Les combats font rage dans la plupart des provinces et des districts afghans après l’annulation d’un Accord de paix qui devait être conclu entre Washington et les Talibans d’Afghanistan à Camp David en présence du président Ashraf Ghani. L’Armée Nationale Afghane affirme que ses unités ont déclenché une contre-offensive généralisée pour reprendre les zones sous contrôle des Talibans mais il apparaît clairement que les forces US sont de plus en plus impliquées aussi bien dans les raids aériens et aux missiles que les très durs combats au sol.

Des bombardiers stratégiques B-52 Stratofortress et B-2 Spirit ont repris depuis quelques heures une campagne massive de bombardements aériens en Afghanistan. C’est le retour à la stratégie du tapis de bombes qui s’est avérée inopérante dans ce pays, faute de cibles réelles. Les forces US sont engagés dans cette guerre depuis octobre 2001 et ce conflit est le plus long de l’histoire militaire des Etats-Unis d’Amérique.

Sur le terrain, les Talibans ont juré de continuer le combat contre les forces étrangères et ce qu’ils désignent comme les forces du gouvernement fantôche à Kaboul. Un rapide aperçu sur les communiqués officiels du gouvernement afghan relatifs aux pertes militaires à Baghlan, Balkh, Sia-ap, Chulagra, Arzenkar, Logar, Puli-Alam, Paktia, Kunduz, Ghazni, Jalalabad et Kaboul révèle l’ampleur des combats et des pertes en vies humaines.

Tandis que Donald Trump affirme que son pays utilisera des moyens de destruction jamais vus depuis une décennie en Afghanistan, son homologue Afghan Ashraf Ghani a été forcé de se débarrasser de son chef des renseignements militaires après une série de bavures meurtrières ayant contribué à la radicalisation de populations jusqu’ici peu influencées par les Talibans. Le nouveau chef par intériml des renseignements afghans, Ahmad Zia Seraj, était l’un des plus hauts gradés chargés des opérations mais sucite des divisions au sein d’un appareil sécuritaire pléthorique et corrompu que la coordination avec les différentes agences du renseignement militaire US n’a pu améliorer.

La guerre d’Afghanistan sera la guerre de vingt ans pour Washington et tout indique que les choses se dirigent inexorablement vers une conclusion semblable à celle ayant mené à l’évacuation de Saïgon par les forces américaines en 1975. Car un jour ou l’autre, les Talibans finiront par réussir à rassembler toutes leurs forces et à coordonner de grandes offensives sur Kaboul que l’US Air force ne sera en mesure d’arrêter.

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4 commentaires

  1. Les américains ont la montre, les talibans ont le temps. Ils tiennent dans leurs mains une partie de la réélection de Trump. Ce dernier a pour objectif la diminution voire le retrait des troupes américaines d’Afghanistan. Par contre, des pertes humaines américaines importantes, le renversement du gouvernement afghan par les talibans seraient mal vus par les électeurs américains. Si les talibans veulent gêner voire empêcher la réélection de Trump, ils passeront à l’offensive générale avant novembre 2020, ce qui obligera Trump à renforcer les troupes US et empêcher le renversement du gouvernement pro-USA. Si les talibans ne sont pas pressés, ils laisseront passer novembre 2020 et passeront à l’offensive générale après. Une fois réélu, Trump s’en moquera de s’embourber ce qui ne pourra être perçu que comme une défaite au moins politique.


  2. bonjour stratégika51
    y a t il une raison caché au retard du brexite ?
    que dois je penser de cela ?
    https://www.youtube.com/watch?v=FL1LFtT-1-A&feature=em-uploademail
    le lien de l’article et sa traduction :
    https://www.ukcolumn.org/article/hero-brexit-lord-james-blackheath-threatened-over-eu-defence-union
    traduction :
    Lord James of Blackheath a été menacé par la police, à qui l’on a demandé de retirer les propos qu’il avait tenus à la Chambre des Lords sur l’Union européenne de défense, et il est désormais contraint de démissionner et de garder le silence sur cette question.
    Lundi dernier, Lord James of Blackheath a assisté à une conférence qui s’est tenue à l’Institut royal des services unis sur le thème « Union européenne de défense – la menace pour la démocratie, l’industrie et les alliances ». Le professeur Gwythian Prins, conseiller de l’OTAN et du ministère de la Défense, et un certain nombre d’anciens officiers supérieurs de l’armée ont également assisté à la conférence.

    La séance d’information a porté sur les conséquences pour le Royaume-Uni de l’approbation des sections relatives à la défense et à la sécurité de l' »accord » Brexit de Theresa May et de la « déclaration politique sur les relations futures » qui y est associée.

    Lors de cette réunion, il a été convenu que Lord James soulèverait la question à la Chambre des Lords, ce qu’il a fait quatre jours plus tard.

    Des images vidéo de cette intervention ont été largement diffusées sur Twitter.
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    Nous avons ce merveilleux article intitulé Yellowhammer, qui nous dit toutes les choses horribles qui arriveront si nous n’allons pas de l’avant. Ma secrétaire a une autre liste que j’ai respectée, le Vautour noir, qui est ma liste des choses que les gens ignorent et qui arriveront si nous ne concluons pas d’accord.

    Le premier est le danger qu’il crée pour l’État. Deuxièmement, quelqu’un pourrait-il nous dire la vérité sur l’Union européenne de défense ? C’est de loin le plus gros problème auquel est confronté le public britannique et il n’en sait rien officiellement. Pouvons-nous, s’il vous plaît, avoir un compte-rendu approprié de ce que cela implique ? Est-il vraiment vrai que le gouvernement a conclu des accords privés avec la Communauté européenne selon lesquels il transférera à l’Union européenne à Bruxelles, à l’issue de son séjour ou quel qu’il soit, l’intégralité du contrôle de l’ensemble de nos forces combattantes, y compris de leur équipement ?

