponry supplied to « good rebels » is appearing in the hands of these motley terror groups, but most alarming of all, Turkey is continuing to destabilize the situation.

Recep Tayyip Erdogan (RTE) seems emboldened by his experience in Afrin but Erdogan’strue motives are known only to himself. Prima facie Erdogan seems to be playing both sides against each other, with regard to the major powers, ie Russia v US and vice versa. That’s a very dangerous game to play, as Yanukovych discovered in 2014.

However, RTE has proven himself to be a canny operator so far, narrowly escaping a coup attempt in 2016, but the major political problem Erdogan has now — in tandem with some popular loss of support in the capitol — is linked to the 4 million or so war refugees present in Turkey, most of them from Syria.

The refugees are there largely due to the US and its great ability to subvert and destabilize wherever and whenever it so pleases, with Secretary of State Clinton’s 2011 “Arab Spring” igniting a powder keg in Syria, to the great joy of Israel.

According to reports, Erdogan would like to send back at least 700K of these refugees to Syria’s northeast province held by the SDF. Turkey seems to have forced some concession from the former United States to allow a safe zone along the Kurdish western front, west of Manbij, to take the Syrian refugees back, but how this will work in reality is another mystery. Meanwhile RTE continues to push the envelope with the US and will need deeper ties with Russia to continue playing this double game.  That’s because Turkey cooperated with Washington to arm terrorists around Idlib in exchange for Washington allowing Erdogan to slide on sanctions over the S-400 deal.

Turkey’s agreement to arm the NLF and terrorists in Idlib may have placated Washington, but has upset the Russian leadership in their attempt to assist the SAA in cleaning up this pocket of terrorists. Complicating the issue is a cooperative Syrian Army presence near the southeast Turkish border, where Syrian forces cooperate with the SDF and joint forces maintain some Syrian governmental authority over those border towns, example Qamishli.

For now the United States is taking no chances with a Turkish invasion of the northeast and has reinforced the SDF with more US weaponry, lightly reported in the west. Since the US is known mainly for its duplicity and treachery, Erdogan must be cautious on how he plays off the United States versus all others, and the concept of a shooting war between Turkish and US troops seems pretty far out at this point.

Another view, Trump’s fake promise to remove US forces from Syria – who are illegally in the country by international law to whit the US does not subscribe– was overturned by the US generals who foresaw potential issues arising with Turkey’s intent to confront the PKK in Syria. That is of course besides the US-Israeli intent to aggressively destabilize Syria.

In Libya, Turkey seems somewhat confident its alliance with the GNA and appropriating cheap Misurata oil…  as can be seen from the conflict map, Libya is relatively quiet at this time. Taken together, the above has allowed Turkey to posture and bluff, amassing forces and weaponry here and there, taking just enough action to keep Turkey in the game as a regional actor.  

So, what is Erdogan truly up to? Is he a bluffer or a potentate? He seems to be bluffing, but the US leadership enjoys that game as well, so we are « trending sideways » for now. And we are not quite to brinksmanship yet, even with Erdogan’s threat to invade the Northeast (of Syria).

Personally, in this author’s opinion Iran is the true key to the Syrian issue (overall) and look for the situation with Iran to warm up again very soon. It would indeed be ironic if Iran were the deuce in the pack to finally call Erdogan’s bluff…. not to mention that of the United States.

Steve Brown


4 thoughts on “Erdogan: Bluffer or Potentate? By Steve Brown

  1. Traduction :
    Erdogan : le bluffeur ou le potentat ? Par Steve Brown

    Alors que les Etats-Unis se concentrent sur les crimes de leur classe politique dépravée, l’exposition publique et la lumière brillante jetée sur leurs crimes odieux semblent avoir fourni une fenêtre pour faire du vrai travail, s’opposant à l’influence corrompue des Etats-Unis ailleurs, surtout en Syrie. Les forces de sécurité syriennes font des progrès en coupant les routes d’approvisionnement vers les régions tenues par les terroristes, en particulier contre Jaysh al-Ahrar et Ahrar al Sham… (du moins, c’est le nom qu’elles se donnent à cette heure, leurs noms pourraient changer l’heure prochaine).

    Mais à la lumière de la récente offensive terroriste de Hayat Tahrir al-Sham à Idlib, l’observateur averti doit se demander qui arme la HTS et l’équipe hétéroclite de divers groupes terroristes en constante évolution toujours présents et en offensive à Idlib.

    D’après les renseignements et les sources d’information, il semble que l’Arabie saoudite et Israël arment ces groupes avec des armes provenant d’une tierce partie. Comme à l’accoutumée, les armes américaines fournies aux « bons rebelles » apparaissent entre les mains de ces groupes terroristes hétéroclites, mais le plus alarmant de tout, la Turquie continue de déstabiliser la situation.

    Recep Tayyip Erdogan (RTE) semble enhardi par son expérience en Afrique mais les motivations d’Erdogan ne sont connues que de lui-même. Prima facie Erdogan semble jouer des deux côtés l’un contre l’autre, en ce qui concerne les grandes puissances, à savoir la Russie contre les Etats-Unis et vice versa. C’est un jeu très dangereux à jouer, comme l’a découvert Ianoukovitch en 2014.

    Cependant, RTE s’est montré jusqu’à présent un opérateur rusé, échappant de justesse à une tentative de coup d’Etat en 2016, mais le problème politique majeur qu’Erdogan connaît aujourd’hui – avec une certaine perte de soutien populaire dans la capitale – est lié aux quelque 4 millions de réfugiés de guerre présents en Turquie, dont la plupart viennent de Syrie.

    Les réfugiés sont là en grande partie à cause des Etats-Unis et de leur grande capacité à subvertir et déstabiliser où et quand bon leur semble, avec le  » printemps arabe  » 2011 de la Secrétaire d’Etat Clinton qui a enflammé une poudrière en Syrie, à la grande joie des Israéliens.

    Selon les rapports, Erdogan voudrait renvoyer au moins 700 000 de ces réfugiés dans la province du nord-est de la Syrie détenue par le SDF. La Turquie semble avoir forcé les États-Unis à faire une concession pour permettre la création d’une zone de sécurité le long du front occidental kurde, à l’ouest de Manbij, pour reprendre les réfugiés syriens, mais la façon dont cela va fonctionner dans la réalité est un autre mystère. RTE continue de repousser les limites avec les Etats-Unis et aura besoin de liens plus étroits avec la Russie pour continuer à jouer ce double jeu. C’est parce que la Turquie a coopéré avec Washington pour armer les terroristes autour d’Idlib en échange de Washington qui a permis à Erdogan de glisser sur les sanctions concernant l’accord S-400.

    L’accord de la Turquie d’armer le NLF et les terroristes à Idlib ont peut-être apaisé Washington, mais ont contrarié les dirigeants russes dans leur tentative d’aider la SAA à nettoyer cette poche de terroristes. La situation est compliquée par la présence d’une armée syrienne coopérative près de la frontière sud-est de la Turquie, où les forces syriennes coopèrent avec le SDF et où des forces conjointes maintiennent une certaine autorité gouvernementale syrienne sur ces villes frontalières, comme Qamishli.

    Pour l’instant, les Etats-Unis ne prennent aucun risque avec une invasion turque du nord-est et ont renforcé le SDF avec plus d’armes américaines, légèrement rapporté dans l’ouest. Comme les Etats-Unis sont connus principalement pour leur duplicité et leur trahison, Erdogan doit faire preuve de prudence dans son jeu avec les Etats-Unis par rapport à tous les autres, et le concept d’une guerre de tirs entre les troupes turques et américaines semble bien loin à ce stade.

    Un autre point de vue, la fausse promesse de Trump de retirer les forces américaines de Syrie – qui se trouvent illégalement dans le pays en vertu du droit international pour blanchir les États-Unis ne souscrit pas à – a été renversé par les généraux américains qui prévoyaient des problèmes potentiels découlant de l’intention de la Turquie d’affronter le PKK en Syrie. Cela s’ajoute bien sûr à l’intention des États-Unis et d’Israël de déstabiliser la Syrie de manière agressive.

    En Libye, la Turquie semble quelque peu confiante dans son alliance avec la GNA et s’approprie le pétrole Misurata bon marché… comme on peut le voir sur la carte du conflit, la Libye est relativement calme en ce moment. L’ensemble de ces éléments a permis à la Turquie de se positionner et de bluffer, d’amasser des forces et des armes ici et là, en prenant juste assez de mesures pour maintenir la Turquie dans le jeu en tant qu’acteur régional.
    Alors, qu’est-ce qu’Erdogan mijote vraiment ? C’est un bluffeur ou un potentat ? Il semble bluffer, mais les dirigeants américains apprécient aussi ce jeu, alors nous avons une tendance latérale pour l’instant. Et nous ne sommes pas encore tout à fait à l’esprit de compétition, même avec la menace d’Erdogan d’envahir le nord-est (de la Syrie).

    Personnellement, de l’avis de l’auteur, l’Iran est la véritable clé de la question syrienne (dans son ensemble) et il faut s’attendre à ce que la situation avec l’Iran se réchauffe très bientôt. Il serait en effet ironique que l’Iran soit le deux dans le peloton pour finalement appeler le bluff d’Erdogan…. sans parler de celui des Etats-Unis.

    Steve Brown

    Steve Brown est l’auteur de « Iraq : The Road to War » (sourcewatch) éditeur de « Bush Administration War Crimes in Iraq » (sourcewatch) « Trump’s Limited Hangout » et « Empire By Terror » (Duran, collaborateur de Strategika51) activiste anti-guerre et historien du système monétaire.
    Traduit avec

    1. Merci de mettre la traduction, c’est une aide appréciable
      Je ne mets pas toujours ce commentaire, mais je le pense à chaque fois

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