    Les nobles Lords (seigneurs) peuvent plaisanter, mais c’est déjà fait et ils devraient vérifier. C’est trop important pour l’ignorer.

    Nous devons connaître la vérité.

    Il faut que ce soit clair pour le grand public. Je crois que c’est vrai, et je pense qu’il faut nous le dire. Je comprends qu’il est prévu que le serment de tous les membres actifs de nos forces sera annulé et qu’ils devront prêter un nouveau serment de loyauté à Bruxelles.

    Je crois savoir qu’au cours des derniers mois, une série de personnes ont été envoyées par nos forces armées pour créer et installer les centres de commandement et de contrôle qui serviront à contrôler nos troupes une fois que nous aurons cessé d’exercer un contrôle sur leur utilisation, application ou déploiement.

    Cela va plus loin que cela. Ils doivent prendre le contrôle de nos services de renseignements, le noyau entier de Five Eyes. Ils auront le MI6 et le centre de surveillance de Cheltenham, et nous en serons complètement exclus en vertu des nouvelles dispositions et nous n’aurons pas non plus accès au centre de surveillance de l
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    Lord Blunkett, ancien ministre de l’Intérieur du cabinet de Tony Blair, est alors intervenu avec ce qui pourrait être perçu comme une menace :

    Je me demande si le noble Seigneur serait prêt à céder un seul instant. Je l’invite à conclure, car il n’est ni dans son intérêt ni dans celui du Comité qu’il continue.

    Pourquoi ne serait-il pas dans l’intérêt de Lord James de continuer ?

    Dans le hall d’entrée qui a suivi la session des Lords, Lord James a été approché par l’ancien Secrétaire à la défense et Secrétaire général de l’OTAN, Lord Robertson, qui, incandescent et furieux, a exigé de connaître les sources de Lord James pour les déclarations qu’il a faites à la Chambre.

    La ferme ou autre !
    Les sources de Lord James devraient être claires pour tous ceux qui ont suivi la couverture de cette question en développement dans la colonne britannique. Il n’a rien dit dans son discours qui n’est pas déjà dans le domaine public, et qui n’a pas déjà été rapporté par UK Column entre autres. Le seul ajout de Lord James a été la demande du gouvernement d’avouer ses intentions afin que le public puisse faire un choix éclairé.

    Réfléchissez à la question principale de James : en quoi consiste l’Union européenne de défense ?

    C’est une bonne question. Il s’agit d’une question à laquelle l’ensemble de l’establishment politique britannique a résolument refusé de répondre ou a réagi de manière détournée en affirmant que l’UE n’avait aucun projet d’une « armée européenne ».

    Pour trouver une réponse à cette question, nous devons nous tourner vers l’UE elle-même, Tony Blair et RUSI.

    Pour l’UE, Ursula von der Leyen, ancienne ministre allemande de la Défense, s’est montrée tout à fait ouverte quant à ses projets concernant l’Union de la Défense :
    « Je voudrais parler de quatre éléments… qui me paraissent importants pour la mise en place d’une Union européenne de défense « , a-t-elle dit. « Tout d’abord, il y a à peine deux ou trois semaines, pour la première fois, nous avons pu donner le feu vert pour une capacité de commandement européenne à Bruxelles. C’est la première fois que des instruments militaires et civils seraient commandés ensemble, et que ces commandements proviendraient en fait d’un seul bureau de commandement.

    « C’est un grand pas en avant. C’était impensable il y a peu de temps, mais c’est précisément la bonne approche à adopter si nous voulons donner une saveur européenne à notre politique de défense. »
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    Dans une déclaration précédente, elle a clairement indiqué que l’UE souhaiterait mener des politiques interventionnistes en Afrique, un continent où l’OTAN n’a aucun intérêt réel, a-t-elle dit.

    Curieusement, ses commentaires ont été repris par l’ancien premier ministre britannique Tony Blair.
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    Ainsi, l’UE et les anciens Premiers ministres europhile britanniques sont absolument sur la même longueur d’onde quant à l’orientation de l’Union de défense.

    Mais cela ne s’arrête pas là. Le Royal United Services Institute a organisé de nombreuses séances d’information sur le sujet, qui n’ont pas fait l’objet d’une couverture médiatique générale. C’est le cas, par exemple, d’une conférence intitulée  » Defence Implications of Brexit « , qui s’est tenue en mars 2017.
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    Lors de cet événement, Nick Witney, du Conseil européen des relations extérieures, a appelé à une dissuasion nucléaire franco-britannique commune, « si Trump ne peut pas être destitué ou formé en interne ».

    Donc, si les preuves de l’existence de l’Union de la défense et de ses implications sont là, pourquoi l’attaque vitriolique contre Lord James ?

    La raison en est que c’est la première fois que la question est posée de manière aussi directe dans un forum politique public (le débat sur l’un des projets de loi les plus controversés jamais soumis au Parlement) en violation du pacte de silence total sur l’Union européenne de défense, conclu entre les partis conservateurs et travaillistes, comme nous le rapporte un ancien amiral Trident en 2015.

    Les menaces s’intensifient
    Les réponses abusives que Lord James a reçues de Lord Blunkett et de Lord Robertson à la Chambre des Lords ont été légères par rapport aux communications plus récentes.

    Depuis lors, d’autres collègues Lordly ont commencé à exiger qu’il démissionne immédiatement et l’ont informé qu’il peut s’attendre à une visite de la police pour violation de la Loi sur les secrets officiels.

    Lord James a eu le courage de lever le voile sur une politique dont personne d’autre dans l’establishment politique ne veut discuter. Il a besoin d’un large soutien public.

    1. Intéressant affaires à suivre.

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